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25_II_975

BGE 25 II 975

Bundesgericht (BGE) · 1899-01-01 · Français CH
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974

Civilrechtspflege.

Ulerben, beren '1.(ußfül}tUngen oben in @;rUl. 1 re:proimoiert Ulorben

finb, fOUlte auf bie forgfiiWge,3ufammenfteUung

l)e~ .striiger~ in

.stragbeHage 8, ~. 26 ff. Unter biefen Umftänbcn abet· fann ni~t

mel}r \)on einer aufälligen Übereinftimmung ober \)on einem in

ber ~Hei~l}eit ber WCetl}obe felbft begrunbeten >ftl}nH~feit gef:pro~

~en Ulerben; \)ielmel}r ift bie

'1.(u~Ulal}1 unb ~ormgebung beß·

~toffe~, 1mb bie

'1.(u~fül}tUn\J ber WCetl}obe im einaelnen,. beim

5Bef1agten biefdbe Ulie beim .striiger, fteUt

fona~ fein etgeneß

@eifte~Ulerf bar (\)gL ben umgefel}rten ~all in :namba~ß @ut~

a~ten ~. 2, 6. 43 f.). :nabei ift au bemerfen, ba~ e~ für bie-

~rage, ob baß

Url}eberre~t beß .stliigerß

\lede~t fei, auf bas·

quantitati\le ?Serl}ältni~ ber in fein e m lillerfe cntl}aItenen unn.

\)om 5Bef1llgten

na~gebruetten au ben bllfelbft entl}aItenen unb

ni~l na~gebruetten Ilnfommt,

ni~t aber barauf, ob bie bem

flägerif~en lillerfe

na~gebruetten 2tufgaben im lillerfe beß 5Be~

fragten nur einen geringfügigen lRaum einnel}men (Ulaß übrigen~

tl}atfä~U~ ni~t au treffen würbe). ~i~t barauf fommt eß an,

00 in bem lillerfe, ba~ ben

~a~bruet entl}äIt, biefer

~1l~btUct

nur einen quantitati\l rIeinen :teil be~ gan3en lillerfe~ bUbet, fon~

bern barauf, ob ein quantitati\)

erl}ebli~er :teil beß Drigin,d~

w erfeß na~gebruett ift. Unb ferner ift flar, ba~ fitr bie 5Bem:~

teHung ber

~rage, 00 eine

mer(e~ung be~ Url}eberre~tc~ be~

.Rläger~ an ben IlngeUlanbten 5Beif:pie1en \lodiege, cinoig auf biefe

m:ufgaben in beiben lRc~enl}eften aoauftellen ift, unb

ni~t (wit

bie~ ba~ @uta~ten smetli tl}ut) auf

ba~ ?Serl}iiltni~ ber na~ge~·

l)tUcftcn angewanbten m:ufgaben aur @efamtoal}l ber (angeUlanbten

unb reinen,3a'l}len.) m:ufgaben. :nie gegenteUtge m:uffaffung,

Ulürbe 3u ber unanneljmbaren .stonfequen3 fül}reu, ba~ ber

?Ser~

anfüllter

eine~

2e'l}rmittel~ für alle lS~ulftufen a. $S. für eine

befUmmte

~~ulftufe ein

f~Ott

\lorl},mbene~ lillert nQct)brueten

bürfte.

8. Sft fona~ ba~ Url}ebme~t be~ stUiger~ in ber :tl}at \ler,,-

le~t, 10 mu~ fein erfte~ lRe~t5begeljren im \loUen Umf"nge gt'"

f~ü~t werben, ba ba~ lillerf be~ 5Bef!agten ein einl}eitli~e~ @,moe6

flUbet uno nt~t eima na~ feinen edaubten unb

lti~t erlaubten

steHen

a.u~einanbergeriffen Ulerben fann. :nabei li(eibt bem 5Be~

flagten natüdi~ \lorbeljalten, ein lRe~enM~(ein, ba~ einen ~a~;:;

XII. Organisation der Bundesrechtspßege. N0 118.

975

bruet be~ fliigerif~elt im enimtetelten 6inne ni~t ent'l}iilt, l)crau~~

3ugeben. m:6er au~ bie @;ntf~äbtgung5forberun9 be~ JUäger~ ift

:prinoi:ptell

a(~ liegrünbet oU erflären. :net~ bie mede~ung beß

Url}eberrecqt~ \lcrfa~(j~ erfolgt ift, gel}t aUß ber getnaen ~{rt unb

lilleife be~ ?Sorgel}en~ be~ 5Beflagten ljer\lor; aber au~ bie @;,ri.

