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8_I_706

BGE 8 I 706

Bundesgericht (BGE) · 1882-01-01 · Français CH
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706

A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung ..

bem >Betreffenilen ber hunbe~geriditlidie 6d;u~ entöogen, wa~

llffenbat nidit angenommen ~erbenfann.

~emnadi ~at ba~ ~unile~getid;t

etfannt:

i)er mefur~ ~irb in bem ~inne ar~ hegtünbet edläd, bau

bet Stant.on Uri unb bie @emeinbe ?lliafen al~ \'fHditig edläd -.

~erben, bem mefurrenten bie

~älfte ter »on i~m für ba~

.sa~r 1882 an

~taat unn @emeinbe

beaa~lten ~teuern ~u.

reftituiren.

IV. Gerichtsstand. -

Du for.

1. Gerichtsstand des Wohnortes. -

For du domicile.

91. Arret du 10 Novembre 1882 dans la cause Beguin.

Par pro cu ration datee du 18 Juin 1881, Jules Beguin,

alors domicilie a Ja Hautefin (Fribourg), et actuellement a

Beme, acharge l'avocat Uldry, a Fribollrg, de plaider divers-

proces, entre autres contre l'avocat Heimo. Sous chiffre 7 de

cet acte, Beguin «ratifie ce ql1i a ete fait a ce jour, soit

vis-a-vis de l'avocat Heimo, soit vis-a-vis de toutes autres

parties adverses. renon\iant vis-a-vis de son mandataire au

Mnefice de l'art. 09 de la Constitution federa1e. »

Le 19 Juin 1881. BeguiD a transfere son domicile a Berne,

et par arret du 2 Juio 1882, le Tribunal federal a admis la

fealite de ce transfert a partir du 21 Juin 188t.

Dans ]e courant de 1882, l'avocat Uldry actionna Beguin

devant les tribunaux fribourgeois en reglement, soit modera-

tion de nombreuses list es de frais, et ce par citation speciale

ponr chacune des listes en question.

La notification de toutes ces citations eut lieu aux greffes de

ces autorites respectives; quelques-unes paraissent toutefois

avoir ele egalement adressees, par leUre chargee, a H. Juat~

Sessler, aBerne, curateur de Beguin.

IV. Gerichtsstand des Wohnortes. No 91.

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Par lettres des 3, 11 et 12 Juillet aux Juges de Paix da

Schmitten et de Fribourg, J'avocat Hofer de Berne, au nom

de Beguin, soit du curateur de celui-ci, proteste contre ces

procMes; il decJare ne vouloir leur donner aucune suite; en

invoquant le fait du domicile de son mandimt a Beme.

L'avocat Hofer comparut toutefois aux audiences du pre-

sident du Tribunal de Ja Singine, 1e 20 Juillet 1882, etdu

Juge de paix de Schmitten, le 2 Aout suivanl. Le dit avocat

ayant excipe de nouveau de l'incompetence de ces autorites,

ce declinatoire fut repousse par decisions sous memes dates,

notifiees aux parties les 31 Juillet et 10 Aout 1882.

En revanche, les jugements intervenus en reglement des

listes de frais ne paraissent pas avoir ete communiques di-

rectement a Beguin.

Par exploits du 8 Aout 1882 et sous le sceau du Juge da

paix de Schmitten, l'avocat Uldry notifie au curateur da

Beguin des gagements sur les immeublp.s de Ja Hautefin, POUf

arriver au reglement des listes de frais moderees an faveur

·du saisissant et montant a 14420 fr. 20 c.

Une autre saisie avait ele pratiquee par Uldry les 2/3 Mai

1882 sur le prix d'un bail a ferme du a Beguin, pour par-

venir au payement d'un billet de 5000 fr., souscrit le 15 No-

vembre t 881 par ce dernier en faveur du predit avocato

Beguin ayant per\iu, dans !'intervalle, le montant du fermage

en question, la saisie n'eut pas de suite.

Par ordonnance du f2 Septembre :1882, le president du

Tribunal federal a suspendu, jusqu'apres decision de ce tri~

bunal, toutes les mesures, telles que saisies, sequestres, etc.,

qui pourraient etre requises de~ l'office du juge de paix da

Schmitten en execution des listes de frais dont il s'agit.

C'est a la suite de ces faits que Juat recourt au nom de

Beguin au Tribunal federal. I1 condut a ce qu'il lui plaise

annuler, en application de l'art. 09 de 1a constitution federale,

les decisions ci-apres :

1° Les reglements de list es de frais effectues par le Juge

de paix de Schmitten, ainsi que sa decision sur le declina-

toire.

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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.

