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29_I_529

BGE 29 I 529

Bundesgericht (BGE) · 1903-01-01 · Deutsch CH
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B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

~at. Unter biefen Umftiinben fann \.Ion bel' be~ntt'agten ~uf~ebuns

Des q3fiinbungsafte~ tlom 2.,sanuar _ t9?3 feme ~ebe fem. ~e~n

nad} ben erfolgten 3roe1,8at)fungen tl! btefer &~t md)t met).r fat)tg,

fünftig lietrei6ungßred}tfid)e m3trfungen 3U enttaUen unb hegt «[fo

feine 'll1ögHdjfeit \.Ior, burd) eine m.norbnung bel' m.uffidjtsbe~örbe

gemliß m.rt. 21 bes metrei6ungsgefe~es bem ~intt'itt foldjer lRed)ts~

roirfungen l)ermittelft m.uft)ebung be~ m.fte~ 'Oor3ubeugen. ~ebiglidj

aber feftaufteUen, ba~ bie fraglidje q3flinbung

gefe~roibrig erfolgt

fei, gel)ört nad) ftlinbiger ~r«):is nid)t 3u ben

~unftionen bel'

Slfuffidjts6et)örben unb an,\ilr \lud) bann nid)t, roenn ber mefd)roerbe::

füt)ret' be3roedt, auf eine fo{d)e %eftjteffung fid) in einem be\.lor~

fte~enben gerid)tlidjen iBerral)ren 3U berufen, in roeld)em er mit

ber betreffenben

~etrei6ung 3ufammen1)ängenbe

~i\.lUanf:prüdje

aur ®ertung au bringen fud}i. 00bann fann es aud} nid)t an~

ge~en, roie lRefurrent meint, bas

~ctreibungßamt "an3u~aItenf

ben (- an ben 6ett'eibenben ®läu6iger be3a~Uen unb hamit in

fein ~igentum ü6ergegangenen -) ®eIb6etrag roieber ~er3ufcbaffen

unh bann bie ?Betreibung nad} gefei\lid}er iBorfdjrift 3u ~nbe 3u

füt)ren./1 :venn es (äßt fid) riid}t einje1)cn, traft roeld}er gefe~Itd}er

~eftimmung bel' metreiblmgsbeamte in m.usübung feiner m.mts~

tlittgfett biefe,,5;lerbeifd}affung bes 05eIbbetrages", b. ~. bie 1Rücf~

gängigmadjung bes erfolgten ~igentumserroerbes ou beroerfiteffigen

l,)crmöd}te. m.u~ aff' bem er~efft, baß bie ?Befdjroerbe mit ber nad}

i~rer ~inreid}ung erfolgten m.us3a~lung ber \.10m &mte beoogenen

6umme in bel' :.tat gegenf±aubs(os geroorben unb ber iBorentfd}eib

alfo rid}tig fft.,sft aber bie mefdjroerbe nunme~r o~ne ®egenftllnb,

fo fann jie \lud} nid}t, rote lJtefurrent el)entueff beantragt, ItOur

materieffen me1)anblung an bie fan tonalen m.ufffd)tsbe~örben aut'Üd::

gcroiefen" roerben. :vie ®eltenbmad)ung afffliffiger m.nfprüdje im

~il,)H:pro3eBl)ertaf)ren 1)at bereits ber lllorentidjeib bem lRefurrenten

l,)orbef)alten.

~emnad} 1)at bie 6d}ulb6ett'ei6ungs~ unb .reonfurßfammer

edElnnt:

~er lRefurs roirb aogc\\}iefen.

und Konkurskammer. No 113.

113. Arret du 2 novembre 1903 dans la cause

Etat et Ville de Fribourg.

Art. 106 a. 109 LP. Saisie de parts de copropl'üHe.

529

I. -

Georges-Felix, Jules-Victor, Marie-Lucie et Sophie-

Tberese Cantin, etaient coproprietaires indivis de differents im-

meubles situes les uns a Fribourg, les autres sur Ie territoire

de Ia commune de Posieux, immeubles qu'ils auraient recueil-

Hs dans la succession de leur pere Jacques-Antoine Cantin

et dont la veuve de ce dernier a l'usufruit sa vie durant.

JuIes-Victor Cantin etant decede, sa succession testamen-

taire fut acceptee par la Ville de Lucerne qui, par transaction

du 4 avri11902, ceda sa part comme Mritiere de Jules-Vic-

tor Cantin aux immeubles susindiques aux frere et sreurs du

defunt Georges-Felix, Marie-Lucie et Sophie-TMrese Cantin.

Malgre l'acceptation de la succession de Jules-Victor Can-

tin par la Ville de Lucerne et Ia transaction du 4 avril 1902,

ni la Ville de Lucerne ni les enfants Cantin ne peuvent ob-

tenir des autorites fribourgeoises de mutations dans l'intituIe

du chapitre sous lequel les immeubles susrappeles figurent

au cadastre; cet intituIe est demeure le meme qu'au temps

de Jules-Victor Cantin.

