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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 1. Abschnitt. Bundesverfassung.
gtUnbfü~(id), nid)t nur bieien Baftor, fonbern aUe UmfUinDe b~
fonfreten
%aUe~, we(cf)e
~emünftigerweife ~eacf)1ung Uerbienen
fönnen, ]0 a. ~. (lUcf) bie Wit1ur be~ e;treiteß, bie Sl(rt ber !pro~
aeafül)rnng, :Rüdficf)ien ber ~iUigfeit ~C., in
~etracf)t au öteljen.
?nur barf nittüdicf) -
barin ift bem ffietumnten oeiauvfUd)ten
-
bie ~ntfcf)eibung nicf)t febigHcf) auf fuojefti~er \IDiUfür beml)en,
fonbem mua in ben gegebenen tatfücf)licf)en med;ältniffen eine
obiefti~e :Red)tfertigung finben. :Dan aber bie fragUd)e ~ritimmung,
in biefem (Sinne aUßgelegt, nerfaffungßwibrig fei, bel)au:ptet ber
ffiefumnt felbft nid)t, unb 3war mit 1Red)t nid)t; benn eß befteljt
fein allgemeiner @rnnbfat, fei
e~ :publiaiftiid)er, fei eß
:ptil>at~
tecf)tlicf)er l.J(atur
be~,3nf)altß, Daß bie
(~erid)t~foften, aI~ @e"
bül)ren, weld)e ber (Staat für bie merwaHung ber,~ufti3 ~on ben
fie beanf:prud)enben !prh.H'tten bcaieljt, aUßfd)lteBlief) ber
ltnted!e~
genben !partei aufedegt werben bürfen; I>ielmel)r iit ber e;taat
befugt, beten 'ttagung fo au orbnen, wie eß 1f)m angemeffen er~
fd)eint, alfo 3weifeUoß auef), bie merfügung ljierüber bem freien
@rmeffen beß !Rief)ter~ in bem oben entwictelten (Sinne 3u über~
IaHen.
2. Stann eß Hef) bemmtef) nur fragen, 00 ber ffi:icf) ter, wie bel'
!Refurrent 'Weiter geltenb maef)t, f:peaieU im norliegenben %alle bie
ftreitige i8ejtimmung in einer \IDeife
au~ge{egt unb angewenbet
l)abe, weld)e fid) a{~ reine \IDiUfür, fomit a(ß materielle 1Red)t~.
netll,)eigcrung qualifiaim, fo ift (lUd)
bie~ unbebenfiid) au ~er~
neinen: :Die 'lRotil>iernng be~ angefoef)fenen Urteilß läBt unfd)wer
errennen, bll\3 baß Dbergerief)t bem in toer S)au:pffad)e unter"
liegenben l)eutigen :Jtefur§\oef{llgten nief)t bie gefilmten
@erief)tß~
lojten Ilufedegt ~at, Weil
e~ beffen, red) t (i d)
aUerbing~ unbe~
grünbeten ~inwnnb, er l)abe fid) mit bem !Reifenben be0!Relurrenten
über bie eingeflllgte \1orbernng ~minbart, bei her Stoftenl>erteilung
aUß @rünb e n b er ~ i((i 9 feit in ~ett'lld)t aog unb banlld) bn~
lBerljaUen
be~ 9teturrenten, wegen mangeIl)after
~nftruftion be~
!Reijenben, a(ß nid)t 9au3 einwllnbfrei eracf)tete. WC:it biefer Sl(rgu~
mentation Ilber tft 'ocr !Rief)ter über bie il)m burd) ben ?Borbel)lllt
be~ freien
~rmelien0, Md) ber
frü~eren Sl(ußfüljrung, geroiefene
e;d)ranfe leineßweg~ ~inaußgegangen.
