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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze.
9efet?e~ üliet bie :perfönHcf)e .panbfung§fiil)igfeit, nocf) auf einet
h1i!ffütficf)en ~u6iunrtion be~ :t~at6eftcmbe§ unter biefen ~egtiff,
h1enn ba§ ~egtet'Ung§ftattl)alteramt .Q3em bie morau~fe~ungen aur
.Q3ebogtung h1egen merfcf)h1enbung a{§ bod)anben angenommen l)Qt.
2. SDagegen mua bel.' ~efut§ au§ bem aweiten, form eHen @e~
ftcf)f§:punrte bel.'
~ecf)t§berh1eigerung, be3h1. bel.' merwetgerung be~
recf)tncf)e~ @el)ör§ gejd)ütjt
~l.letben. Eh1at entfj,lrid)t ba§ beobetd)"
tete merTaf)ren ben morfd)riften be§ bernifd)en Q:ibifgefetjbud)e§.
~llein, wie im 1Refurje rid)ttg bemerft ift, l:lctmögen Qud) fanto~
netle @eie~e bor bunbe§red)tHcf) garantierten 3nbibibualred)ten nicf)t
ftanböul)etrten. Eu le~tem gef)ört aber ba§ 1Red)t, in einem mer~
!~I)~en,. in bem,e§ ftd) um @nt3ug 'ocr j,lerfönlidjen S)anbfung§"
Ta9Igfet~, alfo eme§ IStüCfe§ 'ocr :perfönIicf)en g:teiljeit l)anbert,
3utlor etntlernommen öU h1erben. @§ tft oie~ ein fo allgemein an"
errannter unh JO
h1~d)tiger @rul1bfat? iebe§ \{5roaefjberfal)ren§ I b,1B
er, Qud) \1.1enn er md)t etu§bn1CfHel) in ba§ merfetffung§reel)t ~uf~
nal)me gefunben ~ett, boel} ar~ l.8eftetnbteH be§ allgemeinen berfaj ~
fung~mufligen Ij3rin&i'p§ bel.' @feicf)l)eit bel.' ~ürger bor bem @efet?e,
ba§ uberf)aupt ben lSel}u~ bel.' .Q3ürger bOr bef)örbHcf)er ?ffiillwr in
fid) fd)Hest, 6etrad)tet um'ben mus (J. ~(mtr. lSetmmL ber 6unbe-3~
ger. @l1tid)" .Q3b. XXI, IS. 329). SJJCit bteiem @runbfa~ tft ein
merfaf)ren, wie e§ in lSai~. 217 be§ bern. Q:ibUgefe~bud)e§ bor~
gefef)en tft, nid)t in @inflang au bringen; bieIme9r l}at ber 3u
~ebogtenbe, foweit bie§ überf)auj,lt tf)unlid) ift, ein
\,)erfaffungß~
muflige~ ~ec9t barauf, über einen .Q3eoogtung§antrag, mag berfef6e
immerl)in oon ben aufjicf)t§6ered)tigten mC1.'ll.laltbten unb bel' mor~
mUnbfel}aft§bel)örbe gemeil1)am geftellt fein, ge9ört 3U h1erben. SDie
Unf)aU6arfeit be§ in (Sa\). 217 be§ bem. Q:tbiIgefelJbucf)~ fanf~
ttonierten lS~ftem§ ergie6t fiel} ü6rigen§ auel) baraU§ I baB babei,
wie in ber ~efur~fel}rift ricf)tig bemerft fft, ber iSel}ul,), bt'lt ~rt. 5
be§ .Q3unbe§gefelJe§ über bie :perfönfiel}e S)anbrung~fiil)igfeit gewiif)rt,
allau Idc9t ein bö((ig ifIuforifel}er werben tann. 3ft aber bie .Q3e.
