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Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. No 27.
27. ARet du 12 jainet 1945 dans la cause Dupont.
Bairie de salairs. Art. 93 LP.
Le creaneier qui 0. fait saisir le salaire de son debiteur pour une
annee ne peut pas, aussi longtemps que eette saisie reste en
vigueur, en requenr une nouvelle pour 10. meme erea.nce.
Lohrvpländlung. Art. 93 SchKG.
Während bestehender Lohnpfändung auf ein Jahr kaun für
dieselbe in Betreibung stehende Forderung keine weitere Lohn-
pfändung verlangt werden.
Pigrwramento di salario. Art. 93 LEF.
Il ereditore, ehe ha. fatto pignorare il salario deI debitore per un
anno, non pub, fino 0. tanto ehe questo pignoramento resta
in vigore, domanda.rne un a.ltro per 10 stesso eredito.
Creancier de sieur Christian Stoller pour une- somme de
7693 fr. 30, montant d'un acte de defaut da biens du
20 oetobre 1943, poursuiteno 159267, Me Dupont-Willemin,
avocat a Geneve, adepose le 30 novembre 1943 une noli-
velle requisition da saisie, a la suite de laquelle 1'0ffice a
ordonne le 7 decembre 1943 la saisie d'une somme de
25 fr. par qufuzaine sur le salaire de StoIler (poursuite
n° 191861). La SocieM cooperative suisse de consommation
qui poursuivait egalement Stoller pou,r une creance da
3684 fr. 34 (poursuite n° 173623) fut admise a participer
a cette saisie. Il fut ainsi forme une serie et la procenure
se termina par un etat de collocation sur la base duquel
Me Dupont-Willemin toucha la somme de 266 fr. 90 et
re9ut un second acte da defaut de biens, tandis que la
SocieM cooperative suisse de oonsommation re9ut 132 fr. 50
et un premier acte de defaut de biens.
Entre temps, c'est-a-dire le 3 juin 1944, Me Dupont-
Willemin avait depose une nouvelle requisition de pour-
suite sur la base de l'acte de defaut de biens du 20 octobre
1943, en offrant d'imputer toutes sommes retenues se
trouvänt en mains de l'office des poursuites dans la pour-
suite n° 191861. L'office, donnant suite a cette requisition,
notifia. aStoller un nouveau commandement de payer
(poursuite n° 19952) le 21 juin 1944, lequel dameura sans
opposition. La 27 septembre 1944 Me Dupont-Willemin
demanda la continuation de cette poursuite et Ie 9 octobre
Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N0 27.
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1944 l'office ordonna de nouveau la saisie de 25 fr. par
quinzaine sur le salaire de Stoller, sous reserve « des
saisies anMrieures sur le salaire ». Da son cöM, la SocieM
cooperative suisse de consommation deposa le 20 mars
1945 une nouvelle requisition da saisie fondee sur l'acte
de defaut. de biens delivre dans sa pr6cedente poursuite.
L'office ordonna la saisie d'une somme de 25 fra par quin-
zaine sur le salaire du debiteur.
La SocieM cooperative suisse de oonsommation s'aper9ut
a la lecture du proces-verbal de saisie que sa saisie etait
primee par celle de l'avocat Dupont-Willemin. Elle a
alors porte plainte a l'autoriM de surveillance et demande
l'annulationde la nouvelle poursuite de l'avocat Dupont-
Willemin, qu'elle estimait irreguliere.
Par decision du 4 juin 1945, l'autoriM de surveillance
a admis la plainte en ce sens qu'elle a annule la requisition
du 27 septembre 1944 ainsi qu,e la saisie du 9 octobre dans
la poursuite n° 19952 et dit que l'office affecterait les
retenues ainsi liberees aux autres creanciers suivant leur
ordre.
Me Dupont-Willemin a recouru contre cette d6cision
en concluant a ce qu'll plaise a la Chambre des poursuites
et des faillites du, Tribunal federal annuler la decision de
l'au,toriM cantonale et dire qu,e la saisie executee le 9 octo-
bre 1944 est et dameure vru.able.
