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17_I_377

BGE 17 I 377

Bundesgericht (BGE) · 1891-01-01 · Français CH
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376

A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.

q30ttc gegen g:Q\.)re Mm,11. [)eaem'ber 1885 3u entf~redjen. [)a~

nQdj werbe 'beantragt, bQ$ gegen ben ~efurrenten in ~Qfel ein~

gefettete merfal)ren fei

al~ gegen IlCrt. 59 ~.~m. berfto13cnb auf~

aul)eoen.

c. [)er ~etur~'bet1agte IR. ~rcnner trägt auf llCottleifung b~

~efurie$ an, inbem er

au~fül)rt: 0eine,relage fteUe fidj nidjt

(tl~ @eftenbmacf)ung einer ~erfönndjen g:orberung bar, fonbern

Jei eine,relage QUT ffi:caU!ation 'oe~ il)m 3uftel)enben q3fQn'o~ref~ef~

übe ffi:etentlon$redjte~, Qn 'ocr in ~Qfel liegcnben @Qarc be$ ~e~

furrenten. lnadj fonftQnter '6unbe~recf)mdjer q3ra:ri$ werben foldje

,relagen nidjt

al~ :perfönItcf)c,relagen im 0inne bC$ IlCrt. 59

llCof. 1 .lB.~m. 6el)anbeH. [)ie IlCn)idjt be~ ~efurrenten, ba)) in

berartigen g:äUen fonfer\.)atorifdje Sj)ca13nal)men \.)om

~idjter bel'

gelegenen 0adje au treffen feten, üoer ben .lBeitanb ber g:orbetung

bagcgen \.)om ffiidjter

'oe~ @ol)norte~ entjdjie'oen ttlerben müffe,

fei offenoar unl)QUoQr QU$ bem einfacf)cn @runbe, rocH ba$ @e~

riel)t b~ @ol)ltorte~ ttleber 'oie q3fanbreaHftrung idoft

'bcttlerl~

fteUigcn nodj bie .lBel)örben be~,reanton~ ber gelegenen 0adje au

beren mornal)me 3ttlingen fönne.

[)a~ ~unbc$geridjt 3iel)t in (hil) Qg un 9 :

1. [)ie ounbc$geridjtUdje q3ra:ri$ l)at ronftcmt feitgel)aftcn, 'oa))

IlCr1. 59

~{of. 1 .lB.~m. lidj nur auf bie @eHenbmadjung reiu

:perfönHdjer, nidjt aoer auf btejenigc binglidjer

ref~eft!\.)e btngUdj,

burdj bertragltdje$ ober

gefc~ltdje$ 3mmooUiar~ ober 'll1oomar~

:pfanb~ ober fftetentton$redjt, geftdjerter g:or'oeruugen oeaie~e (ftel)e

bie

IlCUegata od

~lumer~'ll1oreI, ~ anboudj, 3. llCuf!age I,

0. 533 u. ff. unb Roguin, Canflits des lais suisses iRr. 428

u. ff.). 00Idje bingHU;' gcitcf)erte 1Redjte fönnen audj bann im

@ertdjt$ftanbe ber gelegenen 6adje burdj .lBetreioung unb,refage

geltenb gemadjt werben, ttlenn ber 0djufbner nidjt nur bie &}:i~

ftena be$ aföeffortfdjen bing1iel)e1t

~ed)tei3 fonbern audj ben .lBe~

ftanb ber g:orberung oeftreitet (ftel)e tn$oefonbere &ntfdjeibungeu,

&mtrtdje 0amm{ung VI, 0. 371). [)ie bom ~efurrenten ange"

fülyrte &ntfdjeibung in 0adjen q30tte gegen g:abre (IlCmtndje

0ammlung XI, 0. 439) ttliberf+,ridjt biefem @ruubfa~e fetlte$~

ttlegi3, f onbern 'beftätigt benfefoen.

2. [)anadj muli benn bie ~efdjttlet\)e ol)ne ttleiteri3 a@ unOe~

III. Gerichtsstand. -

2. Pfand- und Retentionsrechte. N° 60.

377

grünbet a'bgettliefen ttlerben, benn eß tft in casu gar ltidjt oe::

ftrttten, bau bom ~efurrenten ein btngUdje$ ~etenttoni3redjt ge!::

tenb gemadjt tft unb il)m, fofem feine g:orberung oegrünbet tft,

ttlirlUdj 3uftel)t. &$ l) anbert fidj bal)er l)ier iebenfaU~ ntdjt um

eine auf Umgel)ung be$ I!(rt. 59 llC'bf. 1 .lB.~m. oetedjnete 'll1a::

djination.

