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B. Civilrechtspflege.
strcbif6aul in i~rem eid)reiben bom 20. SUuguit 1891 erWirte
ba~ fie fid) mit 1Rucfiid)t aUf bie fo jtart gettlid)enen sturie ge~
nottgt
fe~e, dne (£inaa~(ung bon 80 ~r. :per ge3eid)n~te§ eitiict
be§
ei~nbifat~ einauoerufen, fo lonnte bie mef(agte umnogltd)
etttla~ anbere~ 'mne~men, al~ ba~ bamU eine SOecfung im eiinne
bon Biffer 5
be~ eiL)nbifat~bertrage~ i.ler!angt \uerbe, unb fie
lonnte aud) nid)t im Bttleife(fein, bQ~ ein fold)e~ megef)ren nUt
roii~renb bel' :.vQuer be~ ei~nbif(tt~ geftellt ttlerben fonnte; brnn,
ttlenn ba~ eil)nbitat oerett~ aufgelo~t roar, fonnte bon einer for~
d)en bodau~gen SOecfung nid)t me~r bie 1Rebe fein, fonbern e§
mu%te bann be~niti'O a'6gcred)net roerben, unb bie stlagerin ~iitte
fel6ft'Oerft1inbltd) nid)t eine /I @inaa~Xung mit 1Riicfiid)t auf bie fo
ftart gettlid)enen sturfe," fonbern bte)Be3Q~lung be~j{5erIuftanteH~
emf @runb bel' eid)(u~aored)nung i.ler!angt. ?menn fonad) bie
meflagte, ol}ne irgenb \ueld)e niil}ere SUu~tunft au 'Oer{angen unb
o~ne einen j{5or(le~C\ft au mad)en, bte @inaal)lung reiftete,)0 muU
in ber :tat augenommen \uerben, fie l}aoe fetort
ange~d)t;3 bel'
bamaligen morfenlage dne j{5ediingerung be~ eit)nbitC\t~ fur an~
geaeigt ge~aIten unb iie fei in biefem q3unlt mit bel' eit)nbifat~'
leiterin eilt'Oerjtanben gettlefen.,'In roefentUd)en metrad)t [ann nid)t
fommen, ba~, ttlie)Beffagte urgiert, nad) Biffer 5 be~ eit)nbifat~~
\)ertrage~ bie
ei~nbitat~oetemgten I.ler:pflid)tet ttlaren,
/I jeberaeit"
fofort eine SUn3al}fung au mad)en; nad) bem oereit~ @efagten
~iitte eine fold)e SOecfung nad) bel.' :.vurd)ful)rung be~ ei'ljnbif\tt~
feinen ~inn me~r ge~abt, ba ctl~bann naturgemii~ bie befintti\.)c
SU6red)nung au erfo!gen
~atte, unb hie mef{agte fonnte
ba~er
burd) ba§ ?mort IIjeberaeWI
iebenfall~ nid)t irrcgeful}rt ttlorbcn
fein. Unet~eolid) ift ferner bet S)inttlet~ iJamur, ba~ .)Beflagte fid}
gegett il)ren UnteroeteiUgten S)o~ & r Juillet de la meme annee, i1 n'aurait
plus pu exercer ses fonctions a Luins, meme si la suppression
d'ecole n'etait pas intervenue; cette suppression ne constitue
point, ainsi, un element de dommage.
C'est contre ce jugement que Lugrin a recouru au Tribunal
federal, concluant a ce qu'illui plaise Ie reformer, et adjuger
au recourant les conclusions par lui prises contre la commune
de Luins.
Dans son memoire a l'appui de son recours, Ie recourant
fait valoir en substance:
Le Tribunal federal est competent: une denonciation de
convention, meme reposant sur Ie droit public, par l'une des
parties pour son avantage particulier sans Ie consentement
de l'autre et a son detriment, place les contractants l'lm vis-
a-vis de l'autre dans la situation prevue par les art. 50 et ss.
C. O. Du moment OU l'acte qui a entraine la rupture du con-
trat de la part de la commune de Luins doit etre, en ce qui
concerne Lugrin, considere comme purement arbitraire, les
regles generales du Code des obligations reprennent leur
empire et Ie Tribunal federal est competent.
Au fond Ie recourant s'attache a demontrer que, brusque-
ment conge die sans s'etre trouve dans aucun. des cas per-
mettant Ie renvoi d'un regent, les garanties que lui donnaient
tant la loi que les conditions de son engagement par la
commune de Luins, ont ete rendues illusoires par Ie fait de
celle··ci; qu'il en resulte pour lui un dommage qu'il evalue a
3400 francs, et dont il demande la reparation au Tribunal
federal.
Dans son memoire responsif, la commune de Luins excipe
en premiere ligne de l'incompetence du tribunal de ceans,
par les considerations qui peuvent etre resumees comme
suit:
Le litige n'appelle pas l'application des lois federales; il
s'agit de rapports regis par Ie droit public cantonal seul, soit
de ceux qui unissent un instituteur primaire et une commune.