bogtul1g~berfiigung unter SJJCij3ad)tung eine§ tlerfaifung§miif3igen
med)t§ be§ 3Murrenten 3u jtanbe gefommen, 10 muf3 jle aufge~
f)oben werben. SDanm fann bel.' Umftanb nicf)t§ unbern, baj3 @e~
faf)r im merauge fein mod)te. SDenn bie SDringHcf)feit bel.' <5ael}e
i.lermag eine ~eifeitefetung bel.',R:autefen, auf beren ~eobael}tung
IV. Ci'iilrechtl. Verhältnisse der Niedergelassenen und Aufenthalter. N° 85. 569
ber 5u .Q3ebogtenb~,. ein~n b~rfai1~n9§miißi?en ~nf~rud) ~at, ntc9t
311 rcel)tferttgen. U6erble§ 1ft md)t
ab~ulef)en, wtefo mcf)t burd)
eine :probtforifcge merfügung -
wie fte, arrerbing~ ntel)t gerabe
fitr biefen ~aU, tn <5a~. 218 be§ bern. ~il:lifgeie~bud)ß l,)orge1ef)en
ift -
jener @efaf)r f)utte begegnet werben fönnen, vie jtl)m~e"
ten3 ba3u fllltn bem 1Regierung§ftatif)a(ter, ag bel.'. aunuc9ft • aur
.Q3efcf){u~faHung über etnen ~el,)ogtung~antrag oerurenen ~e~orbe,
iebenfa(f§ ntd)t abgef:prod)en werben.
SDemnacf) 9at baß l.8unbe§gertd)t
ed annt:
::Der iRefur§ wirb begrünbet erfIiirt unb bie Qngefod)tene mer~
fügung be~ 1Regierung§ftattf)aHeramt§ ~ern auTgef)ooen.
IV, Civilrechtliche Verhältnisse
der Niedergelassenen und Aufenthalter.
Rapports de droit civil
des citoyens etablis ou en sejour.
85. Arn3t d1t 23 juin 1897 detns la cause Crevoisier.
A. Ch, Vallotton-Petignat, originaire de Vallorbes (Vaud),
etait jadis aubergiste et marchand de vin aDelemont. Le
25 aout 1885, il fnt cleclare en faHlite par 1e tribunal de com-
merce de DeIemont. Des lors il est venu s'etablir a Bienne
et sa femme a obtenu une patente pour l'exploitation d'une
brasserie dans cette localite.
Le 24 aout 1896, A. Crevoisier, marchand de bois a Vi-
gneules, a ouvert des poursuites contre le .mari
A Vallotto~ pour
etre paye d'une somme de 400 fr. avec Illt~re~s et fraIS .. ~e
16 decembre une saisie mobiliere fut pratlquee au donuclle
du debiteur. 'Ce dernier decIara a cette occasion qu'il ne
possedait pas de biens saisissables et que tout ce qui exis~ait
chez lui etait la propriete de sa femme. Vu cette decIaratlOn,
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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze.
l'office des poursuites de Bienne assigna un delai de dix jours
an creancier pour ouvrir action a dame Vallotton-petignat.
Crevoisier ouvrit effectivement action par citation du 9/10 fe-
vrier 1897 pour faire prononcer :
Que dame Vallotton nee Petignat et son mari sont tenus
de reconnaitre que les objets saisis le 16 decembre 1896 par
l'office des poursuites de Bienne, pour parvenir au payement
d'nne somme de 400 fr. avec interets et· frais due par Ch.
Vallotton a A. Orevoisier, sont la propriete du debite ur Val·
lotton et que les epoux Vallotton doivent en faire delivrance,
afin qu'iIs soient realises par l'office des ponrsuites de Bienne
pour payer la creance de Orevoisier, le tout avec suite de
depens.
Les defendeurs conclurent au rejet de la demande avec
suite de depens.
A l'audience du 30 mars 1897, le president du tribunal cle
Bienne ecarta la clemande comme mal fondee et condamna 1e
demandeur aux clepens. Ce jugement fut motive oralement et
communique ora1ement aussi aux parties. Le protocole des
audiences des 23 fevrier, 2 et 30 mars 1897, dans lesquelles
la cause fut instruite etjugee, mentionne uniquement les con-
clusions des parties et le dispositif du jugement.
B. Le 22 mai 1897, E. Crevoisier a adresse au Tribunal
fecleral un recours de clroit public clans lequel il conclut, en
se basant sur la Ioi feclerale du 25 juin 1891 (art. 19, al. 2),
a ce que Ie jugement du 30 mars 1897 soit annuIe et Ia cause
renvoyee clevant 1e juge competent pour etre jugee a nou-
veau.