ften3 eineß 6~aben~ tft, \1.1ie bic erfte Snftaua 3utreffenb aUßfül}d,

na~gewiefen, fO\l>eit ein fol~er 9((~wet~ Md) m:rt. 12 Url}e6er.

re~t~gefe~ überl}au:pt \lednugt wirb. 5Beoügn~ be~ Ouantita.ti:OC6

ber @;ntf~abigung fobann l}at bie ?Sorinftana

na~ il)rem freien

@;rmeffen geurteilt, c'l}ne l}tefür ma~gebenbe ~aftoren auj3er m:~t

geraffen au l)aben.

9. m:uf bie ~rage, 00 Me .strage au~ au~ bem @efid)tß:punfte

eine~ 2{nf:pru~eß alt~ unerlaubter S)anblung

na~ m:rt. 50 ff.

D.~lR. gutoul}eij3en Uläre, flrau~t unter biefen Umftänben ni~t

eingetreten alt Ulerben.

:nemnQ~ l}(Ü baß munbe~geri~t

eda.nnt:

:nie 5Berufung \1.1!rb al~ unbegrünbet nbgeUliefen uno fomit baß

UrteU

be~

m::p:peUation~Beri~t~

be~ stanton~ 5BafeIftabt \lom

10. Sufi 1899 in allen :teilen lief tätigt.

XII. Organisation der Bundesrechtsp:flega.

Organisation judiciaire federale.

118. Am~t du 11 novembre 1899 dans la cause

Collim'd contre Savoy et cOnsorts.

Org. judo fed. Art. 58 et 60 al. 1; art. 65 al. 1. -

Jugement an

fond definitif. -

Somme da litige envers de codemandeurs. _

Delai de reconrs.

Amedee Savoy, juge de paix, et Alfred Monnard, greffier

de paix a Chatel-Snint-Denis avaient formule, en date du 26

. mai 1898 it la charge de Nicolas Colliard, au dit lieu, une

plainte penale pour calomnie publique.

976

Chilrechtspflege.

A l'appui de leul' plainte, Hs alteguaient en substance:

a) Un jugement arbitral intervenu contre Nicolas Colliard

et Denis Millasson, dans Ie courant de 1897, fut depose au-

pres du juge de paix de CMtel, qui fut requis d'en faire de-

livrer deux extraits conformes.

b) Le 21 mars 1898, Colliard, se trouvant a l'auberge de

Croix d'Or, a CMtel, avec Denis Millasson, dit en presence

des consommateurs que ce dernier s'etait mis d'accord avec

le juge de paix et son greffier pour falsifiel' le jugement i r-

bitral.

c) Le 6 mai 1898, Denis Millasson fit la rencontre de Ni-

colas Colliard qui, en presence de temoins, affirma de nou-

veau que sa partie adverse s'etait entendue avec ces « beaux

messieurs, » le juge de paix et le greffier; qu'elle leur avait

paya du « vin bouche » pour falsifier le jugement arbitral en

question.

Nicolas Colliard a ete renvoye devant le Tribunal correc-

tionnel de la Veveyse, comme prevenu de calomnie publique,

le 1 er octobre 1898.

Denis Millasson s'est joint a la plainte de MM. Savoy et

Monnard, et les trois plaintes ont aU; traitees eumnlativement.

Les plaignants Savoy, Monnard et Millasson se sont consti-

tues parties civiles et ont conclu, chaeun pour ce qui le

concerne, ä. ce que Nicolas Colliard soit condamne a leur

acquitter une indemnite de 500 fr.

.

Le prevenu Colliard a, de son cöte, denonce comme un

acte de faux immaterielle proces-verbal des arbitres du

12 aout 1897, les clauses du dit acte n'etant pas conformes

a Ia decision prise par les dits arbitres en ce qui concerne

la repartition des depens. TI a, des 10rs, requis Ja suspension

du proces en calomnie jusqu'a droit connu sur la question de

faux, et les plaignants ont adhere a cette demande de sus-

pension.

Nieolas Colliard a, par acte du 10 oetobre 1898, denonce

a la Prefecture c;le la Veveyse le pretendu faux signale dans

le jugement arbitral.

