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33_I_677

BGE 33 I 677

Bundesgericht (BGE) · 1907-01-01 · Deutsch CH
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676

C Entscheidungen der Schuldbetrerbtlilll''''

fud}ung aU itbcnntUefn, ob oer ~:ktrei6ung~beQlllte unI,) fein ~teU~

uertreter -

bie beiben lJMurrenten -

fief) ber Udunbenfci{fd}ung

unb beß IDCifibrauef)e~ beß ~llltßeibeß fct;ulbig gemad)t ~iitten, fte~t

bie IHnroenbung \.)on iBunbeßred}t ü6er~au:pt nid)t me~r -

roa~renb

\.lor~er

~infid}ttid) beß IHrt. 14 -

in U:rage, fonbem nur bie~

jenige fantonQ(en lRed)teß, bn eß fid)

~ier um bie \.)om ®ct;.R:®

gana unoerü~rt geraffene ftrafred}tfid)e ~erantwormef)feit ber ~e"

tretbungßorgane unb i~re :proaeffuaHfd}e @eltenbmad)ung ~illtllelt; -

edannt:

IHuf ben lRefur~ wirb nid}t eingetreten.

107. ~utfd)riC> :U~ut 17. ~l!ptl!m6cr 1907 in ®ad}en

~tlß'ml!t·ll1tltf ctt§iifC>l!t.

Art. 61 8chKG, Rechtsstillstand. Stellung des Bundesgerichts.

I. 'Die ~~efrilu be~ !}tefurrenten~aUmet' fteUte bei ber IHufftd)tß::

6e~örbe tlon iBafelft\tbt baß

!Bege~ren, i~rem ~~em(mne einen

lRed}tßftiUftanb tlon IDConatßbauer ölt 6eroiUigen, \uetf er fd)roer

hanf fei. @emäfi IHn trag beß iBetrei6ltng6amteß roteß oie IHuf~

pd)tßbe~örbe biefeß iBege~ren mit ~ntfef)eib tlom 9. IHuguft 1907

ao, \.lon bet ~rwägltng aUß, baa [aut einer oei bel' :tltrettion beß.

!Bürllerf:pita(ß eingeaogenen ~rfunbigung bel' ®d)ulbner im ftanbe

fei, :tlrttte üoet feine mermögenßtler9äUniffe 3U unterrid}ten,,dfo

l'tucQ im ftnnbe, jemanben mit feiner mertretung in !Betreibung6:O

fad}en au 6et)oUmäd}tigen, 10 baÜ fein @runb 3ur iBcluilIigung

einei3 IRecQt6ftiUftanbe6 nnd) IHrt. 61 I0d}Jt@ \.lorliege.

II. :tltefen @ntfd}eib

~at nunmc9r ber mnter beß iBetriebenen,

,3'. 3· iBaUmer~,3'unbt, red}t3eiti9 nn baß iBunbeßgerief)t

roeiter~

geaogen. @r legt aroei, roie er angibt, fd}on ber morinftnl13 ein"

gereid}te, äratrid}e,Beugniff e \.lor, beren

eine~ befd)einigt, bel'

Sd)ulbner,ei "nod} abfo{ut nroeitß~ unb ~anb(ungßllltfä9ig, foroie

tler9inbert, einer @erid}tßtler~llnblung 6ei3uwoqnen", baß anbere,

bel' ®d}ulbner fci "nod} nid}t \.leme~mungßfii~igl/.

und Konkurskammer. N° 108.

:tlie ScQulb6etreifmng6" unb Jtonfurßfammer 3ie~t

in @rroiigung:

677

inilcQ 9lrt. 61 ~d}Jt@ "fannl/ einem fd)roerfranfen (Sct;u(bner

iRed)t6ftutftcmb bcmiUigt roerben. :tler fd}\I.)et· franfe ~d)uflmer l)at

allo nicQt

id}(ed)t~in IHnf:prud) auf lRed}tßitiUftQnb, fonbern nur r

\nenn fief) nie iBewilligung beßfe16en aud} im ü6rigen reefttfertigt

unb in S)infid)t auf bie ganae ~ad)(age ein IRecQt~ftiUftanb af~

bimg erfd)eint. ~ei ber S.mitrbigung Mefer ~erl)ä(tniffe ~nnbeU e6

pd} um eine Illngemeffen9citßfrage. :tleßl)aI& oeld}ränft fieft bie

~rüfung beß iBunbeßgerief)tß barauf, 00 fitr bie ~eroi((igullg ober

?8erwerfung beß tlerlangten iRed}tßftiUftanbe6 @rimbe aI6 aUß"

fd}(aggfbenb angejegen worben

~ni), bie nad) IIDefen unb 3wect

beß IHrt. 61 I0d}Jt@ aiß uncrl)c6lid) nid}t in

~etrad}t faUen

fönnen, ober 0&

umgefe~rt erl)ebHd)e IJRomente

al~ uner~c6lid;

beifeite geraffelt rourben (tlerg1. IH~ ~ep. ~ IHußg. 9

~(r. 30*) .

.

~o{d}cß lnat fid} noer 91cr nieftt fagen, \l)enn bie moriuftall3 an"

nimmt, bau bcr 6etrieBene ~ct;ulbller im ftanbe fei, jemanben mit

fetner mertretnng an oc\)oUmäd)tigcn.

:tlclllmtct; ~at bie ~d}u(boetrei6ung~~ nnb Jtonrurßrammer

erfann t:

ver IReturß roirb aogeroiefen.

108. Arrit du 17 septembre 1907, dans la cause Fa.loonnier.

Revendieation d'un earnet d'epargne dans une faHlite. Art. 242

LP.

A. -

Le recourant, en sa qualite d'heritier de Henri-

Louis-Benjamin Falconnier, etait en possession du livret

N° 597 de la Caisse d'epargne et de prevoyance d'Yverdon,

au nom de Catherine dite Caton Falconnier nae Menetrey,

epouse predecedee de Henri-Louis· Benjamin Falconni.er. -

Cependant ce carnet portait une mentioll de la JustIce de

paix d'Yverdon, aux termes de laquelle il etait devenu la.

* Ges.-Ausg. 32 I NI'. 62, S. 414.

(Anm. d. Red. f. Pubi.)

678

C. Entscbeidungen der Scbuldbetreibungs-

propriete non des heritiers de Henri-Louis-Benjamin Falcon-

nier, mais des heritiers de Catherine Falconnier nee ~Ientl­

trey.

B. -

En 1900, les heritiers Menetrey demanderent, ä.

titre de mesure pl'ovisionnelle, la remise en leurs mains du

carnet d'epargne ci-dessus. -

Falconnier fit opposition ä.

eette demande, tout en offrant le depot du carnet en main

d'un tiers, jusqu'a droit connu sur le fond du litige. -

Dans

son prononce sur mesures provisionnelles du 22/23 aout 1900,

le President du Tribunal de Morges ecarta les conclusions des

heritiers Menetrey et decida que le carnet serait mis sous

sequestre jusqu'ä droit connu et depose dans ce but en main

du greffier du Tribunal de Morges, lequel le verserait a toute

requisition au dossier de la cause.

C. -

Le carnet se trouvait encore en main du greffier

du Tribunal de Morges, lorsque le 30 mars 1907, Marie

Menetrey, veuve et Mritiere de l'un des heritiers de Cathe-

rine Falconnier nee Menetrey, tomba en faiIlite. La-dessus,

l'office des faillites de Morges, auquell'administration de la

faillite parait avoir ete confiee, obtint du greffier du Tribunal

de Morges la remise du carnet. -

Il inventoria la part qu'il

estimait revenir au failli et assigna a Charles Falconnier un

delai de 10 jours dans le sens de l'article 242 LP.

D. -

C'est contre cette maniere de proceder que Fal-

eonnier a recouru aux autorites cantonales de surveillance,

puis, son recours ayant ete ecarte par les deux instances, a

la Chambre des poursuites et des faillites du Tribunal federal.

-

I.e carnet litigieux ayant ete entre temps restitue au

greffier du Tribunal de Morges, le recours ne porte plus qua

sur l'assignation d'un delai dans le sens de l'article 242 LP.

