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24_I_581

BGE 24 I 581

Bundesgericht (BGE) · 1898-01-01 · Français CH
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Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.

bel'

SDolJ~eI6efteuerun9 6eftritfen Jl.)irb, öU

fd)ü~en tft unb bie-

munbeß6e~örben fönnen fid) beim ~l1tld)eibe bel' ~rag:, 06 biefe-

mo:außfelJlt~9en

bor~anben feien, nid)t burd) tnntonnle

mor~

f~rtften aUf bem, ®e6t~te be~ ~ieber(\ifful1g~roefen~ 6inben (nffen.

mlelmef)r f)afJen fte freI öU 'Pruten, 00 berartige, fantonalred)tfid)

9,eforberte ~ormantäten für bie ~rage bel' ®teuernmd)tfgung be~

eI~ten ~f{'anton>3 i~ mer'9iHtni5 aum anbern bon mebeutung feien,.

Jl.)Ie bel.ln aud) m ~rt 31 bel' Urner merfafiung bie munbe~",

borfd):lfi~n, tu03u aud) ba~ mer60t bel' SDo'P'Pel6efteuerung gef)ört,.

nUßbrudltd) \)or6~'9aften finb.

3. ~ud) bel'

~inroanb! baa bel' 1YCetunent feine Steuer'pfHd)t

gegenüber

~er, ®emeinb~ ~nbermatt anerfannt

~a6e, f)ldt nid)t

Eitanb. \/tut .. l.11~ . erf!€. @;m(abung aur Sefbfteinfd)äi?un}1 f)in f)atte

~r~l)

Qu~brucf(~d) leme Steuer'PfUd)t unter ~imud~ barauf 6e~

l~ltten, baf; fem

Ei~euerbom~3H 211öern ft'i. \IDenn er nun auf

eltt: balb ?arauf an tf)n erfal1ene erneute ~ufforoerung bQ~ ~ttt~

fd)alJung~tormular all~füUte unb einreid)te, fo tf)at er bie§ offen"

bar nlofj be§f)al?, um ben if)m augebrof)ten, fef)r fd)roeren ~o{gen

au. entgef)en. ~n anbere§ Iillittel jtanb if)m nei bel' .stüraf bel'

~rlft,. bie 19m eingeräumt .roar, laum ou ®euote. Unter fetd)en

Umfhmben. fann au er .nid).t angenommen Jl.)erhen, bau er burd)

bai3

~.u~furren unb

~mreld)en beß

(5d)a~ungGformurar§ feinen

grunbfa~hcl)en Stanb:punft, ben er nod) fur3

bOr~er f{ar aUllt

~u~brucf ~e6rad)t 911tte, aufgegeben f)abe, 3 Ulna (ba er, nad)

fem~r unJl.)lberfprod)en ge6fie6enen

~ngabe, im !Refurfe an \:Ien

!Regterung!3rat feine (5troerpffid)t lleuerbing!3 gänaUd) 6eftritten

f)atte.

4 .. l1rägt e~ fid) fonad) eht&ig, on nad) Iillitgaoe bel' buttbe5"

red)thd)en. illormen über SDoPlle1befteuerung bel' Eiteuercmjprlld),

be: ®emembe mtlbermatt 6egrünbet erfd)eine, fo mUß

bie~ ber"

nemt tl.lerDen. SDaß ®efd)aft~einl.ommen ift in bel' !Rege! in bem

J{?nton 311 l.1erfteuern, in roeId)em bel'

®efd)äft~in9aber feinen

~l~ f)at, uno nur ba tft eine 'llll!3naf)me 3u3ugeftef)eu, Jl.)0 fid) in

el~cm an~ern .R:anton in ftänbiger)IDeife uno unter befonbmr

Be.ltung eltt Jl.)cfentlid)er ::teil bel' ®efd)äft~t9ätigfeit aoroicfefL ~ie~

llt:t

ab~r f)a,t man

e~ \)orHegcnb nid)t ~u t9un. :Denn einmaL

Jl.)trb 'oIe Bettung bel' mauten in 'llnbermatt bom !Retnrrenten

.\

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I

I

11. Doppelbesteuerung. N° 1.17,

581

felbft \.)on 211~ern au~ beiergt, öU \ueld)em 3roecfe er iid) aU,~r!