3. ~nbIidj beruft fief) oer 9tefu,rent auf formeUe
!Red)t~~er~
H. Doppelbesteuerung. No 33.
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weigerung, bie barin liegen foU, bar, bie Stofteufentena nief)t mo"
ti~iert feL ~r ftellt bnbei nuf § 69 litt. c ber
S)anbeI0gertc9t~~
orbnung no, Welc9cr (autet:
lI:Dn~
~nburtei{ foU
ent~n(ten:
+
•
• c. oie reef)tlid)e ~egrünbung.1I ?nun fann
e~ frnglief) er<
fcgeinen, ob bie
merIe~ung biejer i8eftimmung itberl)au:pt ben
ft(l(tt~recf)t!ief)en 1nefur~ wegen formeUer
9ted)t~\.letroeigerung au
befJrünben ~ermöge.,3ebenfall~ aber ift oie ftreitige i8eftimmung,
roa~ Me Stoftenfentena betrifft, buref) ben mel)rerwül)nten § 71
ibidem infofem mobifi3iert, aI~ e~ einer befonberen WC:otibierung
ber StoftennerteUung nidjt bebarf, wenn, wie norliegenb, bie
@t'Ünbe ber :prafti3ierten merteiIung~art au~ ber e;ad)barfteUung
ertennbnr finb. :Der ffiefurrent geljt Iluef) 9ier ~on einer umief)ti.
gen morau~f~unß aUß, wenn er (an fief) 3utreffenb)· geltenb
mad)t, bie Stoftcnberteilung müffe motibiert fein, fofem rte
~on
ber !Regel abweid)e, ba, roie bereit~ geaeißt, für 'oie ~üUe ftreitiger
\Ud feine 1negef l)errjd)t, fonbem ba~ freie ~rmeffen beß ~Ricf)ter~
maugebenb tft.
:Demnaef) l)at bllß i8unbe~ßertd)t
erfa nnt:
:Der ffiefurß wirb aogewiefen.
n. Doppelbesteuerung. -
Double imposition.
33. Arret du 4 juin 19031 dans la cause
Fondation du Sanatorium populaire genevois de Clairmont-
sur-Sierre et consorts contre Conseil d'Etat de Vaud.
Droit da mutation sur des immeubles. Conflit intercantonal;
calcul. -
Repartition des passifs.
A. -
Le 6 juin 1902, est decede a Geneve, Oll i1 etait
domicilie, Jean-Georges-Jules Vallotton, en possession de la
suecession duquel sont entrees1 en vertu d'un testament du
defunt1 la fondation et les societes recourantes. Cette succes-
sion comprenait, comme actif:
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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 1. Abschnitt. Bundesverfassung.
a) des biens mobiliers,
pour une valeur deo
.
Fr. 48 463 50
b) deuK immeubles, situes
sur territoire vaudois, sa-
voir l'un dans Ia eommune
de Rolle, d'une valeur de. Fr. 18581 45
l'autre dans Ja eOl11mune
de Gilly, d'une valeur de .
»
8 609 70
»27191 15
Total de l'actif,
Fr. 75 654 65
D'autre part Ie Dassif
de Ia succession s'ele~ait a .
» 14 747 _
ensorte que l'actif net n'etait que de. . . Fr. 60 907 65
Pour le ealeul des droits de suceession a payer a l'Etat de
Vaud et aUK COl11l11unes de Rolle et de Gilly par les reeou-
rantes comme Mritieres de J.-G.-J. Vallotton Ie fisc vaudois
ne tint compte que de Ia valeur integrale de; immeubles sis
sur territoire vaudois, sans en deduire aucune portion quel-
eonque du passif grevant l'ensemble de Ia succession' et il
reclama des recourantes comme droits de suceession ~u de
mutation:
en faveur de l'Etat, le 10% de Ia valeur totale des immeu-
bles, par 2719 fr. 10;
e~. faveur de !a Commune de Rolle, le 15 Ofo de Ia valeur
de I Immeuble situe sur le territoire de Ia dite commune par
2787 fr. 23 C.;
,
et,.en faveur d? Ia Commune de Gilly, le 15 Ofo de la valeur
de llmmeuble SIS sur le territoire de cette commune par
1291 fr. 41) c.