II. -

L'Etat et la Ville de Fribourg poursuivirent Ia Ville

de Lucerne comme Mritiere de J ules-Victor Cantin ensuite

d'impöts dont ce dernier aurait frustre le fisc fribourgeois,

au paiement, le premier, d'une somme de 177,050 fr. 77 c.,

la seconde, d'une somme de 4053 fr. 22 c. Dans ces deux

poursuites, No' 26838 et 25 763, serie N° 149, l'office de

Fribourg saisit, les 21 et 26 mars 1903, apres d'autres biens:

~ Ia part a la maison, soit Ia part a I'art. 323 de la Ville de

Fribourg >, et« la part aux immeubles suivants mentionnes

au cadastre de la commune de Posieux sous les art. Nos •.••. >

(suit l'indication detailIee de ces articles).

Ces immeubles so nt precisement ceux dont il a ete ques-

tion sous chiffre 1 ci-dessus.

In. -

Dame veuve Cantin et ses enfants Georges-Felix,

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B. Entscheidungen der Schuldbetreibun!!,s-

Marie-Lucie et Sophie-Therese revendiquerent, celle-la son

droit d'usufruit, ceux-ci un droit de propriete en raison de

la transaction du 4 avrH 1902, sur la part saisie contre la

Ville de Lucerne des immeubles en question.

Ces deux revendications furent portees a la connaissance de

i'Etat et de la Ville de Fribourg qui admirent celle de dame

-veuve Cantin, mais contesterent celle des enfants Cantin.

Ensuite de cette contestation, l'office illvita les ellfants

Calltin, en application de l'art. 107 LP, a faire valoir leurs

droits en justice dans le:; dix jours.

Les enfants Cantill porterellt plainte contre l'office en

raison de cette invitation aupres de l'autorite cantonale, qui,

par decision du 19 aout 1903, declara la plainte fondee, et

{)rdonna a l'office de faire en l'espece l'application de l'art.

109 LP et d'impartir le deI ai pour intenter action non aux

plaignants-tiers revendiquants, mais aux creanciers saisis-

sants, Etat et Ville de Fribourg.

IV. -

C'est contre cette decision qu'en temps utile l'Etat

Bt la Ville de Fribourg declarent recourir au Tribunal fede-

ral, en concluant a ce que la dite dedsion soit annnlee et a

{:e que le Tribunal prononce que c'est de l'art. 107 LP qu'il

y a lieu de faire application en l'espece pour impartir en

consequence, non aux recourants, mais aux enfants Cantin,

Ie delai pour intenter action.

Les recourants admettent qu'en ce qui concerne les im-

meubles dont une part a ete saisie dans les poursuites contre

la Ville de Lucerne, iI ne peut etre question d'une « indivi-

sion » au sens des art. 1088 et suiv. CC, cette indivision

'etant exclue par l'art. 1089 a1. 2 «aussi longtemps que le

pere ou la mere ont l'usufruit des biens de leurs enfants. »

Les recourants admettent qu'au temps de Jules-Victor

Cantin les immeubles en question etaient la copropriete des

<quatre enfants Cantin, au sens des art. 541 et suiv.

lls reconnaissent que la part de Jules-Victor Cantin dans

cette copropriete a passe a la Ville de Lu~erne par l'accep-

tation par celle·ci de la succession du dit Jules-Victor Can-

tin; mais iIs contestent que cette meme part ait ete valable-

und Konkurskammer. No 113.

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me nt cedee aux frere et samrs du defunt par la transaction

du 4 avril 1902.

Reconnaissant, d'une part, qu'il s'agit bien dans le cas

particulier de biens corporels auxquels s'appliquent les art.

106 a 109 LP, d'autre part, que e'est dame veuve Cantin qui,

-en sa qualite d'usnfruitiere, a la possession de la part d'im-

meubles saisie, Hs pretendent cependant que c'est de l'art.

107, et non de Part. 109 qu'il y a lieu de faire application.

Statuant sur ces [aits et considerant en dmit :

1 .....

2. L'instance cantonale, en disant que la saisie pol'tait sur

-« une part d'immeubles determines » et qu'il s'agissait des

10rs des biens corporels, a evidemment ecarte 1'hypothese de

l'indivision comme inadmissible en regal'd de 1'art. 1089 al. 2

CC frib., et s'est fondee en consequence, et implicitement,

sur le fait que 1'on se trouve, en l'espeee, en pl'esence d'une

oCopropriete au sens des art. 541 et suiv. du dit Code; c'est

1a d'ailleurs Ie point de vue des recourants eux-memes, qui,

dans ces conditions, parait exact et peut servil' de base a

l'examen de Ia cause; 01', aux termes de l'art. 550 CC, Ia

{:opropriete s'acquiert, se conserve, se revendique, se trans-

met et seperd de la meme maniere que la propriete elle-

meme; et, aux termes de l'art. 542, si, lorsqu'il s'agit de

l'ensemble de Ia chose indivise, tous les eoproprietaires

sont consideres comme constituant une seule et meme per-

sonne, -lorsqu'il s'agit de la part appartenant a chacun des

eoproprietaires en particulier, ceux-ci sont envisages comme

autant de personnes distinctes. Le droit fribourgeois assimile

done a une chose corporelle la part de copropriete de cha-

eun des coproprietaires, puisque cette part s'acquiert, se con-

Rerve, se revendique, se transmet et se perd de la meme

fa<;on que la chose elle-meme. Cette assimilation justitie en

consequence l'application en I'epece des art. 106 a 109 LP

(voir d'ailleurs la decision du Conseil federal en la cause

Tschampion, Arch., vol. IV, N° 60).