Une instruction penale fut ouverte contre le juge de paix

XII. Organisation der Bundesrechtspflege. N· H8.

977

Savoy, et par arret du 24 decembre 1898, Ia Chambre d'ac-

cusation du canton de Fribourg a rendu une ordonnance de

non-lieu en faveur du prevenu, estimant qu'il n'existait a sa

charge aucun indice de culpabilite.

A la suite de cet al'ret, l'instruction du pro ces en calomnie

a ete reprise, et, a l'audience du 4 fevrier 1899. A. Savoy, se

fondant sur Ia plainte pour faux immateriel portee contre

lui, a declare porter a 2000 fr. le chiffre de la conclusion

civile prise par lui contre N. Colliard.

Le dit jour le tribunal a rendu contre Colliard un jugement

par defaut; Ie condamne ayant requis et obtenu le relief, la

cause a ete reprise a l'audience du 22 avril 1899, dans la-

quelle Colliard a conclu au rejet des nouvelles demandes ci-

viles forme es contre lui, et, reconventionnellement, a ce qu'll

lui fiit alloue, a la charge des plaignants solidairement, nne

indemnite de 2000 fr. moderation de justice reservee, ce en

raison des irregularites et fautes commises dans le depot du

jugement arbitral.

L'instruction a etabli par le temoignage de divers te-

moins, ainsi que par l'aveu du prevenu, que celui-ci a reelle-

ment tenu, dans les circonstances et lieux rapportes par Ia

plainte, les propos incrimines par les plaignants, sauf toute-

fois ceux tenus a l'auberge de la Croix d'Or.

Par jugement du 22 avril 1899,le Tribunal de Ia Veveyse,

considerant que les faits ci-dessus constituent le delit de ca-

lomnie non publiqne prevu a l'art. 411 du CP., qu'il n'y

avait pas lieu de prendre en consideration l'alMgue du pre-

venu disant qu'il n'a pas eu l'intention de porter atteinte ä..

l'honneur des plaignants, a condamne correctionnellement.

N. Colliard a 20 jours d'emprisonnement et an paiement des

frais de justice. TI a en outre admis les conclusions eiviles

prises par les plaignants, et fixe a 800 fr.l'indemnite a payer·

a Amedee Savoy et a 100 fr. l'indemnite a payer a chacun

des deux autres plaignants, ce avec suite de tous frais. La.

demande reconventionnelle a ete ecartee.

Colliard a interjete contre ce jugement un recours en cas-

sation, et il s'est en outre pourvu subsidiairement en appel

978

Givilrechtsptlege.

contre la partie civile de ce prononce. Le pourvoi en cassa-

tion a ete rejete par am~t du 28 juin 1899.

Statuant sur l'appel en date du 12 juillet 1899, la Cour

d'appel du canton de Fribourg, infirmant partiellement la

sentence des premiers juges, a prononce ce qui suit :

10 Le reconrs est declare irrecevable en ce qui concerne

le prononce intervenu sur les conc1usions civiles d'Alfred

Monnard et Denis Millasson.

2° La conclusion en indemnite formulee par Amedee Savoy

est admise en principe, mais le chiffre en est reduit ä. 200 fr.;

pour le surplus N. Colliard est admis dans sa conclusion libe-

ratoire.

3° La conclusion reconventionnelle de N. Colliard est de-

c1aree irrecevable.

4° Le recourant N. Colliard est condamne en tous les

depens.

Cet arret se fonde, en substance, sur les motifs ci-apres:

Les conclusions prises par A. Monnard et D. Millasson

tendent a obtenir le paiement d'une indenmite de 500 fr.

chacun. Le prononce du tribunal correctionnel est definitif a

leur egard, et partant non susceptible d'appel de la part da

N. Colliard. La demande formee par A. Savoyest en revanche

superieure au chiffre determinant la competence definitive du

tribunal d'arrondissement, et l'appel de ce chef doit etre

declare recevable. Les propos diffamatoires tenus par Colliard

a l'adresse de Savoy sont etablis, ainsi que l'intention dolo-

sive de leur auteur, par un jugement correctionnel aujour-

d'hui definitif. En ce qui concerne l'existence de la quotite

du prejudice causa, le demandeur n'a pas invoque de dom-

mage materiel; en revanche il a subi, a 1'0ccasion de l'exer-

eice de ses fonctions, une atteinte grave dans sa situation

personnelle par le fait et la faute du sieur Colliard. Toutefois

la reparation du tort moral resulte deja suffisamment de la

condamnation correctionnelle de Colliard ä. r emprisonnementj

il y a lieu en consequence de ramener le chitlre de l'indemnite

allouee a Savoy a la somme representant les demarches et

frais qu'il a du faire pour la defense de sa cause, somme qua

XII. Organisation der Bundesrechtsptlege. N° HS.

979

1e tribunal arbitre ä. 200 fr. La conclusion reconventionnelle

.de Colliard est irrecevable en presence des dispositions de

l'aft. 278 Cpp.; elle n'etait d'ailleurs pas connexe aux faits

releves a l'appui de la plainte en calomnie, et, en outre, elle

reposait sur des faits qui n'ont pas et6 etablis.