[)emnadj l)at bai3 ~unbe$gertdjt

erfannt:

'Vie .lBefdjttlerbe ttlirb al$ unoegrünbet a'bgettliefen.

60. Arn?t dn 21 Juillel 1891, dans la cause Schneider.

Le recourant F. Schneider exploite a Renens (Vaud) une

fabrique de bois de fusiIs, et tire du canton du Valais une

partie du bois de noyer necessaire a cette fabrication. Un

wagon charge de billes de noyer se trouvait en gare d'Ardon,

pret a etre expedie aSchneider a Renens, IOI'sque, sous date

du 23 Mai 1891, Germain Betrisey, a Villa-Ayent (Valais),

opera un sequestre sur le dit wagon, en mains du chef

de gare d'Ardon. Le motif du sequestre n'est pas indique

dans l'expioit.

Ayant eu connaissance de ce fait, Schneider deposa au

Tribunal federal, sous date du 2'7 Mai 1891, un recours da

droit public, concluant a l'annulation du sequestre dont il

s'agit, en se fondant sur ce qu'il est solvable et domicilie a

Renens. Dans sa reponse, Betrisey conclut au rejet du re-

cours alleguant ce qui suit :

Au moment Oll le dernier envoi des noyers achetes en

Valais par Betrisey pour le compte de Schneider allait avoir

lieu, Betrisey etait creancier de Schneider, son commettant,

d'un montant de 448 francs pour solde. Usant du droit re-

serve au commissionnaire par Part. 442 C. O. Betrisey a fait

. defense a Ia Compagnie Jura-Simplon de se dessaisir de la

dite marchandise, qu'il fit en meme temps mettre sous le

poids du sequestre.

XVII -

1891

25

378

A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. ßundesverfhssnng.

Dans sa replique Schneider conteste que Betrisey ait

jamais ete son rommissionnaire, mais seulement son employe,

dont les fonctions consistaient a rechereher les bois de noyer

a vendre dans le canton du Valais. Les achats de bois etaient

faits et payes par Schneider directement, et Betrisey ne peut

ainsi invoquer le droit de retention du commissionnaire.

Schneider avait offert a Betrisey, pour solde de tout compte,

la somme de 100 francs superieure a celle qu'il estime lui

devoir encore pour ses services, mais cet employe a refuse

de la recevoir.

Statuant el considerant sur ces (aits:

En droit:

10 TI est etabli par les pieces du dossier que le recourant

Schneider est domicilie a Renens (Vaud) des 1e mois d'A vril

1890; il doit etre, en outre, repute solvable, son insolvabilite

n'ayant ete ni demontree, ni meme alleguee en procedure.

2° La seule question qui reste a examiner, au point de

vue de la violation de Fart. 59 de la Constitution federale,

est celle de savoir si le sequestre objet du litige a ete prati-

que en vertu d'une reclamation personnelle, attendu que,

pour le cas Oll il s'agirait d'un dl'oit reel, le juge de la situa-

tion de la chose semit eompetent pour sequestrer ou saisir

les bois litigieux, en vue de la protection des droits du crean-

eier.

Le Tribunal federal n'a pas mission, a l'occasion du pre-

sent recours de droit public, pour decider si Betrisey a re el-

lement agi dans l'espece en qualite de commissionnaire da

Schneider, mais il doit se borner a rechereher si c'est fonde

sur UD droit reel que le dit Betrisey a sollicite et obtenu le

proeede incrimine.

TI y a lieu, a cet egard, de I'econnaitre que la pretention

en suite de laquelle Betrisey a agi apparait comme etant de

nature reelle, attendn qu'aux termes de l'art. 228 C. O. le

ereancier pent, moyennant UD avertissement prealable donne

an debiteur, poursuivre la realisation de son droit de reten-

tion, eomme un creancier gagiste. A ne considerer que 111,

nature du droit invoque par Betrisey, il ne s'agirait done

III. Gerichtsstand. -

2. Pfand- und Retentionsrechte. No 60.

379

point d'une pretention exclusivement personnelle et l'art. 59

de la Constitution federale ne pourrait etre in~oque contre

le sequestre opere (voir Arrets du Tribunal federal en les

causes Steiger, Recueil officiel, V, p. 307, eonsid. 1; Potte,

XI, 439, eonsid. 1).

