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78_II_103

BGE 78 II 103

Bundesgericht (BGE) · 1952-01-01 · Deutsch CH
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102 Familienrooht. N° 18. stand zu ändern und eine grundsätzlich auf Lebenszeit eingegangene Gemeinschaft aufzuheben, schon im Interesse des Klägers selber nur dann beachtet werden, wenn dieser die volle Urteilsfähigkeit im Sinne von Art. 16 ZGB besitzt.

4. - Aus der Feststellung des Experten, dass der Kläger in der Lage sei, die Bedeutung der Scheidung einer Ehe (also die Bedeutung der Ehescheidung im allgemei- nen) zu erkennen und zu beurteilen, ergibt sich entgegen der Auffassung der Vorinstanz noch keineswegs, dass er die zur Führung des vorliegenden Prozesses nötige Urteils- fahigkeit besitze und daher in dieser Beziehung trotz seiner Entmündigung prozessfähig sei. Hiezu wäre vielmehr erforderlich, dass er imstande wäre, über die Frage der Scheidung seiner eigenen Ehe, insbesondere auch über das Vorhandensein von Tatsachen, die sie zu rechtfertigen vermögen, ein vernünftiges Urteil zu bilden und entspre- chend dieser Einsicht zu handeln. Diese Fähigkeit geht ihm nach dem vorliegenden Gutachten (das entgegen der Darstellung der Vorinstanz nicht sagt, dem Kläger sei die Prozessfähigkeit zuzuerkennen) unzweifelhaft ab. Wenn der Experte feststellt, dass die Gründe, aus denen der Kläger die Scheidung verlangt, wahnhafter Art seien, so heisst das nichts anderes, als dass er eben infolge seiner Geisteskrankheit sich von seiner eigenen Ehe kein richtiges Bild machen und nicht vernünftig darüber zu urteilen vermag, ob Gründe für eine Scheidung vorhanden seien oder nicht. Ausführungen, die die Vorinstanz in anderm Zusammenhang gemacht hat, lassen deutlich erkennen, dass sie das Gutachten auch insoweit für schlüssig hält, als es die Vorstellungen des Klägers über das Verhalten der Beklagten, die ihn zur Scheidungsklage bestimmten, als wahnhaft bezeichnet. Die Vorinstanz hat sich also die Schlussfolgerungen des Experten auch in diesem Punkte zu eigen gemacht. Wenn sie die Zeugen nicht verhört hat, die der Kläger angerufen hatte, um nachzuweisen, dass seine Beschuldigungen gegen die Beklagte nicht auf Wahn- , • j Familienrooht. N° 19. 103 ideen, sondern auf Tatsachen beruhen, so ohne Zweifel deswegen, weil sie annahm, dass die Aussagen dieser Zeugen an den aus den übrigen Akten sich ergebenden Schlüssen nichts ändern könnten. Darin liegt eine vorweg- genommene Beweiswürdigung, gegen die von Bundes- rechts wegen nichts einzuwenden ist (vgl. BGE 77 II 223). Dem Antrag auf Rückweisung zur Einvernahme jener Zeugen ist daher nicht stattzugeben. Vielmehr ist als verbindlich festgestellt zu betrachten, dass dem Schei- dungsbegehren des Klägers Wahnideen zugrunde liegen. Deswegen ist nach dem Gesagten seine Prozessfähigkeit zu verneinen. Demnach erkennt da8 Bundesgericht : Die Berufung wird gutgeheissen, das Urteil des Ober- gerichtes des Kantons Zürich vom 13. Februar 1952 auf- gehoben und auf die Klage nicht eingetreten.