C'est contre cet arret que N. Colliard a recouru en temps

utile en reforme au Tribunal federal, conc1uant a ce qu'il lui

11laise lui adjuger les conclusions par lui formuIees devant les

instances cantonales; il conclut en outre, subsidiairement, a

liberation, ou atout le moins a la compensation de la con-

-clusion prise par les intimes dans leur intervention civile, et,

enfin a ce qu'il plaise au Tribunal de ceans ordonner que la

-Cour d'appel de Fribourg prononce sur le recours qui a ete

interjeM par Colliard contre Monnard et Millasson, ce tant

'P0ur ce qui concerne 1& conclusion reconventionnelle en dom-

mages-inMrets prise solidairement contre eux et A. Savoy,

llue sur la conc1usion en liberation prise a l'encontrede leurs

conclusions en dommages·interets, et au besoin, annuler ou

xectifier l'arret dont est recours.

Statuant .~U1· ces (aits et consid.erant en droit :

1. - ....

2. -

Si le recours est regulier quant a la forme, il est en

Tevanche irrecevable en tant que dirige contre la demande

reconventionnelle. L'instance cantonale n'a pas statue an fond

13ur cette demande, mais elle l'a ecartee comme irrecevable,

-par le motif de procedure portant que si l'art. 278 Cpp.

:autorise les plaignants a se constituer parties civiles dans

lIne cause penale, cette disposition ne permet pas au pre-

\Tenu de conclure reconventionnellement. Cette solution d'une

question de procedure, qui ne se caracterise pas comme un

jugement au fond, et qui repose uniquement sur l'applica-

tion du droit cantonal se soustrait au contröle du Tribunal

'fed6ral. La question de savoir si, comme le soutient le recou-

rant, cette solution implique un deni de justice, ne saurait

~tre examin6e apropos ti'un recours en reforme, et d'ailleurs

il est evident que· ce moyen devrait etre dec1are denne de

tout fondement.

980

Givilreehtspflege.

3. -

En revanche le recours, ponr autant qu'il a trait a llll

demande principale, est recevable a l'egard des trois deman-

deurs.

Aux termes de l'art. 60, al. 1 er de Ia loi sur forg. judo fed.,.

les divers chefs de conclusions formes par le demandeur l'1l

des consorts sont additionnes, meme Iorsqu'ils portent sur

des objets distincts, pourvu qu'ils ne s'excIuent pas recipro~

quement. Or Ies demandes d'indemnites emanees des trois.

demandeurs ont ete formulees et traitees dans Ia meme pro-

cedure, et ces conclusions ne s'excluent pas reciproquement;:

l'on se trouve ainsi en presence des conditions enumerees a

l'art. 60 precite. En effet, ainsi que le Tribunal federall'aex-

prime dans l'arret en la cause Frey et consorts c. Weil, du.

8 octobre 1897 (Rec. of. XXIII, II, p. 168(}), l'art. 60 doit re-

cevoir son application dans tous les cas dans lesquels; devant

lestribunaux cantonaux et a teneur de Ia Iegislation canto-

nale, plusieurs pretentions juridiques ont ete reunies dan$

un proces, soit par un, soit par plusieurs demandeurs.

A la verite ron ne se trouve pas, dans I'espece,. en pre-

sence d'un jugement au fond de I'instance cantonale supe-

rieure, en ce qui concerne les codemandeurs Monnard et

Millasson; au contraire la Cour cantonale a prononce, en C&

qui a trait aces demandeurs, qu'aux termes de Ia proce-

dure fribourgeoise un recours a Ia deuxieme instance canto-

nale etait irrecevable, attendu que cette procedure ne per-

met pas, en cas de cumulation subjective des demandes,.

