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26_I_246

BGE 26 I 246

Bundesgericht (BGE) · 1900-05-22 · Français CH
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C. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

ä la vente, il y a lieu d'observer qu'il n'a aucune qualite pour

se plaindre en leur nom.

Par ces motifs,

La Ohambre des Poursuites et des FailJites

prononce:

Le recours est ecarte.

47. Arret du 22 mai 1900, dans la cause Eggis &- Oe.

Incompetence des autorites de surveillance pour statuer sur une

action en responsabilite contre un office des pOUl'suites au sens

de rart. 5 LP., ainsi que pour decider si les plaignants peuvent

etre astreints a un impöt.

I. -

Le 15 novembre 1899, Eggis & Oie, banquiers, a

Fribourg, ont obtenu l'adjudication d'un immeuble situe a la

rue de Lausanne, a Fribourg. Par memoire du .. 14 fevrier

1900, ils ont porte plainte contre l'office des poursuites de

la Sarine en faisant valoir ce qui suit :

1. Au moment de reclamer au locataire Alb. Ramstein le

prix de son loyer s'elevant a 600 fr. par an, ce dernier pro-

duisit une quittance de l'ancienne proprietaire, dame l\faas,

eonstatant que le loyer avait ete perl/u par elle, en 1897,

d'avance jusqu'au 25 juillet 1900. Les recourants perdent de

ce chef 8 mois de loyer, soit 400 fr. Lors des mises, le pre-

pose ne leur a aucunement parle de ce payement anticipe

qui, du reste, ne figurait pas sur l'etat des charges. Les

recourants ayant demande au prepose la production des

baux, il a repondu qu'il ne les avait pas et ne les connaissait

pas. Pourtant, il avait eu connaissance en particulier du bail

Ramstein, qu'il aurait du, par consequent, se faire remettre.

Ramstein a meme demande qu'il fut fait mention du paye-

ment effectue d'avance; mais le prepose lui a l'epondu qu'il

n'avait aucune formalite a remplir pour se garantir. Les plai-

gnants ont, par ces raisons, estime l'office des poursuites

responsable du dommage cause et ils ont conclu a ce que la

und Konkurskammer. No 47.

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somme de 400 fr. qu'iIs ne peuvent recuperer de Ramstein

leur soit restituee par l'office fautif.

2. Les plaignants ont re(ju, au commencement de janvier

1900 de la Oaisse de Ville, une reclamation de 142 fr. 05 c.

pour cote d'impot cantonal et communal de1899 et de 58 fr.

55 c. pour impot contre l'incendie de 1898. I1s ont refuse le

payement par le motif qu'ils n'avaient pas ete proprietaires

de l'immeuhle dont s'agit avant 1e 15 novembre 1899 et que

ces impots devaient avoir ete acquittes par prelevement sur

1e montaut de 4.7800 fr. verse ponr l'adjudication, puisque

l'office avait compris en premiere ligne dans l'etat des charges

« les impots. » En outre, la Oaisse de Ville n'a pas fait ins-

crire en temps utiIe ces pretentions et elle doit des lors en

etre forclose, conformement a la publication faite dans la

Feuille officielle.

Les recourants ont demande sur ce point a ce que la dite

reclamation pour impots non inscrits soit declaree non fondee

et qu'ils soient liberes du payement de ces cotes.

II. -

L'A.utorite cantonale de surveillance astatue, en

date du 3 mars 1900, de ne pas entrer en matiere snr le

recours pour cause d'iuc{)mpetence. Dans son prononce, elle

expose que la premiere conclusion concerne une action civile

an sens de Part. 5 LP. et la seconde nne reclamation d'une

somme d'argent echappant a la competence de l'Autorite de

surveillance.

III. -

Eggis & Oie, ont defere leurs reclamations en temps

utile au Tribunal federal.

IV. -

Dans sa reponse sur le recours, 1'Autorite canto-

nale declare maintenir sa maniere de voir en joignunt au

dossier un rapport de I'office sur les points litigieux. Il

resulte des deux memoires que dans les conditions de vente

tous les impöts non payes etaient mis ä la charge de l'ac-

querenr.

Statllal1t s'ur ces faits et considerant en droit :

1. -

Il est hors de cloute que les autorites de surveillance

ne sauraient etre competentes quant a la conclusion des

recourants tendant a ce que l'office soit tenn de leur payer

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C. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

la sommede 400 fr. Les plaignants eux-memes font valoir,

pour etablir le bien-fonde de cette pretention, que le prepose

leur avait cause, par des fautes commis es dans l'exercice de

ses fonctions, un dommage qu'il serait personnellement oblige

de reparer. On se trouve donc bien en presence dieme action

en responsabilite au sens de 1'art. 5 LP., action qui doit

etre portee devant le juge.

