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2_I_29

BGE 2 I 29

Bundesgericht (BGE) · 1876-01-01 · Français CH
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IV. Eherecht No 7 u. 8. 29 ~~e etfotberlid)en @igenjd)aften unb ~e'oingungen ~rt. 26, 27 unb 28 ibidem) beim ffieturrenten \.lot~an'oen ~n'o, un'o 'oa berfef6e all3 bebingt freigeIafiener ~trü~ing fid) aud) in bet l'~lJ~fd)en IDlj.ig!id)feit oefintet, 'oie auf 'oie ~6fd)lieuung ber @~e beAügiid)en g;örmlid)feiten \.loröune1)men,)0 muU ber ffiefurg all5 begrünbet edrätt unb bie 110n bcr ffiegierung bon ~argau aUI3 ber meftrafung, tefl-'- eem ~(id)t(lblauf bet ~traßeit bCI3 ffictut< tenten, a1)0 aUß l-'on~eHid)en G5rünben ~ergereitete ~infl-'rad)e all3 eine fold)e beöeid)net werben, wdd)e fOllJO~f burd) 'oie mun· beg\)erfaffung aIß baß erwiif)nte ~1tnbcggefe~ aUl3gefd)loffen ift. :Ilemnad) 1)at bal3 ~unbel3getid)t etfannt: :Ilie ~efd)werbe 1ft begrün'oet I bemnad) ber ~efd)ruß ber aargauifd)en ffiegierung bom 10. mo\:lemoer \.lotigen .sa~tel3 aufge1)oben un'o 'oie genannte ffiegicrung \.let~aHelt, 'oem ffictut= tenten 'oie @f)e mit @itülJe :Ilör~er 15U geftatten.

8. Arret du 10 mars 1876, dans la cattse Tannaz. Jean-Louis Tannaz ayant requis de l'officier de l'Etat civil de Cudrefin (Vaud) Ja publication des bans de son mariage avec sa petite-niece Rosalie Tannaz, ce fonction- naire lui re pond que, vu la decision prise par le Conseil d'Etat du canton de Vaud en date du 8 fevrier 1876, il declare donner au requerant acte de refus de proceder a Ia publication des dits bans. En effet, la decision du Conseil d'Etat susvisee contient, a l'adresse de l'officier de l'Etat civil de Cudrefin, la direc- tioß de ne pas procMer a. ceUe publieation, « l'expression ]) oDele et niece, de l'arlicle28 de la loi fpderale sur l'Etat, civil et le mariage impliquant la relation de gr:md onele a " petite-piece. • C'est contre cette deeision que Tannaz recourt, en date du 14 fevrier ecoule, au Tribunal federal. Il fai! valoil', en sub- stanceJ a l'appui de son pourvoi les considerations suivantes :

1. Abschnitt. Bundesverfassu ng. 'I. Une disposition prohibitive ne doit pas s'interprHer extensivement mais plutöt restrictivement.

2. La loi a en "ue de defendre le mariage entre collate- raux a un degre inferieur au 4" : or le grand'-oncle et la petite-nieee se trouvant au 4e degre, il n'y a pas plus de raison pour leur interdire le mariage qn'aux consins-germains, {lont la loi fMerale precitee autorise ineontestablement l'u- nion. 3, Les expressions de grand-oncle et petite-nieee sont essentieHement differentes de eelles d'onele et de nißee et designent un etat de parente different.