d'additionner le montant des sommes en Iitige. Cette deci-

sion en matiere de procedure cantonale lie evidemment Ie

Tribunal federal, et il ne peut etre question de renvoyer

l'affaire, comme Ie recourant le demande, a Ia Cour d'appel,

afin que celle-ci statue egaIement au fond sur les pretention&

des co-demandeurs Monnard et Millasson. En ce qui touche

ces derniers, le jugement cantonal de premiere instance ap-

parait, conformement aux dispositions de la procedure fri-

bourgeoise, en meme temps comme le jugement de la der-

niere instance cantonale competente. Toutefois cette circon-

stance n'exclut pas Ia recevabilite du recours au Tribunal

XII. Organisation der Bundesreehtspflege. N° 118.

98E

federal, laquelle est reglee d'apres le droit federal, a savok

conformement aux dispositions de l'art. 60, al. 1'" precite de·

la loi sur l'org. judo fed. C'est egalement en vain qu'on vou-

drait pretendre que le recours au Tribunal federal relati-

vement aux pretentions des codemandeurs Monnard et

Millasson est tardif, comme n'ayant pas e16 declare dans le

deIai de vingt jours a partir de Ia communication du jugement-

de premiere instance, alors que, en ce qui concerne les dites

pretentions, Ie jugement de premiere instance doit ~tre con-

sidere comme le jugement au fond definitif des instances can-

tonales. En effet le Tribunal federal a declare a diverses re--

prises (voir entre autres arrets dans les causes Schweizer.

Typographenbund c. Wullschleger et· consorts, du 19 no-

vembre 1898, R. O. XXIV, 2" partie p. 935 et suiv.; Mertz c.

Drosophore, du 29 avril 189~, R. O. XXV, 26 partie, p. 544-

et suiv.) que pour que ce Tribunal puisse entrer en matiere

snr un recours, il etait necessaire que le pro ces eut e16 de-

finitivement liquide devant les instances cantonaIes, qu'il

existät un jugement au fond cantonal comprenant toutes les.

pretentions litigieuses en Ia cause, et qu'en particulier, en

cas de debat collectif, les instances cantonales devaient avoir"

statue definitivement, ä. l'egard des pretentions formulees par

chacune des parties conjointes, pour que le litige puisse etre-

porte par voie de recours devant Ie Tribunal federal. Il suit

de ce principe que, dans l'espece, c'est seulement le pro non ce-

de Ia derniere instance cantonale, lequel statue definitivement

sur les pretentiolls formulees par N. Savoy, qui constituß'

Ia decision au fond susceptible de recours au Tribunal de

ceans, tandis qu'anterieurement a ce prononce, on se trouvait

seulement en presence de jugements partiels, concernallt les

conclusions des demandeurs Monnard et Milasson, jugements

qui n'etaient pas susceptibles de recours autonome au Tri-

bunal federal. En consequence le delai oe recours, pour l'en-

semble du proces, commen<;ait a courir seulement a partir de-

Ia communication du deuxieme jugement aux parties.

4. -

Le recours:. en ce qui concerne la demande princi-

pale, est donc recevable dans toute son etendue, et par con-

982

Civilrechtspllege.

sequent aussi vis-a-vis des demandeurs Monnard et Millasson;

en revanche le dit recours apparait d'embIee comme depourvu

de tout fondement.

Par ces motifs,

Le Tribunal federal

prononce:

Le recours est ecarte, et l'arret rendu entre parties par

Ia Cour d'appel du canton deFribourg, le 12 juillet 1899, est

~aintenu.

119. tlrteit bom 6. ~e3em6er 1899 in <Sad}en

m5ü t qrid} & @:ie. gegen llt9t) n.

Art. 67 AlJs. 2 Org.-Ges.: Formalitäten der Berlt{ung.

A. Ü6et eine auf bas ~a6rtt9aftpf{id}tgefe~ fid} ftü~enbe Stlage

"bes lltu'ooff lltqt)n gegen bie

~irma m5üt~rid} & @:ie. edcmnte

her &:p:pelIcdions~ unb Staffattons~of bes Stantons ~ern unterm

29. 6e:ptem6er 1899 oherinftanaHd}:

1. ~ie ~ef(agte tft bem Striiger gegenüber 3u folgenben 2etftun~

sen berurtetIt :

a. .Bur

~e3a9Iung einer reftart&lid}en &berfalfumme bon

4640 ~r. nebft BilIs babon ä. 5 010 feit 19. ~eaem6er 1897;

b. 5ur ~eaal){ung einer le6ensliinglid}en lltente bon 300 ~r.

fiimg je auf ben 24. &:pril bes 6etreffenben Sal)res, unb amar

trftmaIß im,3al)re 1899.

