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79_I_150

BGE 79 I 150

Bundesgericht (BGE) · 1953-06-17 · Français CH
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Staatsrecht.

Reingewinnes neu festzusetien (BGE 78 I 331 Erw. 4,

79 I 141, Erw. 5).

Demnach erkennt das Bundesgericht:

Die Beschwerde wird dahin gutgeheissen, dass der

angefochtene Entscheid aufgehoben und der Kanton

Baselstadt angewiesen wird, die Steuer der Beschwerde-

führerin für 1947 unter Weglassung des Gewinnes aus

Verkäufen von im Kanton Baselland gelegenen Grund-

stücken neu zu berechnen.

IV. GEWALTENTRENNUNG

SEPARATION DES POUVOIRS

Siehe Nr. 23. -

Voir n° 23.

V. KOMPETENZKONFLIKT

ZWiSCHEN BüRGERLICHER UND MILITÄRISCHER

GERICHTSBARKEIT

CONFLIT DE COMPETENCE

ENTRE LES TRIBUNAUX ORDINAIRES

ET LES TRIBUNAUX MILITAIRES

26. Arret du 17 juin 1953 dans la cause Fontannaz

contre Juge d'instruetion milltaire.

Portee de l'art. 2 eh. 7 GPllf.

Tragweite von Art. 2 Ziff. 711:lStt"G.

Portata dell'art. 2, ci/ra 7, GP~~.

Le Departement militaire federal a nomme Charles-Noe

Fontannaz, le 10 juillet 1950, en qualite de commis de

Kompetenzkonflikt zwischen bürger!. u. militär. Gerichtsbarkeit. N0 26.

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1 re classe au bureau du commandant de la 2e division.

Fontannaz, qui est fourrier, a exerce ces fonctions sans

porter l'uniforme.

Le l er avril 1953, le juge d'instruction de Neuchatei a

ouvert contre lui une information pour abus de confianee

commis au prejudice du bureau de Ia 2e division, ainsi

notamment que pour voies de fait et menaces commises

hors du service. Le meme jour, il s'est dessaisi en faveur

desautorites militaires.

Le 22 avril, Ie juge d'instruction aupres du Tribunal

militaire Div. 2 A s'est declare competent pour instruire

une enquete suivant les art. 109 et HO OJPPM.

Contre cette ordonnance, Fontannaz a recouru au

Tribunal federal, en Iui demandant de declarer la juri-

diction militaire incompetente.

L'auditeur en chef a conclu a l'admission du recours.

Oonsiderant en droit :

1. -

On est en presence d'un confiit de competence

selon l'art. 223 CPM. L'inculpe est habile a le porter

devant le Tribunal federal jusqu'a l'instruction principale

(RO 66 I 161 consid. 2; 71 I 30). Il faut donc entrer en

matiere.

2. -

Fontannaz n'etait pas au service militaire lorsqu'il

a commis lesactes qu'on lui reproehe. Aussi est-il seule-

ment soumis au droit penal militaire s'il entre -

tel est

l'avis du juge d'instruction militaire -

dans la categorie

des civils employes regulierement ou pour des taehes

speeiales par la troupe ou par des personnes appartenant

a l'armee (art. 2 eh. 7.CPM), ou, en tant que fonctionnaire

de l'administration militaire, s'il portait l'uniforme (art. 2

eh. 2 CPM; des aetes interessant la defense nationale ne

sont pas en cause). Aueune de ces regles ne s'applique en

l'espece.

Pour le eh. 2, c'est evident, puisque Fontannaz ne por-

tait pas l'uniforme dans l'aceomplissement de son travail

au bureau de la division. Quant a l'assujettissement au

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Staatsrecht.

droit penal militaire selon le eh. 7, il est motive par la

consideration que les civils qui vivent avec la troupe, se

deplacent avec elle, souvent d'un canton dans un autre,

et « font pour ainsi dire corps avec l'armee)) ne doivent

pas etre traites autrement que les hommes au service

(Bull.st. C. N. 1926 p. 758; C. E. 1921 p. 224, 1926 p. 177).

