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50 SohWdbetrejblDlgS- und KoDkursreoht. N0 I&.
15. An't du 16 ao'At 1946 dans la cause CbAtelain. 1 Si les ~venus du debiteur n'8otteignent pas Ie minimum indis-
• pensa.bIe 8. sa. famille, des crea.nciers ordina.i.res ne pa.rtici~t pas 8. une saisie de saJa.ire exeoutee 80U profit de or6a.nClers d'aliments. Art. 93 et HO LP. '
2. La. dOOision admettant un deuxieme crea.ncier !' participer 8. Ja. saisie ne fait pas courir, en f80veur du prenuer, un nouvea.u deIa.i de pla.inte contre Ja. sa.isie mame. Art. 17 LP.
1. 'Obersteigt der Lohn des Schuldners da.s Existenzminimum der Fa.milie nicht, 80 nehmen an einer ~ür U~terhaJ~äubiger erfolgten Lohnpfändung andere GläubIger mcht teil. Art. 93, 110 SchKG. . .
2. Die Zula.ssung des Anschlusses eines zweiten .GläubIgers an eme Pfändung lässt für den ersten keine neue FrISt zur Beschwerde über die Pfändung seIbst laufen. Art. 17 SohKG.
1. Se il saJa.rio deI debitore non mggiunge iI minimo vitaJe de1Ia sua. famiglia., i creditori ord.ina.ri non ~i~o. a.I, p~gnor~ mento deI saJa.rio eseguito 80 f8ovore di creditorl d alimentl. Art. 93 e 110 LEF. .
2. La. deoisione ehe ammette Ja. parteoipazione d'un secondo creditore 801 pignoramento non impIioa., in f8ovore deI primo, un nuovo termine di reolamo contro iI pignoramento. Art. 17 LEF. Par jugement de divoroo du 2 ootobre 1941, WaJter Stucker a ete condamne a payer une pension mensuelle de 40 fr. pour chacun de ses deux enfants, attribues aleur mere, Dame CMtelain. Cette derniere l'a poursuivi en paiement de 960 fr. representant 12 mois de pension, du 15 deoombre 1944 au 15 deoombre 1945 (poursuite n° 20905). Le debiteur gagnant 141 fr. par mois, plus la nour- riture et le logement, I'Offioo des po:ursuites d' Aubonne a ordonne, le 29 janvier 1946, une retenue de 60 fr. par mois sur son salaire. Le 18 fevrier 1946, iI d6cida' que l'Etatde Neuchatei, creancier de Stuoker pour 168 Ir. (poursuite n° 20845) partioiperait a la saisie. Dame CMtelain aporte plainte, le 4: mars 1946, contre ces deoisions, en concluant a 00 que la participation de l'Etat de NeuchateI Iftt annul6e et le montant de la saisie augmente. L'autorite inferieure de surveillanoo a rejete la pIainte. Admettant partiellement le recours de la oreanoiere, la Cour vaudoise des poursuites et faillites porta a 80 fr. par mois Ia part saisissable du gain du d6biteur. SohWdbetreibuDgs- und KonkUllll'eOht. N° 16. 61 Dame CMtelain a. d6fere ootte d6oision a la. Chambre des poursuites et des f&illites du Tribunal federa.l. Elle lui demande principalement d'annuler la participation de l'Etat de NeuchAteI a la saisie. Oonsiderant en droit :
1. - En :fixant Ja retenue de salaire a 60 Ir. par mois, 1'0ffioo est manifestement parti de l'idee que las 81 fr. en espeoos qui resteraient a Stucker oonstituaient, aveo la nourriture et le logement, le minimum indispensable a son existenoo. C'etait oublier que, d'apres une jurispru- denoo constante, le d6biteur ne peut opposer l'art. 93 LP a.ux membres de sa famille, notamment a ses enfants, qui le poursuivent en exeoution d'un devoir d'entretien (RO 68 III 26 et 106, 67 UI 138, 64 III 132 et oitations). Cette oategorie d'interesses jouit, en effet, d'un droit de saisie plus etendu que les oreanoiers ordinaires, qui ne peuvent mettre la main sur les revenus indispensables au debiteur et a 8a famiUe (art. 93 LP). Les oreanciers alimen- taires ont ainsi un droit exclusif sur ootte fraotion du traite- ment (RO 54 III 55). Las autorites vaudoises ont dono admis a tort que tout oreanoier qui requiert la continuation de la poursuite conformement al'art. 110 LP participe de plein droit a. la saisie exooutee au benefioo d'un creancier d'aIiments. En respeoo, la saisie operee en faveur d'une oreanoo priviIegi6e a porte a 141 Ir. le minimum neoossaire a Stuoker et a sa famiDe pour subsister, en reduisant a zero la quotite du sa.laire pouva.it ~tre saisie pour desinteresser les autres oreanciers. I1 s'ensuit que I'Etat de NeuoMtel n'aurait pas dft etre admis a partioiper a la saisie.
