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32_I_65

BGE 32 I 65

Bundesgericht (BGE) · 1906-01-01 · Français CH
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64 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. feljr woljl benfoar unb burdj einfadje mufljebung ller befteljenben 2eitung6gemeinfdjaft au l>erwirntdjen.

2. @rwei~t fidj nadj bem l>orfteljenben ber mnf:prudj be6 Jtan~ ton~ mem auf IJllitbeteiligung an ber mefteuerung oe~ @efdjaft6~ einfommenß ber fReturrentin a(ß grunbfä~ndj lieredjtigt, fo fällt wetterljin aur mejtimmung bet Quote beß @efamteinfommcuß, om Jtanton 6olotljum aur 58erfteuerung ljeranaiel}oare @in~ fommen au rebuaieren ift, aIß ma~gelicub in metradjt baß 58er. l)ältniß bel' 113robuftionßroede bel' beiben tyaorifettionßaweige, lueldjeß nltdj unangefodjtener mngabe ber fRefurrentin airta 1/ iO .auf ~eite ber folotljurnifdjen, aum fReft. alfo airta 9/101 auf \Seite ber liernifdjen mntagen beträgt. :Dabei ift jebodj bem Um~ ftanbe, bau bie 2eitung bel' lierniidjen ~alirif aum steil bom folo. tljumifdjen @eliiete aUßgeljt, au @unften biefeß le~tern Jtantonß .angemeHen fRedjnung au tragen.,3n ?ffiitrbigung bi eier statfadjen nun erfdjeint baß bom Jtanton mem in Übereinjtimmung mit bel' fRefurrentin borgefd)lagene, liiß 1904 tatfädjlidj l>01l lieiben Jtantonen anerfannte 58erteUungßberljiHtniß einer meiteuerungß. :partiai:pation be~ Jtanton6 mem mit 3fs unb be~ Jtanton6 6010. tljurn mit 2/5 bom @efamteinfommen,tl~ jebenfaff6 nid)t au weit gel}enb au Unguniten ~010tl)um6, fo baB biefeß 58erljältniß unmittelbar, oljne genauere ~eftfteffung ber einfdjlägigen ~aftoren burdj Unterfudjung ber @efdjäftß6itdjer ber fRefurrentin, gntge. ~eiuen roerben fann; - erfetnnt: :ner mefurß uno ba mit audj baß,3nterbentionßbegcljren beß megierung6rateß bCß Jtantonß mern werben gutgeljei13en, unb eß roirb bel' mefdjluB beß megierung~rateß beß Jtantonß 60lotljum l)om 31. Dftolier 1905 in bel' ID(einung - apporte la preuve qu'elle aurait pu etre taxee pour le meme objet et pour Ie meme temps dans ehaeun des deux ea~ton.s dont il s'agit. Quant a I'impot sur les rentes et usufrmts, 11 etait du pour 1905 dans le eanton de Vaud, aux termes de I'art. 26 al. 3 de la loi vaudoise. Statuant sur ces {aits et considemnt en droit :

1. - Le reeours se fonde sur une pretendue violation soit des art. 4 et 5 de la Constitution f6derale, soit de Part. 46 a1. 2 ibid. Comme il s'agit, en ce qui concerne ce dernier moyen, d'une atteinte port6e a une disposition eonstitution- nelle de nature intercantonale, - savoir l'interdiction de Ia double im position, - il convient d'examiner d'abord le pour- voi a ce point de vue.

2. - Une double imposition doit etre reconnue comme existante, lorsqu'un canton astreint,ä. l'impot un objet deja soumis ä. la souverainete d'un autre eanton en matiere d'impot. En eas de deees, les biens du de cujus sont devolus a ses successeurs, et des le moment de ce transfert, les Mri- tiers pour autant qu'ils ressortissent, en matiere d'impöt, a la s~uverainete d'un autre canton que celui du domicile du defunt, sout astreints a l'impöt dans leur canton, a l'exclu- sion de toute pretention ulterieure, ä. cet egard, de la part du canton Oll le dit defunt etait impose de son vivant. Le Tribunal de ceaus a reconnu ä. maintes reprises (voir entrQ autres les arrets dans les eauses Blumer, RO 11 p. 154 et suiv.; Realini, ibid. 24 I p. 581) qu'au moment du transfert de la suecession, le droit du canton de domieile du defunt d'astreindre a l'impot la fortune mobiliere de celui-ei s'6teint,

