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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
5. ?menn bagegen auf bie §§ 37 unb 41 2emma d be~ ?SOt:
munbfd)aft~gefe~eß betu>iefcn u>irb unb au~ bieien q5aragr(t:p~en
ein med)t beß
~eiftanbes oe3U>. bel' mormltnbfd)aftßoe~örbe, nad)
fretem @:rmefien unb fogar gegen ben ~UIen ber lJerbeifUmbeten
q5erfon an beren €>telIe alt ~anbern, abgeleitet u>erben U>UI, fo er:
fd)eint biefet ?Serfud) ag lJolIfommen gefd)eitert. ~enn in ben
genannten @efelJesoeftimmungen u>erben ber mormunb unb Der
@emeinberat gana alIgemein für aUen benjenigen 6d)aben bel':
anwortlid) gemad)t, roefd)er bem)münbel tnforge Unterlaffung
bel' i~nen obfiegenben q5f1id)ten eru>üd)ft; bagegen roirb ~ter nid)t
gefagt, roeld)es im ein3e!nen bie q5f1id)ten unb Jrom:peten3en bes
mormunbs nnb bel' mormunbfd)aft~oe~örbe finb, in~befonbere ob
biefeIOen bie $tollq)etena aur feIOftanbigen mertretung bes)mün:
befS oefiten.
,S'nu>iefern fobann
au~ ben bom
megierung~rat in· feinem
@:ntjd)eibe aitierten §§ 8 unb 12 bes mormunbfd)aftsgefej;;e~ etroaß
3u @unften bel' emgefod)tenen €>d)fuf3na~me aogeleitet u>erben U>ilI,
ift nid)t erfid)t!id). ~cnn biefe
~aragra:p~en ent~aUen !ebiglid)
morfcljriften üoer bie @:infeitung be~ @:ntmünbigung~bcrfa~ren~ in
u:aUen, roo eine mogtfd)aft ober eine meiftanbfd)aft fid) a@ nötig
erineist, feine~roegs aber mejtimmungen üoer bie Jrom:petenaen bCß
?Sormunbß unb bel'
mormunbfd)aft!3oe~örbe in ~alIen bereits oe:
ftelIter mormunbfd)aft.
€>d)Henlid) l&at fid) bie angefocl)tene ilna%regel aud) nid)t ba:
mit oegrünben, ba% He vMurrentin teinen oeu>uflten ?milIen ~a6e
ober be!3 mernunftgeliraud)eß berautit fei (bergt ~rt. 4 ~f@),
benn aogefe~en babon, ba~ nad) bem ber ~Refur~anwort be~ @e:
meinberatro !,lon
6clj~f~eim beigelegten aratHd)en,8eugniß bie
mefurrentin fid) bon bem am 27. il10bember 1904 erlittenen
leid)ten 6d)laganfalI orbentHd) er~oIt l)at unb il)r blOß 3ur mer~
~ütung bon mMfalIcn eine ru~ige, fd)onenbe 2ebensU>eife em:pfo~len
U>irtl, ift unbebingt baran feftaul)alten, ba% ber augefod)tene me:
fd)lu% ber mormunbfd)aftßoe~örj:le emd) oei lJol!tommener ~ilIen!3~
unfa~igfeit ber ~eturrentin nur nad) tlorangegangener QJebogtigung,
nid)t Quer fd)on auf @runb her oeftel)enben meiftanbfd)aft aulaHtg
Il)ar. Ülirigen~ gel)t e~ feIoftberftanhliclj aud) nicl)t an, ben bon bet
~Mut'tentin am 27. veobemoer 1904 erlittenen 6d)taganfall nad)~
I. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 41.
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tragIid) für bie)motil,)ierung
be~ @emeinberat!3oefct)[uffes bOm
3. il10tlemner 1904 in
~nf~rud) 3u nel)men, u>ie
bie~ in ber
1Refur~antu>ort be~ @emeinbemte~ bon 6d)ü:pfl)etm berfud)t u>irb.
