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25_I_534

BGE 25 I 534

Bundesgericht (BGE) · 1899-01-01 · Français CH
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534

Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

entfaUenbe, in ber mermaltnng

be~ Jtonfurßamtcß

6e~nbnd)e

mnteH an ben mftiuen ber WCaffe beß

(§;l)emann~ Dfll:ed)t, 10

fönnte bodj bie merfügung

be~ ?Betrei6ungßamteß nid)t

gefd)ü~t

l\)erben. ~enn nad)' ber

m6ftanb~ermirung ber (§;l)efrau fann

jebenfaU~ nid)t mel)r gefagt merben, bau ba~ Jtonfurßamt jenen

$llnteU für bie 6djufbnerin 6efi~e, fonbern e~ übt ben @em(1)rfam

au~ an 6teUe ber im JtoUofation6:plan nod) güftig 3ugeIaffenen

stonfur~g!au6iger. mud) l.lon biefem @efid)t6:punfte au~ fonnte bie

stlägerroUe ilt bem ißroöeife barü6er, roem jener mnteH

aUß3u~

liefern fei, nidjt ben mnfpred)ern ßl. Jtrentel &, ~ie. unb Jton~

forten ü6er6unben werben.

~emnad) 1)at bie 6d)ulb'6etrei6ung~~ unb st'onfurßtammer

erhnnt:

~er mefur~ mirb augemiefen.

109. Am'il du 9 novembre 1899 dans la cause Ziener.

Poursuite dirigee contre un incapable. Portee de la publication de

la mise sous conseil judiciaire.

1. Le 29 septembre 1898, Conrad Ziener, ä. Geneve, a fait

notifie~ a Fernand Scheimbet, photographe a Geneve, un

commandement de payer N° 44668 pour 1°, 30 fr., 2°,

54 fr. 60 et 3°, 56 fr. 60, avec interets. Ensuite d'opposition

de Scheimbet, Ziener a requis la main-levee provisoire qui a

ete prononcee, le 18 octobre 1898, a concurrence d'un mon-

tant de 130 fr. et interets courus, plus un emolument de

13 fr.

La commune d'origine de Scheimbet ayant requis son inter-

diction, le Tribunal de premiere instance a ecarte cette de-

mande, mais a prononce le 16 novembre 1898, la mise sous

conseil judiciaire de Scheimbet. Au debut de l'instance, soit

par ordonnance du 12 aout 1898, le sieur Uebersax, agent

d'affaires a Geneve, avait ete nomme administrateur provi-

soire des biens de Scheimbet.

A la requete de Ziener une saisie fut faite, le 7 novembre

und Konkurskammer. No 109.

1898, en mains d'Uebersax,lequel declara alors ne rien avoir

ni devoir a Scheimbet. Le 8 juillet 1899, une seconde saisie

s'opera en mains d'Uebersax qui porta, cette fois, sur «les

» sommes ou carnet de Caisse d'epargne qu'il peut avoir ap-

» partenant au debiteur. »

II. Par memoire du 20 juillet 1899, Uebersax, agissant en

sa qualite d'administrateur provisoire des biens de Scheimbet,

demanda a l'autorite cantonale de surveillance de prononcer

Ia llnllite du commandement de payer N° 44668. Le 22 aout

1899, ceIle-ci a admis le recours en declarantle dit com-

mandement sans effet a l'egard d'Uebersax en sa qUl1lite,

comme ayant ete irregulierement notifie, et en ordonnant

qu'il ne puisse litre procede a aucune executiou en vertu de

eet acte.

Cette decision est motivee comme suit :

Le commandement a ete notifie a Scheimbet personnelle-

ment, a une epoque Oll il etait pourvu d'un administrateur

provisoire de ses biens, c'est-a-dire d'un representant legal

dans le sens de l'art. 47 LP. Cette notification implique donc

une violation des al. 1 et 2 du dit article. L'exception de tar~

divete du recours, soulevee par le creancier, doit etre

repoussee, le delai de dix jours n'etant pas opposable a

Uebersax en sa qualite, car ce n'est pas a lui que le comman-

dement a ete notifie et il se plaint precisement de n'en avoir

pas eu connaissance.