bing~ öeiüueife, jebod) nur bOrüoerge~enb, in &~bermatt nuf~n(t,

unb l0bann f)anbelt e~ lid) n1d)t um einen auf ble;Dem:r 6ere~"

neten ®efd)üft§6etrieo, fonbern um bie I)(u~füf)rung emeiS eU,t"

aefnen \IDerfbertrages. ~in ~teuerbonü3U be!S

~etur:ente~ tu

I)(nbermatt 1ft 10mlt ntd)t 6egrünbet unb e5 mUß ble ~mfd)a~ung

be~ieI6en aufgef)ooen \uerben (\)crgL ~mtl. (5ammt, iBb. XXII,

(5. 14 ff.).

~ieran Qnbert ber Umftanb,

bQ~ bel'

ffieturr~nt

gemQß

~rt. 31 ber Urner merfaf1ung ge3\l)ungen. \l)urbe, ~m

stanton illtebednHuttg

~u ttel}mett, nid)t!S. SDenn eme berarttge

formale linD cro\l)ungene ID1a~nal}me, bie ~llerbtng~ in. Q~~erer

~td)tuttg ge\l)ifle red)tUd)e \IDtrfungen, f:pe~le'((10Id)e :polt3et1td)~

matur, l}aben mag, fann bod) bte ~unbe§re~t1td) gef:rbe.rten

materiellen morau~le~ungen für \)ie ~ntltef)ung etlte~ fet61tnnbtgen

Steueranl:Prud)~ be5 J{anton~ Uri ober 'ocr @emeinbe \?(nbermatt

ttid)t erle~en.

-

SDemnad) 1)at ba~ munbe~gertd)t

ertanttt:

SDer ~efur~ roirb für begrünbet erU&rt unb, unter Sl{uf?cbung

bel' Sd)fu~lla1)me be~ ffiegierung~rate~ be~ stanton~ Urt tlotn

13. ~uguft 1898, 'oer @emetnbe S,[nbermatt .ba~ ~ed}.t ~~e:fan~tt,

ben ffieturrenten für ben ~rroer6 au~ lemem

G5eld)alb:lbetrt~f>

mit Steuer 311 belegett.

117. Arret du 9 1wvembre 1898, dans la cause Realini.

Succession ouverte hors du canton et non encore partagee;

impöt Sm' les biens mobiliers. Changement du domicile.

1. _ Le 3 decembre 1892 est mort a La Chaux-de-

Fonds, lieu de son domicile, Louis ~obbia, ~ere de qu~tre

enfants encore mineurs dout l'un, Lma Bobbla, a epouse, 1e

16 avril de l'annee c;urante, Constant Realini, de Stabio.

Aussitöt apres son mariage, Lina Bobbia e~t allee dem eurer

aStabio avec son mari, tandis que les trOls autres enfants

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Staatsrechtliche Entscheidungen. f. Abschnitt. Bundesverfassung.!

Bobbia demeurent encore aetuellement a La Cllaux-de-Fonds

ou. Hs sont places sous tuteUe. La totalite des biens formant

les successions paternelle et materneHe echues aux enfants

Bobbia sont restes jusqu'ici in divis et sont soumis a La Chaux-

de-Fonds, a l'administration du tuteur.

'

,. Le~ eantons de N euehatel et du Tessin ayant reclame

I Impot sur Ia part de succession patern elle et maternelle

re~enant a Lina ReaIini-Bobbia, Ie mari Realini recourt au

TrIbunal f~deral et demande qu'il soit prononce qu'il n'est

t~nu au paIement de l'impot ni dans le canton de Neuchatel

m dans le canton du Tessin, les pretentions de ces deux ean-

tons ~ons~ituant .a ~on egard un cas de double imposition

contraire a un prmCIpe de droit federal. 11 declare n'avoir

pa~ nanti. les, instanees cantonales superieures parce qu'il

etaIt certam d avance que sa demande serait repoussee dans

l'un et l'autre canton et parce qu'il lui est d'aiHeurs indHte-

rent dans quel canton le Tribunal federalle decIarera tenu

de payer l'impüt.