2° Les dits reglements effectues par le president du Tri-

bunal de la Singine, ainsi que sa decision sur le declina-

toire.

3° Les reglements de listes de frais operes par le luge de

Paix de Fribourg.

4° Tous les actes de poursuites diriges par le Juge de

Paix de Schmitten contre Beguin, au Dom de l'avocat Uldry.

Le recourant estime que le pretendu for de la connexite

a Fribourg ne saurait etre admis en presence de I'art. 59 de

la constitution federale et que la renonciation au benefice de

cet article, contenue dans la procuration du 18 Juin 188t,

est concue dans des termes trop g{meraux pour pouvoir elre

suivie d'effet.

Dans sa fl3ponse, l'avocat Uldry conclut au rejet du re-

cours. n l'estime tardif, d'abord en ce qui concerne tous les

procedes qui ont eu Heu en la cause avant le 1.4 Juillet 1882,

soit plus de 60 jours avant le depot de cet acte, puis en ce

qui a trait aux premieres poursuites dil'igees contre Beguin

en payement du billet de 5000 fr. souscrit en faveur d'Uldry.

Le recours est en outre tardif, parce qu'un lien d'elroite

connexite existe entre tontes les listes de frais en question,

et qu'il y a ainsi lieu d'admettre que le juge fribourgeois,

competent pour moderer les unes, retait aussi en ce qui

touche les autres.

Au fond, les autorites judiciaires fribourgeoises etaient

competentes pour rendre les jugements dont est recours, vu

la connexite de toute reclamalion d'honoraires avec le proces

principaI, et notamment en presence de la renonciation de

Beguin au benefice de l'art. 59 de la constitution fMerale,

renonciation dont la validite ne peut etre revoquee en doute.

Dans sa replique, le recourant s'applique a combattre

l'exception de tardivete formuJee en reponse, et reprend

d'ailleurs ses conclusions primitives.

Statuant sur ces taits el considemnt en dj'oit :

1. 0 Le recours ne pourrait etre considere comme tardif

qu'en ce qui touche celles des decisions attaquees qui ont ete

communiquees au recourant plus de 60 jours avant Je depOt

IV. Gerichtsstand des Wohnortes. N° 91.

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de son dit recours (art. 59 de la loi sur l'organisation judi-

ciaire.)

L'allegation de la reponse, consistant a. dire qll'il existe

entre les diverses reclamations formulees par Uldry une

connexite etroite, devant entrainer la competence du juge

fribourgeois vis-a-vis de toutes ces prMentions, 'se trouve

refutee par les procedes de l'opposant au recours lui-meme.

L'avocat Uldry a en effet ouvert une action separee po ur

chacune des listes de frais en Jitige et obtenu un jugement

special en moderation pour chacune d'elles.

Les procedes ci-apres sont anterieurs de plus de 60 jours

au depot du recours :

a) La saisie du 3 Mai t882 relative au billet de 5000 fr.

souscrit par Beguin en faveur d'Uldry. Mais ainsi qu'il resulte

de la propre declaration de ce demier, cette saisie est devenue

sans objet par le fait que, dans i'intervalle, les fermages saisis

avaient ete percus par le debiteur pOllrsuivi.

b) Une serie de jugements en moderation, a. l'egard des-

quels la competence des tribunaux fribourgeois est contestee.

Sans s'arreter a la quesLion da savoir si une communica-

tion officielle de ces jugemenls a ele faite an dMendeur, et si

celui-ci a ete mis ainsi en masure de recourir dans le3 deI ais

legaux, le faH de n'avoir pas recouru contra la decision d'un

juge incompetent, a. teneur de I'art. 59 de la Constitution

federale, n'entraine nullement une reconnaissance du for de

ce juge; sa competence peut etre contes tee de nonveau lors

de la procedure d'execution, et le debat etre porte, comme

cela a eu lieu dans I' espece, devant le Tribunal federal.

La question de tardivete du recours est des fors intime-

ment liee a celle de la competence du juge fribourgeois et

ne saurait etre resolue independamment de celle-ci.

2° La garantie du for du domicile du debite ur ne fait pas

partie des droits inalienables, auxquels un citoyen ne saurait

renoncer sans se mettre en opposition avec un principe

d'ordre public, n faut admettre au contraire que le benetice

de l'art. 59 de la Constilution federale ne s'impose point a

celui qui pourrait l'invoql1er; il est loisible a chacun d'y re-

vm -1882

.&.0

710

A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.

noncer, -

non pas d'une maniere generale et indetermine.e,

-

mais en substituant au for prevu au dit arlicle une autre

juridiction que celle garantie par cette disposition constitu-

tionnelle.