2. - Comme la retenue de salaireordonnee par l'Offioe ne devait profiter qu'a Dame CMtelain, iI n'y avait pas lieu de Ja majorer en admettant que la deoision relative a. la partioipation de l'Etat de NeuchAtei avait fait courir un nouveau delai de plainte contre la saisie m~me. Cependant, le debiteur n'ayant pas recouru contre l'augmentation de
iia 8ohuldbetreibungs- Und Konkursreoht. N° 16- cette derniere, la Ohambre de ceans n'a, pas a intervenir, bien que la Cour cantonale n'ait pas, oaJcule la quotite saisissable du salaire a.u moyen de la fotmule· applioable (RO 67 III 138). D'ailleurs, me~e si un deuxieme creancier avait ete admis, a juste titre, a participer ala saisie (dans l'hypothese Oll elle n'aurait pas absorM toute la part saisissable du traitement), Ia plainte port6e le 4 mars 1946 contre la saisie du 29 janvier aurait ete tardive. n eut alors incomM a I'Office da compIeter la saisie oonforrnement a l'art. HO al. I LP ; et s'il ne l'avait pas fait, pIainte aurait pu etre port6e pour dem de justice (art. 17 al. 3 LP). La Ohambre des pour8'Uites et des jaillite8 prononce : Le recours est admis en ce sens que la partioipation de l'Etat de Neuchatei a Ia saisie operee dans la poursuite n° 20905 est annul6e.
11. URTEILE DER ZIVILABTEILUNGEN ARR~TS DES COURS CIVILES
16. UrteH der n. ZivllabteHung vom 12. April 1946
i. S. Stransky gegen Assicurazlonl GeneraH S. A. Wirkungen eines Versicherungsvertrages. Anwendbares Recht. Nichtanwendung ausländischer Vorschriften über die Vertrags- erfüllung wegen Verletzung des schweizerischen ordre pubIic t Aberkennungsklage. Die Berücksichtigung eines erst im Laufe des Prozesses eingetretenen Schuldbefreiungsgrundes verstässtnicht gegen Bundesrecht. Effets d'un contrat d'assurance. Droit applicable. La violation de l'ordre public suisse met-elle obstaole Al'application des presoriptions etrangeres Bur l'execution des contrats ! Action en liberation de dette. Le droit federal ne s'oppose pas Ala prise en considera.tion d'un motif de liberation survenu en cours d'instanoe. 8ohuldbetreibungs. un4 Konk~lt1i- N° 16. 68 Effetti d'un contratto d'assicurazione. Diritto appIicabile. La vioIazione dell'ordine pubbIico svizzerocostituisce un ostacolo all'applicazione di disposti esten sull'adempimento dei con- tratti? Azione di disconoscimento di debito. n diritto federale non vieta di tener conto d'un motivo di liberazione sopraggiunto in corso di . procedura. Am 17. August 1927 schloss der damals in Nachod (Böhmen) wohnhaft gewesene Beklagte mit der Prager Zweigniederlassung der Klägerin einen Lebensversiche- rungsvertrag über 500,000 tsohechische Kronen ab. Die Prämien entrichtete er während etwa zwölf Jahren ver- tragsgemäss in tscheohischen Kronen. Seit der Besetzung der Tscheohoslowakei durch die Deutsohen hält er sich a.ls jüdisoher Emigrant in Zürioh auf. Von hier aus forderte er von der Klä.gerin den Rüokkaufswert der Versicherung. Da die Klägerin dessen Auszahlung unter Berufung auf die im damaligen Protektorat Böhmen Und Mähren· ein- geführte Judengesetzgebung und die dort geltenden De- visenvorsohriften verweigerte, erwirkte er gegen sie für den Betrag von 254,523.20 tscheohisohen Kronen, um- gerechnet in Fr. 43,778.-, am 16. September 1943 a.uf Grund von Art. 271 Ziff. 4 SchKG einen Arrest und leitete Betreibung ein. Gegenüber dem Rechtsvorschlag der Klä.gerin erteilte ihm der Audienzriohter des Bezirkes Zürich provisorische Reohtsöffnung. Die Klägerin erhob darauf Aberkennungsklage. Nachdem die deutsche Be- setzung der Tschechoslowakei ihr Ende gefunden hatte, teilte sie dem Geriohte mit, dass dienationalsozialistisohen Massnahmen gegen die Juden aufgehoben und Leistungen aus der Police des Beklagten möglioh geworden seien, und dass sie den Rückkaufswert samt Zinsen beim Bezirks- gerioht Prag-Innere Stadt hinterlegt habe. Mit Urteil vom
18. Dezember 1945 hat hierauf das Obergerioht des Kan- tons Zürioh die Aberkennungsklage für den Betrag von Fr. 43,778.- nebst Zinsen geschützt. Mit seiner Berufung an das Bundesgerioht beantragt der Beklagte Abweisung der Aberkennungsklage. Die Klä.gerin sohliesst auf Abweisung der Berufung.