ID. Conrad Ziener a recouru en temps utile au Tribunal

federal contre ce procede concluant a son annnlation et a ce

que le commandement N° 44668 et les actes de poursuite

subsequents iront leur voie.

Statuant sur ces (aits..et considerant en droit :

1. Le recourant fait valoir en premier lieu que la plainte

du 20 juillet 1899 adressee a l'autorite cantonale par

Uebersax en sa qualite d'administrateur provisoire des biens

et de la personne de Scheimbet, n'etait pas recevable pour

cause de tardivete. C'est a bon droit cepenaant que l'instance

cantonale a repousse ce moyen comme mal fonde. Ce moyen

ne saurait litre admis non plus par le Tribunal federal, alors

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Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

meme que l'on pourrait tenir compte de l'alIegue du recou-

rant consistant a dire qu'Uebersax avait eu connaissance

des le 7 novembre 1899 du commandement notifte a Scheim-

bet le 29 septembre precedent, allegue qui n'avait pas ete

formule devant l'autorite genevoise, ainsi que cela resulte de

la reponse de celle-ci. En effet, les actes de poursuites diriges,

en violation de l'art. 47 LP, contre un incapable au lieu de

l'etre contre son representant legal au sens du dit articlei

sont nuls de plein droit. Des lors le representant agissant en

cette qualite peut se prevaloir en tout temps de cette nullite

sans que le delai de dix jours de l'art. 17 lui soit opposable

(v. Archives I, N° 8, arret en Ia cause Gut).

2. TI Y a donc lieu d'examiner la decision attaquee quand

au fond. TI est a remarquer tout d'abord que le recourant

Ziener a fait valoir devant l'instance cantonale qu'il ignorait

Ia nomination d'Uebersax comme administrateur provisoire

des biens de Scheimbet et que le jugement du 12 aoftt qui

l'avait ordonnee, n'avait pas ete porte a la connaissance des

tiers. Ces affirmations snpposees etablies, la question se

pose, en effet, de savoir si le dit jugement peut avoir pOUT

consequence d'invalider les actes de poursuite de creanciers

qui n'ont pas ete mis en mesure, ni par un avis officiel ni

d'une autre maniere quelconque, d'en obtenir connaissance.

TI convient de rapporler sur ce point la maniere dont la loi

federale du 22 juin 1881 sur la capacite civile a tranche

cette me me question de principe. Cette loi dispose, dans son

.. art. 6, que « les restrietions apportees a Ia capacite civile ...

... ne sont opposables au tiers de bonne foi qu'a partir du

.. moment ou elles ont ete rendues publiques par un avis in-

.. sere dans une feuille officielle du canton dans Ieq uel la

> mise sous curatelle a ete prononcee .... »

D'apres ce texte, les contrats concius par des incapables

avant la publication de leur mise sous curatelle ont donc Ia

meme force vis-a-vis des tiers de bonne foi que s'lls avaient

ete conclus par des personnes jouissant de leur pleine capa-

cite civile. TI est evident que c'est l'interet de la securite et

de la loyaute des transactions qui a amene le legislateur a.

und Konkurskammer. No 109.

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eettesolution. Or celle-ci s'impose a plus forte raison encore

en matiere d'actes de poursuite qu'en matiere de contrats.

Le creancier poursuivant ne se trouve pas ordinairement en

rapport direct avec le debiteur comme c'est le cas entre per-

sonnes qui font un contrat, et i1 est, des lors, encore moins

en etat de se convaincre personnellement de l'absence chez

son debiteur des qualites legalement requises pour la capa-

cite civlle. Ensuite, II ne s'agit pas pour lui d'acquerir un

nouveau droit et de s'exposer ainsi au seul risque d'une

perte de gain en cas de nullite des actes de poursuite

diriges contre son debiteur personnellement. Ce qu'il veut,

c'est de faire valoir un droit deja acquis et l'annulation des

actes de poursuite, accomplis souvent depuis longtemps deja,

aurait ordinairement pour consequence de compromettre pro-

fondement ses interets legitimes. TI suffit, ä. eet egard, de se

representer le cas OU d'autres creanciers auraient obtenu

entre temps et a son prejudice des saisies fructueuses.