6. ~u!3 bem @efagten ergtot fld) in unau>etbeutiger ?meife, ba~
bie (uaernifct)en mormunbfd)aft~be~örben gegenüber ber ~efurrenttn
eine Jromveten3
beanf~rud)t l)aoen, für u>eld)e u>eber im @efete
nod) in ber
q5ra;d~ irg enbu> efd)e
~~aU~:punfte au finben flnb,
unb ba~ fomit au Ungunften ber 1Refurrentin bie in ~rt. 4 QJm
geu>a~rfeiftete med)tsgfeict)l)eit berIe~t roorben iit. .'t)ie angefod)tenen
6d)ful3na~men ftnb bal)er aufaul)eben.
~emnad) ~at ba~ QJunbe!3gericl)t
erfannt:
,sn @utl)eij3ung be!3 lRefurfes u>erben bte €>cljluj3nal)men be~
@emeinberate~ Mn
€>d)ü~fl)eim bom 3. il10tlember 1904, unb
be~ lRegierungsrate~ be~ jtanton~ 2uaern lJom 15. ~ebruar 1905,
aufge~otien.
41. Arret du 11 mai 1905, dans la cause Despland
cmÜl'e Marquis.
Pretendu deni de justice commis par une Ordonnance d'expul-
sion. Art. 282 LP. Effet de l'opposition contre le commande-
ment de payer. -
Pretendue violation des dispositions conCer-
nant la competence du Juge de paix en matiere .d'execution
de la LP. Loi vaud. d'execution de la LP, Art. 31, lItt. b.
A. -
Suivant aete en date du 10 mars 1904, Edouard
Marquis) proprietaire) a Territet) et Jules Desplan~,,alors ä.
Montoie pres Lausanne) ont conelu entre eux un ball a ferme
aux termes duquel eelui-ci prenait a ball de celui-Iä. le do-
maine dit «la Grange du Bras», riere N oviIle, pour une
duree de six ans ä. partir du 20 fevrier 1904, moyennant un
fermage annuel de 1800 fr. payable par semestre) le 20 aout
et Ie 20 fevrier de ehaque annee. Despland declarait en outre
acheter de Marquis un certain nombre d'objets ou d'instru-
ments aratoires dont le prix, lais se ä. l'appreciation d'experts,
etait stipule payable le 20 juiIlet 1904.
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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
B. -
Despland n'ayant point paye le semestre de fer-
mage echu Ie 20 aou.t 1904 par 900 fr., Marquis Iui fit noti-
fier commandement de payer cette somme, Ie 28 octobre
1904, -
poursuite ponr loyers ou fermages, N° 3389. Ce
commandement (formulaire N° 21) portait en particulier ce
qui suit:
~ Vous etes somme de payer Ia somme ci-dessus et les
" frais de la poursuite s'elevant jusqu'a ce jour a 1 fr. 50,
» plus frais d'inventaire, faute de quoi le creancier declare
» le contrat resilie a l'expiration de 60 jours de Ia notifica-
» tion du present commandement.
» Si vous entendez contestel' tout ou partie de la dette ou
» le droit du creancier d'exercer des poursuites, vous devez
" former opposition aupres de I'office soussigne, verbalement
" ou par ecrit, dans les 10 jours de la notification de ce com-
" mandement.
» Faute par vous d'obtemperer au commandement de payer
» ou de former opposition, le creancier pourra, apres l'expi-
» ration de 60 jours de Ia notification de ce commandement,
» requerir du tribunal votre expulsion immediate; il pouITa
» en outre, a l'expiration d'un mois apres Ia notmcation du
» dit commandement, requerir Ia vente du gage. »
Le debiteur fit opposition a ce commandement dans Ie delai
legal.
. C. -
Ayant fait proceder par experts a I'evaluation de Ia
valeur des objets et des instruments aratoires qu'il avait
vendus a Despland en meme temps qu'il avait conclu avec
celui-ci Ie bail du 10 mars 1904, Marquis fit notifier ä son
fermier, le 14 janvier 1905, poursuite N° 4172, un comman-
dement d'avoir a payer Ia somme de 880 fr. fixee par les
experts.
Despland fit egalement opposition a ce commandement.