3

0 Les eirconstances de la cause sont toutefois de teIle

nature qu'elles font surgir la presomption que le droit reel

allegu~ ~'~ ete invoque que pour eluder la garantie que l'art.

59 pre.cIte assure au debiteur, auquel eas, conformement a

la pratIque constante du Tribunal de ceans le dit article n'en

doit pas moins recevoir son application (;oir Arrets du Tri-

bunal federal en les causes Bär, Recueil officiel VI 531 con-

sid. 4; Germann, ibidem IX, 34, consid. 3).

'

,

,

En effet, pour qu'un commissionnaire puisse, en vertu des

art. 442 et 224 C. 0., exercer un droit de retention sur les

choses appartenant au creancier, il faut que le dit commis-

s~onnaire puisse disposer de ces objets, les ait en sa posses-

SlOn.

01', a supposer meme que Ia qnalite de commissionnaire

pu!sse ~tre reconnue au sieur Betrisey, -

ce qui, ainsi qu'il

a ete dlt, n'est point a examiner ici, -le wagon de billes de

noyer, pret a etre expediEi de la gare d'Ardon a l'adresse du

recourant, ne peut etre considere comme se trouvant en Ia

possession du sequestrant, attendu qu'il resulte de la lettre

de voiture du 22 Mai 1891 que l'expedition de ce bois a ete

faite a la gare d'Ardon par les soins de J ean Borloz employe

de F. Schueider.

'

TI ressort en outre de la teneur de l'exploit de sequestre

des 22/23 Mai 1891 que 1e sequestrant ne connaissait pas

m~me sur quelles marchandises son procede devait porter,

pUlsque dans cet exploit, il assigne le chef de gare a l'au-

dience du juge d'Ardon du 30 Juin suivant « aux fins de de-

»clarer quelles sont les marchandises par lui detenues

» appartenant a F. Schneider. »

'

~ y a lieu d'admettre, dans cette situation, que le pretendu

drOlt de retention invoque par Betrisey a eM seulement pre-

texte dans le but de mettre obstacle a la garantie de l'art.

380

A. Staatsrechtliche Entscheidnngen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.

59 de la Constitution federale, et qu'il ne saurait des 10rs

subsister, pas plus que le sequestre Im-meme.

Par ces motüs,

Le Tribunal federal

prononce:

Le recours est admis, et le sequestre impose par exploits

des 22/23 Mai 1891 au prejudice du recourant, en mains de

la Compagnie du Jura-SimpIon, soit du chef de gare d'Ardon,

est declare nul et de nul effet.

I. Zollwssen. Verfahren bei Uebertretung fiskaliseher Bundesgesetze. N° 61. 381

Zweiter Abschnitt. -

Deuxieme section.

Bundesgesetze.

Lois federales.

I. Zollwesen und Verfahren

bei Uebertretung :fiskalischer und polizeilicher

Bundesgesetze.

Peages et Mode de proceder a la poursuite

des contraventions aux lois fiscales.

61. Sentenza del Tribunale di cassazione

del 19 settembre 1891, netla causa del nipartimento federale

dei nazi contt'o i conitf,gi Rizzi.

A. TI Tribunale d'Appello deI Cantone Ticino proferiva iI

18 febbraio 1891 la seguente sentenza:

« 10 La contravvenzione opposta ai signori coniugi Rizzi

» col processo verbale 11 luglio 1891 e decisione deI Dipar-

» timento federale deI Dazi 13 agosto 1890, non e ammessa

» e quindi i signori coniugi Rizzi sono prosciolti dalla relativa

» accusa.

» 20 Le spese giudiziarie e relative di prima instanza

» non che Ie spese giudiziarie d'appello, sono a carico della

» Iod. Amministrazione federale dei Dazi. »

B. Contro questa sentenza, comunicata alle parti il 21 marzo

1891, il Dipartimento federale dei Dazi interpose ricorso al

Tribunale federale di Cassazione il 26 aprile a. c., e ne chiese

l'annullazione appoggiato ai seguenti riflessi: A termini del-

l'articolo 50 9 della legge doganale deI 27 agosto 1851, il