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71_III_112

BGE 71 III 112

Bundesgericht (BGE) · 1945-01-01 · Français CH
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112 Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. No 27.

27. ARet du 12 jainet 1945 dans la cause Dupont. Bairie de salairs. Art. 93 LP. Le creaneier qui 0. fait saisir le salaire de son debiteur pour une annee ne peut pas, aussi longtemps que eette saisie reste en vigueur, en requenr une nouvelle pour 10. meme erea.nce. Lohrvpländlung. Art. 93 SchKG. Während bestehender Lohnpfändung auf ein Jahr kaun für dieselbe in Betreibung stehende Forderung keine weitere Lohn- pfändung verlangt werden. Pigrwramento di salario. Art. 93 LEF. Il ereditore, ehe ha. fatto pignorare il salario deI debitore per un anno , non pub, fino 0. tanto ehe questo pignoramento resta in vigore, domanda.rne un a.ltro per 10 stesso eredito. Creancier de sieur Christian Stoller pour une- somme de 7693 fr. 30, montant d'un acte de defaut da biens du 20 oetobre 1943, poursuiteno 159267, Me Dupont-Willemin, avocat a Geneve, adepose le 30 novembre 1943 une noli- velle requisition da saisie, a la suite de laquelle 1'0ffice a ordonne le 7 decembre 1943 la saisie d'une somme de 25 fr. par qufuzaine sur le salaire de StoIler (poursuite n° 191861). La SocieM cooperative suisse de consommation qui poursuivait egalement Stoller pou,r une creance da 3684 fr. 34 (poursuite n° 173623) fut admise a participer a cette saisie. Il fut ainsi forme une serie et la procenure se termina par un etat de collocation sur la base duquel Me Dupont-Willemin toucha la somme de 266 fr. 90 et re9ut un second acte da defaut de biens, tandis que la SocieM cooperative suisse de oonsommation re9ut 132 fr. 50 et un premier acte de defaut de biens. Entre temps, c'est-a-dire le 3 juin 1944, Me Dupont- Willemin avait depose une nouvelle requisition de pour- suite sur la base de l'acte de defaut de biens du 20 octobre 1943, en offrant d'imputer toutes sommes retenues se trouvänt en mains de l' office des poursuites dans la pour- suite n° 191861. L'office, donnant suite a cette requisition, notifia. aStoller un nouveau commandement de payer (poursuite n° 19952) le 21 juin 1944, lequel dameura sans opposition. La 27 septembre 1944 Me Dupont-Willemin demanda la continuation de cette poursuite et Ie 9 octobre Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N0 27. 113 1944 l'office ordonna de nouveau la saisie de 25 fr. par quinzaine sur le salaire de Stoller, sous reserve « des saisies anMrieures sur le salaire ». Da son cöM, la SocieM cooperative suisse de consommation deposa le 20 mars 1945 une nouvelle requisition da saisie fondee sur l'acte de defaut. de biens delivre dans sa pr6cedente poursuite. L'office ordonna la saisie d'une somme de 25 fra par quin- zaine sur le salaire du debiteur. La SocieM cooperative suisse de oonsommation s'aper9ut a la lecture du proces-verbal de saisie que sa saisie etait primee par celle de l'avocat Dupont-Willemin. Elle a alors porte plainte a l'autoriM de surveillance et demande l'annulationde la nouvelle poursuite de l'avocat Dupont- Willemin, qu'elle estimait irreguliere. Par decision du 4 juin 1945, l'autoriM de surveillance a admis la plainte en ce sens qu'elle a annule la requisition du 27 septembre 1944 ainsi qu,e la saisie du 9 octobre dans la poursuite n° 19952 et dit que l'office affecterait les retenues ainsi liberees aux autres creanciers suivant leur ordre. Me Dupont-Willemin a recouru contre cette d6cision en concluant a ce qu'll plaise a la Chambre des poursuites et des faillites du, Tribunal federal annuler la decision de l'au,toriM cantonale et dire qu,e la saisie executee le 9 octo- bre 1944 est et dameure vru.able. Oonsiderant en droit : La recourant ne conteste pas que sa requisition de con- tinuer la pou,I'suite, du 27 septembre 1944,8e rapportait a la meme ct~ande que celle qui avait deja fait l'objet da la saisie du 8 decembre 1943. Ille reoonnaissait d'ailleurs implicitement en offrant « d'imputer toutes les sommes retenues se ti'Ouvant en mains de l'office •.• dans la pour- suite n° 191861 ». C'est done a tort qu'll reproche al'auto- riM da surveillance d'avoir annule la nouvelle saisie. 11 80 eM juge en effet {{ qua le cr6ancier qui a obtenu 180 saisie du salaire de son debiteur pour la dur6e d'une annee 8 AS 71 m - 1945 114 Schuldbetreibungs. und Konkursreoht. N0 28. d~s .la s,aisi~ ... ne ~ut pas, aussi longtemps que eette salsle deplole ses effets, en requerir une nouvelle en vertu de la meme creanee », et qu'il ne peut requerir une nouvelle poursuite qu'une fois la premiere expiree (RO 23 II 1946 35 1766 et sv. = Ed. spec. XII 224 ; 36 I 138 = Ed. spec: XIII 56). La Chambre des poursuites et des faillites ne vo!t. pas de mot~s de s'ecarter de eette jurisprudence. Demder le contrarre serait rendre tout a fait illusoire la reglequi veut que la saisie de salaire soit limitee a un an et e~ outr~ donner une prime a eelui des creanciers qui parvIendralt a renouveler sa requisition avant ses con- currents. n n'appartenait pas, il est vrai, a l'autorite de surveil- lanee d'annuler la requisition du 27 septembre 1944. La plainte de la Societe cooperative suisse de consonuna- tion ne pouvait normalement viser qu'un acte de l'offiee c'est-a-dire la saisie. Pour ce qui est de celle-ci il resul~ de ee qui preoode que la plainte etait fondee. ' La Okambre d-es poursuites et des /aillites prononce : La recours est rejete dans le sens des motifs.

