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20_I_287

BGE 20 I 287

Bundesgericht (BGE) · 1894-01-01 · Français CH
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A. Staatsrechtliche ~:ntscheidullgen. 1. Abschnilt Blludcsverfassung.

.\to~eten3 nun eoen befttitten. m:uf bet einen 0eite ol9Uu~tet

n&mUd) ber ffiefuriSOeffagte, allr Beit ber Sltnl)/tngigmad)ung bel'

SlWmentationiSHuge burd) bie !.8ertl)a :voliefi oereitiS dnen feften

®o1)nfit?, unb bQger, gemQU SlIt:!. 59 !.8.~lll., ben @erid)tiSftaub

fiir :perfonHd)e $t(Q.gen llermogcniSred)tfilf)cr :lcMur in 2u3crn gfo

1)aot au l)aoen, lueiS1)(tfo baiS ?Bc3trfiSgerid)t I))(uri 3Ulll <;!r[ua

feineiS UrteHiS intollll'etent gcrocfen fei.

~rnberfeitiS oeftreitet 1Jte~

furrentln bie '6e1)auptete !.8egriinbung eineiS feften ®o1)nfi~e£l unb

'6e3cid)nct bicfcloe c\)cntueU uliS irrele\)unt, inbem ®ol)Ier nicl)t

uufred)tftel)enb fei.

3. mun ftel)t aunud)ft 10 \.lid feft, bail ®o1)Ier aur Bdt ber

~inreitung fmgUd)en \l5roaeffciS, \.lermutIld) urn fief) ber

ffied)g~

\.lerfolgung au ent3ie1)en, feinen ®ol)nfi~ in QI5ol)Ien aUfgao. (h

berfiigte iid) uon bott naef) !.8iinaen, we{d)eiS er iebod) furoe Beit

but:Ctuf, aliS (1)m bie Struge 3ugefteUt werben foUte, fd)on wieber

\.ledaffen 1)utte, angebUef), um fid) in ben stanton 2u3crn au '6e~

geoen. Unter bicfen UmftQnben ~\ure eiS nun m:ufgaoe beiS ®o1)fer

gcwef en, teine !.8c1)auptung ftrifte au belueifen, bail er aur Beit

ber S)ungigmad)uug ber .\tI'lge, alll 28. m:uguit 1882, fcin

®anbedeoen uUfgcgeoen unb an 0teUe be~ fril1)ern :vomiatriS ein

neueiS in 2u3ern oegrilnbet l)aoe.

~iefer ~nad)\1.lei~ 1ft aoer in

teinet: ®eife erorad)t;

f~eaieU limn au~ ber erlt am 20. 0ep~

tem'ber 1882 erfofgten

~intedegnng beiS

®anberbud)e~ oeim

\l5oliaeiamt £uaern nettildicf) gar nid)t~ 3u @unften be~ ®of)(er~

gefd)!offen werben. 3ft aocr bemgemuB an31.t11el)men, baa berfeloe aUt

Beit ber 2iti~fonteftation dnen feften ®o1)nn~ weber in 2u3ern

nOd)

anber~wo ge1)abt f)abe, 10 fonnte er of)ne mede\?ung ber

!.8unbe~i)erf(tffung unb f:pc3ieU be0 m:r1. 59 berfef6en 'Oor ben au~

beren, im fantonafen ffied)t 'Ootgeiel)enen @erid)t0ftanben 'befangt

werben; f~qieU fonnte aud) gegen bie in casu gefd)ef)ene :vurd)<

fil1)ntng be~ stol1tumaaiafllerfaf)ren~ am @erid)t~ftal1b be~ fel?ten

Mrgauifd)en m:ufent9afte£l, ?Biiuaen, mit @rnnb ehuu£l !.8efonbere~

nid)t erinnet:! wcrben. Unter biefen Umftunben braud)t nid)t luettcr

erotted 3u werben, 00 ®of)Ier aud) af~ @efb~tager fid) nid)t auf

mrt. 59 !.8.-lll. oemfeu lonnte, unb awar

bie~ um fo weniger,

ag aud) bie refuniede !.8e1)orbe fid) mit biefer ~rage gar nid)t

befaj3!. :va13 Johann bie 'l3UOHf(ltilm

be~ in. ~rage ftef)enbett

VI. SchnldverhafL N° 48.

287

Urten~ bem

ffiefur~oef(agten nid)t au @efid)te gerommen, tal1lt

ltUtildid) an ber ffied)tiSfmft

be~ UdeH~ l1id)t~ uubern. :vie

$oUftrecfoarfeit beiSfeIoen ('toer ift, roie m5ol}Iel: gar uid)t oeftreitet,

red)t0geuilgUd) oejd)eintgt.

