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76_II_333

BGE 76 II 333

Bundesgericht (BGE) · 1950-01-01 · Deutsch CH
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Eisenbahnhaftpflicht. N0 45.

immerhin nichts so Aussergewöhnliches und bedeutet

nicht unter allen Umständen eine so schwere Unvorsichtig-

keit, dass die Bahnunternehmung an diese Möglichkeit nicht

denken oder darauf nicht Rücksicht nehmen müsste.

Ebensowenig lässt sich sagen, es sei nicht voraussehbar

gewesen, dass die vorstehenden Schienen den Lauf eines

sehr langsam fahrenden Autos zu hemmen vermochten.

(Die Vorinstanz stellt fest, ein Hindernis wie das in Frage

stehende könne bei sehr langsamer Fahrt « ohne wei-

teres)) dazu führen, dass der Wagen einen Moment still-

stehe). Den SBB ist daher vorzuwerfen, dass sie beim

Unterhalt des streitigen Bahnübergangs die gebotene

Sorgfalt nicht angewendet haben.

In diesem Verschulden liegt eine Mitursache des Unfalls

vom 14. Mai 1947; denn wenn der Wagen des Klägers

nicht wegen des zu grossen Höhenunterschieds zwischen

Schienen und Strasse stehen geblieben wäre, hätte sich

der Zusammenstoss trotz der Unvorsichtigkeit des Klägers

sehr wahrscheinlich nicht ereignet, sondern wäre der Klä-

ger gerade noch rechtzeitig vom Geleise Brig-Visp wegge-

kommen. Das Verschulden der Bahn und die von ihr zu

vertretende erhöhte Betriebsgefahr (Erw. 3) fallen aber

immerhin nicht so stark ins Gewicht, dass mit der Vor-

instanz angenommen werden dürfte, die Unfallursachen

liegen trotz dem groben Verschulden des Klägers zu 2/s

auf Seiten der Bahn und nur zu I/S auf Seiten des Klägers.

Das Verschulden des Klägers bleibt vielmehr die wichtigste

Ursache des Unfalls. Es rechtfertigt sich daher, das

angegebene Verhältnis umzukehren und die Beklagten nur

1/3' den Kläger dagegen 2/s des Schadens tragen zu lassen.

7. -

Die Berechnung des Schadens auf Fr. 10,200.-

ist von keiner Seite beanstandet worden. Die Beklagten

haben auch nicht geltend gemacht, dass es sich bei dieser

Summe zum Teil nicht um Schaden infolge der Körper-

verletzung, sondern um Schaden infolge der Zertrümme-

rung des Autos handle, für den nicht nach den Grund-

sätzen der Kausalhaftpflicht im Sinne des EHG und MFG,

Prozess. N° 46.

333

sondern nach OR gehaftet würde (BGE 69 11 160 lit. c,

410 E. 3; vgl. Art. 39 Satz 2 MFG).

Demnach erkennt das Bundesgericht :

Die Berufung wird teilweise gutgeheissen und das ange-

fochtene Urteil dahin abgeändert, dass die Schweiz.

Bundesbahnen dem Kläger nur Fr. 3400.- nebst 5 %

Zins seit Klageanhebung zu zahlen haben.

VII. PROZESS

PROCEDURE

46. Arr4!t de Ja He Cour civUe du 2 novembre 1950 dans Ia cause

Dame Ruchonnet contre Dames Krafft et Dufour.

Recours en re/orme. Art. 43 et suiv. O.J.

Le jugement qui ordonne l'administration d'office d'une succession

en vertu de l'art. 490 al. 3 ce n'est pas susceptible de faire

l'objet d'un recours en r6forme.

Berufung. Art. 43 ff. OG.

Die Anordnung einer amtlichen Erbschaftsverwaltung gemäss

Art. 49Q3 ZGB unterliegt nicht der Berufung.

RicorSQ per riforma. Art. 43 e seg. OG.