A l'appui de cette conc1usion 1e recourant fait valoir en
substance ce qui suit :
Il s'agit d'une contestation au sujet de l'application de la
10i federale sur les rapports de droit civil des citoyens etabIis
et en sejour du 25 juin 1891. Le jugement attaque viole
l'art. 19 de cette loi et il n'est pas susceptible d'un recours
a une auto rite cantonale superieure. A l'epoque ou Ch. Val-
lotton a fait faillite aDelemont, Ia faillite n'avait pas pour
effet, d'apres la legislation commerciaIe alors en vigueur dans
le Jura bernois, cle produire la separation de biens entre le
IV. Givilrechtl. Verhältnisse der Niedergelassenen und Aufenthalter. N° 85. 571
failli et sa femme. La separation de biens ne pouvait etre
prononcee que par jugement sur la demande de la femme.
Dans Ie cas particulier, aucun jugement de separation de
biens n'a ete rendu entre les epoux Vallotton-petignat. Aussi
longtemps que ceux-ci ont demeure dans le Jura bernois, ils
n'ont pas ete separes de biens. Depuis qu'ils ont transfere
leur domicile dans l'ancien canton de Berne, le mari Val-
10tton n'a pas ete declare en faiIlite. Il n'a pas non plus ete
delivre contre lui d'acte de defaut de biens. Or d'apres 1e
droit matrimonial bernois (ancien canton), le mari est pro-
prietaire de toute Ia fortune des epoux. Il n'y a d'exceptiou
que dans les cas de separation de biens prevus par Ia loi
(art. 83 de la loi bernoise pour 1a mise en vigueur de la loi
federale sur la poursuite pour dettes et la faillite et art. 106
et 107 C. civ. bernois). Aucun de ces cas ne se presente en
ce qui concerne les epoux Vallotton-petignat. Le mari Vallot-
ton est par consequent proprietaire de Ia totalite de la
fortune des epoux. Eu decidant autrement et en ecartant
la demande du recourant, le jugement dont est recours a
viole l'art. 19, al. 2 de la loi sur les rapports de droit civil.
Oe jugement a ete motive comme suit: Aussi longtemps que
les epoux Vallotton-Petignat ont dem eure dans le Jura ber-
nois, la faiIlite prononcee contre le mari a DeIemont en 1885
n'a pas produit entre eux la separation de biens. Mais 10rs-
qu'ils out quitte Delemont po ur venir s'etablir a Bienne, Ia
separation de biens s'est produite entre eux ipso iure par
suite de la faiIIite du mari. La femme a pu des 10rs acquerir
des biens sans que ceux-ci tombent dans Ia propriete du mari.
La regle imperative du droit matrimonial de l'ancien canton
de Berne, contenue a I'art. 88 du Ce., ne peut donc plus lui
etre appliquee. Ces motifs impliquent, d'apres le recourant,
une violation de l'art. 19 de la loi federale precitee.
Eu second lieu, A. Orevoisier fonde son recours sur l'art.
50 de la constitution bernoise, du 4 juin 1893, qui dispose
que tous les jugements et arrets doivent etre motives. Par
jugement, dit-il, il faut entendre l'ecrit qui renferme le texte
d'un prononce du juge. Le prononce verbal n'est pas un juge-
ment. Il ne le devient que lorsque les paroies du juge ont ete
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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze.
mises pal" ecrit et approuvees par Iui et par le greffier. Le
jugement est un acte formel. Or celui rendu par le president
du tribunal de Bienne entre le recourant et les epoux Val-
lotton-Petignat ne renferme, au protocole comme dans l'expe-
dition remise au recourant, aucun enonce de motifs. Il viole
par consequent l'art. 50 de la constitution, dont la disposition
est generale et ne prevoit aucune exception.
C. Dans leur reponse au recours, les epoux Vallotton-Peti-
gnat reconnaissent que les faits, tels qu'i1s sont exposes par
le recourant, sont exacts. Ils ajoutent seulement que depuis
leur etablissement a Bienne Hs se sont toujours consideres et
ont ete consideres comme separes de biens. Sa femme a ob-
tenu une patente d'auberge, achete une maison, des meubles,
des marchandises, procede en justice, le tout sous son propre
nom. 11 n'est pas douteux d'apres l'art. 19 de la Ioi federa!e
sur les rapports de droit civil qu'ils soient soumis, quant a
leur regime matrimonial, a laloi de I'ancien canton de Berne.
