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B. Civilrecbtspflege.
begrünben foUen, aUein biefe ucuen mel)au~tungen tönnen gemlig
&rt. 30 D.~@. nid)t in ?Setracf)t geaogen ttJerben.
4. m5enn fobann ber,reräger ttJegen beß auf oer 6:petutlltion tu
&ttien ber ~ibgenöfiifcf)elt ?Sanf erlittenen lBedufteß eine Scf)aben::
et'fa~fot'berung aUß &rt. 50 DAR. erl)ebt unb biefellie aur srom~
:penfet1ion berfteUt,)o tft outtlid)ft au liemerfen, baB, ba 'oer srfager
bel)au~tet, bur~ bie menagte lietrügHcf) au '~n)fcf)luB bel' fragHcf)en
@:lcf)afte l,)~r1elte~. ttJorben au fein, ttJenn biefe mel)au:ptung 1'1c'9tig
ttJare, recf)thcf) mcf)t fottJo~f &rt. 50, aIß oielme(lr &rt. 24 D.~lR
autreffen ttJürbe. &Uein bie fragUcf)e
~inttJenbung mangelt nun'
~Qcf) ben ~eftiteUungen bel' lBorinftana, ber gellügenben tatfac'9;
!ldjen 6u6ftullaiierung. BttJur
~at baß munbe§gerid)t in fetner
~tfd):ibung in Sacf)en
IDCe~er~wmUer gegen St'onturßmaffe ber
2ell)fulle Ufter oom 21.,Sult 1893 aUßgefvrocf)en, baf3 wenn bie
~e:roartung eine§ öffenHid)en Strebitinftituteß befien mUunaen
fU{lcf)e unb ba§ burcf) bie gefiUfcf)te mUan3 gefd)affene ober unter~
l)aHe~e lBettrauen für weitere @efd)afte aUßveute, fie bamit in
argIi)tiget' m5eife einen oon il)r feIO;t burcf) täufcf)enbe :pofHibe
S)anb!ungen gerl.lorgerufenen,Srrtum benute unb bamit betrügerijd)
l)an~(e. ~ß lunn alfo bie ~in\tlenbung beß Stläget'ß nid)t, ttJie bie
lBonnftan3 meint, fd]on beßl)uI6 o(lne weitereß 3Ut'üct'gcwiejen
u:erben, ttJeil bie,organe einer &itiengefeUfd)aft für it)re @efd)iiftß~
fUtjtullg nur ber 2!ttiengefeUfd)aft, nicf)t uoer :Dritten gegenüoer
l.lernntttJortUd) feien. &Uein in ~at unb m5al)rl)eit ift nun ttJeber
fe~tgefte~t, bafi bie lBerttJa1tung beß beflagtifc'gen,Snftitut§ beffen
5S1{an3 t~ täufd)e~b:.r &bfid)t gefälfd]t, nod] bllfi bel' stläger au
be~ fr~g~~d}elt @el~uften m 'llftien ber ~ibgeltöfiiid]en mant ficf)-
m~t S)tnltd]t a~f b!e @rgeoniffe einer \.leröffentUd)ten unrid)tigen
mtlan3 entfd)!01fen l)llk :ver oIol3e ~tnttJeiß auf ben mericf)t beß
lBerttJllHung§rateß ber
~ibgenöflifc!)en ?Sanf an bie
~(ftionär\.ler~
fammbmg \.lom 20. &uguft 1892 genügt feIOitoerltänbrtu) 3um
mettJeife ber erftern statf acf)e nid)t, ttJie benn ü'brigenß bie ?Bor"
i~fta~a au§brÜlffid) bemerft,. baä bie,organe bel' meflagten fe1vft
ftd) ~ber ben m5ert bel' &fttelt il)reß,Snftltuteß getiiufcf)t t)aoen;
u~b tu Ie~terer ~infid)t erUärt bie lBorinftana, eß jet nid)t llad)ge~
Me.fen unb nid)t einma! gIau'bl)aft, blla attJifd]clt bem ®efd]äftß"
6ertd)te beß oeflagtifd)en ~nftitute§ für 1890 (bon ttJefd]em bel'