2. -

Dans sa reponse au recours, le Conseil d'Etat du

canton du Tessin considere la demande du recourant comme

fondee en tant qu'elle a pour but de faire exempter ceIui.ci

du paiement de l'impot dans l'un ou l'autre canton' mais iI

d~cIare ne pouvoir admettre l'opinion des autorites n'euchate-

lOIses, d'apres laquelle l'impot serait du au lieu oU. se trouve

Ia succession, parce qu'il s'agit d'une Succession ellcore indi-

vis~. La succession Bobbia se compose exclusivement de

capltaux. Suivant Ia jurisprudence du Tribunal federalle seul

crite~e applicable est des 10rs le domicile du contribuabie.

0: Lma .Bobbi,a ayant pris domicile aStabio dans les pre-

mIers mOlS de I annee et ayant ainsi demeure pendant Ia plus

grande partie de celle-ci dans le canton du Tessin, c'est dans

ce canto~ qu'el~e doit l'impot pour 1898. Peu importe a cet

egard SOlt le falt que Ia contribuante se trouvait sous tutelIe

dans le canton de Neuchatel avant de se rendre au Tessin

soit .Ia circon~tauce, nullement etabIie d'ailleurs, que Ia suc~

ceSSlOn dont Il s'agit semit encore indivise. Par le fait de

SOll mariage, Lina Bobbia est devenue majeure et c'est a

H. Doppelbesteuerung. N° 117.

Stabio, lieu de son domicile, qu'elle possMe et de la qu'elle

exerce les droits sur Ia portion lui revenant dans la sucees-

sion de ses pere et mere. Le Conseil d'Etat du Tessin de-

mande en consequence que le recours des epoux Realini soit

declare fonde en ce sens que ceux-ci sont tenus de payer

dans le canton dn Tessin les impots cantonaux et communaux

pour 1898 sur les biens mobiliers et les revenus provenant

de Ia succession de Louis Bobbia.

3. -

Le Conseil d'Etat du canton de N euchätel conclut

au contraire a) principalementä. ce que le recours soit ecarte

en tant que dirige contre la commune de La Chaux-de-Fonds

et le canton de Neuchätel et qu'il soit declare qn'aussi loug-

temps que la succession est indivise, l'impot est du au canton

de Neuchätel; b) subsidiairement, en ce qu'il soit en tout cas

reconnu que le canton de N euehätel a le droit d'imposer la

totalite de la succession Bobbia pour les 4 premiers mois de

l'annee et, a supposer qu'il n'y ait pas de biens immobiliers,

les trois quart de cette succession pour tout le reste de

l'annee. Le Conseil d'Etat de Neucbatel fait valoir ce qui

suit: Il ne s'agit pas d'un impot reclame personnellement a

Lina Bobbia, femme Realini, mais d'un impot collectif recl~me

par un seul bulletin de eontribution sur un ensemble de bIens

encore indivis. Cet ensemble de biens se trouvant ä Neu-

cbatel soumis a l'administration d'un tuteur domicilie a La

Chau~-de-Fonds ou demeurent egalement trois des ayants

droit c'est au ~anton de Neucbatel que doit appartenir le

droit' de prelever des impots sur les dits biens. Uu impöt

personnel ne pourra etre reclame qn'apres 1~ partage, et

alors le canton de Neuchatel se bornera certalllement, sous

reserve des immeubles, a reclamer l'impot de ceux des Mri-

tiers qui auront residence et domicile ~an~ le. canton. La

pretention de l'Etat du Tessin de percevOir 11mpot pour toute

l'annee sur la part successorale de Lina Realini est en tout

cas mal fondee, ce canton pouvant tout au plus soumettre

cette derniere a l'impöt POUI' les llUit mois qu'elle a passes

au Tessin. Le Conseil d'Etat de Neucbatel deman(le egale-

ment que le recours soit declare non recevable par Ie motif

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Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.

que le recourant a neglige de nantir prealablement les auto-

rites cantonales superieures, comme il pouvait et devait le

faire d'apres la loi cantonale.