Toute la question est de savoir si cette loi attribue a Ia
faillite du mari prononcee hors des limites de l'ancien cant on
les memes effets (separation de biens) qu'a la discussion de
biens (Geltstag) et, depuis 1892, a Ia faillite et ä la saisie
infructueuse survenues dans le dit canton. 01' cette question
ne touche pas au droit prive intercantonal, elle est purement
de droit cantonal et doit etre resolue en application du droit
de l'ancien canton de Berne en matiere de regime matrimo-
nial. Il ne s'agit donc pas d'une contestation relative a l'ap-
plication de l'art. 19 de la loi sur les rapports de droit civil
et dont le Tribunal federal puisse connaitre en vertu de
l'art. 38 de la dite loi. Le recours est done mal fonde au
point de vue de l'art. 19 de la loi sur les rapports de droit
civil. Il l'est egalement au regard de l'aft. 50 de la constitu-
tion bernoise. En effet, le jugement attaque a ete, conforme-
ment a la procedure bernoise, ren du, communique aux parties,
et motive oralement. Lejuge s'est ainsi conforme a la consti·
tution. Celle-ci ne prescrit pas que les jugements doivent
etre motives par ecrit. Au contraire l'al. 1 er de l'art. 50 pose
le principe des debats oraux pour l'instmetion des affaires
qui se traitent devant les tribunaux. En consequenee les epoux
IV. Civilrechtl. Verhältnisse der Niedergelassenen und Aufenthalter. N° 85. 573
Vallotton-Petignat concluent a ce que le Tribunal federal se
declare incompetent et subsidiairement ecarte le recours
comme mal fonde.
J). Dans sa reponse, le president du tribunal de Bienne
reconnait aussi l'exactitude des faits exposes par le recourant
avec les compIements indiques dans la reponse des epoux
Vallotton. Il expose, en resllme, comme suit les motifs de son
jugement:
C'est le droit matrimonial de I'ancien canton de Berne qui
doit faire regle conformement aux art. 6 et 19, al. 2 de la loi
federale sur les rapports de droit civil. 01' le Code civil ber-
nois en viguellr a Bienne ne connait que deux regimes matri-
moniaux, celui de l'unite de biens (art. 88) et celui de la
separation de biens (art. 106), et la question se pose de
savoir lequel de ces deux regimes est applicable aux epoux
Vallotton-petignat. Le Code ne resout pas cette question.
Lorsque des epoux maries hors de l'ancien canton viennent
s'y etablir, l'art. 88 est evidemment applicable si le mari n'a
pas fait faillite anterieurement. Lorsqu'il a fait faillite, en
revanche, comme e'est le cas dans l'espece, la question se
pose de savoir si cette cireonstanee doit avoir les memes
effets que si elle s'etait produite dans le eanton. Les motifs
d-apres militent en faveur de l'affirmative. La discussion de
biens (Geltstag) n'est pas une particularite du droit de l'an-
den cant on de Berne et Ia ratio legis de I'art. 106 Ce. existe
aussi lorsque Ia faillite a eu lieu hors de l'anden canton.
Dans le cas particlllier il y a en outre lieu de considerer que
le droit matrimonial de l'ancien canton de Berne est impe-
ratif. Mais lorsque la loi est muette, lorsqu'elle ne tranche
pas un point special, comme c'est le cas en l'espece, il faut
tenir compte de la volonte individuelle. Les epoux Vallotton
se sont prononces pour le regime de l'art. 106 et comportes
en consequence pendant huit ans. Cette maniere de faire a
ete reconnue par les tiers et par les autorites.