III. Obligationem·echt. N° 95.
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sträger be~au:ptet, baB er täufd)cnbe fal1d)e &ng('t6en über ben
6tanb beß,Snftituteß entf)alten 'f)aoe) unb ben f"ätern
I!(ttien~
täuft'n be~ Stlägerß ein Stau)a13ufllmmen'f)llltg befte~e. lBöUig aUß::
gefd]loffen ift bieß ltatiirlid] tür bie bereUß im .Jal)re 1889
Il'bgefcf)lojfenen 'bef!ngti)c!)en &ftienfliufe, ltlefd)e bie bei ttJettem 6e~
beutenbften ttJaren. :va\3 ber frül)ere :vireftor bCß ft. gaUijd)en
(§;o~toirß, IDC. 6d)enf, ben Stfiiger burd) befonbere falfd]e lBor::
f:piegelullgen 3u S'Pefulationen 6eftimmt 'f)cibe, ift \.lom mäger ttJol)1
'bel)au"tet, aber nicf)t bewielen worben.
:vemnnd) 'l}at baß munbeßgerid)t
erhnnt:
:vie m5eiteraie1)ung beß st1ägerß wtrb a!§ unbegrüllbet a'bge::
ttJtej'en unb eß 1)llt bemnacf) tn aUen steifen {lei bem angefod)tenen
Urteile beß Stantoußgertd)teß beß stllntoltß 61. @aUen lein me::
ttJenben.
95. Am~t du, 23 Septembre 1893 dans la ca'USe
Credit Gruyerien contre lrhtrith.
Par arn3t du 29 Mai 1893, la Cour d'appel du canton de
Friboura statuant en la cause qui divise le Crt~dit Gruyerien,
m
.
a Bulle, d'avec Alfred Murith, comme curateur de VICtor
Murith, a Gruyeres, a prononce comme suit :
.
« Victor Murith est admis en principe dans ses deuxieme
et troisieme conclusions, mais le montant a restituer par le
Credit Gruyerien est reduit a 1900 francs, avec accessoires
Iegaux; partant celui-ci est deboute de sa conclusion libera-
toire dans le meme sens. Des lors il n'y a pas lieu d'entrer
en matiere sur la conclusion subsidiaire de l'acteur. »
C'est contre cet arret que le Credit Gruyerien a recouru
au Tribunal federal concluant a ce qu'il lui plaise lui adjuger
,
.
les conclusions liberatoires par lui prises devant les Illstances
cantonales et reformer dans ce sens le dit arret.
L'intim~ Murith a pris de son cote les conclusions sui-
vantes:
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B. Civilrechtspflege.
I. PreIiminairement, a ce que]e Tribunal federal se declare
incompetent, le montant actuellement litigieux n'atteignant pas
le chiffre de 3000 francs quant au defendeur, conformement
a Fart. 29 de la loi organique federale.
11 Pour ]e cas Oll le Tribunal federal entrerait en matiere
sm' le recours, la partie Murith conclut au rejet de celui-ci,
et partant au maintien de l'arret qui en fait l'objet.
ill. Subsidiairement, a ce qu'il plaise au Tribunal federal
elever l'indemnite allouee a la partie 1\iurith par l'arret dont
est recours, c'est-a-dire la ramener au chiffre de ses conelu-
sions originaires.
Statuant en la cause et considerant:
En fait:
i 0 Le 8 Mai iB88 le Cn~dit Gruyerien chargeait l'agent
d'affaires Fasel, aBulIe, de trois poursuites contre les freres
Gremion, au Chätelet, pour le payement de trois billets, dont
l'un de 3800 francs etait cautionne par Victor Murith et
Cyprien Rime.
Pour obtenir le paiement de ce billet, le dit Fasel, agissant
au nom du Credit Gruyerien, faisait proceder, le 26 du meme
mois, a une saisie reelle sur les immeubles appartenant a
Louis Gremion, situes dans la commune de Gruyeres.
Le meme jour les deux cautions, c'est-a-dire Victor Murith,
represente par son curateur Alfred Murith, et Cyprien Rime
se presentaient au bureau du Cn~dit Gruyerien et reglaient
le billet susmentionne, a l'aide de la creation d'un nouveau
billet, signe par eux seulement, et comprenant le capital du
precedent et les interets, moyennant quoi les cautions obte-
naient quittance du billet primitif, et subrogation dans les
droits qui en decoulaient vis-a-vis du debiteur principal.