m:u~ bem @efugten ergibt iid), ba\3 bie bern a1tgcfod)tenen <;!nb

fd)eib bel',Jufttafommifiiou au @mnbe fiegenben <;!rrougungcn

~infuUtg nnb. :verfe(oe muil baf)er fafiiert werbm. :Va jebod) bie

genannte !.8el)i5rbe nid)t aUe

~inreben beiS

ffiefltt:~6eflQgten uub

f:peaieU ntd)t biejenige ber lllcrjul}rung geroiirbigt 1)Qt, tit bel' i)Ot'~

liegenbe ~aU au ctneuter iSeurteUung an biefeibe 3urilcfauweifen.

:vieie Q3eutteHung muj3 jelofttlerfUmbHd) aUf ~runb ber in biefem

~ntfd)eib entwicfeften 1)ted)tiS~tin3i:pien erf01gen.

:vemnQd) 1)at ba~ ?Bunbe0gerid)t

ed an n t:

:ver ffiefur~ mirb a(§ oegriinbet erf!urt unb bel' ~ntfd)eib ber

SUftialommiffton

be~ Dbergerid)t~ 'OOlt

£u~eru 'Oom 14. m:~ril

1894 wirb

ba~er aufge1)o{len. @enannte !.8el}orbe wirb einge;

raben, im 0inne ber ~rwagungen in 0Qd)en eiuen nenen @nb

fd)eib au faUen.

VI. Schuldverhaft. -

Contrainte pal' corps.

48. Arret du 11 Juillet 1894 dans La cattse Jtfeyer.

Par jugement du juge de 'police de DeIemont, en date du

11 Mai 1892, 55 citoyem; de DeIemont furent frappes de

l'interdiction de frequenter les auberges, pour n'avoir pas

paye leurs impots communaux, et cela en application de la loi

surles impositions communales du 2 Septembre 1867 et 368

C. p. p., pour aussi longtemps qu'ils n'auront pas paye Ies

dits impots et les fmis, ceux-ci liquides en totalite a 222 francs.

. Au nombre des condamnes figure Ie recourant Fidele Meyer,

lllgenieur, qui n'avait pas paye ses impots communaux, s'ele-

vant a Ia somme de 2 fl'. 55 c., pour l'annee 1890.

xx -

189i

19

2B8

A. Staatsrechtliche Entscheidungen. l. Ahschnitt. f\undesverfassung.

Pour infraction a l'interdiction susmentionnee, Meyer fut

condamne a 21 jours de prison, a savoir a 1 jour Ie 12 Oc.

tobre 1892, a 2 jours Ie 12 Avril 1893, a 3 jOUl'S Ie 7 JUiu

1893, a 4 jours Ie 2 Aout 1893, a 5 jours Ie 9 AOllt 1893

et a 6 jours Ie 21 Fevrier 1894.

'

Sous date du 13 Juin 1894, Meyer a depose un recours de

droit public au Tribmlal federal, concluant a ce qu'il lui plaise

cassel', conune inconstitutionnel, Ie jugement du juge de police

de Delemont, et mettre les frais a Ia charge de l'Etat de Berne.

Le recourant fait valoir, a l'appui de ces conclusions, les con·

siderations suivantes :

La loi bernoise sur Ies impositions communales, du :2 Sep.

tembre 1867, en application de IaqueUe Ie jugement attaque

a ete rendu, est contraire a la Constitution federale dans ses

(lis positions relatives aux peines privatives de liberte qui

peuvent etre infiigees a ceux qui ne paient pas leurs impots

communaux. Toute contrainte par corps est interdite en Suisse

pour dette d'argent;· or l'impot en argent qu'on doit a la

commune est une dette ordinaire, et si les poursuites que fait

Ie creancier restent infructueuses, ce creancier, parce qu'il est

une commune mnnicipaIe, n'a pas plus de droits qu'un autre

creancier. Ilne peut pas exiger encore que ie juge restreigne

la liberte individuelle du debiteur, en lui interdisant la frequen-

tation des auberges. Si ce mode de faire etait admis, la com-

mune creanciere aurait plus de droits qu'nn autre cf(lancier,

et la liberte des debitenrs serait dependante de leur etat de

fortune. En outre, depuis l'entree en vigueur de la loi federale

sur la poursuite pour dettes et la faillite, du 11 Avril 1889,

cette espece de penalite attachee par Ia loi bernoise au non

paiement d'une dette, est en tout cas abrogee. D'apres la £lite

loi, la commune n'a que Ie droit de poursuivre Ie debiteur et

si les poursuites n'aboutissent pas~ l'office deIivre un acte de

defaut de biens. Le juge, des lors, en faisant application de

la loi bernoise de 186'7 en 1892, a applique une disposition

legale inconstitutionnelle, abrogee par la Constitution federale,

et en tout cas abrogee par la loi posterieure sur la poursuite

pour dettes et 1a faillite.

