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54 Schuldbetreibungs- und Konkursrooht. N° 14.
4. - Indem das Konkursamt die Herausgabe der strei- tigen Autos bis nach Erledigung der Beschwerde der Frau Hubmann aufschob, hielt es sich an Art. 47 KV, wonach die Herausgabe des angesprochenen Gegenstandes an den Drittansprecher unterbleiben soll, bis feststeht, ob die
2. Gläubigerversammlung etwas anderes beschllesst oder ob nicht einzelne Gläubiger nach Art. 260 SchKG Abtre- tung der Ansprüche der Masse auf den Gegenstand ver~ langen. Art. 51 KV lässt jedoch eine frühere Herausgabe zu, wenn das Eigentum des Drittansprechers von vorn- herein als bewiesen zu betrachten ist oder die sofortige Herausgabe im offenbaren Interesse der Masse liegt oder endlich vom Drittansprecher angemessene Kaution ge- leistet wird. Hienach hätte das Konkursamt die 4 Autos jedenfalls dann schon früher herausgeben können, wenn Schenk eine Kaution geleistet hätte. Das Konkursamt hätte aber, nachdem die 2. Gläubigerversammlung das Eigentum Sohenks an diesen Autos anerkannt hatte, auch annehmen dürfen, die sofortige Herausgabe liege im Inte- resse der Masse. Angesichts des Wortlauts von Art. 51 KV, der das Interesse der Masse als massgebend erklärt, hätte die Abtretungsprätendentin Frau Hubmann auf die wei- tere Verwahrung der Autos nur dann Anspruch gehabt, wenn sie deren Kosten (soweit nioht aus dem von ihr erhofften Prozessgewinn beziehbar) bedingungslos über- nommen und dafür Sicherheit geleistet hätte. Das Kon- kursamt hätte die Möglichkeit gehabt, ihr unter der An- drohung sofortiger Herausgabe Frist zu solcher Gutsprache und Sicherheitsleistung anzusetzen. Hätte das Konkurs- amt die Autos gegen Kautionsleistung durch Schenk oder mangels Kostengutsprache und Sicherheitsleistung von Seiten der Frau Hubmann herausgegeben, oder wäre Frau Hubmann aufforderungsgemäss für die Kosten der weitern Verwahrung eingestanden, so hätte die Masse fortan keine Verwahrungskosten mehr zu tragen gehabt. Es geht jedoch nicht an, die Kosten der weitem Ver- wahrung deswegen als nicht notwendige zu bezeichnen, Schuldbetreibungs· und Konkursrooht. N0 15. ö5 was zur Folge hätte, dass das Konkursamt sie tragen müsste. Bei Befolgung von Art. 47 KVentstanden diese Kosten notwendigerweise. Ob von der Ausnahmevor- schrift des Art. 51 KV Gebrauch gemacht werden soll, muss weitgehend dem Ermessen der Konkursverwaltung an- heimgestellt bleiben. Wenn das Konkursamt es seinerzeit für gut fand, die streitigen Autos vorderhand weiterhin unter Beschlag zu halten, machte es von seinem Ermessen nicht einen offensichtlich unrichtigen Gebrauch. Es konnte nicht wohl voraussehen, dass die Erledigung der Be- schwerde von Frau Hubmann so lange auf sich warten lassen werde, wie es dann geschehen ist. Dadurch, dass es Schenk zur Kautionsleistung oder Frau Hubmann zur Lei- stung einer Kostengarantie eingeladen hätte, wäre es ihm übrigens wohl doch nicht gelungen, die Belastung der Masse mit weitem Verwahrungskosten zu verhindern. Nachdem Schenk die Leistung einer Kaution nicht von sich aus angeboten hatte, ist durchaus zweifelhaft, ob er auf einen dahingehenden Vorschlag des Konkursamtes ein- gegangen wäre, und Frau Hubmann hätte gegen eine Ver- fügung, mit der ihr das Konkursamt unter der Androhung sofortiger Herausgabe die Leistung einer Kostengarantie zugemutet hätte, wahrscheinlich so gut wie gegen die Ab- weisung ihres Abtretungsbegehrens eine Beschwerde ge- führt, bis zu deren Erledigung das Konkursamt die ange- drohte Herausgabe hätte verschieben dürfen oder müssen. Demnach erkennt die Schuldbetr.- u. Konkurskammer : Der Rekurs wird abgewiesen.