Malgre cela le billet primitif ne leur fut pas remis, parce
qu'll restait aregIer les frais de poursuite qui devaient etre
payes directement a l'agent d'affaires Fasel. Comme ce der-
nier n'assistait pas au reglement, le Credit Gruyerien lui fit
de nouveau transmettre les documents. Le meme jour Alfred
Murith et Cyprien Rime passerent au bureau Fasel pour
III. Obligationenrecht. N° 95.
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payer ces frais, mais ne l'ayant pas trouve, Hs partirent sans
avoir pu effectuer le paiement; d'apres la deposition d'Alfred
Murith, lVI. Geinoz, directeur du Credit Gruyerien, se serait
alors charge de payer ces frais.
Quatre mois plus tard, soit le 26 Septembre 1888, une
promesse de vente de tous les immeubles qui avaient fait
l'objet de la saisie reelle du 26 Mai, fut passee entre les
fteres Gremion, representes par le directeur Geinoz en vertu
d'une procuration du 20 Septembre, et le comte de Sparre,
citoyen franiiais. Cet acte stipulait qu'avant la vente definitive
les vendeurs devaient proeurer la liberation de toutes les
hypotheques grevant les immeubles promis-vendus.
L'acte de vente definitü fut stipule le 26 Octobre pour le
prix de 113 400 francs; lors de la stipulation les freres
Gremion etaient de nouveau representes par le dlrecteur
Geinoz, et le comte de Sparre par Leon Girod.
D'apres une declaration contenue dans l'acte de vente, les
immeubles vendus etaient a ce moment greves par treize
dettes hypothecaires pour une somme totale de 108 493 francs.
Au nombre de ces lettres figurent sous N° 7 le billet de 3800
francs pour lequel 1e Credit Gruyerien avait fait pratiquer la
saisie du 26 1.\1ai, et sous N° 1 une somme de 33 700 francs
due a la Caisse hypotMcaire de Fribourg.
.
L'acte de vente stipulait que le prix d'achat etalt paye
comptant, selon declaration des parties comparantes, sauf la
somme due. a la Caisse hypothecaire, qui aurait du etre payee
le 2 Janvier suivant par les soins du directeur Geinoz.
Cfltte declaration n'etait toutefois pas completement exacte;
en effet comme les freres vendeurs n'avaient pas rempli
l'ob1igation de liberer les immeubles des hypotheques qui les
grevaient avant la stipulation de la vente definitive, le mon-
tant du;rix resta depose, meme apres la vente et mal~re la
declaration du payement comptant contenue dans 1 acte,
aupres du Credit Gruyerien, au nom du comte de S~arre,
ainsi qu'il resulte d'Ull extrait de compte verse au d~ssler, et
soit 1e notaire Genoud, soit l'agent d'affaires Leon Glrod par
l'entremise du directeur Geinoz, y firent a diverses reprises
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ß. Civtlrechtspflege.
des prelevements destines adesinteresser les creanciers hy-
pothecaires.
Ainsi furent eteintes toutes les dettes hypothecaires q .
. t 1 .
Ul
grevalen, es lmmeubles, ä l'exception du billet de 3800 francs
cede par le Cn"dit Gruyerien aux sieurs Murith et Rime C'
bille~ avait e~e: ain~i qu'il a ete mt, remis de nouveau p~r 1:
Cred.lt Gruyenen a ~asel, ä qui. les creanciers subroges
devalent payer les frars de poursmte. Apres avoir ete paye
du m~~tant d~ sa creance de la maniere indiquee, le Cremt
G~uyenen avalt ~onne ordre a Fasel de suspendre les pour-
SUlt~S parce qu'll avait ete desinteresse. De leur Cllte les
cautlOns ne songerent plus ni au paiement des frais, qui fut
opere p!us tard par le Credit Gruyerien, ni a donner ordre
de contmuer les poursuites pour leur compte.
Vers cette epoque, Alfred Murith, curateur de Victor
M~ri~~, et qui l'avait represente lors du reglement du billet
pmmtIf, avec subrogation, ainsi que lors de la creation du
nouveau billet, fut remplace par un nouveau curateur dans la
personne de Placide Rime, qui, parait-il, ne fut pas mis au
couraut de ces operations, et ignorait des lors selon son dl're
I, . t·
'"
eXIS ence SOlt du premier billet, soit du second.