VI. Schuldverhaft. N° 48.

289

Appele a presenter ses observations sur Ie recours, lejuge

de police de DeIemont reconnait l'exactitude des faits allegues

par Ie sieur Meyer, et declare, attendu qu'il ne s'agit au cas

particulier que de l'interpretation de la Constitution federale,

n'avoir aucune observation a formuler en reponse, mais s'en

remettre au jugement du Tribunal federal.

Statuant sur ces faits et considerant en d,'oit:

1

0 Le recours n'est point dirige contre la condamnation

du sieur Meyer a 21 jours de prison pour infraction a !'in-

terdiction de la frequentation des auberges, mais unique-

ment contre Ie jugement du 11 Mai 1892, prononr;ant cette

interdiction.

Le recours apparait comme tardif, puisqu'il n'a pas ete

interjete dans les 60 jours a partir du pnldit jugement; ce

delai etait expire depuis Iongtemps deja lors de l'entree en

vigueur de la nouvelle loi sur l'organisation judiciaire federale.

20 Le recours est d'ailleurs, meme si Ie tribunal de ceans

devait l'examiner au fond, denue de tout fondement. En effet:

a) II ne saurait, tout d'aborcl, etre question, dans l'espece,

d'une violation clu principe constitutionnel consacrant l'aboli-

tion de la contrainte par corps. La disposition de Part. 59,

al. 3 'de la Constitution federale n'a trait qu'a l'interdiction

de l'emprisonnement comme mesure coercitive en vue du

paiement de dettes. Or la loi bernoise de 1867 precitee ne

prevo it pas I'emprisonnement, mais se borne a prOl1Ol1cer

!'interdiction de la frequentation des auberges, contre les per-

sonnes en retard dans Ie paiement de leurs impots communaux.

n n'existe done, de ce chef. aucune violation de l'art. 59

susvise. Meyer n'a eM condamne plus tard a la prison qu'en-

suite d'infraction a l'interdiction susmentionnee, ce qui n'a

aucun rapport avec la prt1dite disposition constitutionnelle.

b) L'interdiction dont il s'agit n'implique pas davantage

nne atteinte a la liberte individuelle, telle qu'elle est garantie

p'ar la Constitution federale; cette garantie n'existe, en effet,

que dans les limites tracees par la loi, qui peut lui apportel'

de nombreuses restrictions dans l'interet de l'ordre public;

c'est Ie cas, par exemple, en ce qui concerne les individus

290

A. StaatsrechtIicr.e Entscheidungen. l. Ahschnitt. BUIlt!es\'CJ'lassung.

qui, par paresse ou ensuite d'autres vices, negligent de rem-

pHI' leurs obligations vis-a.-vis de leur famille. Ces restrictions

doivent, il est vrai, etre edictees par une Ioi, ce qui est pre-

cisement Ie cas dans l'espece actuelle. La disposition de la

loi bernoise apparait comme une disposition penale, et n'est,

comme telle, evidemment dirigee quo contre ceux qui, sans

pouvoir s'excuser par l'age ou par Ia maladie, omettent, par

une negligence coupable, d'accomplir une prestation de droit

public.

c) Entin les dispositions generales de la 10i federale Sur la

ponrsuite pour dettes et les faillites ne peuvent etre invoquees

a l'appui du recours, attendu qu'elles n'ont trait qu'a la pro-

cedure en matiere de poursuite.

Par ces motifs,

Le Tribunal federal

prononce:

Le recours est ecarte, soit pour cause de tardivete, soit

comme mal fonde.

Vll. Vollziehung kantonaler Urteile. -

Execution

de jugements cantonaux.

49. UrteH \')om 19. %I::prU 1894 in 6adjen

6 u m merma tt er.

