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C. Entscheidungen .:ler Schuldbetreibungs-
dare que l'impartialite et Ia haute competence du president
de Ia Chambre de commerce, -
d'ailleurs lui-meme chef
d'une des premieres maisons d'horiogerie du canton, -
ne
sauraient etre suspeetees.
Par ces motifs,
La Chambre des Poursuites et des Faillites
prononee:
Le reeours est eearte.
24. Sentenza. deI 24 genna.io 1905, nella causa
Zwilohenba.rt &, Ca,
Opposizione: U na protesta a rignardo dei foro di esecuzione
non puo far oggetto di opposizione.
10 -
Con precetto esecutivo N° 9626, il Comune di Chiasso
chiedeva aU' Agenzia della Ditta Zwilehenba1't, in Chiasso, il
pagamento di 161 fr. 70 per imposte eomunali.
Il p1'ecetto, notificato all'Agenzia il 6 dieembre 1907, ve-
niva da questa ritornato all'Ufficio colla menzione : « Il pre-
» sente ordine deve essere indirizzato a Basilea, essendo 13.
> Ia nostra Centrale e non potendo noi, in nessun modo, pro-
» nunciare in merito. »
Entro i termini di legge, il Comune di Chiasso domandava
ehe fosse proseguita l'eseeuzione, ritenendo ehe l'osservazione
figurante snl preeetto non costituiva una opposizione al me-
desimo. AHa quale domanda dava seguito l'Ufficio, notificando
copia deI verbale di pignoramento aU' Agenzia Zwilchenbart
& ca, in Chiasso.
La Ditta Zwilchenbart ricorreva allora aH' Autoritä. inferiore
di vigilanza, domandando l'annullazione dell'esecuzione, pel
motivo ehe la rieorrente e inscritta esclusivamente al registl'o
di eommercio di Basilea e non ha altrove in Isvizzera ehe delle
semplici agenzie, dipendenti per le 101'0 operazioni dalla sede
centrale, dove Ia Ditta Zwilchenbart pub quindi unieamente
essere escussa in base ai disposti degli art. 46 et 65 LEF.
und Konkurskammer. No 2';'.
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Avendo l'Autorita inferiore aeeolto il ricorso, il Comune di
Chiasso si aggravava all'Autorita superiore, Ia qua,le cassava
il giudizio den' Autoritä. inferiore, diehiarando, sul'autoritä. di
Jäger, eommentario pag. 93, ehe il principio deIl'art. 46 della
LEF, statuente ehe le societa e persone giuridiehe debbano
essere eseusse aIla loro sede, subisse una modifieazione nei
rapporti intereantonali per erediti tributari di Comuni, ecc.
2° - E contro questa decisione ehe la Ditta Zwilchenbart
rieorre attualmente al Tribunale federale.
In diritto:
La prima questione da risolvere e quella di sapere se Ia
diehiarazione delI' Agenzia di Chiasso possa considerarsi come
una diehiarazione di opposizione al preeetto esecutivo. Il ehe
non e. Il fatto ehe essa figura nel precetto sotto Ia rubrica
« opposizinne 'b non e per se stesso decisivo. Decisivo e solo
il eontenuto della fatta diehiarazione. Ora, nel suo contenuto
Ia diehiarazione den' Agenzia di Chiasso implica, non uua op-
posizione aU preeetto eseeutivo, vale a dire, non Ia eontes-
tazione totale 0 parziale deI eredito impetito, sul quale l'a-
gente diehiara anzi di non potersi pronuneiare, ma una sem-
plice protesta a riguardo deI foro di eseeuzione, che si afferma
essere aHa sede eentrale, non aIla sede dell'Agenzia. Ma
UDa simile protesta, seeondo Ia giurisprudenza federale, non
pub far oggetto di opposizione al pl'eeetto eseeutivo (ved.
Trib. fed. 22 103, 29 I 131 *; üons. fed. arch. a N°s 85, 86,
87); essa deve essere presentata sotto forma di rieorso alle
Autoritä. di sorveglianza entro i termini di Iegge dell'art. 17,
cib che non venne fatto nel easo eonereto.
Come gia ebbe a deeidere l'istanza superiore cantonale, il
reclamo avrebbe deI resto dovuto respingersi, anehe se fosse
stato proseguito in tempo debito e neHe forme dovute. ühe,
seeondo Ia giurisprudenza eostante di questa Corte, l'art. 43
non e applicabile, nei rapporti intereantonali, per pretese di
diritto pubblieo,laddove il debitore possiede dei beni nel ter-
ritorio deI Cantone dove fu iniziata l'eseeuzione.