Statuant sur ces {aits et considerant en droit:

1. -

L'on pourrait tout d'abord se demander si c'est a

bon droit que l'office des faillites de Morges, ainsi que les

autorites cantonales de surveillance, ont estime que l'article

242 LP etait aussi applicable a une contestation concernant

le droit a un carnet d'epargne. -

En effet, les carnets

d'epargne ne sont, en general, que de simples documents

lind Konkurskammer. N0 to8.

679

eonstatant les versements et retraits effeetues et permettant

par la de calculer 1e montant de }'avoir du titulaire. En tous

cas ce ne sont jamais des titres au porteur permettant de

transmettre par la simple remise du titre, la creance qu'ils

representent. Quoique la Caisse d'epargne ait le droit de

payer atout portenr, elle n'en acependant pas l'obligation.

En cas de contestation au sujet de ce qui est appeIe vu1gai-

rement la proprüfte du carnet, il s'agit done bien plutot d'une

contestation au sujet d'une creetnce. Or, i1 ne va nullement de

soi que l'article 242 LP, lequel traite des «objets revendi-

ques par des tiers » soit, comme les articles 106-109 LP,

applicable par analogie ä des creances.

2. -

Mais en admettant meme que l'article 242 soit ap-

plicable en matiere de creance, il ne saurait etre question

dB l'appIiquer en l'espece actuelle. Des l'instant oill'on pose,

apropos d'une creance, la question dB possession ou de

detention, il est evident qu'on ne peut considerer comme

possesseur de la creance que la personne qui dispose des

moyens de la faire rentrer (voir arret du Tribunal federal

du 28 fevrier 1905, en Ia cause Humbert-Droz). Lorsqu'il

s'agit, comme dans l'espece, d'une creance constatee par un

carnet d'epargne, l'on ne peut considerer comme disposant

des moyens de faire rentrer la creanee, une personne qui ne

possMe pas meme le carnet. Or, pour ce qui eOllcerne les

heritiers Menetrey et en particulier celui d'entre eux qui est

tombe en faillite, il est etabli qu'au moment de l'ouverture

de la fai1lite le carnet litigieux ne se trouvait nullement en

la possession ou detention du failli ou de ses coheritiers, mais

en celle du greffier du Tribunal de Morges en sa qualite de

consignataire. Ce dernier etant tenu, aux termes de l'ordon-

nance du 22/23 aout 1900, de «verser le carnet a toute requi-

sition au dossier de la cause », le failli aussi bien que les

autres heritiers Menetrey, n'avaient ainsi aucun pouvoir sur

ledit carnet. -

L'on ne voit pas en vertu de quelle disposi-

tion i1 en serait autremellt de l'office des faillites, lequel ne

represente que les CfI~anciers du failli et ne peut des 101's

avoir plus de droits que ce dernier n'en avait lui-meme au

AS 33 [ -

1907

44

680

C. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

moment de l'ouverture de Ia faillite. -

Aussi est-ce a tort

que l'Antorite cantonale de surveillance a admis que « par le

fait de l'ouverture de la faillite, l'administration a la posses-

sion de tous les biens du failli, dont elle doit prendre l'inven-

taire. '> -

Sans doute, l'administration de la faillite a le

devoir d'essayer de se faire remettre tous les objets qu'elle

estime appartenir au failli (a moins toutefois qu'il ne s'agisse,

comme dans l'espece, d'un objet mis sous sequestre); mais

lorsqu'en ce faisant elle se heurte a Ia resistance d'un tiers

qui a pour lui le fait de la possession, elle n'a pas d'autre

moyen pour arriver a ses fins que d'intenter a ce tiers un

proces, exactement comme le failli lui-meme eilt ete oblige

de le faire, s'i! avait voulu se mettre en possession. -

Voir

les commentaires de W eber-Brüstlein-Reichel, article 242,

note 6, et de Jaeger, article 242, note 3, ainsi que les arrets

qui y sont cites.

3. -

L'application de l'article 242 n'etant ainsi, en l'es-

pace, justifiee a aucun point de vue, il s'ensuit que Ia deci-

si on par laquelle tm delai dans le sens de cet article a ete

assigne au recourant doit etre annulee.