C'~st po.urquoi lor~que eut lieu la vente au comte de Sparre,
et. qu ensUlte le notaire Menoud, le directeur Geinoz et Leon
Glrod s'occuperent du paiement des creances hypothecaires
~re:ant les .immeubles vendus, Placide Rime ne songea pas
a faIre valOlr les droits de Victor Murith et a reclamer le
paieme~~ du billet, bien q~e la saisie fut encore en vigueur,
et la ~leance en rang uble pour obtenir le paiement. Les
pour~Ultes ~l'ayant pas ete continuees, la saisie reelle tomba
en peremptlOn et 1e 21 Decembre suivant le contröleur des
hypot~~q~e~ declarait au notaire Menoud, agissant au nom et
~ans 1 mteret du. comte de Sparre, que toutes les saisies pra-
tIquees sur les bIens vendusetaient perimees.
. A cette epoque il existait encore, en main du Cremt Gruye-
nen, sur 1e montant du prix de vente outre 1a somme des-
ti:lee . au paiement de la Caisse hypothe~ail'e, une autre sonlIDe
d'envlron 9600 francs qui restait a libre disposition des ven-
III. Obligationenrecht. N° 95.
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deurs, et qui fut retiree dans le courant de Janvier 1889,
sans que 1e billet de 3800 francs rot paye. Pendant tout ce
temps, et longtemps apres encore 1e dit billet est reste dans
1e bureau de l'agent d'affaires Fasel.
Le 28 Juin 1890 Placide Rime, curateur du mineur Victor
Murith, ayant, d'apres ses alJegues, eu connaissance, soit de
l'existence du billet de 3800 francs en faveur de son repre-
sente, soit des circonstances dans lesquelles il n'avait pas ete
paye, ouvrit au Credit Gruyerien et a son directeur Geinoz,
une action tendant ales faire condaml1er:
10 A lui restituer 1e montant de 3800 francs, encaisses sans
droit lors du paiement opere par le comte de Sparre.
2° Subsidiairement, a lui rendre compte de lem gestion
en vertu du mandat dont i1s s'etaient charges et ä lui rem-
bourser a ce titre 3800 francs.
30 Plus subsidiairement, a lui acquitter 1e montant de
3800 francs a titre de dommages-interets pom la perte
eprouvee par leur faute et par 1eur doI.
Le demandeur invoquait, a l'appui de ces conclusions, les
faits plus haut resumes et les dispositions du Code des obli-
gations concernant 1e mandat, la gestion d'affaires, l'enrichis-
sement illegitime et la respol1sabiIite derivant de faits illicites;
les defendeurs concluaient a liberation.
Par jugement du 4 Mars 1893 le tribunal civil de l'arron-
dissement de la Sarine a ecarte les conclusions principales
du demandeur, et libere 1e directem Geinoz de toute respon-
sabilite, mais, considerant que le fait que le billet de 3800
francs n'avait pas ete paye etait du en partie a 1a faute dn
Credit Gruyerien, et lui faisant application des dispositions
des art. 50 et 51 C. 0., le dit tribunal a condamne ce der-
nier au paiement de 1900 francs, correspondant a 1a moitie
du montant du billet, avec interets.
Le Credit Grnyerien interjeta seul appel de ce jugement,
et lors des debats devant la Cour d'appel, le demandeur
declara se joindre, par voie d'adhesion, a l'appel interjete
par le Credit, mais 1a Cour rejeta ce procede en ce qui con-
cerne le directeur Geinoz, a l'egard dnquel le jugement de
B. Givilrechtsptlege.
premiere instance devenait ainsi detinitif. Statuant ensuite au
fond, la Cour a estime, avec les premiers juges, que le Credit
Gruyerien s'etait rendu coupable d'une faute aquilienne, et
l'a condamne, pour violation des obligations resultant de la
gestion d'affaires, au paiement d'une indemnite de 1900 francs
avec interets.