D. -
Enfin, Despland n'ayant de nouveau point paye son
second semestre de fermage echu le 20 fevrier 1905 par
900 fr., Marquis lui fit notifier, le 24 fevrier 1905, un com-
mandement de payer pareille somme, poursuite pour loyers
ou fermages N° 4520. Ce commandement renferme l'avis
I. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 41.
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eomminatoire de resiliation preVU a l'art. 312 CO et Ia menace
d'expuIsion prevue a l'art. 282 LPF en des termes identi-
ques a ceux du commandement poursuite N° 3389.
A ce commandement encore, Despland fit opposition dans
le delai legaL
E. -
A une date que le dossier ne permet pas de M-
terminer, mais posterieure en tout cas au 20 fevrier 1905,
Marquis requit du Juge de Paix du cercle de Villeneuve
l'expulsion de son fermier
~ conformement aux art. 287 et
312 CO»; il produisait les trois commandements susrap-
peIes.
Les parties comparurent a l'audience du dit juge le 8 mars
1905. Le defendeur declara s'opposer a l'expulsion requise,
« alleguant que les commandements de payer etant frappes
d'opposition, le dei ai de 60 jours des Ia demande du bailleur
ne court que du jour ou Ia dette aura eM reconnue par le
prononce de mainlevee d'opposition, et disant estimer en
outre qu'un pro ces etant en cours entre parties il y a lieu
d'attendre Ie prononce du Tribunal competent avant tous
autres procedes.
F. -
Par jugement du meme jour, 8 mars 1905, Ie Juge
de Paix du cercle de Villeneuve, faisant droit a Ia requete de
Marquis, pronon/ia que Despland, faute par Iui de delaisser
le domaine qu'il occupait a Ia Grange du Bras jusqu'au 25
du meme mois, en semit expulse a cette date, l'huissier G.
Fischer etant d'ores et deja charge de l'execution de cette
{lrdonnance.
Ce jugement, apres avoir constate que « Despland, fermier
» de Marquis depuis plus d'une annee, n'a encore rien paye
» pour le loyer du domaine qu'il occupe a la Grange d~ Bras,
» riere Noville -
qu'il n'a pas paye non plus le prIX des
» instruments ~ratoires qu'il s'etait engage d'acheter et qu'il
» a utilises, -
qu'en consequence Despland est reellement
» debiteur de Marquis, -
que le premier commandement
» de payer Iui a 13M llotifie Ie 28 octobre 1904, avec demande
» d'expulsion a 60 J'ours -
que Despland n'a tenu aucun
,
'il l'
» compte de ce commandement de payer, qu
a, au con-
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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
» traire, frappe d'opposition », -
rapp elle le texte des art.
287 et 312 CO et 282 LP et considere «que le demandeur
» a rempIi toutes les formaIites exigees par la loi et le CO
» et que, des lors, le defendeur n'a aucun motif de s'opposer
» ä. la demande d'expulsion. »
G. -
C'est contre ce jugement que Despland a declare
en temps utile, recourir au Tribunal federal par la voie d~
recours de droit pubIic, en concluant ä. l'annulation du dit
jugement.
Le recourant expose tout d'abord que le jugement ou or-
donDa~ce d'expulsion du 8 mars 1905 a ete rendu par le Juge
de p.aIX du Cercle de VilIeneuve~ suivant l'art. 31, litt. b, de
l~ 101 cantonale d'execution de Ia LP et n'est susceptible
d aucun recours quelconque devant les autorites cantonales
(arret du Tribunal federal, du 16 mars 1898 en Ia cause
Schryber c. ~istretti, Jmtrn. des Trib., 1898, p.'258 et suiv.).
TI .declare mvoquer comme son principal moyen de recours
l~ .falt q~~ son expulsion a ete prononcee nonobstant l'oppo-
sItIOn ~u 11 avait formee aux deux commandements de payer
P?urs.mtes. N°s 3389 ~t ~520, et alors que cette oppositio~
n aVaIt f~lt encore lobjet d'aucun jugement de mainlevee.
« n auralt pourtant, -
dit-il, -
suffi aujuge de lire le texte
figurant sur Ie formulaire de poursuite pour loyers ou fer-
mages, po ur se rendre compte qu'un tel prononce aHait a
l'en~ontre ?U texte meme. de la loi» et que, a moins qu'iI
ne fut procede «au mepns de cette disposition expresse »
l'
I .
