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77_II_279

BGE 77 II 279

Bundesgericht (BGE) · 1951-01-01 · Deutsch CH
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278 Verfahren. N° 50. Gelangt somit im vorliegenden Falle unter allen Umstän- den das Wirkungsstatut zur Anwendung, so braucht nicht untersucht zu werden, welches der Abschlussort des zwi- schen den Parteien bestehenden Vertragsverhältni~ses, sei es des angeblich simulierten oder des angeblich dissimu- lierten, gewesen sei.

3. - Als Wirkungsstatut ist hier unzweifelhaft das unga- rische Recht zu betrachten. Es ist weder aus den von der Beklagten vorgelegten Urkunden (Rechnungen betreffend das streitige Geschäft und frühere Geschäfte über Rohhorn- griess/Hornmehl), noch aus den übrigen Akten ersichtlich, dass die Parteien ein bestimmtes Recht als massgeblich in Aussicht nahmen. Somit ist gemäss der Rechtsprechung auf das Recht des Landes abzustellen, mit dem der engste räumliche Zusammenhang besteht. Beim Kauf weist, wie das Bundesgericht in neuerer Zeit immer angenommen hat, der engste räumliche Zusammenhang regelmässig auf das Recht des Landes des Verkäufers hin. Dessen Leistung ist für das Rechtsverhältnis typisch und steht darum im Vor- dergrund; denn sie, nicht die in blosser Geldzahlung als dem üblichen Tauschmittel bestehende Gegenleistung des Käufers, kennzeichnet das Geschäft (BGE 77 II 84, 191 und dort erwähnte Entscheide). Verkäufer war im vorlie- genden Fall der Kläger, dessen Unternehmen seinen Sitz in Ungarn hatte. Anhaltspunkte, die für eine noch engere Beziehung zu einem andern Lande sprechen würden, bestehen nicht. Die räumliche Beziehung zu Ungarn wird gegenteils noch verstärkt dadurch, dass die Verpflichtung des Verkäufers in Ungarn zu erfüllen war. Denn im strei- tigen Kaufvertrag, wie in allen vorangegangenen Verträgen der Parteien, wurde vereinbart, dass die Ware auf Rech- nung und Gefahr des Käufers versandt werde, und dem- entsprechend hat die Käuferin jeweils die Frachtkosten ab der ungarischen Grenzstation bis Thayngen bezahlt. Dass das Geschäft in Schweizerfranken abgeschlossen wurde, vermag für sich allein nicht eine so enge Beziehung zur Schweiz zu schaffen, dass schweizerisches Recht als Obli- Verfahren. N° 51. 279 gationsstatut ZU gelten hätte. Die Wahl der Schweizer- währung lässt sich vielmehr, besonders im Jahre 1944, ebensogut aus ihrer Kursbeständigkeit erklären (BGE 72 II 411). Da die Vorinstanz auf das schweizerische statt auf das massgebliche ungarische Recht abgestellt hat, ist ihr Urteil gemäss Art. 60 Abs. 1 lit. c OG aufzuheben und die Sache . zu neuer Entscheidung auf Grund des ungarischen Rechts an sie zurückzuweisen. Demnach erkennt das Bundesgericht: In teilweiser Gutheissung der Berufung wird das Urteil des Obergerichts Schaffhausen vom 22. September 1950 aufgehoben und die Sache zur Neubeurteilung an die Vor- instanz zurückgewiesen.

51. Arret de la He Cour eivile du 24 oetobre 1951 dans la cause Feldmann contre Feldmann. Art. 44 OJ. Les decisions prises en vertu de l'art. 165 ce ont- elles trait a des « contestations civiles» ? Art. 48 al. 1 OJ. Elles ne constituent pas des decisions finales. Art. 44 OG. Beziehen sich die nach Art. 165 ZGB getroffenen Ent- scheidungen auf « Zivilrechtss~reitigkeiten» ~ Art. 48 Abs. lOG. Sie stellen keme Endentschelde dar. Art. 44 OG. Le decisioni prese in virtil dell'art. 165 ce si rifari- scono a « cause civili-» 1 Art. 48 cp. lOG. Esse non sono delle decisioni finali. Emile Feldmann a retire a son epouse le pouvoir de representer l'union conjugale. Sur sa requete, la Chambre des tutelles du canton de Geneve a fait publier ce retrait, en vertu de I'art. 164 al. 2 CC, dans la Feuille d'avis offi- cielle des 27 ferner, l er et 3 mars 1951. Le lO aout, dame Feldmann lui a demande d'annuler sa decision autorisant cette publication et de suspendre la' reintegration jusqu'a droit connu sur l'action en divorce 280 Verfahren. N° 51. actuellement pendante. Elle contestait notamment les faits alIegues par le mari a l'appui de sa requete. La Ohambre des tutelles a decid6 le 23 aout de ne pas entrer en matiere. Elle expose en substance ; Les pouvoirs de l'epouse de representer l'union conjugale cessent lors- qu'il n'y a plus de menage commun. Presentement, les epoux Feldmann vivent separes et le mari a introduit une action en divorce. Des lors, meme si les allegations de sa requete etaient inexactes, il ne saurait etre question de reintegrer I'epouse dans ses pouvoirs. Or, une annulation du retrait, d'ailleurs non prevue par la loi, equivaudrait a la reintegration et pourrait induire les tiers en erreur. Contre eette decision, dame Feldmann recourt en reforme au Tribunal federal. Oonsiderant en droit :