'
B. -
Le 12 janvier 1903, les heritieres de J.-G.-J. Val-
lotton recoururent aupres du Conseil d'Etat vaudois en de-
mandant Ia reduction des droits de mutation a payer a I'Etat
et aUK communes de Rolle et de Gilly et en expliquant que
ces droits ne IJOuvaient porter que sur Ia valeur nette des
immeubles situes sur territoire vaudois apres deduction, de
la valeur totale de ces iml11eubles, d'une part proportionnelle
du passif grevant Ia succession.
Selon les calculs des recourantes, la repartition propor-
H. Doppelbesteuerung. N° 33.
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tionnelle du passif entre l'actif mobilier ascendant a 48 463fr.
50 C. et Ia valeur des immeubles de Rolle et de Gilly, du
montant de 27 191 fr. 15 c., devait avoir pour resultat de
faire supporter ce pastiif pour une somme de 9446 fr. 85 e.
par l'actif mobilier, et pour une somme de 5300 fr. 15 c. par
I'actif immobilier, cette derniere somme de 5300 fr. 15 c.
devant etre deduite pour partie, soit pour une somme de
3621 fr. 95 c., de la valeur de l'immeuble de Rolle, et pour
partie, soit pour une somme de 1678 fr. 20 e., de la valeur
de l'immeuble de Gilly.
C. -
Le 5 fevrier 1903, le Departement des Finances
du canton de Vaud ehargea le Receveur de l'Etat, de Rolle,
de porter a Ia connaissance des recourantes que leur recla-
mation du 12 janvier 1903 etait ecartee purement et simple-
ment en vertu de Ia loi vaudoise sur Ia perception du droit
de mutation.
D. -
C'est contre cet arrete du Conseil d'Etat vaudois,
respectivement cette decision du Departement eantonal des
Finances, en date du 5 fevrier 1903, que Ia Fondation du
Sanatorium populaire genevois de Ciairmont·sur-Sierre et les
autres societes beritieres de J.-G.-J. Vallotton, ont declare,
par memoire du 16 mars 1903, recourir au Tribunal federal
par Ia voie du re co urs de droit pubIic.
Les recourantes se plaignent de l'arrete ou de Ia decision
du 5 fevrier 1903 comme d'une double imposition interdite
par l'art. 46 Const. fed. Les recourantes invoquent a l'appui
de leur these les arrets rendus par le Tribunal federal en la
eause Dölli, du 5 decembre 1884, Rec. off. X, p. 443, et en
la cause Degoy, du 29 mars 1894, Rec. off. XX, p. 10.
E. -
Invite a repondre au recours, le Conseil d'Etat vau-
dois excipa d'abord du fait que Ia decision du 5 fevrier 1903
n'emanait que de son Departement des Finances et ne cons-
tituait nullement un prononce du Conseil d'Etat, qu'en conse-
quence, le recours de droit public n'etant passible que contre
une decision ou un arrete cantonal, les recourantes devaient
en premier lieu epuiser les instances cantonales en s'adres-
sant au Conseil d'Etat.
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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 1. Abschnitt. Bundesverfassung.
Rendu attentif a cette circonstance que, des recourantes,
aucune n'avait son siege ou son domicile dans le canton de
Vaud, et qu'elles n'etaient donc point soumises a Ia souve-
rainete et a la juridiction de ce canton et n'etaient ainsi pas-
tenues a epuiser les instances cantonales avant de recourir
au Tribunal federal, le Conseil d'Etat vaudois repondit an
recours en conc1uant au rejet de ce dernier au fond. Le de-
fendeur au recours allegue que, dans l'arret Degoy deja, le
Tribunal federal se serait demande s'il y avait lieu de main-
tenir le principe pose dans l'arret Dölli, de la repartition
proportionnelle du passif dans le cas d'une succession sou·
mise aux droits de mutation ou de succession dans deux ou
plusieurs cantons a la fois par le fait d'immeubles situes dans-
d'autres cantons que celui de l'ouverture de la succession; et
il pretend que, dans la cause Andre, du 3 mai 1899, Bec. off.
XXV, I, p. 238, le Tribunal federal serait parti du principe
contraire.