15. Extrait de l'arr~t du 12 octobre 1950 cn la causevanBe:rehem. Reintegration d'objeta 80umiB au droit de retention (art. 284 LP. 274 al. 2 CO). Notion de la clandestinite : l'enIevement des objets est clandestin des qu'il a lieu a. l'insu du bailleur et que le preneur ne peut pas de bonne foi supposer, d'apres les circonstanoos, que 16 proprietaire na s'y opposerait pas s'll en avait connaiasanoo.
56 Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 15. Rückverbringung von Sachen, die dem Retentionsrecht unterliegen (Art. 284 SehKG, 274 2 OR). Begriff der Heimlichkeit: die Wegschaffung ist heimlich, sobald sie ohne Wissen des Vennieters erfolgt und der Mieter nach den Umständen nicht in guten Treuen annehmen darf, jener würde sich ihr nicht widersetzen, wenn er darum wüsste. Reintegrazwne di oggetti ehe 8oggiaoiono al diritto di ritenzione (art. 284 LEF, 274 cp. 2 CO). Estremi dell'asportazione clandestina : l'asportazione di oggetti e clandestina se ha luogo all'insaputa deI locatore e se il con· duttore non puo ritenere in buona fede, giusta le circostanze, ehe il locatore non vi si opporrebbe se ne avesse conoscenza. A. - Le 11 aout 1941, les consorts van Berchem, pro- prietaires du domaine du chateau des Bois, ont conclu avec Hämmerli pour 9 ans une convention en vue de l'exploi- tation en commun de ce domaine. La convention prevoit une repartition proportionnelle des produits de l'exploi- tation. Une clause stipule qu'« aucune denroo ne pourra sortir du domaine sans entente preaIable entre les par- ties ». En 1948, les autorites de surveiUance des prix, en der- niere instance le Conseil federal, ont admis que la conven- tion en cause est un contrat de bail a ferme. Le Bureau cantonal a arrl~te a 14095 fr. par an la prestation fixe due par Hämmerli comme fermage, somme a laqnelle s'ajou- tent 2590 fr. 20, interets sur le cheptel mort ou vif, ce qui porte a 16685 fr. 20 le total des prestations dues par le fermier. En juillet 1950, Hämmerli etait en retard dans le paie- ment de son fermage. Les consorts van Berchem lui avaient deja adresse plusieurs rappels et exige le paiement d'acomp- tes. Le 2 aout 1950, les baiUeurs ont requis l'Office des pour- suites de Geneve de prendre inventaire des objets soumis a leur droit de retention, en smete d'un loyer echu au 30 novembre 1949 de 20082 fr. 85 et du loyer courant de 16685 fr. 20. L'office a inventorie des recoltes evalnoos a 30400 fr. Le meme jour encore ainsi que le 5 aout, les proprietaires ont demande la reintegration de 120 sacs de bIe que le fermier avait entreposes a la gare de Satigny. r ;1 I t Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N0 15. 57 Entendu par l'office, HämmerIi a declare qu'll n'avait pas transporte de fa!}On clandestine le bIe en depot a la gare. Ce bIe a ete battu durant deux jours dans la cour de la ferme, cour attenante a la demeure de Rene van Ber- ehern. Le transport a necessite quatre voyages qui ont eu lieu pendant la journoo. L'Office des poursuites a refuse de faire droit a la demande de reintegration. B. - Les proprietaires ont porte plainte contre ce refus. L'Autorite genevoise de surveillance les adeboutes. Elle oonsidere qu'lls n'ont pas rapporte la preuve que les sacs de bIe ont 13M transportes clandestinement a la gare et elle met le debiteur au benefice de ses explications. O. - Contre cette decision, les consorts van Berchem recourent au Tribunal federal en reprenant leurs conclu- sions. Oonsiderant en droit : La seule question qui se pose est de sa voir si les sacs de bIe ont eM emportes clandestinement hors des locaux afIermes. A la difference du droit fran9ais, qui snbordonne le droit de suite du bailleur an simple fait que les objets ont eM « deplaces sans son consentement» (art. 2102 CC fr.), et aussi du droit allemand, qui prevoit la reintegration des choses qui ont et6 deplacees a l'insu ou contre le gre du bailleur (( ohne Wissen oder unter Widerspruch des Ver- mieters», § 560 BGB), les art. 284 LP et 274 al. 2 CO exi- gent, pour que des ·objets soumis au droit de retention soient reint6gres dans les locaux d'ou ils avaient ete eloignes, qu'ils aient eM « emportes clandestinement ou avec violence )). TI ne suffit done pas, en droit suisse, que le deplacement ait eu lieu sans le consentement ou a l'insu du bailleur. Toutefois - pour s'en tenir au deplacement sans vio- lence seul en cause ici - il ne faut pas prendre le mot « clandestinement ) dans le sens purement litteral de ee qui
