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C. Entscheidungen der Schuldbetreibungs-
51. A rret du 11 {evrier 1896 dans la cause Kolly.
L. Levy, a Avenches, cn~ancier de F. Mauerhofer, fermier.
a Chaudon, a fait saisir, 1e 11 mai 1895, " les rücoltes d~
l'annee courante du domaine tenu a ferme par le debiteur
ftlcoltes en fourrages, graines et pommes de terre, » sou~
reserve des droits du proprietaire, L. Rolly, a Sainte-Appo-
line. Ce dernier fit opposition, declarant etre proprietaire des
recoltes pendantes et avoir, subsidiairement, un droit de re-
tention sur ces recoltes. Levy contesta cette revendication.
L'office des poursuites de la Broye, se fondant sur l'art.107,
al. 1, de Ia loi sur Ia poursuite pour dettes et Ia faillite, invita
Kolly a faire valoir son droit en justice dans les dix jours.
Le 11 juin, Kolly dMera ce pro non ce a l'autorite cantonale
de surveilIance. Dans son memoire, II expose ce qui suit :
1
0 Les recoltes pendantes sont immeubles par accession, a
teneur de l'art. 419 du Code civil fribourgeois, et appartien-
nent au proprietaire de l'immeuble. Par consequent, ce n'etait
pas Mauerhofer qui, au moment de Ia saisie, se trouvait en
possession des recoltes, mais KolIy, en sa qualite de proprie-
taire. 2
0 Mauerhofer n'est d'ailleurs plus Ie fermier de Rolly.
Ainsi, a ce point de vue encore, ce n'est pas Mauerhofer,
mais Rolly qui se trouve en possession.
Dans sa reponse, Levy soutient que :
1
0 Le bailleur d'un immeuble a un droit de retention sur
les meubles qui garnissent les Heux loues et qui servent soit
a l'arrangement, soit ä l'usage de ces Heux. (CO. art. 297 et
294). S'll a peut-etre uu droit de retention sur les recoltes
entrees daus le bätimeut de la ferme, il n'en a assurement
pas sur les recoltes non separees du sol. 20 L'art. 274 du
Code federal des obligations, dispose que le bailleur s'oblige
a faire jouir le preneur d'une chose, et l'art. 276 ajoute que
le bailleur est tenu de delivrer la chose dans un etat approprie
a l'usage pour lequel elle a ete louee. ür, des qu'il adelivre
la chose, il n'est plus en possession. 30 Il n'existe aucune
preuve que Mauerhofer soit simplement domestique de Rolly.
Levy concIut a confirmation du prononce de I'office.
und Konkurskammer. N° 51.
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L'autorite cantonale de surveillance ecarta le recours. Elle
se fonde sur les considerations suivantes: «En vertu meme
de la notion du contrat de bail, le fermier est en possession
des ßeuries du domaine loue. Des 10rs, c'est au tiers bailleur
a intenter action. ~e peut et1'e prise en consideration l'alle-
gation du recourant consistant a dire que Mauerhofer n'est
plus fermier, mais simple domestique.
~
Kolly a recouru contre cette decision, par l'organe de son
avocat: Ce dernier explique que, le 2 juin 1895, lorsqu'il
adressa sa revendication a l'office, il ignorait que le ball entre
Rolly et Mauerhofer eilt ete resilie des le 22 fevrier 1895.
Cette date est attestee par Mauerhofer. De plus, une decla-
ration de l'inspecteur du betail de Chaudon prouve que le
betail qui se trouve sur le domaine de Kolly est bien la pro-
priete de celui-ci. D'ailleurs, les recoltes non detachees appar-
tiennent au proprietaire du fonds. Enfin. l'art. 312 du Code
civil fribourgeois dispose que le fermier n'a pas droit aux
fruits pendants 101's de la resiliation du ball.
Statuant s'ur ces {airs et considerant en droit :
1. -
TI n'y a pas lieu de rechercher si le bailleur a un
droit de propriete ou de retention ou tel autre d1'oit sur les
recoltes saisies.
La loi fait de Ia possession le clitere d'apres lequell'office
doit repartir les röles dans le proces. Cette repartition, qui
d'ailleurs n'a pas dans l'espece une importance decisive, doit
se faire a bref delai. Le Iegislateur n'a pas entendu que le
prepose se livrat, a ce propos, ades recherehes prolongees et
ä. un examen des questions de droit. Les necessites pratiques
veulent une simple appreciation des faits exterieurs, materiels,
a Ia portee du prepose. Possession, aux termes des art. 106
a 109 de la loi sur la poursuite pour dettes et la faillite, si-
gnifie detention, jouissance directe, apprehension immediate,
domination de fait.
Le critere ainsi defini, il est indiscutable que, du debiteur
ou du tiers, du fermier ou du bailleur, c'est le premier qui est
en possession des recoltes. O'est lui qui laboure, ensemence,
plante, irrigue, surveille, jonit. C'est lui qui touche du plus
pres a la chose.