A l'appui de ce prononce, la Cour d'appel invoque, entre
autres, et en resume, les motifs ci-apres :
Le Credit Gruyerien, ainsi que son directeur, n'ont regu
de mandat direct que des freres Gremion et du comte de
Sparre, mais le Credit, charge de remettre les fonds a qui
de droit pour payer les dettes des freres Gremion, connais-
sait l'existence du billet de 3800 francs, en vertu duquel avait
eu lieu la saisie reelle du 26 Mai 1888; cette saisie etait
ellcore en force le 26 Octobre 1888, date de la vente du
domaine du CMtelet. La circonstance que, dans l'intervalle,
les cautions Cyprien Rime et Victor Murith ont cree un nou-
veau billet en remplacement du precedent, et ont ete subro-
gees aux droits du Credit, ne peut leur faire grief, attendu
que le billet primitif de 3800 francs ne leur a pas ete delivre,
de maniere a ce qu'ils puissent faire valoir lems droits contre
le debiteur L. Gremion, mais que ce billet a ete remis par
le Credit au procureur Fasel, auquel les frais de poursuite
ont, du reste, ete payes par cet etablissement. TI en resulte
que le Credit, qui avait en outre donne l'ordre a Fasel de
suspendre les poursuites contre Gremion parce qu'il etait
desinteresse, a de ce chef assume une gestion d'affaires en
ce qui concerne Ia dette de Gremion, en vue de sauvegarder
les droitR resultant pour Victor Murith de Ia saisie reelle du
26 Mai 1888, au benefice de laquelle il se trouvait. Le Credit,
charge de remettre les fonds destines a purger les dettes
grevant le domaine vendu au comte de Sparre, pouvait d'au-
tant moins preteriter les cautions Rime et Murith, qu'il restait
des fonds en suffisance pour payer la dette de Louis Gremion;
il est donc constant que le Cl'edit Gruyerien a commis une
faute en procedant comme il est dit ci-dessus, et qu'il doit 'Jn
supporter les consequences. (C. O. art. 51 et 116.)
HI. Obligationenrecht. N° 9&.
581
TOlltefois on peut reprocher aussi a Victor Murith, soit a
son curateur de n'avoir pas fait a ce sujet toutes les dili-
gen ces voulues, et il y a lieu par consequent de compenser
Ie dommage cause en faisant supporter Ia moitie de la perte
de la creance de 3800 francs par le Credit Gruyerien, et
l'autre moitie par Victor Murith.
C'est ensuite de cet arn~t que le Credit Gruyerien a recouru
au Tribunal de ceans, et que les parties out pris les conclu-
sions plus haut reproduites.
En d1'Oit:
2° La competence du Tribunal federal en la cause esi inde-
niable, et l'exception opposee par Ia partie intimee, consis-
tant a dire qu'ensuite du jugement de premiere instance Ia
somme en litige se trouverait rerIuite a 1900 francs, est
denuee de tout fondement. La partie MUlith s'est jointe, par
voie d'adhesion, a l'appel interjete par le Credit Gruyelien
devant Ia Cour fribourgeoise, et cette derniere astatue sur
l'entier des conclusions de la demande, portant sur une
somme de 3800 francs.
La circonstance que l'un des defendeurs a ete IiMre par Ia
premiere instance, et que Ie jugement est devenu definitif a
SOll egard, n'implique pas davantage une rerIuction de moitie
de l'objet primitif du litige, puisque la demande concluait, des
le principe, a la condamnation solidaire des defendeurs, et
ql1e Ie demandeur a d'aiIleurs maintenu en appel l'entier de
ses concll1sions au regard de Ia seule partie demeuree en
cause.
3° Au fond, Ia premiere conclusion du demandeur, tendant
a faire coudamner le Credit Gruyerien et son directeur Geinoz
a lui restituer le montant de 3800 francs encaisse par eux
lors du paiement opere par le comte de Sparre, ne saurait
etre accueillie.
En ce qui concerne, en effet, le Credit Gruyerien, seul en
cause ensuite du jugement passe en force et liMrant son
directeur Geinoz, il n'est point exact que cet etablissement,
desinteresse {l'aborcl par la creation du nouveau billet rem-
pla meiter"
atel)ung alt bai3 munbe~gerid)t. mei bel' l)eutigen merl)anblung
bea~t:agt . ber SU"nmaft bel' .ltlägerin, ei3 jet in SU"Mnberung bei3
))0t'tnlt~n3itd)en UrteUi3 bte gei.prod)ene @ntfd)äbigung nngemefjen
a~ erl)ol)en: :t;er SU"nmnft bel' ~.Bef(agten bQgl'gen trägt auf aiin3~
ltd)e 1}{6metfung bel' .ltlage, ebentueU auf angemejfene 1Rebuftion
IV, Haftpflicht für den Fabrik- und Gewerbebetrieb. N° 96.