4. L'interpretation du Conseil d'Etat Mant admise, il " aurait lieu d'interdire egalement le mariage entre le grand~ onele et l'arriere-petite-nieee, qui ne sont entr'eux qu'au 5" (legre. Le reeourant eonelut a ce qu'il plaise au Tribunal fecteral decider que le refus susmentionne n'est pas fonde et que libre eours doit etre laisse a la publieation et a la c81ebra- tion du mariage projete, tous autres motifs d'opposition reserves. Dans sa reponse, en date du 26 fevrier'1876, le Conseil d'Etat de Va ud persiste dans le point de vue qui lui a diele sa decision du 8 du meme mois. 11 es time : 10 Que la relation de parente qui existe entre les reeourants semble pouvoir, it la rigueur, etre comprise dans les expressions dont se sert l'article 28 § 2 a de la loi. 2{' Qu'il y a autant de motifs, si ce n'est plus, d'in,terdire le mariage entre grand-onele et petite-nieee qu'entre onele et niete, ainsi que le faisait la loi vaudoise sur eeUe matiere, puisqu'aux eonsiderations tirees de l'identite du sang, se joignent eelles d'une plus grande differenee d'äge. 3 0 Que, des lors, il a dü etre dans l'intention du legislateur de comprendre cette relation de parente dans les expressions onele et nevell dont il s'est servi dans la loi. Statuant sur ces faüs et considerant en droit: . 1 0 Aux termes de I'article M de la constitution fMerale, IV. Eherecht. j'io 8. le droit au mariage est plaee sous la proteetion de la Con- federation : il s'agit done, dans l'espeee, d'un droit garanti par Ia eonstitution, droH dont l'exerciee est eonteste a teneur de la loi federale du 24 decembre '1874, seule en vigueur en pareille matii~re des le 1er janvier 1876. Or, a teneur de l'article 1'13 chiffre 3 de la constitution fMerale, le Tribunal federal est competent pour connaitre des reclamations POUf violation, de la part d'autorites can- tonales, des droits constitutionnels des citoyens .. CeUe eompetence du Tribunal fMeral est la regle, et ne souffre d'exeeption que dans les cas de contestations admi- nistratives prevues a l'article 59 de la loi sur l'organisation judieiaire federale, eas reserves a la eonnaissance soit du Conseil federal, soit de l'Assemblee federale. Les dispositions de l'art. 54 de la constitution fMerale ne rentrant dans aucun de ces eas reserves, il en resulte que la competenee du Tribunal federal dans l'es[lliJce aetueUe ne peut faire l'objet d'un doute: elle n'a, d'aillenrs, point ete eontestee par les parties. 20 L'artiele 28, § 2a a" de la loi sur 1'etat eivil et le mariage statue que le mariage est interdit, pour cause de parente ou d'alliance, entr'autres entre « on eIe et niece.) L'interpretatiQn donmie par le Conseil d'Etat de Vaud a ee texte, et tendant a appliql1er la prohibition qu'il renferme au rapport de parente unissant le grand-onele et la petite- nieee, - est inadmissible. L3 disposition dont il s'agit ne coneerne en effet nullement ce dernier rapport, d'un degre plus eloigne que celui existant entre l'onele et la nieee: l'-interdietion eontenne an dit article 28,2°, doit etre strie- tement restreinte aux categories de personnes que cet arti- tiele enumere, et 1'on ne peut admettre, en eonsequence, qu'il ait ete dans l'intention du legislateur d'etendre les effets de la dite interdiction a des rapports de parente qu'i[ n'a pas expressement mentionnes. Par ces motifs, . Le Tribunal fMeral

I. Abschnitt.. Bunde.sverfassun~. prononce: 'I. Le recours exerce par Jean-Louis Tannaz contre la decision prise par le Conseil d'Etat du canton de Vaud en date du 8 fevrier dernier est declare fonde.

2. L'officier de l'Etat civil de l'arrondissement de Cudrefin est tenu de donner libre cours a la publication des ba.ns de mariage du predit Tannaz avec sa petite-nitke Rosalie Tannaz.

2. Verehelichungen im Ausland resp. aUBser dem Heimathscanton. Mariag'e conclu a l'etranger Boit hors du canton (l'origine. U. Utt~eiI l)om 18. ID1är~ 1876 in <0 acf) en ifä~nbricf). A. Zaut begfaubigtem SU:usöug aus bem @~eregiiter bel' <0tabt Zi,on tft m~I)afat ffran3 ffäI)nbticf) bon ~ljam, 'oamals icf)on 'nloljnljaft in ~I)amberlJ, am' 23. ffebrnat 1854 mit ~lau'oine ~ietret ®itarb \Ion ZlJon 'omcf) ben 'oortigen ID1aire getraut 'nlorben un'o 3'nlat geftü~t auf; 1) 'Die ®eburtßfcf)eine Der beiben merlobten; 2) bie mefcf)einigung I baß bie beabficf)tigte @lje in ZlJ01t unb ~f)amberlJ bedünbet 'nlorben fet I unb 3) eine .su· ftimmungsedlärung bel' @1tem bel' metiobten. B. SU:ug biefet @f)e ging gemäß begfaubigtem SU:usöttge aug bem ®eburtgregifter bon ~I)ambetlJ am 25 . .sanuar 1855 ein <0of)n, iftan3 min3en3, f)erbor. . C. ID1itteift @ingabcn born 28. :Dttober unb 16. :lJeöembet 1875 bejcf)'nlerten ficf) fO'nloI)l bel' matet man~afat ~ä~nbricf) als jein <0oI)n minöen3 ffäljnbrid) beim munbesratI)e barüber, baü bel' ®emeinberatI) bon ~I)am ficf) 'nleigere I nie bon @r!1erem abgefcf)Ioffcne @f)c an3uedennen unD bie ~[aubine ®harb, ro'nlie ben aug bel' @I)e ljerborgegangenen <0of)n, a1l3 mürger bon ~I)am aufAuneI)men, tro~bem bie @f)e nacf) bel' in ffranfteicf) bejteI)cnben ®efe~gebung abgefcf)fofi cn,Der ®emehtbe ~I)am bie für @r'nlcro bes mürgemcf)tes berfangtc <0umme bon 100 ~r. be3af)It uni: ter ~o~n min~en~ ~ä9nbticf) fO'nlo~l in ~ie <0timm~