1
expu slon ne pouvait etre ordonnee alors que Ia mainlevee
d~ 1'.oPposition faite aux dits commandements de payer
n avaIt pas ete prononcee. « Il y a plus, -
ajoute encore Ie
recourant, -
le juge voit dans l'opposition du debiteur un
motif a l'appui de son prononce, lorsqu'il dit: Despland n'a
ten~ aUCUD com~te de ce commandement de payer (No 3389)
et I a, au contraire, frappe d'opposition -
comme si Ia loi
ne donnait pas que deux moyens de te~ir compte d'un com-
mandement de payer: opposer ou payer. »
, E~ second lieu, le recourant soutient que le juge de paix
n etait pas competent en la cause, et il cherche a l'etablir,
1. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 41.
d'une part, en rappelant l'arre! du Tribunal federal, du
20 septembre 1895, en la cause Kragl c. Bohnenblust (Bec.
off. XXI, N° 101, consid. 2, p. 756), aux termes duquel le
jugement ou l'ordonnance d'expulsion d'un locataire ou d'un
fermier ne constitue qu'une mesure provisionnelle, et en di-
'SaDt que tel est egalement le point de vue du droit vaudois,
et, d'autre part, en invoquant les art. 45 CPC vaud. et 105
org. judo vaud., le premier de ces articles n'autorisant le
juge de paix ä. rendre une ordonnance de mesures provision-
nelles que dans les causes de sa competence, et le second
limitant cette competence au jugement des pretentioDs per-
sonnelIes ou mobilieres dont la valeur en capital n'excede
pas la somme de 100 fr. «Le Juge de Paix, -
allegue le re-
courant, -
ne parait pas s'etre doute de ce fait, car, daDs
son jugement, il declare: «qu'en consequence Despland est
-, reellement debiteur de Marquis -', tranchant ainsi un litige
qui est de la competence du tribunal de district et qui est
~ffectivement pendant devant le dit Tribunal. »
H. -
(Le recourant precise le caractere de son pourvoi,
eomme recours pour deni de justice.)
I. -
(Mesures provisionnelles.)
K. -
L'intime a conclu au rejet du recours comme mal
fonde.
L. -
Appele egalement ä. s'expliquer sur le recours, et
plus particulierement sur la question de competence soulevee
par le recourant, le Juge de Paix du cercle de Villeneuve a
indique tenir sa competence en la cause de l'art. 31, litt. b
de la loi cantonale d'execution de la LP, lequel en faisant
rentrer dans ses attributions les expulsions ordonnees en
vertu de l'art. 282 LP, n'a stipuIe aucune reserve d'uucune
sorte, pas plus par rapport au montant du capital en litige
que par rapport ä. toute autre chose. Il explique, en outre,
que si, dans son jugement, il a dit que Despland etait reelle-
ment debiteur de Marquis, ce n'est pas qu'il ait entendu
trancher cette question au fond, ce considerant n'ayant d'autre
but que de constater la realisation en l'espece des conditions
que pnlsuppose l'expulsion d'un locataire ou d'un fermier.
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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
Statuant sur ces {aits et consüLeranl en droit:
I. (Competence; delai.)
II. Le recours apparait comme evidemment mal fonde.
Tout d'abord, du dossier, il ne resulte aucunement qu'en
la cause le Juge de Paix du cercle de Villeneuve ait fait acte
d'arbitraire ou ait fait acception de personnes' le recourant
Iui-meme n'a rien pretendu de semblable. Le 'jugement at-
taque ne repose pas non plus sur une interpretation de la
loi absolument inconciliable avec le seul sens dont celle-ci
soit susceptible.