C'est a tort que Lugrin tente de donner a ses reclamations
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B. Civih·cchtspflege.
un fondement de droit prive : Ie traitement d'un regent appa-
rait non point comme 1a remuneration d'un Iouage de services,
IDais comme l'equivalent legal d'un service public. Les art. 50
et suivants du meme Code ne peuvent egalement pas etre
invoques, puisque la responsabilite de 1a commune ne peut
avoir sa source que dans les pdncipes du droit public, et se
trouve regie PI' Ie droit cantonal.
Au fond, la commune reprend les arguments de sa reponse
a 1a demande, et s'en refere au jugement de la Cour.
Statuant sm' ces faits et considemnt en droit:
1 (> Comme la valeur du litige exigee par 1a loi existe en
l'espece, et que la contestation est sans aucun doute de nature
privee, la competence du Tribunal federal ne depend que du
point de savoir si c'est Ie droit federal ou Ie droit cantonal qui
do it trouver son application dans la cause.
20 Or Ie demandeur qualifie sa demande d'action ensuite
d'actes illicites dans Ie sens des art. 50 et suiyants C. 0., il
intente ainsi une action de droit federal, basee sur un deIit.
Le Tribunal federal est des lors incontestablement competwt,
en la forme, pour en connaitre.
30 La dite action apparait toutefois des l'ent1'ee comme
denuee de fondement. n est, en eifet, evident qu'il ne saurait
etre ici question d'un acte illicit.e, que dans Ie cas ou la '~om
IDune defenderesse aurait mis fin sans droit aux fonctio'Js du
demandeur. Or la question de savoir si tel est Ie cas, ou si
les dites fonctions du sieLU Lugrin n'ont pas plutot PrIS fin
ensuite d'une cause d'extinction legale, doit etre resolue, a
teneur de 1'a1't. 349 C. 0., non point en application du droit
federal, mais du droit cantonal. Le demandeur lui-meme
reconllait d'ailleLUs que ce qui concerne sa nomination aux
predites fonctions est soumis au droit cantonal, et non au droit
federal. La question dont il s'agit echappe des lors au con~
tr01e du Tribunal federal; elle a Me trancMe par Ie jugement
dont est recours dans ce sens que les fonctions du demandeur
ont pris fin ensuite d'une cause legale d'extinction. Cette
cil'constance enleve a l'action ex delicto, intentee par Ie sieul'
Lugrin, toute base juridique. n n'est, des 10rs, pas. necessail'e
YIL Hafiptlicht fiir den Fabrik- nnd Gewerbebelrieb. 1'\0 41.
d'examiner si la ·dite action ne devrait pas etre repollssee
par Ie motif que la commune defenderesse, en sa qualite de
personne juridique, ne samait, comme telle, commettre de
delits, ni etre declaree responsable de ceux perpetres par ses
representants.
Par ces motifs,
Le Tribunal federal
pro nonce :
Le recours est ecarte, et Ie jngement rendu entre parties
par la Cour civile du canton de Vaud, Ie 30 Janvier 1894~
est maintenu tant au fond que sur les depens.
VII. Haftpflicht fur den Fabrik- und
Gewerbebetrieb.
Responsabilite pour l'exploitation des fabriques.
41. UrteH \)om 7. t~eoruar 1894 in ®ad)en
1Ruegg grgen .3moer.
A. ~urd) UrteH \)om 6. ~eaemoer 1893 1)at bie IlljJ~eUation§"
fammer be§ Dliergerid)t§ be§ .R\tnton§ Burid) erfannt: ~er .Q3e"
fragte)uirb oet feiner @:rWirung oe1)aftet, baS er bem srfiiger ben
tol)nau§faU mit 64 ~r. unb bie
S)ei!ung~foiten mit 35 ~r.
10 (:£t~. erfe~eu rooUe; im Uorigen roirh bie srlage Clogelutefen.
B. @egen bie!e§ Urtei(erfliirte bel' staiger bie .Q3erufuug an
ba§ .Q3uubel3gedd)t, oei bem er folgenbe Illntriige ftelIte:
a. @l3 fei (1)m ba§ Illrmenred)t au gettliil)ren;
b. ~a~ a~jJeUation;3gerid)tfid)e UrteU fei auf3u1)eoen, bie L~fage
grunbfii~nd) gutau1)eisen Hnb bel' .Q)eUagte au \)crt'fiid)ten, an ben
.\Uiigel' fitr Oleioenben ~ad)teH eine @:ntfd)iibigung \)on 2000 ~r.
fnmt Bin;3 a 5 % \.lom 15. [Rat 1893 an au oe3a1)fen.
smit @ingaoe i,)om 1. ~eoruar 1894 oeantragt bel' .Q)effagte
)Seftiitigung be§ genanl1ten Urteif£l bel' 1ll~~eUation~fammer be§,