Le Conseil d'Etat invoque au surplus l'art. 33 de la Ioi
vaudoise sur la perception du droit de mutation, du 28 de-
cembre 1901, ainsi conQu: «Le droit de mutation sur les-
immeubles dependant de successions ouvertes hors du canton
est perQu sur leur valeur integrale, sans aucune deduction
pour les dettes de la succession. »
Enfin, le defendeur soutient que les recourantes auraient dU.
etablir d'abord, avant de pouvoir invoquer utilement l'art. 46
Const. fed., que l'on se trouvait bien en l'espece en presence
d'un confiit de droits de mutation cantonaux.
Statuant sur ces (aits et considerant en droit:
1. -
(Delai et forme.)
2. -
Le principe meme, consacre par Ia jurisprudence
du Tribunal federal, et a teneur duquel une succession ou-
verte dans un canton et comprenant un immeuble situe dans-
un autre canton, est soumise ä. la souverainete fiseale de ce
dernier quant a cet immeuble, -
n'est point ici en discussion.
Les recourantes ne contestent pas a FEtat de Va ud le droit
en principe de les astreindre au paiement de droits de mu-
tation pour les immeubles dependant de la suceession Val-
11. Doppelbesteuerung. N° 33.
141
10tton et sis sur territoire vaudois; les recourantes se plai-
gnent seulement de la faQon en laquelle ces droits de muta-
tion ont ete caleuIes.
Dans l'arret Dölli, precite, le Tribunal federal avait tranche
une question toute semblable a celle qui se pose en l'espece;
il avait admis qu'il etait dans Ia nature meme des choses, en
meme temps que de son essence, que le droit de mutation
ou l'impöt frappant une succession ne soit per'iu que sur la
fortune nette laissee par le defunt, apres deduction done du
passif; ce droit de succession ou de mutation ne doit pas
frapper isoIement et individuellement, comme teIs, les divers
objets compris dans la succession, au contraire ces objets ne
sont soumis a l'impöt de suceession que comme constituant
des parties integrantes de Ia sueeession; d'oll il suit qu'en
cas de conflits entre pIusieurs eantons en droit de percevoir
les droits de mutation ou de suceession grevant une succes-
sion determinee, l'un de ces cantons comme canton de domi- .
eile et de l'ouverture de Ia succession, l'autre ou les autres
cantons comme cantons de la situation de la chose, chaque
canton ne peut reclamer d'impöts ou de droits de succession
ou de mutation que dans la mesure Oll les objets appartenant
acette succession et soumis ä la souverainete fiscale du dit
canton, representent, par rapport a l'etat general (ie la suc-
cession, la fortune nette du defunt. Consequemment Ie Tri-
bunal federal avait deeide, tout droit cantonal contraire de-
meurant denue de valeur, que le passif grevant une succes-
sion devait, dans le cas d'un conflit intercantonal, se repartir
proportionnellement entre les diverses parties constitutives
de la suecession soumises chacune a une souverainete fiscale
differente.
Dans l'arret Degoy, malgre sa redaction peut-etre un peu
confuse, le Tribunal federal n'a pas fait application d'autres
principes et a confirme ceux sur lesquels repose l'arret Dölli.
Quant a l'arret Andre, invoque par l'Etat de Vaud, il traite
une espece absoIument differente; il s'agissait, en effet, dans
cet arret, de trancher Ia question de savoir si, en vertu du
traite sur l'etablissement des Fran<,;ais en Suisse et des
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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
Suisses en France, du 23 fevrier 1882, une Franliaise, domi-
ciliee en France, dont le mari etait decede en France, pou-
vait se prevaloir de son regime matrimonial derive du droit
frauliais, pour revendiquer comme proprietaire la moitie des
immeubles acquis par son mari en Suisse, durant la commu-
naute, et si, en consequence, les droits de mutation a payer
an fisc cantonal ne devaient pas etre calcuIes sur la moitie
seulement de la valeur de ces immenbles. La cause resolue
par cet arret n'a donc aucune analogie avec l'espece actuelle.
3. -
Il n'existe pour le Tribunal federal aucun motif
quelconque pour s'ecarter des principes consacres dans l'arret
DölIi et confirmes dans l'arret Degoy. L'application de ces
principes ä. la cause actuelle conduit indiscutablement a l'ad-
mission du recours comme bien fonde.