3. Il ne s'agit plus en consequence que de savoir lequel,

de l'art. 107 ou de I'art. 109, est applicable en l'espece.

XXIX, L -

HlO3

36

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B. Entscheidungen der Schuldbetreibungs··

Vart. 107 prevoit le cas dans lequel le creancier on le-

debiteur contestent Ia revendieation intervenue de Ia part

d'un tiers dans les conditions visees a l'art. 106, sur UD

objet tro~ve en Ia possession du debitenr; dans ee ::as' ~t

dans ce cas seulement, c'est au tiers revendiquant qu il dOlt

etre imparti delai pour intenter action. Dans tous les autres

eas, soit toutes les fois que l'objet saisi et sur lequel po:te-

Ia revendication d'un tiers, ne se trouve pas eu la possessIOD

du debiteur ou se trouve en la possessi~n du debit.eur en

meme temps qu'en la copossession du tiers revendlquant,

c'est au creancier saisissant qui entend eontester la re~en­

dieation intervenue, a prendre Ie role de demandeur en JUs-

tice aux termes de l'art. 109 LP.

,

T'

Or, de l'aveu meme des reeourants, ee nest. pas Ia v l11e

de Lucerne poursuivie qui se trouve en possessIOn de.la part

d'immeubles saisie; c'est done a bon droi~ que l'auto~te ean-

tonale a decide que e'etait, non aux tIers reVe~dlquants,.

mais aux recourants eux-memes, ä. assumer le role de de-

mandeurs conformement ä. l'art. 109 LP.

Par ces motifs,

La Chambre des poursuites et des faillites

prononce:

Le recours est ecarte.

114. Arret du 10 novembre 1903 dans la cause Roch.

Saisie de salaire. Delai de plainte, art. i7 LP. -

Competences

du Trib. fed., art. i9 eod.

1. _ Dans les poursuitesNoS 80333 et 95 876 dirige~s

contre le recourant par les sieurs Dimier et de Stoutz, se:le

N0 4453 l'office de Geneve a saisi le cinquieme du salane

du debi;eur et a remis a celui-ci copie du proces-verbal de

saisie le 28 aout 1903.

H. _ Le debiteur ayant reclame aupres de l'offiee contra

und Konkurskammer. No 114.

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cette saisie, l'offiee decida, le 7 septembre, de reduire celle-

ci ä. quatre francs par mois.

III. -

Le 17 septembre, le debiteur a porte plainte au-

pres de l'autorite cantonale de surveillance, en concluant a,

ce que son salaire soit reconnu absolument insaisissable et a

ce que la saisie pratiquee sur le dit salaire soit en consequence

annuIee.

IV. -

Par decision du 7 octobre, l'autorite cantonale de

surveillanee a ecarte Ia plainte eomme tardive, soit comme

ayant ete deposee apres l'expiration du delai de dix jours

des Ia reception du proees-verbal de saisie, et au surplus

eomme mal fondee, Ia quotite declaree saisissable par l'offiee

en dernier lien (quatre francs par mois) n'apparaissant pas

comme hors de proportion avee les ressourees du debiteur.

V. -

O'est eontre cette deeision qu'en temps utile Roch

a recouru aupres du Tribunal federal, en concluant ä. l'annu-

Iation de Ia saisie.

Le recourant pretend que e'est a tort que sa plainte a ete

ecartee eomme tardive, car, dit-il, Ie delai de plainte partait

en l'espece, non pas de la reception du proces-verbal de sai-

sie, soit du 28 aout, mais des Ia date seulement de Ia deci-

sion de l'office du 7 septembre. D'ailleurs, soutient-il encore,

en matiere de saisie de salaire, puisqu'il s'agit la d'une saisie

ä. futur, c'est ehaque mois que la question peut se poser a

nouveau de savoir si le salaire du debiteur est saisissable et

pour quelle quotite, ensorte qne eette question peut en tout

temps etre portee devant l'offiee et devant les autorites de

surveillance.

Au fond, le reeourant reconnait que

4 l'appIication da

l'art. 93 LP. ne donne lieu qu'a une pure appreciation de

faits » et dit done que e'est en fait que Ia saisie d'une partie

de son salaire n'est pas justifiee.

Statuant sur ces {aits et considerant en droit :

1. La plainte de Roeh aupres de l'autorite cantonale etait

incontestablement dirigee contre Ia saisie qui a ete pratiquee

sur son salaire; c'est encore au sujet de cette saisie, main-

tenue par l'autorite eantonale dans les limites auxquelles l'a-