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C. Entscheidungen der Sehuldbetreibungs-
2. -
Il ne parait pas que Fon doive attacher d'importance a
l'affirmation du recourant selon laquelle Mauerhofer n'est plus
son fermier, mais son domestique. Mauerhofer etait le fermier
de Mouney, qui a vendu le domaine a Kolly. Par l'acte de-
vente, Kolly a ete expressement « subroge aux droits et obli-
gations du vendeur en ce qui concerne le contrat de bai! passe
avec le fermier. » Depuis la vente, i! ne s'est produit aucun
fait apparent d'ou Fon puisse conclure a une transformation
des rapports de Kolly et de Mauerhofer.
Par ces motifs,
La Chambre des poursuites et des faillites
prononce:
Le recours est ecarte.
52. ~ntfq,etb \.lom 11. ~ebruar 1896 tn CSaq,en
5.8o\.let uno .reaufmann.
I. ~ür eine ~orbeiung beß S)unß 5.8O\.let unb beß .sof . .reauf::
mann Mn 321 ~r. 60 eroeantrag wioerfett,
weif niq,t naq,gewiefen fei, oa~ oie ge:pfiinoeten @egenftiinbe au~
bel' UnfaUeutfq,libigung beaal)It worben feten uno weH lUd. 92,
ßiffer 10 beß
5.8etrei&ungßgefe~eß nur oie .reu:pitaI6etrüge, bie
für StÖr~er\.ler!etungen gef~uThet werben ooer aUßbc3a9U woroen
~nb, niq,t alier auq, lEermögenßgegenftiinbe, oie aUß bel' ~nt~
fq,libigung angefq,afft worben feien, a!~ttn~fiinobar erfflire. Bu~
bem fci oie ~oroerung bel' @(iiubiger erft nael) bern 5.8e3u9 bel'
UnfaUentf q,iiotgung enfftanoen.
:Durq, ~tfq,eio \.lom 31. SDeaernber 1895 1)at oie angerufene
~ufft~tßbel)öroe bie 5.8efq,werbe infofem
gutgel)ei~en, a!ß fte oie
l,ßflinbung ber 2iegrnfdjaft unb bel' IlRtetainfe aufl)ob. IU.rttfe! 92,
ßiffer 10 oeß 5.8etrei6ungßgefeteß, fül)rt fie aUß, fel !ebtgHq,
eine !fte:probuftion non m:rt. 7, m:bfat 2 bc~ ~a6rifl)aft:pfftq,t~
gefe~eß \.lom 25. 5.8ruq,monat 1881. SDie erftere 5.8eftimmung
entl)aHe 6roß eine e,l:tenfh.le m:ußbel)nung oe~ @ertung~gebieteß oer
re~tern, nid)t aber eine intenfibe @rroeiterung im @ebiet, wo baß
l,ßrinai:p f~on \.lorl)er gegoHen l)abe. ~un ergebe fiq,
au~ oer
(futftel)ung$gefq,iq,fe oeß m:rt. 7, IUbfat 2 oeß ~abrif9aft:pffiC9~
gefe~eß, oan oer Bwecf bel' 5.8efthnmung ocr geroefen fef, oen
@Iltfq,iibigten im @enuffe ocr erlangten
~ntfd)lioigung bauemo
alt
fq,ü~en. lU.uq, aUß bem @efeteßte,l:t laffe fiq, ein anberer
.Jn9aU niq,t entneljmen, nIß oaß ote erljaftenen illierte in leber
@eftaft, in bel' fie fiq, noq, im lEermögen Oe5 Eiq,u!bnerß nor::
flinben, foroie auq, oie ~rtrligniffe blefer 5illerte unl'fänbliar fein
foUten. Bum gfeiq,en !ftefuItate füljre oie wirtfq,aftIiq,e ~rwägung,
baa bie 5.8eftimmung, wenn fie anberß außgelegt würoe, un6rauq,;::
bar uno oaa eß oem (5q,ufbner unlllÖgrtq, wäre, oie
~ntfq,~
bigung au fruftifi3ieren uno in arlieitenbeß
.rea~ttar umaufe~en.
SDie m:uffiq,tßlie1)örbe ftent oann feft, oaa ein
~aq,welß be~
IUnfaufß oer ge:pfänoeten llRöbeI nUß oer ~ntfdjlioiguntfßfumme
fe9Ic, baa oagegen für oie IUnaal)lung \)on 2500 ~r., bie bel'
~q,ulbner an ben Jtauf~reiß bel' gCl'fänoeten megenfq,aft gefeiftet
l)a6e, eine (tUoere,QueUe, ng oie UnfnUentfq,äOigung naq, ben
merl)ärtniffen be~ Eiq,ulonerß unoenf6nr fei, fo baa bie 2tegenfq,aft
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