La sentenza ehe ordina, in virtit dell'art. 490 cp. 3 ce, l'ammini-

Btrazioned'ufficio d'un'ereditdnon puo essere impugnata mediante

un ricorso per riforma.

A. -

Ferdinand Ruchonnet est decooe a Lausanne le

24 octobre 1938, sans posterite, en laissant un testament

contenant notamment les dispositions suivantes :

«Art. 2 ... .J'institue ma femme susmentionnee (dame Emilie

Ruchonnet nre Rochat) heritiere des biens que je laisserai a mon

deces, avec obligation cependant de les transmettre a sa mort a

ma smur Esther ou en cas de predeces a ses enfants Valentine

Klafft et .Jean-Louis Dufour ».

334

Prozess. N0 46.

« Art. 4. Ma femme en qui j'ai une confiance absolue n'aura

aucune garantie a fournir, elle pourra jouir de ma fortune et de mes

biens sans rendre compte apersonne, aucun inventaire doit etre

fait (sic) ...)).

Esther Dufour, sceur du defunt, est dec&Iee le 22 ferner

1947 et Jean-Louis Dufour, fils de la prenommee, le

29 aout 1938. Ce dernier laissait une fiIle, Marie-Louise.

B. -

Le 4 janvier 1950, aIleguant en resurne que dame

Ruchonnet, en vendant les biens de la succession de son

mari, compromettait gravement leurs droits d'heritiers

substitues, dame Valentine Krafft-Dufour et demoiselle

Marie-Louise Dufour ont requis le Juge de paix du cercle

de Lausanne d'ordonner l'administration d'office de la

succession ainsi que la designation d'un curateur qui

aurait mission de s'assurer l'immediate disposition des

valeurs en banque, de dresser l'inventaire des biens

detenus par dame Ruchonnet et de prendre les mesures

de surete necessaires. Les instantes invoquaient les

dispositions des art. 2, 490 al. 3 CC, 2 ch. 10 de la loi

vaudoise d'application du code civil suisse et 628 du code

de procooure civile vaudois.

Les parties ont ete assignees d'urgence a. comparaitre

a. l'audience du 16 janvier 1950.

Ce meme jour le Juge de paix a rendu l'ordonnance

suivante:

« I. Les conclusions des instantes sont admises en ce

sens:

1. qu'il est ordonne l'administration d'office de la

suceession de Ferdinand Ruchonnet, deeede le 24 oetobre

1938;

2. que sont bIo ques, par mesures provisionnelles, les

fonds ou valeurs plaees dans les banques ou autres etablis-

sements de credit au nom de la succession de Ferdinand

Ruehonnet ou au nom de dame Ruchonnet-Rochat;

11. Les conelusions liberatoires de l'intimee sont rejetees;

IH. Les frais de cette decision sont mis a. la charge

des instantes ».

Prozess. No 46.

335

O. -

Sur recours de dame Ruchonnet, le Tribunal

cantonal a confirme les decisions du Juge de paix par

arrc~t du 13 juin 1950.

D. -

Dame Ruehonnet a recouru au Tribunal federal

en concluant prlneipalement a. la reforme et subsidiaire-

ment a. l'annulation de l'arret du Tribunal cantonal.

Le Tribunal federal a declare le recours irrecevable.

Extrait des motifs "

1. -

La question litigieuse est ceIle de savoir s'il y

avait lieu d'ordonner une administration d'office de la

succession dans le sens de l'art. 490 al. 3 CC. Un litige

de cette nature n'est pas susceptible d'etre porte devant

le Tribunal federal par la voie du recours en reforme.