Il resulte de ces motifs qu'il ne peut etre question d'une
violation de Ia loi federale du 25 juin 1891. La cause du rejet
de Ia demande de Crevoisier ne git pas dans la meconnais-
sance de cette loi, mais dans le fait qu'il a ete fait application
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de l'art. 106 et non pas de l'art. 88 du Ce. de l'ancien eanton
de Berne. C'est Iä. une question de droit eantonal pour rap-
preciation de laquelle le Tribunal federal n'est evidflmment
pas eompetent. En tant que le reeonrs se baRe sur l'art. 50
de la eonstitution bernoise, il est egalement mal fonde. La
recourant reconnait que le jugement attaque a ete motive
oralement. Or eela suffit an regard de l'art. 50 dela eonstitu-
tion, attendu que cet article ne prescrit pas que les motifs
soient formules par ecrit. En consequence, le president du
tribunal de Bienne conclut a la non entree en matiere sur le
recours en tant que base sur la loi du 25 juin 1891 sur les
rapports de droit civil, et a son rejet en tant que base sur
l'art. 50 de la eonstitution bernoise.
Fonde sur ces (aits et considerant en droit:
1. -
Le recourant allegue en premiere ligne que le juge-
ment attaque viole l'art. 19, al. 2 de la loi federale sur les
rapports de droit civil des citoyens etablis ou en sejour et il
fonde la competenee du Tribunal federal sur l'art. 38 de la
dite loi qui dispose que ce tribunal connaitra, en la forme
fixee pour les recours de droit public, de toutes les contesta-
tions auxquelles donnera lieu l'applicatiou de cette loi.
TI s'agit done d'examiner si la cause soumise a Ia decision
du president du tribunal de Bienne soulevait une contestation
relative a l'application de la loi federale precitee. La ques-
tion litigieuse consistait a savoir quel etait le regime matri-
monial applicable vis-a-vis des tiers aux epoux Vallotton-Peti-
gnat par suite du transfert de leur domicile de DeIemont a
Bienne et par suite, en outre, de la circonstance que le mari
avait fait faillite a DeIemont avant ce transfert de domicile.
Or les deux parties ont soutenu le point de vue et le pre-
sident du tribunal de Bienne a admis que les dits epoux sont
soumis a la loi matrimoniale du lieu de leur domicile actuel,
soit de l'ancien canton de Berne. Il n'existe donc, apres
comme avant le jugement dont est recours, aucune contesta-
tion relative a l'application de l'art. 19, deuxieme alinea, de
la loi sur les rapports de droit civil, lequel prescrit precise-
ment que dans leurs rapports avec les tiers, les epoux sont
soumis a la legislation du lieu de leur domicile. Quant a la
IV. CivilrechtL Verhältnisse der Niedergelassenen und Aufenthalter. N° 85. 575
contestation qui existe reellement entre parties touchant le
point de savoir quelle influence doit exercer, au point de vue
de l'application du droit matrimonial de l'ancien canton de
Berne, le fait que le mari Vallotton a ete declare en faillite
aDelemont, elle releve manifestement du droit bernois lui-
me me et ne touche en rien a l'application de l'art. 19 de la
loi sur les rapports de droit civil. Le premier moyen du re-
cours apparait des lors comme denue de fondement.
2. -
Il en est de meme du second moyen, base sur l'art.
50 de la constitution bernoise.
Tandis que le § 282 Cpc. bernois dispose, en ce qui con-
cerne la procedure ordinaire, que les jugements doivent con-
tenir entre autres les motifs de la decision et doivent etre
signes par le president et le greffier du tribunal, le § 304,
ibid., relatif aux proces dans la competence du president du
tribunal, comme c'etait le cas de celui entre le recourant et
les epoux Vallotton, dispose simplement que le president
du tribunal fait inserire au protocole les conclusions, les faits
a prouver, le resultat des preuves et le jugement. Cette der-
niere disposition a ete inte1'pretee dans la pratique en ce
sens qu'elle n'exige pas l'insertion au protocole des motifs
du jugement, mais seulement de son dispositif. Il n'appartient
pas au Tribunal fMeral de critiquer cette pratique. II suffit
de constater qu'elle n'est pas contraire au texte de l'art. 50
de la constitution invoquee par le recourant. Cet article
porte, il est vrai, que tous les jugements doivent Hre motives,
mais il n'exige pas que les motifs soient formuIes par ecrit.
01' le recourant reconnait que le jugement attaque a ete
motive oralement et des lors l'article precite n'a pas ete
viole.
Par ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Le recours est ecarte dans le sens des considerants qui
precMent.