2. -

Avec autant de raison, l'instance cantonale s'est

refusee d'entrer en matiere sur le second point litigieux. Les

recourants demandaient que la reclamation de la Caisse de

Ville pour impots soit declaree non fondee et qu'ils soient

liberes du payement des cotes exigees. n s'agit la evidem-

ment de decider au fond, si les plaignants peuvent etre

astreints a une certaine prestation de droit public. 01', la

eompetence pour statuer ä ce sujet n'appart!ent ... pas aux

autorites de poursuite, mais a ceIles (judiciaires ou adminis-

tratives) auxquelles le legislateur cantonal a defere les ques-

tions se rapportant aux litiges de cette nature. C'est aupres

de ces dernieres autorites que les recourants auront a faire

valoir leurs objections (forclusion, etc.) touchant la dite recla-

mation d'impots, soit. par voie d'exception cont.re une demande

en payement des cotes dont s'agit, soit par le moyen d'une

action en repetition da l'indu. La competence des autorites

de surveillance ne semit acquise que s'il s'agissait d'annuler

et de redresseI' un acte se rattachant a la poursuite en ques-

tion ou d'el1 ordonner un tel. Mais aucune conc1usion de ce

genre n'a ete prise par les recourants. Du reste, on ne voit

guere comment ces derniers auraient ete fondes a soulever

des objections a cet egard, etant etabli par les piec'es du

dossier que tous les impöts non payes etaient mis par les

conditions de vente a la charge de l'acquereur.

Par ces motifs,

La Chambre des Poursuites et des Faillites

prononce:

Le recours est ecarte.

und Konkurskammer. N° 48.

48. ~ntfd}eib t10m 14. ~uni 1900 in \5ttd}tn

~ttfnet unb stonforten.

249

Nach/a8SrCI'{ahl'cn. Einsetzung eines Gläubigeraussch1J,sses; Stellung der

Aufsichtsbehörden zu demselben. Stellung des letztem gegenüber dem

Sachwalter, Art. 295, Abs.3 Betr.-Ges., und Kompetenzen des Sach-

walters im allgemeinen. Rechtliche {,age des Schuldners. Art. 298

Betr.-Ges.

1. SUm 29. Sanuttt 1900 \1>ul'be bel' stollefti\)gefellfd}aft lBit~er

& 9(ot~ in ~o{ot~um i)(:ad}lauftunbung im

~tnne t10n &rt.

294 unb 295 be6

lBetteibung6gefe~e6 be\1>ilIigt, bie

f~ä.ter um

a\1>ei

Ilnon(tfe t1etlä.ngert \1>utbe. SU(6

\5a~roa{tel' routtle bel'

StonfUt'ßbeetmte t10n

\5oIot~urn, 3. ~afnet, be3ei~net. mon ben

@Iä.ubtgern \1>urbe übel'bieß ein SUu6fd}uu befteUt, bel' in merbtn~

bung mit bem \5tt~roetUer bie @efd}ä.ftßlage \)on :att~er &, ~ot9

unterfud}en unb &nttnge betreffenb &nne~mbClrtett beß i)(ad)(ttu~

t1ertrClgeß bringen follte. ~rm 14. IlnCit3 faute bel' @lCiubiget(tltß~

fd)U13 ben lBefd}Iuu, eß fei bem

~eiU)abl't bel' %trma &b(tlbe:t

iRot~ bel' biß ba~in bie .!'tafte bel' @efellfd}aft gefü~rt unb betfut

einen' monatUd}en @e~etlt beöogen

~Cltte, in Bufunft fein @e9alt

me~t au6oubeaa~len. @egen biefen lBefd)IufJ er~ob SUb(tlbert ~ot~

geftü~t (tuf SUd. 295, SUbf. 3 beß lBetl'eibungegeie~eß :l8er~roetbe

bei bel' fantonCl{en

SUuffid}t60e~örbe für \5d}uIboetteloung unb

stonfure mit bem &nttClg, eß folIe i~m fein @e~etU, bel' in le~tet

Bett 200 %r.,monttUicf) oetragen ~aoe, aUd} roeited)in aU6be~Cl~:t

\1> erben. :tlie angegangene lBe~örbe Tetnb, e6 ~ange bel' ~ntfd}ctb

i.oer bie lBefd)roerbe »on ber %tage etO, 00 bel' @lauoigettt~ßf~ufJ

au feinem lBefd}luffe \>om 14. IlnCiq fom~etent geroefen. fe~. :tltefe

%rage fei au t1etneinen. :tlUl'd) bie i)(etd)(Cluftunbung fet bte. sto{~

lefti\>gefellfd)nft lBit~et & ff(ot~ nid)i nurgelöft \1>otben. ~tefe(oe

befte~e öur Stunbe nod). ~l'eöieU etfd}eine be:: angefo~telte .lBe~

fd){u13 beß @{Ciubigetaußfd}ufftß \)om 14. Ilnar~ alß tm ?!BIber.

f~tUd} ftegenb mit bel' lBeftimmung beß SUd. 298 beß lBunbe6;

gefe~eß üoet ~d)u(bbetteibung unb stonfurß, \1>eld}e @efe~e~oe.

ftimmung unter ben bod angegebenen lBefd}ranfun~en .bem Sd)ulbner

geftettte, fein @efd)/ift roetter 3U betteiben. ~~atrad}ltd} \1):tbe (t~~

b(tß @efd}llft bel' stolleltit1gefeUfd}(tft lBitd}er & 1Rot~ \1)etterbetrte~

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XXVI, !. -

1900