70 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. et que les Mritiers doivent payer a leur domicile l'impot af- ferent a cette fortune. Ce principe se justifie en effet de tout point. Par le fait du deces du contribuable sa personnalite cesse d'exister, et fait place a celle de ses heritiers, soit ayants droit, et ces derniers, s'ils sont domicilies dans un autre canton, ne sont plus soumis, en ce qui concerne Ia for- tune mobiliere, aux obligations auxquelles le delunt etait as- treint en matiere d'impöt. La fortune mobiliere du testateur passe aux heritiers, en vertu du principe que les biens mo- biliers sont attacMs a la personne de l'ayant droit et Hs sont soumis a Ia loi d'impöt du domicile de ce dernier. La pretention de l'Etat de Vaud, de frapper de I'impöt mobilier pour l'exercice entier de 1905 Ia fortune delaissee par Dlle de Sellon, et Mritee par dame veuve de Loriol nee Revilliod, a Geneve, n'est des Iors pas justifiee.

3. - Il n'est point necessaire de trancher Ia question de savoir si, dans l'espece, Ia transmission a Ia recourante de Ia fortune dont n s'agit a ete effectuee deja a partir du jour du deces de Ia testatrice, soit Ie 5 janvier 1905, ou seulement par Ie fait de l'envoi en possession de l'heritiere en vertu de l'ordonnance du Juge de Paix du cercle de Rolle en date du 8 fevrier 8uivant. En effet, aucune conclusion n'a ete prise par les parties de ce chef, et iI s'agit seulement, pour Ie Tribunal federal, de prononcer si le fisc du canton de Vaud est en droit cl'exiger de Ia recourante Ie paiement de l'impöt inte- gral annuel pour l'exercice de 1905. La solution de la ques- tion de date mentionnee plus hant n'aurait d'inter~t pratique que si le fisc vaudois se pretendait autorise a percevoir un prorata de l'impöt litigieux, ce qui n'est point Ie cas en l'etat.

4. - Po ur faire admettre le bien fonde du recours actuel, en application de l'art. 46 al. 2 CF, il n'est point necessaire que le canton de Geneve fasse nn usage effectif de son droit a la perception de l'impöt en question; il suffit, pour donner lieu a application de l'interdiction de la double imposition, d'une collision entre les souverainetes respectives de deux cantons en matiere d'impöt, confiit qui doit etre tranche en faveur de l'une d'elles. IIJ. Gerichtsstand des Wohnortes. No H. 71 Le recours devant, ensuite de ce qui precede, etre ac- eueilli en vertu du moyen tire de l'interdiction de la double imposition (art. 46 al. 2 CF), il est superflu de rechercher si l'interpretation que le Conseil d'Etat a faite des art. 25, 26 .et 28 de la. loi d'impöt du 21 aout 1886 est ou non compa- tible avec le texte de ces dispositions, lesquelles apparais- sent d'ailleurs, en premiere ligne, comme des regles intra- cantonales et non intercantonales. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce; Le recours est declare fonde et le mandat d'impöt de la Commission centrale d'impöt du canton de Vaud est annule .en ce qui concerne l'annee 1905. Ill. Gerichtsstand des Wohnortes. For du domicile.

11. ~ririf U4HU 15. ~e6fU4t 1906 tn l5ad)en ~faf gegen ~otb. Gerichtsstand der Aberkennungsklage bei Ritckzllg der Betreibung. Art. 83 Abs. 2 SchKG. Der kmnpetenzbegründende Tatbestand muss in dem Zeitpunkt vorhanden sein, in dem gemäss dem kantonalen Prozess recht de1' Gerichtsstand fixiert ist. Art. 60; 59 g1'aub. ZPO, vom 1. Juni 1811. ~a~ iBunbei3gedd)t ~at, ba fid) ergeben: A. :Der in 151. @afien ttJo~n~afte iRefurrent ?!Berner @raf ~atte für eine burd) ?!Bed)felaföe:vt aUßgettJiefene Borberung im metrage l.)on 430 g:r. neoft Sinß an ben iRefur~beflagten .sofias 5)01'0 in ~a\)O~ gegenüber 'oem l.)om l5d)uI'oner 'oer metreibung entge9~ngefte(lten iRed)tßborfd){ag buret) ~ntfd)ei'o be~ .R:rei0amtei3 ~(tl>oi3 l.)om 17. Dftober 1904 :prouiforifet)e iRed)ti3öffnung er~