A. %l:uf @runb

eine~ mit

£ueiu~ 6car:patetti aogefd)lojfenen

.\tauftlertt'Ctge~ erroirfte)S. 6ummermatter in illCoubon, nad)bcm

6car:patetti

roii~renb be~ bie£ibe311glid) ange~obenen ~r03effc~ ge~

ftor"ben roar, Mm 15. ~anuar 1891 ein .\tontltma3utteil be~ me~

3irf~gerid)t~:priifibenten \')on illCoubon, burd) roerdje~ mna 6car:pa~

tettt, @~efrau be~

l)(emifltu~ 6 car:patetti, l)(ofa 6rar:patetti unb

@\')a 6car:patettt geti. d'Albertis, famtndj in .\tonter~, Dber~ar6~

ftein, @t'Ctu'6ftnben, ag @roinnen be~ genannten 2uctu~ 6car:pa~

teUr aur Bal)(ung ciner @ntfdjabigung Mn 5000 '!Yr. unb .\toften~

forge nerutteUt rourben. ~m oeailgIidjen ~rototoll ift feftgefteUt

VII. VollziehuIlg kantonaler Urtheile. :,\049.

291

ba~ mna, £nOla unb @))a 6car~atetti, oomol)(burd) %l:nfd)!ag alt

bie offentHdje 6iiufe ill I)JCoubon ullb ..8ufteUung))on £abungen

an bie

®taat~anroaHfdjaft in £aulanne eitiert, am

l)(edjt~tng

)Uebet' :perfonHdj nod) burdj 6e))oUmadjtigten)Sertreter eridjienen.

m:uf bfele~ UrteH gefiilet erfiej3)Siftot' 6ummermatter burdj b(t~

!l3etrefoung~amt Doerl)alojtein einen ..8a~(ung~6efef){ an 1Remight~

®car:patetti, tlon .\tonter~ fm Doer~af6ftein, auf~alt1id) in mrud,

~er30gtum 6ar36urg, inbem er bie Baf)lung eine~ mett(tge~ von

5365 '!Yr. famt Bin~ a 5 % fett 26. illCar3 1890 tlerfangte. :vet

ber metrie6ene

l)(edjt~vorfdjlag erl)oo, tlerIangte 6ummermatter

leinerfeit~ beim .\tret~amt D6er~.:t(6itein aUf @mnb tlon %l:rt. 81

be~ metreioung~~ unb .reonfur~gefeee~ l)(edjt~offmtng, \ue!dje tl)m

jebodj am 23. ilCol)em6er 1893))ermeigert rourbe. ~er tic3ugUdje

@ntfd)eib ift hn mefenHidjen moti))iert

roi~ Tolgt: @~ liege ein

\.)oUftrect6are~ Urteif tlor; bel' 6etrietiene 1Remigtu~ 6car:patetti

I)ertrete

al~ &f)emcmn feine '!Yrau mna, roefdje

tl)mfeit~, illt

@egenfae ~u ben anberen @:roen, bie @rofdjaTt be~ 2uciu$ i5car~

~atetti nid)t

au~geidj(agen ~aoe.

~agcgen ergeoe fidj bie me~

grilnbetf)eit be$ l)(ed)t~l)ot'fd)fage~ au~ bel' @inrebe be~ metrie6enen,

er fei 3U ben @ertd)t~))erl)anbrungen nid)t regelrecl)t gehlben roer;

ben. %l:u~ bem ~ngres be~ Urtet{~ be~ me3irf~gerid)t~~riifibenten

bOn illCoubon ge~e niimUdj 3mar f)ertlor, baB bie meUagten burdj

%l:nfdj[ag an bie oortige offentlicne 0iiu(e, nidjt aoer, bas fie, uno

f~e3ieU mna 6car:patetti, burdj ~erfonndje 2abung mitte1ft Q:f)arge~

briefe?5 ober :Jtequifition an eine 3uftunbige

m:ntt~ftelle ge{aben

roorben feien, unb nodj roeniger, baa eine fold)e)Sorlabung un

l)(etnigtu~ 6car~atetti, (tg ef)cHdjen)Sornmnb feiner '!Yrau ergalt~

gen fei. 9(un geUe aocr Il.lOQ{ uoerllll bet' :proacfiuale @runbicl~,

baB £abungen au

@eridjt~))er~anbfungen an bie ~arteien fefoft

ober if)t'e 6adj\uaUer au ridjten jeicn, unb iei ein %l:omeidjm tlon

biefem

@runbfa~ unitatt~aft. :vie

~iUt'ebe be~ metriebenen jei

fomit gemiin %l:rt. 81, %l:oj. 2 be~ ~etreioul1g~~ un'o .\tontUl"~geie~e~

oegdinbet.

B. @egen biefen @ntfdjeib erfiiirte)Siftor <5umtnermatter U1t~

term 20./22. ~anuar 1894 ben ftaat~rect)tIidjen l)(efur~ an ba~

~unbe~gerid)t, inbem er ben %l:ntrClg iteUte, e~ fei in %(uff)eoung

be~ genannten @ntidjeibe~ b(t~ UrtcH be~ mqirf~geridjt$~t'afiben~