Or il resulte des circonstances qui ont accompagne la crea-

lion de la procuration du 1.8 Juin 1.882, signee par Beguin

la veille du jour ou il a quitte le canton de Fribourg POUi

s'etablir a Berne, qu'il a precisement et expressement voulu

conserver, avec son mandataire Uldry, POUf ce qui touche

leurs rapports juridiques, le for de !'on ancien domicile fri-

bourgeois, renoncant a cet effet a se prevaloir du benefice que

le fait du transfert de ce domicile a Berne devait lui conCerer

aux termes de rart. 59 surappele.

Cette renonciation, incontestablement licite dans ces COD-

ditions, implique la reconnaissance de la competence du

juge fribourgeois, au double point de vue des jugements en

moderation rendus entre parties et des acles de poursuite

auxqnels I'execution de ces jugements ont donne lieu dans le

canton de Fribourg.

30 Des le moment ou la competence des tribunaux fri-

bourgeois doil etre reconnue du chef qui precede, le Tribunal

federal n'a point a examiner si elle resulte egalement, ainsi

que le priltend l'opposant au recours, de la connexite exis-

tant entre une reclamation d'bonoraires et le proces princi-

pal; il n'a pas non plus a contröler l'application des lois

cantonales par les tribnnaux caotonaux, ni, en parLiculier,

a resoudre la qneslion de savoir si les diverses assignatioos

sommaot le recourant de comparaiLre devant ces tribunalu

ont ete notifiees conformement aux dispositions des diLes

lois.

Par ces motifs,

Le Tribunal federal

prononce:

le recours est ecarte comme mal fonde.

IV. Gerichtsstand der belegenen Sache. N° 92.

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2. Gerichtsstand der belegenen Sache. -- For de la situation

de la chose.

92. Urtf)eit 'Oom 8. :!>e6ember 1882

in ~Ctd)en ~eibeI.

A. ~er mefur~bef{agte ~riebrid) ~interfe1b, EanDwittf) in

~Ibngen, Stantong mern, tft @igentf)ümer beg

@runbftüde~

"JJofmatte, /I weld)e~in ber @emeinoe Ue6erftorf, Stantong ~rei$

burg, bid}t an l:er freicurgifd)·bernifd}en @ren~e gelegen ifi. ~uf

biefem @runoftüde entf~ringt eine ~ueHe, beren ~affer l).om

@igentf)ümer im Saf)te 1880 in einer gebedten ~teinafte in

ben an fein @igentf)um anftoten'oen, auf bernifd)em @ebiete ge-

legenen, .offenen ~affergtaben bd3 öffentlid)en ~af)nl)egeg \)on

~eitenrieb nad} Ueberftorf geleitet murbe. ~er mefurrent, Wi·

tlaug mseibel, llield}er @igentf)ümer beg in Der Wäf)e unb Awat,

wenigfteng num gtößern 'itl) eit, auf freilmrgifd)em @ebiete ge-

legenen @ute~ im »Eöf){i" tft, erfteUte nun im ~ebember 1880

5Borrid)tungen, um bag fraglid)e ab~ietenbe msafier feinem @runb"

ftüde, öu ~~eifung feineg JJaugbnmneng, llu3uIeiten. }B.om Sn"

ftruftiongrid)ter Deg munDeggerid)teg ift burd) ~ugenfd)eln unb

~erfönnd)e mefragung ber Ißarteien an Drt unb

~teae itotr

Eage unb mefd}affenf)eit bierer 5Borrid)tungen, U)orüber Die ~ar:

teien in ben med)tgfd}riften wiberfl'red)enbe ~ngaben gemad)t

f)atten, ~oIgenbeg feftgeftefft ",orben :,Su ~uffaffung beg ~ai"

ferg f)atte Witfaug mseibel etU)a 4-5 ~d)ritte öftItd) 'Oon ber

~inmünbung ber ~teinatte in ben offenen msaffergra6en (~trafien.

graben) eine f)ölAerue mrunnftube erftef1t; bie Eage iliefet

mrunnftube f)at burd} ben ~ugenfd)eht nid)t mef)r ganA genau

feftgeftefft werben fönnen I

ba biefe1be mitHer",eHe befeiHgt

",orben ifi. 91itiaug msei6e1 be~au~tet, bat fie augfd)liefiHd) auf

bernifd)em

~trafiengebiet' erftetlt worben fei, wäl)renb bagegen

ber meturgbef1agte

~interfelb be~aul'tet, ball fie nod) um brei

,Soll in fein

anftotenbe~ @runbftüd uni:> alf.o in freiburgiid)eg

%etritorium ~ineingeragt f)abe; nad) ben ~imenfionen ber frag<

lid)en mrunnftu6e erfd}eint erftete mef)au~tung alg rid)tig unb