19. Extrait de I'arr~t de la IIe Cour eivile du 27 juin 1952 dans la cause Dame Gerbex contre Crausaz. lndemniti Belon l'art. 151 al. 1 et pension alimentaire Belon l'art. 152 ee. L'epoux qui estime avoir droit a une pension alimentaire ou a une rente destinee a compenser la perte du droit qu'il avait a etre entretenu par son conjoint doit, sinon citer la disposition legale sur laquelle il fonde sa pretention, du moins articuler les faits qui permettent de savoir a quel titre illa fait valoir. Art. 55 letere b in fine OJ. S'i! s'est borne devant la derniere juridiction cantonale a reclamer une pension en vertu de l'art. 152 ce, sans alleguer de faits permettant d'admettre que cette pension semit eventuellement due en vertu de l'art. 152 ce, il n'est pas recevable a invoquer cette derniere disposition dans son recours au Tribunal federal • Entschädigung nach Art. 1511 und Bedürjtigkeitsrente nach Art. 152 ZGB. Hält sich ein Ehegatte für berechtigt, bei der Scheidung eine Rente wegen Bedürftigkeit oder als Ersatz für den Anspruch auf Unterhaltsgewährung durch den andern Ehegatten zu ver- langen, so hat er, wenn nicht die Gesetzesnorm, auf die er den Rentenanspruch stützen will, so doch wenigstens die Tatsachen anzuführen, die den Rechtsgrund des Anspruchs erkennen lassen. 104 Familienrecht. N° 19. Art. 55 lit. b am Ende OG. Hat er sich in letzter kantonaler Instanz darauf beschränkt, eine Rente nach Art. 152 ZGB zu verlangen, ohne Tatsachen vorzu- bringen, die es ermöglicht hätten, den Rentenanspruch allen- falls nach Art. 151 ZGB zuzusprechen, so kann er die letztere Bestimmung in der Berufung an das Bundesgericht nicht mehr anrufen. Indemnitd secondo l'art. 151 cp. 1 e pensione alimentare secondo l'art. 152 00. • Il coniuge ehe ritiene di aver diritto ad una pensione alimentare 0 ad una rendita destinata a compensare la perdita deI diritto al mantenimento da parte dell'alto coniuge deve, se non citare il disposto legale sul quale basa la sua pretesa, formulare almenD i fatti ehe consentano di sapere a quale titolo egli la fonda. Art. 55 leU. b in fine OG. Se si e limitato, davanti all'ultima giurisdizione eantonale, a ehiedere una pensione in virtu den'art. 152 ce, senz'allegare dei fatti ehe permettano di ritenere ehe questa pensione e dovuta eventualmente in virtu den 'art. 152 ce, non puo piu invocare questo articolo nel ricorso per riforma al Tribunale federale. Re8ume des fait8 : Dame Crausaz nee Gerbex a introduit une action en separation de corps en demandant au tribunal de condam- ner son mari a lui payer une pension de 150 fr. pour son entretien. Le defendeur a conclu au rejet de la demande et forme une demande reconventionnelle en divor:ce. Le Tribunal de premiere instance de Geneve a prononce le divorce en vertu de l'art. 142 CC et condamne le defendeur a payer a la demanderesse « en application de l'art. 152 CC » par mois et d'avance la somme de 75 francs. Crausaz a appeIe de ce jugement en reprenant ses con- clusions. Dame Crausaz a conclu au rejet de l'appel et « en consequence » a la confirmation du jugement. Par arret du 18 mai 1952, la Cour de justice civlle de Geneve a confirme le jugement de premiere instance sauf en ce qui concerne la pension alinIentaire qu'elle a refusee. estimant que dame Crausaz n'avait pas demontre a satis- faction de droit qu'elle etait exposee a tomber dans le denuement par suite du divorce. Dame Crausaz (alias Gerbex) a recouru en reforme en concluant ace que son ex-mari soit condamne a lui payer ~ 11 I Familienrecht. N° 19. 105 par mois et d'avance la somme de 75 fr. a titre de contri- bution a son entretien. Crausaz a conclu au rejet d~ recours et a la confirma- tion de l'arret de la Cour de justice. Le Tribunal federal a admis le recours en ce sens qu'll a annule l'arret cantonal et renvoye la cause devant la Cour de justice pour qu'elle statue a nouveau sur la demande de pension au regard de I'art. 152 CC. Extrait des motif8 : La re courante se plaint que la Cour de justice lui ait refuse la pension de 75 fr. que lui avait allouee le Tribunal de premiere instance. Elle soutient que cette pension lui est due soit en vertu de l'art. 151 al. I, soit en vertu de l'art. 152 CC. S'll est exact que « l'equitable indemnite J) dont parle l'art. 151 al. I CC peut etre allouee sous forme de rente ou de pension et que l'application de cette dispo- sition peut etre meme eventuellement combinee avec celle de l'art. 152, cela ne signifie pas toutefois qu'on puisse dans n'importe quelle situation invoquer ou appliquer indifferemment l'une ou l'autre. En effet, les droits qu'elles conferent se distinguent non seulement par les conditions qui president a leur naissance, mais aussi par leurs effets. Tandis que Ia pension alimentaire de l'art. 152 CC ne peut etre allouee qu'a l'epoux innocent ({ qui tomberait dans le denuement par suite de la dissolution du mariage » et peut etre reclamee meme a un conjoint innocent, ({ l'indemnite » (ou la rente) de l'art. 151 al. I n'est pas subordonnee acette condition ; elle est destinee, comme le nom l'indique d'all- leurs, a compenser les « interets pecuniaires » dont un epoux S6 voit prive par suite du divorce, et ne peut etre par conse- quent reclamee qu'a l'epoux « coupable». D'autre part, tandis que la pension allouee en vertu de l'art. 152 peut etre supprimee ou roouite en tout temps a la demande du debiteur, si l'ayant droit n'est plus dans le denuement ou si la gene dans laquelle il se trouvait a sensiblement diminue ou si la pension n'est plus en rapport avec les lOG Familienreoht. N° 19. facultes du debiteur, la rente accord6e en vertu de l'art. 151 al. 1 n'est rMuctible que dans la 'mesure ou elle a ete allou6e en vue d'assurer l'entretien du benMiciaire et dans l'hypothese seulement ou elle ne correspondrait plus aux facultes du debiteur (RO 71 II 7 et suiv.). L'epoux qui estime avoir droit a une pension alimentaire ou a une rente destin6e a compenser la perte du droit qu'il avait a etre entretenu par son conjoint doit donc, sinon citer la dispo- sition legale sur laquelle il fonde sa pretention, du moins articuler les faits qui permettent de savoir a quel titre il la fait valoir. Or, en l'espece, il est constant que devant la Oour de justice la recourante s'est content6e de demander la confirmation du jugement de premiere instance, lequel precisait dans son dispositif que la pension qui lui etait allouee lui etait accordee en vertu de l'art. 152 00. Elle n'invoquait du reste que le fait que la dissolution du mariage la ferait tomber dans le denuement, sans faire la moindre allusion a la situation materielle que lui assurait le mariage ou aux avantages qu'elle en retirait, ce qui eut ete cependant necessaire pour permettre d'apprecier le bien-fonde d'une demande formee en vertu de l'art. 151 al. 1 00. O'est dans son recours au Tribunal federal qu'elle s'est pour la, premiere fois prevalu de la jurisprudence selon laquelle l'obligation qui incombe au mari d'entretenir sa femme est un des « interets pecuniaires » dont la perte est susceptible de justifier l'allocation d'une pension en vertu de l'art. 151 al. 1 00. En tant que fond6e sur cette dispo- sition, la demande de pension se caracterise donc comme un chef de ·conclusions nouveau, irrecevable en vertu de l'art. 55 lettre b in fine de la loi d'organisation judiciaire. La seule question qui se pose actuellement est donc celle de savoir si la recourante est fondee a reclamer une pen- sion en vertu de l'art. 152 00. 1 I ., I o Familienreoht. N° 20.

