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19_I_757

BGE 19 I 757

Bundesgericht (BGE) · 1900-01-01 · Français CH
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B. Civilrec!JtspJleg".

1. januar 1900 für gelUtffe

~orbetUngen 'oie 2(nlUeifung in

eine B\l;)ijel)enffaffe 3ll.Jiiel)en 'oie IV. unb V. straffe unb fomi!

eine

2(u~na9me \)on ber in 2(rt. 219 leg. cit. aufgeftefften

inangorbnung 3uaiet, offenbar febigHd) ein Bugeftünbnifl an ben

fietreffenben stanton, \)on 1Ue!el)em berjef6e @e6raud) macgen fann

ober niel)t, unb 1U06ei 'oie @infüf)tUng biefer 3IUifcgenffaife nur

an bie ?Bebingung gefnü:pft tft, bag 'oie

~orbetUng innert ber

cmgegefienen

~rift in ein öffentrid)efl ?Bud) eingetragen lUorben.

~~ 6eburfte aifo, ~m für ben stanton iBern biefe BlUifegenffaHe

tür bie erll.Jüf)nte Ubergang~3ett einaufiU)ren, eineß 1)ierauf

ge~

riel)uten 2(ftefl 'ocr fantonafen @efei;lgebung unb e~ f)atte berfef6e

babd aud) 'oie nägern 18orfcf)riften über 'oie @inricf)tung unb

~ftf)rung beß ?Bucf)e~, 10lUle über 'oie fac9Hdje unb örtHcf)c 3u"

jtiinbigfeit für bie @intragung ber ~orberung alt edaffen, ba baß

?Bun'oe~gefe~ 1)ierüoer feine ?Seftimmungen entf)ärt, fon'oern {ebig"

Hel) aITgemein 'oie @tntragung ber ~orberung tn ein öffentfidjeß

?Sucf) etfß ?Sebingung für S!(uffteITung ber Bll.lijdjenffaffe oeftimmt.

2(1'1. 333 leg. cit. iie!)t f)iefür

aU~brücfHd) rantonafe

@ilt~

fü1)rungßoeftlmmungen \)01' unb unterlUirft biefeIOen 'oer @enef)mt"

gung be§ ?Bunbe§rateß. iffienn b(1)er tn sttrt. 2 be§ fiernlfel)en

:t;efrete§ \)om 16. ';mal 1892 über 'oie @intrclgung bel' übHg(t"

Honen im stanton iBem oeftimmt iit, bag 'oie IUnmefbung aur

@intragung oei 'ocr 2(mt§j Cf)reiberd be§ ?Seairte§ erforgen nulff e~

in ll.Jefdjem bie \)er~f!ir9tete ~erfon im Beiit'unfte ber ~lnme!bung

if)ren 5ffio1)nfi1,1 1)a6e, fo

~at 1m @roj3e 1nat be~ stanton§ ?Sem

l)iebei tnnert ber 1l}m bure!) citierteß iBunbe§geje1,1 eingeräumten

,Roml>etenaen g(1)nnbert unb jebenfnIT§ teinen merfto\3 gegen eine

~eftimmung bie;c§ .iBunbeßgefe~e§ oegnngen. Unb ba nun im

\)orliegenben ~QUe einaig ftreitig tft, bqieljung$lUeife 'oie @ut:.

1)eij3ung beß rerurrentif djen ?Bege1)ren§ Ie'oigIidj ba\)on

Q6~ängt,

00 1){efurrent ben morfel)riften jeneß

:vefiete~ @enüge gereiftet

1)aoe, fo ift trar, baa für bie ?Seurteifung biefe§ 0treiteß niOjt

eibgenöffifdje§, jonbern fantonQ(e§ inedjt mQ\3geoenb tft unb ba9cr

t-ieiffieiteröiel)ung biefer 0aOje an ba§ ?Bunbcßgeridjt gemäe

2(rt. 29

ü.~@. l.Jom 27 . .Juni 1874 unauraHig ift. :nenn e~

mangert eben 'oie 18oraußfe~ung, bau biefeloe nad) eibgenöffiicf)em

ined)t au entfd)eiben jet.

Ir. Organisation der Bundesrechtspllege. N° 120.

:nemnadj f)i'lt baß ?Sunbeßgerid}t

crhnnt:

757

Slluf 'oie m5eiteraief)ung be§ 1:l(etUttenten

~oljitnn @ottfrieb

stün3(t \uirb lUegen .Jnfompetena nidlt eingetreten.

120. Arrel du 27 Octobre 1893 dans la cattse Piguet

contre Gabet.

Le 26 Septembre 1893 Leopold Gabet, negociant en vinsr

rue des Gares, a Geneve, fit adresser a Henri Piguet, nego-

ciant en dite ville, par le bureau des poursuites de Geneve,

un commandement de payer la somme de 461 fr. 75 c., pro-

venant d'un billet de change. Le dit commandement fut

notifie a Piguet le lendemain 27 Septembre 1893.

Piguet n'ayant pas paye, en se fondant sur un sequestre

impose sur la dite creance, Gabet et le sieur Fiscalini, agent

d'affaires, a Geneve, lequel se pretenclait cessionnaire de la

somme due par Piguet, aclresserent ensemble au tribunal de

premiere instance, en se fondant sur l'art. 188 de la loi fe~e­

rale sur la poursuite pour dettes, une requete en declarabon

de faillite de H. Piguet.