D'autre part, enftn, la dite solution n'entraine pas de lesion

reelle et injustifiable des interets du debiteur poursuivi. Soit

eelui-ci, soit son representant auront toujours la possibilite

de former opposition apres les delais en conformite de l'art.

77 LP, ou, du moins, d'intenter une action en repetition

(art. 86 LP). En dehors de cela, il reste encore au poursuivi

le droit d'actionner en dommages-interets les autorites tute-

laires dont la responsabllite legale se trouverait engagee a

teneur des dispositions du droit cantonal.

3. D'apres ce qui vient d'etre dit, il importe tout d'abord

de savoir en fait si, oui ou non, et, le cas ecMant, a quel

moment la nomination d'Uebersax comme admiuistrateur

provisoire de Scheimbet.a ete publiee et si, oui ou non, et,le

cas echeant, ä quel moment le recourant Ziener a eu connais-

sance de eette nomination autrement que par les publica-

tions. Si les actes de poursuite dont il s'agit tombent sur des

epoques ou la nomination etait deja publiee ou du moins

connue de Ziener, la diminution de la capacite civile du de-

biteur poufl:mivi, prevue par l'art. 458 du code de procedure

civile genevoise, doit etre opposable au poursuivant. En

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Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

d'autres termes, les actes de poursuite n'ont pu acquerir

aucune force juridique en faveur de Ziener, car, d'apres 1'1n-

terpretation donnee au dit article par l'instance cantonale, Ia

personne pourvue d'un administrateur legal est ä. considerer

comme incapable. Au cas contraire, ces ades doivent etre

tenus pour valables ä. fegard de Ziener comme si l'ordon-

nance du juge du 12 aoftt 1898 n'etait jamais intervenue.

Or, en l'espece, le contenu du dossier ne permet pas d'e-

tablir d'une manie re suffisante les circonstances de fait en

question. Les pie ces ne renferment qu'une simple affirma-

tion du recourant lui-meme. On peut invoquer, il est vrai, en

faveur de cette affirmation que l'instance cantonale ne l'a

pas expressement contesMe. Mais cela suffit d'autant moins

comme preuve de son exactitude que 1'on peut aussi cou-

cIure du silence de l'autoriM genevoise qu'elle n'a pas cru

devoir attribuer d'importance aces allegues pour la decision

meme de Ia cause. Dans ces conditions, il se justifie de ren-

voyer l'affaire devant I'instance cantonale afin qu'elle complete

l'instruction dans le sens susindique et juge ensuite ä. nou-

veau en se basant sur les considerants de droit du present

arret.

Par ces motifs,

la Chambre des poursuites et des faillites

prononce:

L'affaire est renvoyee ä. l'instance cantonale dans le sens

des considerants.

110. ~ntfd)eib l)om 10. ~ol)ember 1899 in ~ad)en

mud)müHer unb .reonforten.

Kompetenzen der e1'sten

Gläubigerve1'sammlung, Art. 238

Betr.-Ges. Bedeutung des Ausdruckes « F1'agen, deren Erle-

digung keinen Aufschub duldet.» Stellung des Bundesge-

richts, Art. 19 eod.

1. ~m 20. Wtai 1899 rourbe burd) ben @erid)tß:priijibenten

l)on miel gegen

~rau,3ol}anna Sjebroig [)ago ge6. morner ber-

Stonfur~ erfannt. .Bur WtaHe geöogen wurbe u. a. eine mefif;)ung

und Konkurskammer. N° 110.

an ber übergaHe in miet im @runbjteuerfd)atungßUlerie l,)on

38,630 ~r., Ule{d)e a(ß Unter:pfanb

~aftet für lYorberungen ber

Sj\):pot~efartaffe beß .reantonß mern, l,)on ~. mud)müUer, ~ierarat

in BOf;?ro\)I unb l)OIt ~. WtaiUau~Bucain, fffiein~anb{er in @enf.