1. - Recevable dans les contestations eiviles qui por- tent sur un droit de nature non p6cuniaire (art. 44 OJ), le recours en reforme ne l'est pas dans les affaires relevant de la juridiction gracieuse. Oette derniere comprend les eas OU la mission du juge eonsiste essentiellement a intervenir, a la requete d'un interesse et sans debat eontradictoire, dans la ereation, la modification et l'extinction de droits prives non litigieux (RO 39 TI 433; 42 TI 291/292; 55 TI 329; 57 II 400; 70 TI 165). O'est ainsi que la designation d'un representant de la eommunaute Mreditaire en vertu de l'art. 602 al. 3 00 n'est pas sujette au recours en reforme (RO 72 TI 55 n° 11). Cet arret se refere au memoire du Departement federal de justice et police aux cantons du 24 juillet 1908, qui oppose aux decisions precedees d'un de~at eontradictoire eelles qui sont prises sur requete uni- I~terale et range en particulier dans cette derniere eatego- rIe les prononces vises a l'art. 16500. Selon cette opinion, que partage GMÜR (rem. 3 et 4 ad art. 165), un tel prononce n'a pas trait a une eontestation au sens de l'art. 44 OJ. Il est vrai que d'autres auteurs, notamment J.AEGER (ZSR 29 p. 514), professent que le juge ne peut revoquer la j Verfahren. N° 51. 281 decheanee de l'epouse qu'apres avoir entendu les deuxpar- ties et tiennent done la proeedure pour eontentieuse. TI n'est toutefois pas necessaire de prendre position, car le recours est de toute faQOn irrecevable.

2. - L'art. 48 al. I OJ n'erige pas seulement que la decision attaquee ne soit pas susceptible d'un recours orill- naire de droit cantonal. Il faut encore, du moins en prin- eipe, qu'elle emane d'un tribunal ou d'une autorite sup~me du eanton. Tel n'est pas le eas en l'espece. TI est vrru que l'art. 48 al. 2 tempere le prineipe. Mais aueune des excep- tions qu'il consacre n'est realisee, la Ohambre des tutelIes ayant statue comme juridiction eantonale unique prevue non par le droit federal, mais par le droit genevois (art. 2, eh. 2, et 6 de la loi d'application du 00). L'absence d'une voie de recours eantonale ne modifie pas la situation. Il incombe en effet aux cantons d'adapter leur proeedure a l'art. 48 OJ (FF 1943, p. 126/127, arret Fritz du 6octo- bre 1950). Cela he signifie cependant pas que la ereation d'unse- cond degre de juridiction cantonale permettrait de recou- rir en reforme contre des deeisions fondees sur l'art. 16500.