28. Auszug aus dem Entscheid vom. 19. JuH 1945

i. S. Bodenmami.

1. B( eginn der. Frist zur Be8chwerde gegen' den SteigerungBZuschlag Art. 136 biB und 17 Ahs. 2 SchKG).

2. W d elche Persone~ sind h~rechtigt, die Steigerungsanzeige für en Adressaten m Empfang zu nehmen (Art 12" Abs 3 d 34 SchKG) ? • .. • un

1. Point de ~epart du deIai de Ja plainte Contre l'adfudicat· (art. 136 biB et 17. al. 2 LP). wn

2. Qll;elles sont Ies personnes qualifiees pour recevoir I'avis d'en- chere pour le compte du destinataire (art. 125 al. 3 et 34 LP) ?

1. ~izio deI term~e per interporre reclamo contro l'agff.A.ldica- z$one,cart. 136 biB e 17 cp. 2 LEF).

2. Quall sono le persona qualificate per ricevere I'avviso d" t pel conto deI destinatario (art. 125 cp. 3 e 34 LEF)? mcan 0 . Die Rekurrentin (Schuldnerin) will mit ihrer Beschwerde die Aufhebung des Steigerungszuschlags erreichen, und Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. N° 28. 115 zwar deswegen, weil die Steigerung nicht gehörig vorberei- tet, und weil auf Grund der ungerechtfertigten Annahme, ihre Möbel haften auch für die Mietzinsschuld ihres Sohnes, eine zu grosse Zahl von Gegenständen verwertet worden sei. Die Frist zur Anhebung einer solchen Beschwerde beginnt für denjenigen, dem die Steigerung angezeigt worden ist, mit dem Tage der Steigerung (BGE 70III 11 f.). Dass der Beschwerdeführer die Steigerungsanzeige per~ sönlich erhalten habe, ist dabei nicht erforderlich; es genügt, wenn sie einer zu ihrer Entgegennahme berech- tigten Person zugestellt worden ist (BGE 47 III 81). Wel- chen Personen eine Steigerungsanzeige zuhanden des Adressaten zugestellt werden darf, bestimmt sich, da für solche Anzeigen die Zustellung durch eingeschriebenen Brief vorgesehen ist (Art. 34 SchKG), nicht ausschliesslich nach Art. 64 ff. SchKG, sondern es sind alle Personen, die nach den postalischen Vorschriften zur Entgegennahme eingeschriebener Sendungen befugt sind, als empfangs- berechtigt zu betrachten. Schon die untere Aufsichtsbehörde hat nun festgestellt, dass sowohl die Mitteilung des Verwertungsbegehrens als auch die Steigerungsanzeige durch eingeschriebenen Brief postlagernd Airolo an die Rekurrentin gesandt und dort abgeholt worden sind. Angesichts dieser Feststellung hätte die Rekurrentin allen Anlass gehabt, vor der obern ·kan- tonalen Instanz ge1tend zu machen, die beiden eingeschrie- benen Briefe seien weder ihr selber noch einer andern empfangsberechtigten Person ausgehändigt worden, und hätte sie entsprechende Erhebungen bei der Post bean- tragen müssen. Da sie nichts derartiges getan hat, ist davon auSzugehen, die Zustellung der erwähnten Anzeigen sei ordnungsgemäss erfolgt. Die (mehr als ein Jahr nach der Steigerung eingereichte) Beschwerde ist also längst verspätet geführt worden. Zugleich erweist sich übrigens der ursprüngliche Beschwerdegrund (Nichtanzeige der Steigerung) als unzutreffend .