Or, bien que subordonne, pour l'execution de son travail,

au commandant de la division, le recourant ne participe

pas a la vie de cette derniere; il ne I'accompagne pas, en

cas de manamvres par exemple, dans ses deplacements.

Sa situation n'est donc pas comparable a celle des civils

qui partagent le sort de la troupe. Aussi echappe-t-il a

I'empire du eh. 7, qu'il importe d'ailleurs d'interpreter

strictement, le principe a la base des art. 2 a 4 CPM etant

de ne pas soumettre les civils au droit militaire sans neces-

site demontree (message du Conseil federal, FF 1918, V,

358).

Par ces motifs, le Tribunal tederal :

admet le recours, annule l'ordonnance attaquee et dit que

Fontannaz n'est pas soumis a la juridiction militaire pour

les faits qui lui sont imputes.

VI. VERFAHREN

PROGEDURE

27. Urteil vom 10. Juni 1953 i. S. Steifen gegen Bäumlin und

Obergericht des Kantons Solothurn.

Art. 87 OG.

Hat die Verweigerung der provisorischen Recht8öffnung für den

Gläubiger -einen nicht wiedergutzumachenden Nachteil zur

Folge?

Art. 87 OJ.

Le refus de la mainlevee provisoire entraine·t·il pour le creancier

un prejudice non reparable ?

Verfahren. N° 2i.

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Art. 87 OG.

TI rifiuto deI rigetto provvisorio dell'opposizione porta seco pel

creditore un danno irreparabile ?

Der Beschwerdeführer Gottfried Steffen leitete am

17. Dezember 1952 für den Betrag von Fr. 5935.- nebst

Zins Betreibung ein gegen Albert Bäumlin in Zuchwil und

verlangte, als dieser Recht vorschlug, gestützt auf ver-

schiedene Urkunden provisorische Rechtsöffnung, wurde

aber vom Gerichtspräsidenten von Bucheggberg-Krieg-

stetten und durch Urteil vom 13. Februar 1953 auch vom

Obergericht des Kantons Solothurn abgewiesen. Mit der

vorliegenden staatsrechtlichen Beschwerde ersucht Steffen,

das obergerichtliehe Urteil wegen Verletzung von Art. 4 BV

(Willkür) aufzuheben.

Das Bundesgericht zieht in Erwägung,'

1. -

Nach der bisherigen Rechtsprechung des Bundes-

gerichtes (vgl. BGE 78 I 56) galten die letztinstanzlichen

Entscheide, durch welche die provisorische Rechtsöffnung

bewilligt oder verweigert wurde, als Endentscheide im Sinne

von Art. 87 OG. Im Urteil vom 18. März 1953 i. S. Feld-

mann (BGE 79 I 44 ff.), auf dessen eingehende Erwägungen

hier verwiesen wird, hat das Bundesgericht die Frage neu

geprüft und ist dabei zum Ergebnis gelangt, dass der in

einem Zwischenverfahren der Betreibung ergangene Ent-

scheid über die provisorische Rechtsöffnung einen biossen

Zwischenentscheid im Sinne von Art. 87 06 darstelle

(BGE 79 I 45 Erw. 2). Ferner wurde in diesem Urteil

entschieden, dass die Erteilung der provisorischen Rechts-

öffnung für den Schuldner keinen nicht wiedergutzuma-

chenden Nachteil im Sinne von Art. 87 OG zur Folge habe,

während offen gelassen wurde, ob der Gläubiger, dem die

provisorische Rechtsöffnung verweigert wird, einen solchen

Nachteil erleide (BGE 79 I 46 Erw. 3). Diese Frage stellt

sich im vorliegenden Falle.

2. -

Die Verweigerung der provisorischen RecHts-

öffnung bewirkt vor allem eine Verlängerung des Zwangs-