Schuldbetreibungs· und Konkursrecht. N° 15. se fait en cachette, d'une fa90n quasi occulte. Deja le droit commun, interpretant le « clam factum» des sources romaines, considerait comme ayant agi clandestinement celui qui, sachant que le droit d'accomplir un acte sur un immeuble lui est conteste, l'accomplit neanmoins sans pre- venir la partie qui s'y oppose (WINDSOHEID, Lehrbuch des Pandektenrechts, se ed., § 465 note 4). S'inspirant de cette definition, le Tribunal fedeml a dit qu'il ya « deplacement clandestin Iorsque des objets soumis au droit de retention du bailleur sont enleves a I'insu de ceIui-ci, dans des cir- constances qu'il n'a pas connues ni du connaitre, et alors que le fermier ou le locataire savait ou devait savoir que ce deplacement etait de nature a provo quer l'opposition du bailleur» (RO 21 p. 834). Les arrets subsequents (RO 41 III 434, 42 III 395), qui visent plus specialement le cas ou le preneur quitte prematurement les locaux, ne s'ecartent pas de cette definition en disant que le deplace- ment est clandestin lorsqu'il a lieu « derriere le dos» du bailleur, en ce sens que celui-ci pouvait s'attendre, d'apres les circonstances, que son ferInier ou locataire n'evacuemit pas encore les lieux. lls precisent a ce sujet que le bailleur n'a pas a exercer de surveillance particuliere sur Ie preneur ; il peut partir de l'idee que celui-ci exercera de bonne foi la possession resultant du bail (Mietbesitz), par quoi il convient d'entendre non seulement la possession de la chose louee, mais aussi la possession, pour le compte du bailleur, des objets somnis a son droit de retention. Le but de l'art. 284 LP commande en effet une inter- pretation large de la notion de clandestiniw. Le droit de retention des art. 272 sv. et 286 al. 3 CO s'eteint des que les objets sont deplaces hors des locaux Ioues, c'est-a-dire ne sont plus en la puissance du bailleur. Celui-ci, a la diffe- rence du creancier gagiste, n'a pas l'action en revendica- tion. 11 s'agit, par le retablissement de sa possession indi- recte, de lui faire recouvrer son gage Mgalsur les objets deplaces. D'autre part, le court delai dans lequella reinte- gration peut etre requise d'apres la lai fournit une indica- Schuldbetr.;ibunga. und Konkursrecht. N° 15. 59 tion; si le deplacement des objets devait reellement etre ~landestin au sens courant du terme, c' est-a-dire' fait dans le secret et de fa90n dissimulee, il semit bien rare que le bailleur en eut connaissance dans les dix jours, de sorte que la protection legale semit en grande partie illusoire. En consequence, l'enlevement des objets soumis au droit de retention est clandestin au sens de la loi des qu'il a lieu a !'insu du bailleur et que le preneur ne peut pas de bonne ioi supposer, d'apres les circonstances, que le propril~taire ne s'y opposemit pas s'il en avait connaissance.
3. - En l'espece, il est constant que les consorts van Berchem n'ont pas consenti au transport des sacs de bM
a. la gare de Satignyet n'en ont pas non plus eu connais- sance au moment ou il etait effectue. Auraient-ils pu remarquer la chose s'ils avaient fait preuve d'attention ? Cela est possible, mais non decisif. lls n'avaient en effet pas I'obligation de surveiller leur fermier sous peine de perdre Ieur droit de retention; ils etaient fondes a attendre de ceIui-ci qu'il agit selon les regles de la bonne foi. Tel n'a pas· ew le cas d'Hämmerli. Celui-ci etait, a fin juillet, fort en retard dans le paiement du fermage ; il avait deja ew l'objet de plusieurs rappels. Peu importe qu'il ait ew en desaccord avec ses bailleurs sur certains decomptes ; il savait qu'il restait (ou pouvait rester) leur debiteur et que la creance des consorts van Berchem etait garantie par un droit de retention. Dans ces oonditions, il ne pouvait croire que s'il les avait tenus au courant, ceux-ci ne se seraient pas opposes a ce qu'il sortit des locaux loues d'im- portantes quantites de bIe, quand bien meme, les annees precooentes, il avait procooe de la meme maniere. La con- vention de metayage elle-meme prevoyait une entente prealable pour la sortie des denrees. Si cette clause semble n'avoir pas toujours ete observee par Ies parties, Hämmerli devait penser que les bailleurs insisteraient desormais pour son application, maintenant qu'ils etaient a decouvert pour leur oreance. Malgre les modifications apportees au contrat par les organes de surveillance des prix, le fermage