2. ~ie 9lettififation bes gegenwiirtigen UrteUs im !Stnne bon

&rt. 8 bei3 ~a6rUliaft:pf{id}tgefe~es ttlirb 3u @unften 6eiber ll5ar~

teien borbel)aUen.

B. @egen biefeS Urteil 9at bie ~etlagte bie ~erufung angemer~

"bet. Sn ber ~emfungi3edIiirung ttlurben fofgenbe &biinberungen bes

Urteils bes tiernifd}en &:p:pellationsl)ofe13 6eantragt:

L ~s fet ber

~etrag ber reftanaHd}en &berfalfumme ange~

-merten l)erab3ufei$en unb jebenfalls bie),Berj.lf{id)tung aur),Beqin~

Jung biefe13

~etrilfjei3 feif 19. ~eaem6er 1897 a6auiinbern.

XII. Organisation der Bundesrechtspllege. N° 119.

983

2. ~s fei bie Ie6en131iinglid}e lltente, ttleld}e bem Stliiger

nU$~

ouri~ten fein wirb, angemeffen gera6ouie~en.

~as ~unbeßgerid)t aie9t in ~rttlCigultg:

i11ad} &rt. 67 &6f. 2

Org.~@ef· tit in ber

~erufungser~

niirung anaugeben, inttlie\l)eit ba13 fantonale Urteil angefod}ten

mirb unb

ttler~e &hiinberungen 6eantragt \l)crbelt. ~a~ @efe~

ttlill, baS bas @erid}t bon uorn~erein \urne, unb ban aud} bie

@egen:partei fd}on burd} bie i9r mitauteHenbe fBerufung13ernarung

in ben !Staub geiterrt werbe, au 6eurteHen, \1)a13 in ber

6uubes~

ßerid}tli~en Snftana nod} ftretttg tft, in~6efonbere wie l)od}

fi~

hei ucrmöl3ensred}tIid}en &nftiinben ba13 nod} ftreitige,3ntereife

beliiuft. ~ie ~erufung~nlltriige miiffen besl)aI6 möglid}ft 6efUmmt

unb gennu (auten. !So genügt eS bei 6d}abene*~, unb iil)nli~en

&nf~rüd}en nid}t, bnn 6loS allgemein bie 9tid}tung beaeid}net

"merbe, tn ber ber ~erufungsniiger oie &biinberung

eine~ UrteHs

anbegel)rt, fonbern es mun aiffermiiSig ber Umfang unb ba13

IDCas befien angegeben fein, ttla13 in &6ttlei~ung uom

angefod}~

tenen tlrteHe bedangt ttltrb. ~ligefe~en bom Broecf ber ~efttm,

mung tft biesbeaüglid} au~ auf bm franaö~fd}en ~e.rt au

uer~

weifen, ber lautet: «Cette declaration indique dans quelle

... mesnre le jugement est attaque et mentionne les modifi-

» cations demandees» (bergt nu~ &mt(. 6ammL ber buube~~

gerid}tL ~ntf~" ~b. XXI, 6. 424; ~b. XX, !S. 394). ~em

~rforberniife mögU~ftcr ~efttmmtl)eit unb @ennuigteit ber ~e~

t'ufung13amriige entf:prid}t nun eine

~affung, ttlie fte 91er

\)Or~

liegt, nid}t,inbem es cm einer aiffermCiuigen &nga6e über ben

Umfang unb bas 'ünaS bcr gettlünfd}ten &6iinberungen gebrtd}t.

l~S tft aud} ntd}t etttla principaliter ein

6efttmmte~ Q3-egel)ren

formuliert unb bIon ebentueU auf lltebuftton na~ rid}tedid}em

~rmeffen angetragen; fonbern bie

~egel)ren fauten einaig auf

cmgemeffene

S)era6fe~ung ber gef:prod}enen

~tid}iibigung. ~ies

4)at aur ?joIge, ban bie ~erufung, ttleil i9r ein

wefentlid}e~ ge,

fe~lid}eß

~rforberni13 mangeH, als red}tnd} unttlirffnm crfliirt

werben mua. 'ünit

~eaug auf etnen jßunft, ba13

~atum bes

~eginne13 be13 Binfen{aufe13, ijt bie ~erufung13erf{iimng aUerbing~

Sefttmmter formu!ied. &lIein eß tft fear, ban nuf biefen rein

<tccefforif~en Il5unft nid}t eingetreten ttlerben fltnn, wenn bie ~e=-