4. -
Il est superfln de rechercher quelles sont les dispo-
sitions que le Iegislateur vaudois a introduites dans le droit
cantonal sur cette matiere, car il est evident que ces dispo-
sitions ne sauraient etre appliquees a l'encontre du texte
formel de rart. 46 Const. fed. interdisant toute double impo-
sition de nature a cn3er un conflit intercantonal.
o. -
De meme, apparait comme irrelevante l'exception
tiree par l'Etat de Vaud du fait que les recourantes n'auraient
pas etabli ä. rigueur de droit l'existence reelle d'un conflit de
droits de mutation cantonaux; la jurisprudence du Tribunal
federal a toujours admis, d'une falion constante, que l'on se
trouvait en presence d'un cas de double imposition, incompa-
tible avec les dispositions du droit constitutionnel federal, des
qu'un canton pretendait soumettre a l'impot une personne ou
une chose astreinte deja a l'impot dans un autre canton, que
ce dernier fit ou non usage de sa prerogative (arret Degoy,
consid. 1). En l'espece, l'Etat de Vaud pretend soumettre
aQ'{ droits de mutation cantonaux et communaux une partie
plus considerable de la succession de J.-G.-J. Vallotton que
celle sur laquelle s'etend sa souverainete fiscale, atteignant
ainsi une partie de cette succession soumise a la souverainete
fiscale du canton de Geneve. Il y a donc bien double imposi-
tion au sens de la jurisprudence sus-rappelee.
H. Doppelbesteuerung. N° 34.
143
6. -
L'Etat de Vaud n'ayant eleve aucune observation
,quelconque a l'egard des chiffres en eux-memes indiques par
les recourantes, il y a lieu pour le Tribunal federal d'admettre
-ces chiffres comme exacts et conformes a la realite.
Par ce~ motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Le recours est declare bien fonde, et l'arrete du Conseil
d'Etat du canton de Vaud, respectivement la decision de son
Departement des Finances, en date du 5 fevrier 1903, est
annuIe; en consequence, les recourantes ne pourront etre
astreintes, de la part du fisc vaudois, au paiement des droits
de mutation ou de succession cantonaux et communaux que
pour la valeur nette des immeubles de Rolle et de Gilly, de-
duction faite d'une part proportionnelle du passif g1'evant Ia
succession J.-G.-J. Vallotton, en d'autres termes, que pour
les sommes de 14 959 f1'. 50 c. et 6931 fr. 50 c. (soit 18581 fr.
45 c., moins 3621 fr. 95 c.; et 8609 fr. 70 c., moins 1678 fr.
20 c.)
34. Urteil l)om 3.,3uni 1903
in ®ad)en ffi:ä\?cr gegen ffi:egierung5rat Stljurgau.
Doppelte Besteuet'ung von Liegenschaften. -
Mietzinseinnahmen aus
einer in einem andern Kanton (als dem Wohnsitz-Kanton des Be-
steuerten) gelegenen Liegenschaft. « BerufseiulwmrtU!lt. »
A. :ver ffi:efumnt ffi:ä~er, ber feinen .?Beruf aU5üOt, {jat feinen
~ol)nfi~ in @ütttngen, .Ranten;t{jurgau. @r
ocfi~t in ber
@)t-lbt .?Bem
3\1)ei S)äufer im @runbfteuerfd)a\1Ung5\1)ert \lon
141,500 ~r., für bie er Cut ®taat unb @emetnbe .?Bern bie mer~
mögen5fteuer entrid)tet. Weit
.?Beld)Iu~ \lom 27. ~eoruar 1903
erflärte ber lRegierung5rat be5 .Rantoni3;t{jurgau ben
lRä~er
fteuer:pft:id)tig für ba~ \lorIäufig auf 5600 ~r. \leranfd)(agte [J(iet.
ain~eintommen ber in .?Bern gelegenen ~äufer un'o 3\1)ar unter
bem;titel eine~ .lBeruf~einfemmeni3 gemiij3 § 25 'oe~ @ef~e~ oe.