60 Schuldbetreibungs- und Konkursrooht (Zivilabteilungsn). N° 16. continuait a pouvoir etre acquitte en produits de l'exploi- tation ; la decision du Bureau cantonal fixe seulement la « valeur nette des prestations en especes et en nature II dues par le fermier .. Sachant ou devant savoir que les consorts van Berchem n'agreeraient pas sans autres formalites le deplacement des 120 sacs de bIe, Hämmerli ne pouvait les entreposer a la gare de Satigny sans en avertir les bailleurs. En omettant de le faire, il a elude leur opposition et cache ainsi le fait du deplacement. 11 a par consequent agi clandestinement au sens qui a ete defini plus haut. Pa·r ces rrwtifs, la Chambre des poursuites et des faillites prononce : Le recours est admis, la decision attaquee est annuIee et l'ordre est donne a l'Office des poursuites de Geneve de proceder a la reintegration des sacs de bIe entreposes par Hämmerli a la gare de Satigny, pour etre inclus dans l'in- ventaire. II. URTEILE DER ZIVILABTEILUNGEN ARRETS DES OOURS CIVILES
16. Auszug aus dem Urteil der 11. Zivilabteilung vom 10. Mai 1950 i. S. Karrer & eie. A. G. gegen Narodowy Bank Polski. Arrest für eine Forderung gegen einen ausländischen Staat. Ansprache einer öffentlichen Anstalt (der Nationalbank) des betreffenden Staates an den arrestierten Guthaben. Einrede, dass die Ansprecherin keine selbständige (eigene Rechtsper- sönlichkeit besitzende) öffentliche Anstalt sei. Anwendbares Recht. Vorbehalt des schweizerischen ordre public. Sequestre en garantie d'une creance contre un Etat etranger. Pretention elevee par un etablissement officiel de eet Etat (Banque nationale) sur les avoirs sequestres. Exeeption tiree du fait que la revendiquante ne serait pas un etablissement offieiel autonome (possedant une personnalite juridique dis- tinete). Droit applieable. Reserve de I'ordre public suisse. Schuldbetreibungs- und Konkursrooht (Zivilabt.eilungen). N0 16. 61 Sequestro per garanzia di un eredito eontro uno Stato estero. Pretesaavanzata da un'istituzione di diritto pubblico (Banca nazionale) dello Stato estero sugli averi sequestrati. Eeeezione fondata sul fatto ehe la rivendicante non e un'istituzione di diritto pubblieo autonoma (aven1;e personalita giuridiea pro- pria). Diritto applicabile. Riserva dell'ordine pubblico svizzero. Die Firma Karrer & Oie. A.G. in St. Gallen erwirkte für eine Forderung, die sie wegen Bruchs eines Kaufvertrages gegen den polnischen Staat geltend macht, einen Arrest auf zwei (clearingrechtlich freie) Guthaben der Polnischen Nationalbank bei der Schweiz. Nationalbank in Zürich. Die Polnische Nationalbank sprach diese Guthaben als ihr zustehend an. Im Widerspruchsprozess gemäss Art. 109 SchKG schützen die zürcherischen Gerichte und das Bun- desgericht ihre Ansprache. Aus den Erwägungen: I. - Das Bundesgericht hat als Berufungsinstanz von Amtes wegen zu untersuchen, ob der vorliegende, unzwei- felhaft in die Zuständigkeit der schweizerischen Gerichte fallende Rechtsstreit nach schweizerischem oder nach aus- ländischem Rechte zu beurteilen sei (BGE 56 II 180, 64 II 92). Für den Entscheid hierüber ist unerheblich, dass beide Parteien das schweizerische Recht für anwendbar halten. Der Umstand, dass sich die Parteien im Prozess übereinstimmend auf ein bestimmtes Recht berufen, ist höchstens dann von Bedeutung, wenn zu entscheiden ist, nach welchem Recht die Wirkungen eines Vertrages sich bestimmen (BGE 62 II 125, 63 II 44, 386, 65 II 170). Im vorliegenden Falle bestehen jedoch zwischen den Parteien keine vertraglichen Beziehungen.
2. - Der Vorinstanz ist darin beizupflichten, dass die Voraussetzungen und Wirkungen der Arrestlegung in der Schweiz sich nach schweizerischem Recht bestimmen, auch wenn diese Massnahme Vermögenswerte von Ausländern mit ausländischem Wohnsitz treffen soll bzw. getroffen hat. Nach diesem Rechte beurteilt sich also dem Grundsatze nach insbesondere die Frage, was Gegenstand des Arrestes