587
ber))orinftnnaIid) ge)proqienen @ntfd)itbigung an. @r miebcrl)ort
babei bie fd)on MI. ben tantona{en,3nftanaen abgegebene @t:flä~
rung, bau bie ~enagten oereit feien, bel' .ltiitgerin, o!)ne SU"ner~
tenmmg einer ffied)ti3pjttd)t, eine a:lltfd)itbigung \.lon 500 'lJr. au
fleöQl)fcn.
~a~ munbcßgerid)t aie!)t in @i\1.)itgung:
1. ~er im,3a!)rc 1826 geborene 'lJriebrtd) ~ögn mar bei ben
mef[agten ali3 \Stein9auer mit einem ~al)rei3))erbienfte uon circa
11 00 'lJr. nngefteUt.
SU"m 25. 9co\.lember 1891))crung{üctte er
bei bem ?Bau ehtei3 neuen E5d)ull)nuiei3 auf bem .ltird)enfe!be au
~em, für me{d)en bie
~ef(agtelt bie WCaurer~ unb E5tetnl)auer~
meife: @i3 foUte eine
ü6er 35 WCeter3enhter fd)mm fteinerne lBobenp{utte
au~ bem
?p!ain:pieb
be~ ®eMubeß burd) baß :tre:p:pen!)auß in ben crften
€toct oeförbert merben, um bort
\.lerfe~t au merben. @iner bel.
Unternel)mer, ®feUer, l)Qtte bie SU"norbnungen aum SU"uf3iel)en ge~
troffen. 3 \J.l ei erfal)rene '2hbeiter, E5tauffer unb
~re~er, meld)e
baß eigentUd)e merfei;?ett oeforgen foUten, lumben j:pe3ieU mit ber
I}Xui3tfrl)rung oetraut, au \ueId)er fie eine SU"naal)l mit bielen '2lr~
fleiten \.lertrnuter @el)ülfen, barunter ben merunglüctten mögU, oei~
aogen. 'nnß SU"uf3iel)en gefd)(tl) mitte1ft an)eier ~fafd)en3üge Ulti).
ei3 murben baau 'LUd) 3\uei eiferne
S~föl'mige S)nctcn))er\uenbet.
Um baß SU"nftof3en ber llSlQtte an bie E5eitenmauern au tlermeiben,
\UQren E5eiIe mt ber ?platte angeorad)t, um biefe1be nötigenfaUi3
\)on ber imauer \1)('g3u6ie~en. SU"(i3 bie i3Iatte ba(b tl)ren ~eftim~
mungi3ort, ben ~oben bei3 erften E5tod'lt1et'fe~, eneid)t ~atte, frQt
mügli))on ber E5eite auß auf biefe1oe, um bie <SeHe au {öfen;
in biefem SU"ltgenOticte aer6rad) einer bel' 6eiben S)acten, bie llSfatte,
unb mit i~r mögU, fiüraten in bie :tiefe unb fe~tem fanb baburd)
feinen :tob. 'lJeftgefteUt ift, baB oei meginn be~ ~(uf3ie~eni3, nad)-
bem bie q5fatte etmni3 \.lom moben gel)oben lU(lr, brei SU"roettcr,
!)au)jtj'iicl)Hd) um bie 'lJefHgfeit ber mcr6inbuHg mit ben S)ncren an
ben SU"ltf5ü9en auf eine q3roue ölt fteUen, auf bie llS(atte getreten
maren; ferner, bnl3 aUgemein angeorbnet \uorben \1,lQr, bie SU"r~
beiter foUen f:pftter, oei SU"ußfül)rung ber SU"r6eit, lid) meber auf
nod) unter bie lß(atte begeoen, unb b{tB mögli fpqieU mel)rfad)
gClUQrnt morben war, bie \ßfalte 3u oetreten. ~erfe(be ~(ttte fid)