3. - Sont des deeisions finales au sens de l'art. 48 aI. 1 OJ des prononees qui terminent un litige, soit qu'ils tra~­ ehent le fond, soit que, sans l'aborder parce qu'une condi- tion de procedure n'est pas remplie, ils ne permett~nt plus a l'int6resse d'exercer son action (RO 72 II 57). BIen que eette notion ne coincide pas exactement avec celle du juge- ment au fond selon l'art. 58 OJ ancien (RO 74 TI 177), elle n'englobe pas non plus les decisions destinees ~ sa~ve~ garder temporairement les droits des parties. 0 es~ ~Sl que le recours en reforme n'est pas ouvert contre la declSlon ordonnant des mesures provisoires pendant l'instance en divorce (RO 41 II 329), obligeant le mari a garantir les apports de la femme (RO 38 II 381), stat~ant sur la demande d'inventorier les biens d'une sueceSSlOn (RO 40 II 106), ou prescrivant l'inventaire des biens ~u failli (~O?2 II 191), contre une ordonnance d'inscriptlon proVlSOlIe 282 Verfahren. N° 51. au registre foncier (RO 43 II 458), contre l'autorisation donnee a un actionnaire de consulter les livres de la societe (RO 53 II 75), contre une ordonnance de sequestre (RO 38 II 372) ou contre des mesures conservatoires dans les pro ces relatifs au droit d'auteur (RO 69 II 125). A cet egard, la revision de 1943 n'a rien change (RO 74 Ir 178). Conformement a !'idee directrice de cette jurisprudence, le Tribunal federal a juge, sous l'empire tant de la nouvelle que de l'ancienne OJ, que, de caractere essentiellement pro- visoire, les decisions relatives aux mesures protectrices de l'union conjugale ne sorit pas non plus sujettes au recours en reforme. Ces mesures ne sont en effet appeIees a subsister qu'aussi longtemps que persiste la situation exceptionnelle a laquelle elles doivent parer (RO 43 II 275; 68 II 246 ; 72 II 57). Il en est de meme de la decheance dont l'epouse est frappee en vertu de l'art. 164 CC. Normalement, l'union conjugale doit, pour les hesoins courants du menage, pou- voir etre representee par chacun des deux conjoints (art. 163 al. 1 CC). Sans doute le mari a-t-iI la faculte de retirer ses pouvoirs a l'epouse qui en abuse. Mais il en resulte une situation anormale, contraire au regime estime conforme a la nature de l'union conjugale. Aussi l'art. 165 CC permet- il de le retablir, a la demande de la femme, des que sa decheance se revele injustifiee. Le retrait de ses pouvoirs constitue donc bien une suspension en principe momentanee du regime ordinaire. Il s'apparente aux mesures protec- trices de l'union conjugale, puisque, tout en degageant la responsahilite du mari, il met fin a un etat de choses qui risque de nuire au menage. De meme, la revocation de la decheance, lorsqu'elle est possible, ne repond pas seulement a l'interet da l'epouse ; elle est surtout utile a l'union conju- gale. C'est pourquoi des auteurs soutiennent qu'elle peut etre prononcee en vertu de l'art. 169 CC (EGGER, rem. 2 ad art. 165; BRAUNSCHWEIG, Die Schlüsselgewalt nach schweiz. Recht, p. 64/65 et les references). Il est vrai que, a la difference du retrait des pouvoirs, la reintegration de l'epouse est destinee a durer. Mais la deci- Verfahren. N° 52. 283 sion qui l'ordonne ne s'oppose pas, si 1es circonstances se modifient, a ce que 1e mari retire derechef les pouvoirs de sa femme. Or, une decision dont les effets dependent de l'attitude d'une parti!;), a qui il est loisible de la rendre inoperante, n'a en realite qu'une valeur provisoire. C'est sans doute ce qui explique que, lors de la revision de l'or- ganisation judiciaire necessitee par l'entree en vigueur du code civil, personne n'ait repris la suggestion de JAEGER- qu'il a du reste lui-meme abandonnee - d'ouvrir une voie de recours au Tribunal federal contre les decisions fondees sur l'art. 165 CC (ZSR 29 p. 514). Par ces motifs, le Tribunal f&Ieral, Declare le recours irrecevable.

52. Urteil der I. Zivllabteilung vom 9. Oktober 1951 i. S. AffoIter, Christen & eie. A.-G. gegen Therma Fabrik für elektrische Heizung A.-G. Revision, Art. 137 lit. bOG. . Keine neue erhebliche Tatsache ist die in einem späteren UrteIl ausgesprochene Nichtigerklärung des Paten~es. wegen ?-~en Verletzung der Revisionskläger durch den mit dem RevISIOns- begehren angefochtenen Entscheid verurteilt worden ist. Revision, art. 137 litt. b OJ. . . Fait nouveau important: La partIe condamnee :pour attemte.8. un brevet ne peut pas requerir la revision du Jugement eIl: mvo- quant le fait que, dans un proces subsequent, la nulhte du brevet a eM prononcee. Revisione, art. 137 lett. bOG. . . , Fatto nuovo rUevante: La parte condannata per vlOlazlOne.d un brevetto non puo chiedere la revis~one ?ella sentenza II?-VO- cando ehe, in un processo succeSS1VO, e stato pronuncmto l'annullamento deI brevetto. A. _ Im Rechtsstreit der Therma A.-G. gegen die M- folter, Christen & Cie. A.-G. betreffend Patentverletzung stellte das Bundesgericht mit Urteil vom 23. November 1948 fest, dass die Beklagte das klägerische Patent Nr. 186791 verletzt habe, verbot ihr die weitere Verletzung