* Ed. spec. 6 No 20 p. 65.
(Nota dei Red. d. Pubblic.)
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c. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
Per questi motivi,
La Camera Esecuzioni e Fallimenti
pronuncia:
Il ricorso e respinto.
25. Arret du 5 fevrier 1908, dans la cause Seve.
Art. 106 et 107 LP. Qui est « en possession » des.meubles sai-
sis sous 1e regime de la separation des biens?
A. -
Dans une poursuite dirigee contre le mari de Ia re-
courante, I'office des poursuites de Lausanne-Occident a saisi
les meubles servant a l'exploitation du restaurant <. Au fin
bec :. ä Lausanne.
La recourante ayant revendique la propriete de ces meu-
bles, l'office proceda d'apres les art. 106 et 107 LP.
B. -
C'est contre cette maniere de proceder que dame
Seve a reeouru aux autorites cantonales de surveil1anee, puis
sa plainte ayant ete eeartee par les deux instanees, ä la
Chambre d.es poursuites et des faillites du Tribunal federal.
A l'appui de son recours, elle invoque le fait qu'elle est
separee de biens et affirme qu'etant {{ l'auxiliaire de son
mari ~, elle aurait du ~tre consideree eomme ayant la co-pos-
session des biens saisis.
C. -
L'autorite cantonale de surveil1anee a retenu en fait
que « les epoux Seve vivent sous le regime de la separation
~ de biens, ensuite d'un jugement du Tribunal du district de
" la Chaux-de-Fonds, en date du 6 aout 1903; qu'iIs habi-
:. tent ensemble, rue Saint-Laurent, a Lausanne, Oll le mari
» exploite un restaurant « Au fin bec :., pour lequel il a pris
:. une patente en son nom et a un bail en propre, alors que
~ la femme ne s'occupe en rien de l'expIoitation. :&
Statuant sur ces (aits el considerant en droit :
Il est constant que sous le regime de la communaute de
biens e'est toujours le mari qui doit etre eonsidere comme
le possesseur des meuhles se trouvant dans les locaux oceupes
par les deux epoux ou par l'un ou l'autre d'entre eux (voir
RO 31 I n" 56; ed. spee. 8 n° 26).
und Konkurskammer. No 25.
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En partant de la il pourrait apremiere vue paraltre logique
d'admettre que sous le regime de la separation de biens les
epoux sont toujours co-possesseurs. Toutefois eette eonclusion
serait trop generale. Du fait que la communaute de biens est
un obstacle a l'exercice de la pos session par Ja femme, il ne
resulte pas neeessairement que toutes les fois qu'un pareil
obstacle n'existe pas, 1a femme doive ~tre consideree comme
exef(jant la possession ou Ia eo-possession. Par eontre il peut
~tre admis que lorsque les epoux vivent sous le regime de la
separation de biens la question de possession devra ~tre exa-
mill(~e comme s'il ne s'agissait pas de l'epoux. Il se presen-
tera done eertainement. des cas, -
et ee seront m~me les
plus nombreux, -
Oll la detention sera en effet commune.
Ainsi, surtout, lorsqu'il s'agira d'un mobilier ordinaire, des-
tine a l'usage personnel des deux epoux et de leur famille.
Mais en l'espeee le mobilier saisi ne rentre pas dans cette
eategorie de meubles, attendu qu'il est destine a l'exploita-
tion d'un restaurant. Dans ces eonditions la recourante ne
pourrait etre consideree eomme possesseur ou co-possesseur
du mobilier saisi que si elle etait tenanciere ou co-tenanciere
du restaurant ci-dessus ou si c'etait elle qui avait loue les 10-
caux en question. Or l'autorite eantonale a eonstate, en fait,
precisement le eontraire, en disant que c'est le mari qui
« exploite le restaurant, pour lequel il a pris une patente en
» son nom et a un bai! en propre, alors que la femme ne
)} s'oeeupe en rien de l'exploitation ».
Le Tribunal federal n'ayant pas a revoir, en sa qualite
d'autorite de surveillance, les eonstatations de fait des auto-
rites cantonales, c'est done bien, en l'espece,le mari qui doit
~tre considere comme le possesseur des meubles saisis et
c'est par eonsequent a bon droit qu'il a ete fait applieation
des art. 106 et 107 et non de l'art. 109 LP.
Par ces motifs,
La Chambre des Poursuites et des Faillites
prononee:
Le reeours est (karte.