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18_I_5

BGE 18 I 5

Bundesgericht (BGE) · 1892-01-01 · Français CH
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i 1 'I 4, A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassuug. funbcn ~ätte, eine meel}tßtlewetgcrung im etgentItel}en <Sinne beß ~orte~ borHegen würbe. I2{ber in concreto fragt e~ fiel} eben, 00 ntd)t tlieIme9r bie mücfroeifung eine :ptcaeffualifel} gebotene war. 'Dabei ift nun itt'eIetlant, ob bie er90benen I2{nf:prüel}e auf ein frü9ere~ Uttgei{ fiel} 9aben ftü~en fönnen. mon 5Bebeutung ift einöig bie;,tragweite be~ § 42 ber nibmalbenfel}en ~itltIpro3en~ orbnung unb bie 3ett ber I2{n9ängigmael}ung ber .stlage.

2. 'Der § 42 ber nibwafbenfel}en ~tbn:pr03e)3orbnung befttmmt, bau, wenn in einem untlermittett gebliebenen <streitfaU eine .strage niel}t innert brei 1JJC0naten nnel} bem morttitt bor mermittlung~~ getiel}t bet bem bctteffenben @ertel}t~:präfibentelt an9ängiggemael}t werbe, bic~ ag tlöUiger meraiel}t auf ben meel}t~ftreit angefcgen unb tlNn @ctiel}t~:prii iibenten bic I2{nna9me ber .stlagefel}rift ber~ weigert werben müfle, e~ lei benn, baj3 bie lietteffenbe <Sttcit:pnttet fiel} über eine ~rifttlerrängerung ab <Seite be~ @egnerß au~au; meifen tlermöge. »JCag nun auf @runb biefer @efe~eßborfel}rift bte :1)urel}fü9tun9 bel' .strage für enbgüHig tleWirft angcfc9en werben, ober, wie bie ~Mutt'entin anaune9men iel}eint, liloß für fo lange, n~ ntel}t ein neuer mermittlungßtleriuel} borgcnommen wirb, fo fann bennoel} im tlorHcgenben ~aUe l;)on einer ~imür niel}t bie mcbe fein. :1)enn 3ur 3ett ber @inrciel}ung ber .stlagefel}tift, näm; Udj am 25. 3uH 1891, (unb barauf fommt eß an) waren me9r ulß eif 1JJC0nate bcrffoffen feit ben r~ten mermittlungßber9anb; rungen, unb ba)3 nadj momn9me beß britten mermtttlungßtler; fudjeß tlom 31. ~tuguft 1891 eine neue @in!age gemael}t morben fei, ge9t aUß ben I2{ften ntdjt gertlor. 'Der ~n~a{t ber 3ufe~t tler; mUteHen ~orbet'Ung tommt bemnadj nidjt einmal in 5Bettadjt.

3. mon retunirenber edte wirb aUerbing~ eingewenbet, b(tß bie morfdjrift be~ § 42 cit. mit ben 5Beftimmungen beß ülin~ gationenredjteß über merjä9t'Ung im ~iberf:Pt'Udj ftege. :1)iefer ~inw(tnb ift (toer unridjtig; ber § 42 ber nibm(t(benfdjen ~ibtf~ :proaeuorbnung liefdjränrt nidjt bie 3ett our @eUenbmadjung eine~ I2{nf~t'Ud)e~, fonbern regeH bie ~irfungen ber ~idjt:profeq1ttrung einer 6mit;5 er~olienen .stfage. :1)erartige mefttmmungen ge9ören bem ~ro3eüredjte an unb ridjten jidj beS9(t(b nndj ber @efe~ge; liung ber .stantone.

4. ~a~ fd1Ueüfidj ba~ I2{nbringen ber mefurrentin anbefangt,

1. Rechtsverweir;:el'ung. No 2. 5 ba)3 jie i9re ~orberung wegen .stranfgeit nidjt 9abe fri't9cr geitenb mndjen fönnen, 10 tann e~ nidjt <Sadje beß munbe~geridjte~ fein, be)3wegen ~eititution au gemä9ren. @in be3ügHdjer 5Befdjlua beß fnntona!en @eriel}t~ \uurbe nodj nidjt :prOl,)03irt unb Cß fe9lt 10::: mit bem ~unbe~geridjtc fdjon au~ biefem @runbe feber I2{n(au, barauf ein3utteten. :1)emnadj 9at ba~ 5BunbeßgCt'idjt etfannt: :1)er mefurß luirb a{?3 unbegrünbet aligewiefen.