Stat'Ulll1t sur ces faits et considemnt en droit;

1. -

Le recourant ne niant pas sa quaIite de contribuable

et la question qu'il souleve consistant uniquement ä. savoir

lequel des cantons de Neuchatel et du Tessin a le droit de

lui recIamer l'impöt, il ne s'agit pas en reaIite d'un recours

dans le sens de rart. 178 OJF., mais d'une contestation de

droit public entre cantons rentrant dans les cas prevus par

I'art. 175, chif. 2 de la dite loi. Or les prescriptions de l'art.

178 ne sont pas applicables ä. ces contestations et, en parti-

culier, iI n'est pas necessaire d'(~puiser les instances canto-

nales avant de nantir le Tribunal federal.

2. -

D'apres Ia jurisprudence constante du Tribunal

federal, la fortune mobiliere, dont font aussi partie les

creances, est imposable au domiciIe de l'ayant droit. Meme

Iorsque des biens de cette nature sont places sous I'admi-

nistration d'un tuteur dans un autre canton, l'impöt est du au

domicile de l'ayant droit et non au lieu Oll s'exerce l'adminis-

tration tutelaire. (Voy. arret,s du Tribunal federal, vol. IHr

page 613; IX, page 16, consid. 3; XII, page 14; XVII, page

21, consid. 2.) Le Tribunal federal ade meme reconnu que

les biens mobiliers echus ä. une personne dans une succession

ouverte hors du canton et non encore partagee sont soumis

a l'impöt au lieu de domicile de l'ayant droit et non au lieu

de l'ouverture de la succession. (Voy. arret du Tribunal

federal en la cause Blumer, vol. XIV, page 158) consid. 2 et

3). Enfin lorsqu'un contribuable a change de domiciIe pendant

le courant de I'annee, chacun des cantons interesses a le droit

de le soumettre ä. l'impöt pour le temps pendant lequel il a

reside sur le territoire.

3. -

D'apres les principes qui precMent, iI est hors de

doute que le droit d'imposition pour I'annee entiere reclame

par le canton de Neuchatel n'est pas justifie. La souverainete

fiscaIe se trouve au contraire partagee, dans le cas particulier,

entre les deux cantons, celui de Neucbatel ayant le droit de

11. Doppelbesteuerung. No 118.

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soumettre Ia part de succession de dame Realini ä. l'imp~t

jusqu'au 16 avril, tandis que, a partir de cette date, ce dr~It

appartient au canton du. ~essin ~t a la commune de StablO,

~U la contribuable a reslde depUls 10rs.

Par ces motifs,

Le Tribunal federal

prononce:

Le recours est declare fonde en ce sens que le? impöts

er

52eitet lieim ?Bau eineß :teHftMß berSf~alllenltra\3e. angeftent. ~r

'ce:ponicrte in Unterfd)iid)en feine

<S~tlftc\t un~ ub~ bort aud)

naß <Stimmrcd)t in eibg. &ngelegenl)etten auß . .J'm,Jal)re 1896

blieb er in Untetfd)äd)cn \)om 3uni lii~ ~be Dfto~er, ~ß ttlurbe

il)m für bie)cß 3al)t ein ~cIbftta:mH,onßTJ)rmufQl: fur 'oIe 'Ztemr

~ugeftellt. er gaobarin fem ®efilmtetnfommen auf 4000 ~r, a~

unb bC3a~He baß <Steuerlietreffniß. 3m 3al)re,1897 br~~te er bte

Bett Mm 'URai biß 23. Dftooer roieb:rum tn Untcrld)ad}en 3u.

~nß il)m neuerbingß ein <SelbfttarationßTormu(ar . augelanbt)uurbe,

wdangte er

~etaliie~ung beß im Sfanton. Urt 3u oe3a~.[eltben

~infommenß auf 1400 1Jr., ba 4000 1Jr. lemen ~rttlerli fur baß

* Infolg-e eines Versehens der Druckerei ist hier der Thathestand

unverkür;t wiedergegehen.