Les couditions que presuppose une ordonnance d'expulsion
rend~e s~r. Ia base de l'art. 282 LP sont tout d'abord que Ie
fermIer n alt pas paye son fermage a l'echeance et soit de ce
chef debiteur du bailleur, puis que le commandement de
payer notifie au debiteur renferme l'avis comminatoire prevu
a l'art. 312 CO et la menace d'expulsion prevue a l'art. 282
LP. Lorsque le commandement de payer notifie au debiteur
n'a pas ete frappe d'opposition, l'autorite competente pour
statuer sur Ia demande d'expulsion a simplement pour tache
avant d'ordonner l'expuIsion, de verifier si le commandement
renfermait bien l'avis comminatoire de resiliation et la menace
d'expulsion prevus par la loi et s'il s'est bien ecoule depuis
la ~otification de ce commandement un delai de 60 jours au
moms; I~ questio~ de s~voir si le fermier dont l'expulsion
est reqmse, est bIen debIte ur de son bailleur, se trouve toute
r~solue, dans cette, proce.d~re d'expulsion, par le fait qu'il
n a pas ete forme d oppositIOn au dit commandement.
~~ revanche, ~orsque le commandement a ete frappe d'op-
POSltIO~, le f~rlll1e: contestant devoir, le bailleur ne peut plus
requern et I autonte competente en la matiere ne peut plus
ordonner l'expulsion du debiteur, sans autre. Toutefois _
contrairement a Ia these du recourallt, -
il n'est p;:ts ad:nis-
sible que l'opposition du debiteur puisse retarder l'ordon-
nance d'expulsion et son execution jusqu'au moment OU le
creancier aura pu obtenir un jugement de mainlevee et OU
ceI~i.ci s~ra devenu d~finitif en vertu de I'art. 83, al. 3 LP
ou Jusqu au moment ou, sur la demande du creancier ou sur
celle du debiteur, il aura ete rendu un jugement au fond sta-
l. Rechtsverweigerung und Gleichheit vor dem Gesetze. N° 41.
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tuant definitivement sur l'existence ou l'inexistence de Ia dette.
Le seul effet possible de I'opposition, c'est d'obliger, d'une
part, le bailleur a justifier de sa creance d'une maniere compa-
tible avec la procedure sommaire en laquelle l'expulsion peut
etre requise et ordonllee, et, d'autre part, l'autorite compe-
tente en la matiere a verifier sommairement si le bailleur a
reussi dans cette justification.
Or, en l'espece, la demande d'expulsion de l'intime a l'en-
contre du recourant a fait l'objet d'une procedure sommaire
au cours de laquelle le Juge de Paix du cercle de Villeneuve
a examina, non seulement si, pour la premiere poursuite,
N0 3389, le commandement de payer renfermait l'avis com-
minatoire de resiliation et la menace d'expulsion exiges par
l'art. 282 LP et si, des la notification de ce commandement,
il s'etait bien ecoule un delai de 60 jours au moins, mais en-
co re si etant donnees les circonstances de Ia cause, le recou-
,
.
rant apparaissait effectivement comme debiteur, au moins
partiellement, du fermage reclame. Sur ce point special, de
l'existence de Ia dette, le jugement du 8 mars 1905 temoigne
sans doute d'ulle certaine confusion, puisqu'il s'occupe d'une
autre creance encore que de celle pouvant justifier la demande
d'expulsion, soit de la creance resultant du contrat de vente
intervenu entre parties en meme temps que le contrat de
bail du 10 mars 1904; mais cette circonstance est sans im-
portance en Ia cause, car il est clair que Ie jugement du
8 mars 1905 admet que le recourant se trouve debiteur de
l'intime non seulement en raison de ce contrat de vente,
mais aussi en raison du contrat de bail et du non-paiement
du fermage exigible des le 20 aout 1904.
II convient d'ailleurs de remarquer que le dit jugement du
8 mars 1905, sur ce point special, de l'existence de Ia dette,
comme sur tout autre point, n'est pas un jugement au fond;
il ne tranche cette question que d'une maniere provisoire, et
par rapport seulement a Ia demande d'expulsion sur laquelle
il Iui incombait de statuer.
nest donc impossible d'apercevoir, dans l'application qui
a ete faite en I'espece de rart. 282 LP, une interpretation
de Ia loi qui se revele comme incompatible avec le seul sens
:238
A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
dont la loi soit susceptible et qui, pour cette raison, puisse
etre qualifiee de deni dejustice.