2. Am'lt du 27 Mai 1892 dans la Calf,Se Gobel. Sous date du 16 Decembre 1891, le notaire J.-J. Menoud, a Bulle, a pratique nn sequestre sur le betail appartenant aux freres Victor et Felicien Gobet, a Pont-en-Ogoz, ce aux fins d'exercer son droit de retention pour les fourrages consom- mes par le dit Mtail sur la propriete du saisissant. Le 16 Janvier 1892, le betail en question fut saisi par Me- noud, et les recourants n'ont pat! oppose a cette saisie. Par jugement du tribunal de l'arrondissement de la Gruyere du 30 dit, notifie aux freres Gobet le 16 Mars suivant, il a ete statue que le notaire Menoud est au Mnefice d'un droit de retention sur le betail des intimes, se trouvant sur sa propriete de Pont-en-Ogoz, ce pour assurer le paiement de la valeur des fourrages consommes et a consommer par le dit betailjusqu'a concurrence de la somme de 5000 francs, avec interet legal des le 15 Juin 1891, et que le sequestre pratique le 16 De- cembre 1891 est bien fonde. Par exploit du 30 Mars 1892, les freres Gobet ont fait no- tifier a Menoud le relief du jugement par defaut et l'ont assi- gne au 23 A vril suivant devant le tribunal de la Gruyere. Par decision, soit ordonnance de mesures provisionnelles du 23 ou du 27 avril 1892, le notaire Menoud fut autorise, aux termes de l'art. 479 C. P. C., a proceder a la vente du

I 6 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 1. Abschnitt. Bundesverfassung. betail et chedail des freres Gobet, nonobstant relief, recours ou appel, sans prejudice de droit. Cette ordonnance constate que les freres Gobet, regulierement assignes, ont fait defaut. Menoud avait allegue que ces derniers avaient dispose des objets sequestres sans tenir aucun compte du sequestre et de Ia saisie qui pesaient sur les dits objets. La date de l'ordonnance ne resnlte pas avec certitude du dossier; dans l'une des expeditions qui y figurent, elle est datee du 23 et dans l'autre du 27 A vril. Le 3 :Mai 1892, Ia vente juridique des objets saisis fut pu- bliee officiellement pour le 17 du meme mois. Par ecriture du 13 dit, l'avocat Uldry, au nom des freres Gobet, a demande au Tribunal federal l'annulation de 1'0r- donnance du 23 ou du 27 A vril preeedent, comme contraire aux art. 4 de la constitution federale et 12 de Ia constitution fribourgeoise. A l'appui de cette conclusion, les reCOllrants font valoir : 1 0 Que Ia saisie va a l'eneontre de Ia loi federale sur Ia poursuite pour dettes et la faHlite, attendu qu'elle a ete prati- quee d'apres Ies dispositions de Ia loi fribourgeoise qui n'etait plus en vigueur, et non point eonformement a Ia loi federale precitee; 2 0 Que les frel'es Gobet n'ont pas ete cites au 23 Avril pour cet objet. Les l'eeourants ont done ete eondamnes sans avoir et8 en- tendus, et avant que le notaire Menoud ait ete reeonnu eomme ereancier par un jugement exeeutoire. La deeision attaquee eonstitue un abus de mesures provisionnelles. L'ordonnance du 23 Avril est eneore nulle aux yeux de la loi, pour n'avoir pas ete notifiee atemps, mais seulement le 29 dit, et par con- sequent pas dans les deux jours, ainsi que le veut Ia proce- dure civile. Les reeourants ont requis, en outre, de Ia presidence du Tribunal federalla suspension, par voie de mesures provision- nelles, de Ia mise publique annoncee pour le 17 Mai courant dans le N° 18 de Ia Feuille o{ficielle du amton de Fribourg.

1. Rechtsverweigernng. N° 2. 7 mais cette demande a ete ecartee par ordollnance presiden- tielle du 16 dito Statuant sttr ces {aits el considerant eil, droit : 10 Le Tribunal fecleral est incompetent pour autant qu'il s'agit de la question de savoir si la saisie du 16 Janvier 1892 devait etre pratiquee eonformement au droit federal ou aux termes des dispositions du droit eantonal. Les questions (le ce genre sont, en effet, a teneur de l'art. 334 de Ia loi fede- rale sur la poursuite pour dettes et la faillite, soumises en der- niere instance a la decision du Conseil federal. 2° En dehors de cette question, Ie recours apparait comme interjete uniquement pour cause de dem de justice. L'art. 1.2 de la constitution fribourgeoise, garantissant l'inviolabilite de Ia propriete, invoque par les recourant8, est entierement etran- ger a l'espece actuelle, attendu qu'il n'interdit ni les seques- tres, ni les saisies, ni les mesures provisionnelles teIles que celles ordonnees dans la decision dont est reeours. Les con- ditions de validite de ces procedes sont determinees exclusi- vement par la procedure cantonale et il ne peut des lors s'agir, dans l'espece, que de savoir si les dispositions de cette procedure applicables, et que les recourants n'ont d'ailleurs pas meme indiquees, ont ete appliquees sainement ou si elles l'ont ete arbitrairement ou laissees de cote, de mamere que la decision incriminee implique un deni de justice. Or le Tribunal federal a constamment estime, en pareil cas, qu'il y avait lieu, pour les recourants, de parcourir au preala- ble les instances cantonales, avant de pouvoir reclamer son intervention pour cause de deni cle justice; tel n'a pas ete le cas pour la contestation actuelle, apropos de laquelle les freres Gobet n'ont aucunement demontre avoir epuise tous les moyens de recours que la procedure cantonale met ou mettait a leur disposition. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: TI n'est pas entre en matiere sur Ie recours.