20. Urteil der 11. Zivilabteilung vom 13. März 19ii2

i. S. M. gegen G. 107 Vaterschaftsklage. Unter welchen Voraussetzungen ~önnen med~­ zinische Feststellungen über den Reifegrad des ~des und dIe daraus zu erschliessende Schwangerschaftsdauer dIe Vermutung gemäss Art. 314 Abs. 1 ZGB zerstören bezw. die durch Mehrver- kehr begründeten Zweifel im Sinne von Art. 314 Abs. 2 ZGB beseitigen ? Bedeutung der Tabellen von Labhardt. Action en paterniU. A quelles conditions des constatations d'ordre medical sur le degre de maturiU de l'enfant et les conclusions qu'on peut en tirer au sujet de la duree de la gross68se peuvent- elles detruire la presomption instituee par l'art. 314 al. 1 CC ou dissiper les doutes serieux qui, selon l'art. 314 a1. 2 ce, r6sultent du fait que la mere a eu des rapports sexuels avec plusieurs individus ? Importanoo des tables de Labhardt. Azione di paternita. A quali condizion~ accertamenti di ~a~tere medico sul grado di maturanza dell'infante e le cOnclUSlOnI che se ne possono trarre circa 1a durata della gravidanza poss~m? distrurre 1a presunzione stabilita dall'art. 314 cp. 1. ce 0 dlSSl- pare i seri dubbi che, giusta l'art. 314 cp. 2 CC, risultano da! fatto ehe 1a madre ha avuto re1azioni sessuali eon phI indi- vidui ? Importanza delle tabelle di Labhardt. Der Mutter der am 12. Mai 1950 geborenen Klägerin hatten während der kritischen Zeit (16. Juli bis 13. No- vember 1949) zwei Männer beigewohnt: am 11. August 1949 M., am 24. und 25. September 1949 K. Das Ober- gericht des Kantons Aargau hat die Vaterschaftsklage gegen M. mit Urteil vom 26. Oktober 1951 gutgeheissen auf Grund der Annahme, aus dem Gutachten von Dr. W. über den Zeitpunkt der Empfängnis ergebe sich, dass eine Zeugung des Kindes am 24. September 1949 oder später nur eine Wahrscheinlichkeit von 0,9 % für sich habe und daher mit an Sicherheit grenzender Wahrschein- lichkeit auszuschliessen sei. . Mit seiner Berufung an das Bundesgericht beantragt der Beklagte wie im kantonalen Verfahren Abweisung der Klage. Das Bundesgericht zieht in Erwägung : Nach Art. 314 Ahs. 1 ZGB begründet jeder in die kritische Zeit fallende Geschlechtsverkehr der Mutte~ mit