Par jugement du 9 Octobre suivant, la Chambre commer-

ciale de ce tribunal en se fondant sur les art. 188 et 189 de

,

.

la dite loi, et 21 § 2 de la loi d'application, a declare PIg~et

en etat de faillite des cette date a 10 1/2 heures du matm.

C'est contre ce jugement que Piguet recourt au Tribunal

federal conc1uant a son annulation et a la retractation de la

faillite,' fonde sur les art. 57, 58, 65 et 67 de la loi sur 1'01'-

gauisation judiciaire federale du 22 Mars 1893."

.

Dans son memoire, du 18 Octobre 1893, a 1 appUl ~u

recours Piguet fait valoir en outre, que le recours est admls-

sible a ia forme, aux tern:es des art. 58 de la loi du 22 Mars

1893 susvisee, et 189 de la loi sur la poursuite pour ~ettes;

qu'il a ete adresse dans les delais prevus par les art. 60 et 41

758

ß. Civilrechtspllege.

de la premiere de ces lois; enfin, que le dit recours est ad-

missible au fond, vu l'art. 57 ibidern.

Statuant sur ces {ails el considemnt en droit:

10 Le recourant estime avec raison que le recours au Tri-

bunal federal co~t:'e le ju~ement attaque n'est admissible que

lorsque les condItlOns pose es aux art. 56 et suivants de la 1 .

f~derale du 22 Mars 1893 se trouvent remplies. Ces cond~~

bons ne se trouvent pas rl:lalisees dans l'espece.

20 Si l'on interprete l'art. 56 dans ce sens qu'il pel'met Ie

recours seulement contre les jugements des tribunaux canto-

naux statuant sur une pretention civile' -

ce qu'on pourra't

d'd'

d'

'

I

e Ulre,

une part, de l'expression de « causes civiIes » dont

se sert le pnldit article, et d'autre part, de la circonstance

qu~ l:~rt. 6~ c11iffre 4, alinea 2 ne mentionne parmi les causes

qm s lllstr~lsent en !a forme accelenle, que celles ou il s'agit

de pretentlOns relatIves au droit materiel, tandis que la pro-

cedure en ma~iere de sequestre (art. 279 de la loi federale

s~r la pours~lte pour dettes et Ia failIite) n'y est pas men-

tlOnnee, -

Il est evident qu'un recours contre la decision

attaquee, pronontiant l'ouverture de la failIite est inadmissible.

~ll. effet l~ jugement incrimine ne tranche pas une pretention

ClvIle, malS statue seulement sur le droit, du creancier a faire

prononcer la faillite.

30 .]}I{llne, pour le cas ou l'on ne voudrait pas conclure de

ce qm prec~de que le recours n'est pas possible nniquement

co~tre des Jugements definitifs de droit civil proprement dit

malS qu'il p~nt ~tre interjete egalement contre des jugement~

sur des pretentlOns en matiere de procedure ponr autant

~u'.e~es. sont. ~oumises au droit federal et rentrent dans la

JurldlctlOn clvile, comme c'est le cas

d~l droit au sequestre

p~r exemp!e, il ~'en serait pas moins inadmissible que l'o~

put recounr en I espece. En effet aux termes de la loi (notam-

ment des art. 56, 63 chiffre 4, alinea 2, 65) il n'e~t point.

clouteux que 1e recoul'S au Tribunal fecleral n'est licite que

cOlltre

de~ jUl?emen.ts pronontiant sur une contestation pro-

pl'e~ne~t dIte,. lllstrmte selon les regles de la procedure civile

ordll1aIre, Sült en la forme ordinaire, soit en la forme acce-

II. Organisation der Bundesrechtspllege. N° 121.

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leree, mais qu'll ne l'est point, e11 revanche, contre une deci-

sion intervenue dans la procedure sommaire, 10rs bien meme

que cette decision revet la forme d'un jugement. 01' il s'agit,

dans I'espece, d'une decision de ce genre, et nullement,

comme le pretend le recourant, d'un jugement au fond dans

une contestation a trancher en la forme acceIeree.

Par ces motifs,

Le Tribunal federal

prononce:

TI n'est pas entre en matiere, pour cause d'incompetence,

sur le recours du sieur H. Piql1et.

121. Arn'1t du 11 Novernbre 1893 dans la cause Rilliet

contre masse Turian fl' Cie.

Par arret du 1 er Juillet 1893 1a Cour de justice civile de

Geneve, statuant sur le litige pendant entre parties, a pro-

nonce ce qui suit :

« La Cour, an fond, confirme le jugement rendu par 1e

tribunal de premiere instance le 17 Janvier 1893 et condamne

RilHet aux depens d'appel. Declare non recevables les con-

clusions tendant a ce qu'il soit donne acte aux creanciers de

Turian & Cie de ce qu'ils consentent a ce que la somme que

Rilliet est condamne a leur payer soit versee en mains de

Cherbuliez qualite qu'il agit. »

C'est contre cet arret que A. Rilliet recourt au Tribunal

federal, concluant a ce qu'il lui plaise reformer le dit arret

et, statuant a nouveau, debouter les demandeurs creanciers

de J. Turian & Cie de leurs conclusions, et les condamner aux

depens.

Les creanciers de la Sodete Turian & Cie out conclu de

leur c6te a ce qu'il plaise au Tribunal federal:

Declarer mal fonde le recours principal interjete par sieur

Rilliet.

XIX -

1893

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