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Staatsrecht.
Reingewinnes neu festzusetien (BGE 78 I 331 Erw. 4,
79 I 141, Erw. 5).
Demnach erkennt das Bundesgericht:
Die Beschwerde wird dahin gutgeheissen, dass der
angefochtene Entscheid aufgehoben und der Kanton
Baselstadt angewiesen wird, die Steuer der Beschwerde-
führerin für 1947 unter Weglassung des Gewinnes aus
Verkäufen von im Kanton Baselland gelegenen Grund-
stücken neu zu berechnen.
IV. GEWALTENTRENNUNG
SEPARATION DES POUVOIRS
Siehe Nr. 23. -
Voir n° 23.
V. KOMPETENZKONFLIKT
ZWiSCHEN BüRGERLICHER UND MILITÄRISCHER
GERICHTSBARKEIT
CONFLIT DE COMPETENCE
ENTRE LES TRIBUNAUX ORDINAIRES
ET LES TRIBUNAUX MILITAIRES
26. Arret du 17 juin 1953 dans la cause Fontannaz
contre Juge d'instruetion milltaire.
Portee de l'art. 2 eh. 7 GPllf.
Tragweite von Art. 2 Ziff. 711:lStt"G.
Portata dell'art. 2, ci/ra 7, GP~~.
Le Departement militaire federal a nomme Charles-Noe
Fontannaz, le 10 juillet 1950, en qualite de commis de
Kompetenzkonflikt zwischen bürger!. u. militär. Gerichtsbarkeit. N0 26.
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1 re classe au bureau du commandant de la 2e division.
Fontannaz, qui est fourrier, a exerce ces fonctions sans
porter l'uniforme.
Le l er avril 1953, le juge d'instruction de Neuchatei a
ouvert contre lui une information pour abus de confianee
commis au prejudice du bureau de Ia 2e division, ainsi
notamment que pour voies de fait et menaces commises
hors du service. Le meme jour, il s'est dessaisi en faveur
desautorites militaires.
Le 22 avril, Ie juge d'instruction aupres du Tribunal
militaire Div. 2 A s'est declare competent pour instruire
une enquete suivant les art. 109 et HO OJPPM.
Contre cette ordonnance, Fontannaz a recouru au
Tribunal federal, en Iui demandant de declarer la juri-
diction militaire incompetente.
L'auditeur en chef a conclu a l'admission du recours.
Oonsiderant en droit :
1. -
On est en presence d'un confiit de competence
selon l'art. 223 CPM. L'inculpe est habile a le porter
devant le Tribunal federal jusqu'a l'instruction principale
(RO 66 I 161 consid. 2; 71 I 30). Il faut donc entrer en
matiere.
2. -
Fontannaz n'etait pas au service militaire lorsqu'il
a commis lesactes qu'on lui reproehe. Aussi est-il seule-
ment soumis au droit penal militaire s'il entre -
tel est
l'avis du juge d'instruction militaire -
dans la categorie
des civils employes regulierement ou pour des taehes
speeiales par la troupe ou par des personnes appartenant
a l'armee (art. 2 eh. 7.CPM), ou, en tant que fonctionnaire
de l'administration militaire, s'il portait l'uniforme (art. 2
eh. 2 CPM; des aetes interessant la defense nationale ne
sont pas en cause). Aueune de ces regles ne s'applique en
l'espece.
Pour le eh. 2, c'est evident, puisque Fontannaz ne por-
tait pas l'uniforme dans l'aceomplissement de son travail
au bureau de la division. Quant a l'assujettissement au
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Staatsrecht.
droit penal militaire selon le eh. 7, il est motive par la
consideration que les civils qui vivent avec la troupe, se
deplacent avec elle, souvent d'un canton dans un autre,
et « font pour ainsi dire corps avec l'armee)) ne doivent
pas etre traites autrement que les hommes au service
(Bull.st. C. N. 1926 p. 758; C. E. 1921 p. 224, 1926 p. 177).
Or, bien que subordonne, pour l'execution de son travail,
au commandant de la division, le recourant ne participe
pas a la vie de cette derniere; il ne I'accompagne pas, en
cas de manamvres par exemple, dans ses deplacements.
Sa situation n'est donc pas comparable a celle des civils
qui partagent le sort de la troupe. Aussi echappe-t-il a
I'empire du eh. 7, qu'il importe d'ailleurs d'interpreter
strictement, le principe a la base des art. 2 a 4 CPM etant
de ne pas soumettre les civils au droit militaire sans neces-
site demontree (message du Conseil federal, FF 1918, V,
358).
Par ces motifs, le Tribunal tederal :
admet le recours, annule l'ordonnance attaquee et dit que
Fontannaz n'est pas soumis a la juridiction militaire pour
les faits qui lui sont imputes.
VI. VERFAHREN
PROGEDURE
27. Urteil vom 10. Juni 1953 i. S. Steifen gegen Bäumlin und
Obergericht des Kantons Solothurn.
Art. 87 OG.
Hat die Verweigerung der provisorischen Recht8öffnung für den
Gläubiger -einen nicht wiedergutzumachenden Nachteil zur
Folge?
Art. 87 OJ.
Le refus de la mainlevee provisoire entraine·t·il pour le creancier
un prejudice non reparable ?
Verfahren. N° 2i.
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Art. 87 OG.
TI rifiuto deI rigetto provvisorio dell'opposizione porta seco pel
creditore un danno irreparabile ?
Der Beschwerdeführer Gottfried Steffen leitete am
17. Dezember 1952 für den Betrag von Fr. 5935.- nebst
Zins Betreibung ein gegen Albert Bäumlin in Zuchwil und
verlangte, als dieser Recht vorschlug, gestützt auf ver-
schiedene Urkunden provisorische Rechtsöffnung, wurde
aber vom Gerichtspräsidenten von Bucheggberg-Krieg-
stetten und durch Urteil vom 13. Februar 1953 auch vom
Obergericht des Kantons Solothurn abgewiesen. Mit der
vorliegenden staatsrechtlichen Beschwerde ersucht Steffen,
das obergerichtliehe Urteil wegen Verletzung von Art. 4 BV
(Willkür) aufzuheben.
Das Bundesgericht zieht in Erwägung,'
1. -
Nach der bisherigen Rechtsprechung des Bundes-
gerichtes (vgl. BGE 78 I 56) galten die letztinstanzlichen
Entscheide, durch welche die provisorische Rechtsöffnung
bewilligt oder verweigert wurde, als Endentscheide im Sinne
von Art. 87 OG. Im Urteil vom 18. März 1953 i. S. Feld-
mann (BGE 79 I 44 ff.), auf dessen eingehende Erwägungen
hier verwiesen wird, hat das Bundesgericht die Frage neu
geprüft und ist dabei zum Ergebnis gelangt, dass der in
einem Zwischenverfahren der Betreibung ergangene Ent-
scheid über die provisorische Rechtsöffnung einen biossen
Zwischenentscheid im Sinne von Art. 87 06 darstelle
(BGE 79 I 45 Erw. 2). Ferner wurde in diesem Urteil
entschieden, dass die Erteilung der provisorischen Rechts-
öffnung für den Schuldner keinen nicht wiedergutzuma-
chenden Nachteil im Sinne von Art. 87 OG zur Folge habe,
während offen gelassen wurde, ob der Gläubiger, dem die
provisorische Rechtsöffnung verweigert wird, einen solchen
Nachteil erleide (BGE 79 I 46 Erw. 3). Diese Frage stellt
sich im vorliegenden Falle.
2. -
Die Verweigerung der provisorischen RecHts-
öffnung bewirkt vor allem eine Verlängerung des Zwangs-