III. D'ailleurs toute I'argumentation du recourant a cet
egard se base sur les termes en lesquels le commandement de
payer pour la poursuite pour loyers on fermages notifie au
debiteur I'avis comminatoire de resiliation et la menace d'ex_
pulsion prevus par l'art. 282 LP; mais l'avis comminatoire
de resiliation, tel qu'il se trouve contenu dans le dit comman-
dement, ne presente lui-meme absolument rien d'irregulier
ou d'anormal; en revanche, Ia forme en Iaquelle est faite la
menace d'expulsion, peut preter peut-etre a equivoque; tou-
tefois, Ia mention y relative, contenne dans le commande-
ment de payer, ne dit pas autre chose que ce ci, c'est qu'a
defaut de paiement ou d'opposition Ie creancier pourra, sans
.autre, requerir l'expulsion de son debiteur, des l'expiration
du delai de 60 jours; elle ne dit point, comme semble le
·soutenir Ie recourant, qu'il suffit au debiteur de faire oppo-
sition au commandement de payer pour renvoyer I'expulsion
jusqu'au moment Oll Ie creancier sera parvenu a obtenir la
mainIevee definitive de cette opposition. Mais, si meme cette
mention devait etre interpretee d'une fa<i0n differente, soit
dans un sens favorable a la these du recourant, elle se reve-
lerait comme incompatible avec Ia loi et, partant, comme im-
puissante a modifier celle-ci et ä. restreindre les droits du
creancier. Et, en tout cas, la premiere interpretation, qui,
manifestement, a servi de base au jugement dont est recours,
ne saurait etre qualifiee d'arbitraire ni etre attaquee comme
constitutive d'un deni de justice.
IV. Quant au second moyen du recourant, il est aussi
,denue de fondement que le premier. Apres l'adoption de la
LP, le Iegislateur vaudois, ayant ä designer a tenenr de l'art.
23 chiff. 2 de la dite loi quelle serait dans le canton de Vaud
l'autorite judiciaire ou administrative, chargee de prononcer
l'expulsion d'un locataire ou d'nn fermi er en vertu de l'art.
282 ibid., a, par l'art. 31 litt. b de la loi cantonale d'execu-
tion de la LP, du 16 mai 1891, place cette competence daus
les attributions du juge de paix, sans reserver a ce sujet
aucune disposition du OPO vaud. ou de la loi cantonale d'or-
11. Doppelbesteuerung. N° 42.
ganisation judiciaire et sans distinguer non plus les cas dans
lesquels il serait fait opposition au commandement de payer
de eeux dans lesquels il n'y serait point fait opposition. En
se considerant done comme competent en l'espece, soit en
admettant que la competence que lui attribue l'art. 31, litt. b,
precite, pouvait s'exercer sans etre limitee par les prescrip-
tions des art. 45 OPO vaud. et 105 org. judo vaud. pour
d'autres affaires de sa juridiction, le Juge de Paix du cercle
de Villeneuve n'a pas interprete la disposition prerappelee,
de l'art. 31 litt. b de la loi du 16 mai 1891, d'une fa<i0n ar-
bitraire Oll d'une maniere incompatible avec le seul sens dont
elle soit susceptible.
Par ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Le recours est ecarte.
merg!. auel; mt. 43.
II. Doppelbesteuerung. -
Double imposition.
42. ~{dri(1)om 15. ~uui 1905 in ~ael;en
~(;edt gegen g;t. ~atrm unb ~ü:ttdj.
Begriff der « kantonalen» Verfügung als Voraussetzung des staats-
rechtlichen Rekurses an das Bundesge1'icht. (A'ft. 178 Ziff.1 OG).
_ Die Erschöpfung des Instanzenzuges ist bei Reku1'sen UJegen Dop-
pelbesteuerung nicht erforderlich. ~ Wo ist das Steuerdomicil ei~les
Küchenchefs, der an einem Ort mit seinpf Familie niedergelasslJ1~ Ist,
aber an andern Orten Saison stellen bekleidet '!
:na~ lSunbe~gerid)t l)at,
Oll fiel) ergeben:
A. :ner :Refumnt ?lluguft
~&etn, l)on lSeruf .ltoel;, 1ft feit
~(1)ten mit feimet .jJamiUe in Büttel; nieberge(affen, roojel&ft aud)
XXXI, L -
:1905
:16