L'administration d'office prevue par l'art. 490 n'est, en

effet, qu'une des varietes d'administrations enumerees a.

l'art. 554 du meme code sous le titre general « des mesures

de sUrete », et il resulte clairement de la place qu'occupe

cette disposition que cette administration particuliere,

tout comme les autres, vise uniquement a. assurer la

conservation et la gestion des biens de la sueeession et

que la decision qui l'ordonne ne prejuge donc en aucune

fa90n la question de l'existence des droits que les parties

interessees pourraient avoir a. elever sur ces biens (RO

54 II 199, 47 II 41). Or il n'y a de contestation de droit

civil dans le sens de la loi d'organisation judiciaire federale

que lorsque le juge est appeIe a. constater ou denier l'exis-

tence d'une pretention de droit civil, non pas s'il a simple-

ment a ordonner des mesures destinees a. en assurer

l'exercice. A eet egard, la mesure dont il s'agit en l'espece

est en realite assimilable a. la designation d'un represen-

tant des heritiers, cas dans lequel il n'existe pas de contes-

tation de droit civil ni de recours en reforme possible

(RO 72 II 55). Le fait que le litige soulevait certaines

questions de droit, teIles que ceIle de savoir si le testament

limitait ou non le droit de disposition de la recourante

sur les biens composant la succession de son mari, n'a pas

336

Prozess. N0 46.

pour consequence de transformer le litige en une contesta-

tion de droit civil, car les restrictions qui deroulent de

la decision attaquee ne prejugent nullement la question

. de savoir si 'le testament lui accorde ou non la faculte

de disposer librement de l'Mritage et elles ne lui ont ete

imposees que momentanement; a. seules :fins d'assurer

les droits eventuels des intimees.

Vgl. auch Nr. 42. -

Voir aussi n° 42.

IMPRIMERIES REUNlES S. A., LAUSANNE

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1. PERSONENRECHT

DROIT DES PERSONNES

47. Urteil der 11. ZivUabteilung vom 2. November t9~O i. S.

Tobler gegen Sturzenegger .

.Namensänderung.

1. Zur Anfechtung der Namensänderung gemäss Art. 30 Abs. 3

ZGB sind nur Träger des bewilligten neuen Namens legitimiert.

2. Pflicht der Regierung, anderweitige Drittinteressen am Unter-

bleiben der Namensänderung im Bewilligungsverfahren wahr-

zunehmen.

<Ohangement de nom.

1. Seules les personnes dont 1e nom de famille a 13M ehoisi par

l'impetrant ont qualite pourattaquer le ehangement de nom

en vertu de l'art. 30 al. 3 ce.

2. Obligation pour le gouvernement du canton d'origine de tenir

eompte, dans la proeedure de ehangement de nom, de l'interet

que des tiers pourraient avoir au maintien de l'ancien nom.

Cambiamento di name.

1. Soltanto le pe;rsone ehe portano 10 stesso nome di famiglia

seelto dall'istante hanno veste per impugnare il eambiamento

di nome in virtu dell'art. 30 ep. 3 ce.

2. Obbligo deI governo deI eantone d'origine di prendere in eonsi-

derazione, neUa proeedura relativa al eambiamento deI norne,

l'interesse ehe i terzi potrebbero avere a ehe il nome non sia

m.utato .

..4. -

Im Jahre 1935 wurde die Ehe Tobler-Bühler aus

'überwiegendem Verschulden des Ehemannes geschieden

'und der damals 3% Jahre alte Knabe Hermann der Mutter

:zugeteilt. Im Jahre 1937 ging Frau Bühler mit Emil Stur-

zenegger eine neue Ehe ein. Der Knabe Tobler lebte fort-

an im Hause seines Stiefvaters. Auch Tobler verheiratete

sich wieder.

Am 22. Januar 1940 kam zwischen Vater Tobler und

-den Eheleuten Sturzenegger eine Vereinbarung zustande,

nach welcher Tobler sich verpflichtete, an die rückstän-

digen Unterhaltsbeiträge für den Knaben im Betrage von

Fr. 2709.- per Saldo aller Ansprüche Fr. 1000.- zu be-

:22

AS 76 II -

1950