[)iefe mefit?ung Ular burd) Jtaufnertrag l,)om 4. Wtiir3 1899 l)on

~rau 'I;ago an ~. ~incent, 'iffiein~linbfer in mief, l,)erfauft Ulor~

ben.,3m Beitpunfte ber .reonfur~erfennung Ular a6er ber .reauf~

»ertrag nod) nid)t gefertigt. [)ie am 8.,3uni 1899 ftattgefunbene

erjte @täuoiger"erfammtung befd)lo% mit 6 gegen 3 6ttmmen,

e~ fei ber

ml.lii~nte Jtaufuertrag l,)om 4. Wtiir3 1899 3u ge~

ne~migen unb bie ~nUliUigung 3ur lYer1igung beß ~ertr(tgeß 3u

erteilen, ref:p. bie betgegen eingelegte jßroteftation

~urücf3u3ie~en.

n. WCit ~d}riftfat? l,)om 12.,Juni 1899 erl)o6 ber @rliu6iger

jßauI @arnier bei ber lantonalen muffid)tß6el)örbe unter anberm

Ulegen Unangemeffen~eit unb llled}tßUltbrigfeit beß ilOrgenetnnten

mefd)luffeß mefd)Ulerbe. [)erfeI6e, fü~rte erauß, Ulenbe

ba~ ge~

fetmte Wtaffagut einem etn3elnen @lliu6iger au feiner [)ecfung 3U;

Stiiufer ~incent UloUe niimItd) ben .reauf:preiß mit fetnen %or~

berungen "emd)nen. [)er ~efd)lu% fei aud) gefef;)Ulibrig, UleU er

bie ~erUlertllng bCß l)au:ptfäd)1id)ften Wtaffaguteß fd)on etn bel'

erften @(liu6igerl,)erjammlung bebelIte, ol)ne baU [)ringUd)feit im

6inne l)on ~rt. 238 metr.~@ef. l)orge{egen ~a6e, unb roeH ferner

bie nad) ~rt. 256 erforberlid)e @inroiUigung ber qsfaltbgl<iu6iger

3ur ~ornal)me eine~ freil)iinbtgen ~erlaufe~ gefel)ft ~a6e.

III. :nurd) ~tfd)eib l,)om 6. ~uli 1899 ertriitte bie ~ufiid)t~~

6el)örbe für ben .reanton mem bie mefd)roerbe für begrünbet unh

l)ob ben angefod)tenen mefd}lu% etuf.

.

Bur megrünbung mad)te fie gettenb: Ü6er bie ~ornal)me l)on

~erfiiufen au~ freier S)anb 3U 6ejd)Uefjen, fet bie erfte @Umbiger=

l,)erfammlung nad) ~rt. 23.8 metr.~@ef. nur bann 6efugt, Ulenn

bie ~eriiuBerung feinen ~uffd)u6 leibe. [)a~ bie ~erauBerung ber

fragHcf)en 2tegenf d)aft beaUl. Me @enel)migung beß

jtetufl)ettrage~

"om 4. WCiirö 1899 im ~n1ereffe ber Wtaffe feinen muffd)u6 ge~

fitten, Ulerbe nun alier "on ben @lliu6igern, bie i)em mefd)Iuffe

6eigeftimmt

~a6en, in il)ren @egenliemerfungen 3ur l)orUegenben

mefd)roerbe nitl}t 6el)etu:ptet unb fei aud) nid)t aUß ben ~ften er~

fid}tUcf).

~on einermefugniß ber @liiu6igerl)erfetmmlung l)om

8.,3uni 1899, ben in ~r<lge fte~enben meld)Iu% 3u faffen, lönne