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71_II_252

BGE 71 II 252

Bundesgericht (BGE) · 1945-06-22 · Français CH
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Prozessrecht. N° 58.

58. Arr~t de la Ire Cour civile du 5 septembre 194:

dans la cause Thorens c. Schadetg.

Art. 55 al. 1 lettre a OJ. -

Indication de la valeur Iitigieuse.

Art. 55 Abs. 1 Iit. a OG. -

Angabe des Streitwertes.

Art. 55, cp. 1, Jett. a OGF. -

Indicazione deI valore litigioso.

Le 15 mars 1944, le Tribunal de premiere instance de

Geneve, admettant partiellement une demande de Tho-

rens fils contre Schadegg, a

fait defense a Schadegg de prendre un emploi ou de

s'intaresser de quelque maniere que ce soit a une entre-

prise executant des travaux de ports et du lac a vingt

metres autour du rivage des lacs de Geneve et de Neu,chatel

et notamment de s 'intaresser a l'entreprise de Thorens pare

et de travailler au profit de ladite, ce POtlr une periode de

trois ans et a peine d'une astreinte de dix francs par jour

a partir de la date du jugement;

condamne le defendeur a payer a titre de dommages-

intarets la somme de 500 fr.;

condamne le defendeur a payer 200 fr. en vertu de

l'art. 129 de la procedure civile genevoise.

Schadegg a appeIede ce jllgement, en concluant au

deboutement de Thorens.

Thorens 30 forme appel incident, en demandant que la

dtlree de l'interdiction fut portee a huit ans et Schadegg

condamne a lui payer 250 fr. pour honOl'aires d'avocat.

Par arret du 22 juin 1945, 130 COtlr de justice civile de

Geneve 30 debouta Thorens da sa demande.

Thorens a recouru en reforme au Tribunal federal en

reprenant ses oonclusions d'appel.

Considerant en droit :

Au,x termes des art. 44 a 46 OJ, le recours en reföfine

est recevable :

a) dans les contestations civiles portant sur ufi dröit

de nature non pecuniaire;

Prozessrooht. N° 58.

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b) dans certaines afIaires civiles portant sur un droit

de nature pecuniaire et cela sans egard a la valeur liti-

gieuse;

. c) dans les contestations civiles portant sur d'autres

droits de nature pecuniaire si, d'apres les conclusions des

parties, les droits contestas devant la. dermare juridiotion

cantonale atteignaient une valeur d'au moins 4000 francs.

L'art. 55 a1. 11ettre a OJ prevoit que l'aote de reoours

doit contenir, entre autres, « dans les contestations qui

portent sur un droit de nature pecuniaire sans que le

montant de la reclamation soit determine, la mention qu,e

la valeur litigieu,se atteint 8000 francs, .ou au moins

.4000 francs, ainsi que, le cas echeant, les motifs pour

lesquels le recourant conteste une constatation contraire

de la juridiction inferieure ».

Dans la presente espace, deux seuls points entrant en

consideration pour le calcul de la valeur litigieuse selon

l'art. 47 OJ etaient litigieux devant la derniere juridiction

cantonale:

a) la defense a Schadegg d'exercer une certaine activiM

dans une certaine zone et pendant la duree de 8 ans;

b) la reclamation de 500 francs de dommages-inMrets.

La reclamation sous lettre b portait sur un droit de

. nature pecuniaire et le montant de la reclamation etait

determine.

La reclamation sous lettre a portait egalement' sur un

droit de nature pecuniaire, mais sans que le montant de

la reclamati~n fut determine; il ne s'agissait pas, d'autre

part, d'un des droits de nature pecuniaire enumeres a

l'art. 45 OJ et donnant ouverture au recours en reforme

sans egard a la valeur litigieuse; a l'appui de la defense,

Thorens n'invoquait en efIet qu'lln contrat de travail.

Des lors, la reclamation sous lettre b n'atteignant que

500 francs, le recourant aurait du, dans la declaration de

l'ecouts; nrentionner que la valeur litigieuse de la recla-

lfiätion sous lettre a atteignait 7500 fr. ou au moins 3500 fr.

La defau,t de cette mention rend le recours irrecevable.

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Prozessrecht. N° 58.

Ce n'est en effet que lorsque « les motifs » de la declaration

de recours ne sont pas conformes al'alinea l er de l'art. 55

OJ que l'alinea 2 permet le renvoi a la partie pou,r qu'elle

les corrige. La sanction de l'inobservation de l'al. 1 er de

l'art. 55 OJ est dans tous les autres cas l'irrecevabilite,

sau! en ce qui concerne la lettre e (la demande d'assistance

judiciaire doit en effet pouvoir etre presentee en tout

temps, la situation qui la justifie pouv:ant etre posterieure

a l'expiration du delai de recours).

Par ces motifs, le Tribunal f6:Ural

declare le recours irrecevable.

Vgl. auchNr. 44, 50. -

Voir aussi nOS 44, 50.

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I. FAMILIENRECHT

DROIT DE LA F AMILLE

59. Auszug aus dem Urteil der ß. Ziriabteilung vom 8. Dezember

lMö i. S. DIetheIm gegen Dlethelm.

Ehescheidung, güterrechtliche Auseinandersetzung (Art. 154 ZGB).

Vom Ehemann der Frau geschenkter, ererbter Familienschmuck

ist von ihr zurückzugeben, wenn die Ehe aus ihrem Verschulden

geschieden wird.

DifX»'C6, liquidation des biens (m. 154 CC). Le mari qui a donne A

Ba femme des bijoux qu'll avait herites da Ba. familie est en droit

d'en obtenir la restitution an cas de divorce, si ce dernier est

prononce contre la femme.

DivoTzio, liquidazione dei rapporti patrimoniaZi (art. 154 CC.)

TI marito, che ha. dato a sua moglie dei gioieUi della BUa famiglia.,

ha. diritto di ottenerne la restituzione in caso di divorzio pro-

nunciato contro sua. moglie.

Die Beklagte beansprucht eine Anzahl wertvoller, von

der Mutter bezw. Grossmutter des Klägers stammender

Schmuckstücke als ihr vom Ehemanne geschenkt, während

dieser sie ihr lediglich zum Gebrauch überlassen haben

will. Zu Unrecht glaubt die Beklagte sich der Beweislast

für die Schenkung deshalb enthoben, weil der S~hmuck

sich in ihrem Besitze befunden habe, bevor sie ihn beim

Gericht deponierte, und ihr Eigentum daher vermutet

werden müsse. Die gesetzliche Eigentumsvermutung aus

Art. 930 ZGB rechtfertigt sich nur da, wo der Besitz so

beschaffen ist, dass sich daraus wirklich vorläufig auf ein

Recht an der Sache schliessen lässt, nicht aber, wo der

angebliche neue Eigentümer nur neben dem frühern Ge-

walt über die Sache hat, wie dies namentlich bei zusam-

menlebenden Familiengliedern der Fall ist (BGE 41 II 31,

50 II 241), zu,mal mit Bezug auf einen unbestrittenermas-

sen vom andern Ehegatten eingebrachten Gegenstand.

A fortiori vermag die Mitnahme· des Schmuckes durch 'die

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AS 71 II -

1945