Par ces motifs,

La Chambre des Poursuites et des FaiIlites

prononce:

Le recours est admis en ce sens que Ia decision de l'office

des faillites de Morges par laquelle un delai de 10 jours a

ete assigne au recourant pour intenter action est annulee.

und Konkurskammer. No 109.

109. ~td(4)elb u.m 25. ~~vfem6n 1901 in ~ad)en

,$fttbf ·~itt4).

681

Art. 43 SchKG. Betreibung tür « im öffentlichen Rechte begründete Lei-

stungen.» -

(Fol'd{frungen eines städtischen Gemeinwesens tür Keh-

rtchtab{lthl' und tür Reinigung von privat{fn Abwassersammlern.)

I. ~ie Stabt,8ürid) 1)at gegen S)eimid) a 1130rta bie metrei on 397,&r. 75 ~t~" ~a):e für

stc9rid)ta'Ofu1)r, ange1)ooen unb gegen Dr. ~te\)l)an a 1130rta 'oie

metrei'6ung inr. 517 für 3mei me träge, einen Mn 10 1Jr. für

9Ceinigung I>on

~ril>aten ~{bmCtHerfammlern unb einen meHeren

\.lon 41

~r. 25 (H~., 'ocr nid)t tm1)r im Streite liegt. ~uf er·

fo(gte~ ~ortfe~ungi3oege9ren n(1)m 'oai3 metreibungi3amt C,8ürid) V)

bei ben metrie'Oenen, bie 'Od'oe im S)anbel!:lregiftcr eingetragen finb,

geftü~t auf

~rt. 43 Sd)5t@ 'oie \ßfiinbung I>or. S)ierü6er

'Oe~

id)\l;)erle fid) 'oie ot'1teioenbe @!äu'Oigerin, inbem fie geItenb mad)te,

ei3

~an'o{e fid) um \)ri\)atred)tHu)c ~or'oerungen unb c~ 1)a'Oe bei3,

9a16 bie Sfonfuri3oetreiOung ~nmenbung au flnben. :r:ie erfte,3n,

ftan3 I)iej3 'oie mefd)merbe gut, 'oie 3\l;)eite bagegen

\1)ie~ fie au!

iltefuri3 bel' 'Oetrie'Oenen ~u)ulbner mit (futfd)eib Mm 2.,3ufi 190'(

a(', auf beffen ~rmiigungen, fo ll.lcit erforberlid), im nad)foIgcnoen

eingetreten mirb.

11. :nIelen ~ntfd)eib 1)at 'oie ~tabt,8ürid), unter ~rneuerung

i9m mefd)merbe, rcd)taeitig an ba;3 munbei3gerid)t meiterge30gen.

\Die Sd)ulb6etreiOung.6! unb Sfonhtri3fammer aiel)t

in ~r\l;)itgun g:

,8u :prüfen ifr, 0'0 bie beiben

~orberungen bel'

1Hefunenti~1

0tabt,8itrid), beren eine fte für .R'el)rid)ta'Oful)r, beren anbere

f~l1:

;}(einigullg \.l01l :pri\.laten

~o\uafferfamm{ern geHenb mau)t,

,~t1n.

öffentHu)en 1Hed)te oegrünbete .2eiftungcn" nad)

~rt. 43 ~d)jt®

feien. S)teroet tann 3unnd)ft, roie bte lReclImnttn mit ~ed)t ~:1"

bringt, nid)t

a{~ au~fd)laggebenbe~ 1JR0ment geHen, b(l.}3 e~ Jtd,l

()1er um SSorfel)ten l)aubelt, \uelu)e bie \ßd\)aten nur I>on ~en

nitbtifd)en mcl)orbeu, nid)t aud) \.lon :tlritten, \)~orneI)men,(aHen

rönnen unb bürfen. ~u~ einer fold)en iJ),onovol1teUung faftlfd)er

ober aud) reu)tHd)er

~rrt folgt nid)t ol)ne 11.lcitetcß, baß bel' ~(n'