Oonsiderant en droit :
La recourant ne conteste pas que sa requisition de con-
tinuer la pou,I'suite, du 27 septembre 1944,8e rapportait
a la meme ct~ande que celle qui avait deja fait l'objet da
la saisie du 8 decembre 1943. Ille reoonnaissait d'ailleurs
implicitement en offrant « d'imputer toutes les sommes
retenues se ti'Ouvant en mains de l'office •.• dans la pour-
suite n° 191861 ». C'est done a tort qu'll reproche al'auto-
riM da surveillance d'avoir annule la nouvelle saisie.
11 80 eM juge en effet {{ qua le cr6ancier qui a obtenu 180
saisie du salaire de son debiteur pour la dur6e d'une annee
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AS 71 m -
1945
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Schuldbetreibungs. und Konkursreoht. N0 28.
d~s .la s,aisi~ ... ne ~ut pas, aussi longtemps que eette
salsle deplole ses effets, en requerir une nouvelle en vertu
de la meme creanee », et qu'il ne peut requerir une nouvelle
poursuite qu'une fois la premiere expiree (RO 23 II 1946
35 1766 et sv. = Ed. spec. XII 224; 36 I 138 = Ed. spec:
XIII 56). La Chambre des poursuites et des faillites ne
vo!t. pas de mot~s de s'ecarter de eette jurisprudence.
Demder le contrarre serait rendre tout a fait illusoire la
reglequi veut que la saisie de salaire soit limitee a un an
et e~ outr~ donner une prime a eelui des creanciers qui
parvIendralt a renouveler sa requisition avant ses con-
currents.
n n'appartenait pas, il est vrai, a l'autorite de surveil-
lanee d'annuler la requisition du 27 septembre 1944.
La plainte de la Societe cooperative suisse de consonuna-
tion ne pouvait normalement viser qu'un acte de l'offiee
c'est-a-dire la saisie. Pour ce qui est de celle-ci il resul~
de ee qui preoode que la plainte etait fondee.
'
La Okambre d-es poursuites et des /aillites prononce :
La recours est rejete dans le sens des motifs.
28. Auszug aus dem Entscheid vom. 19. JuH 1945
i. S. Bodenmami.
1. B(eginn der. Frist zur Be8chwerde gegen' den SteigerungBZuschlag
Art. 136 biB und 17 Ahs. 2 SchKG).
2. W
d elche Persone~ sind h~rechtigt, die Steigerungsanzeige für
en Adressaten m Empfang zu nehmen (Art 12" Abs 3
d
34 SchKG) ?
•
..
•
un
1. Point de ~epart du deIai de Ja plainte Contre l'adfudicat·
(art. 136 biB et 17. al. 2 LP).
wn
2. Qll;elles sont Ies personnes qualifiees pour recevoir I'avis d'en-
chere pour le compte du destinataire (art. 125 al. 3 et 34 LP) ?
1. ~izio deI term~e per interporre reclamo contro l'agff.A.ldica-
z$one,cart. 136 biB e 17 cp. 2 LEF).
2. Quall sono le persona qualificate per ricevere I'avviso d"
t
pel conto deI destinatario (art. 125 cp. 3 e 34 LEF)? mcan 0
. Die Rekurrentin (Schuldnerin) will mit ihrer Beschwerde
die Aufhebung des Steigerungszuschlags erreichen, und
Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. N° 28.
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zwar deswegen, weil die Steigerung nicht gehörig vorberei-
tet, und weil auf Grund der ungerechtfertigten Annahme,
ihre Möbel haften auch für die Mietzinsschuld ihres Sohnes,
eine zu grosse Zahl von Gegenständen verwertet worden
sei. Die Frist zur Anhebung einer solchen Beschwerde
beginnt für denjenigen, dem die Steigerung angezeigt
worden ist, mit dem Tage der Steigerung (BGE 70III 11 f.).
Dass der Beschwerdeführer die Steigerungsanzeige per~
sönlich erhalten habe, ist dabei nicht erforderlich; es
genügt, wenn sie einer zu ihrer Entgegennahme berech-
tigten Person zugestellt worden ist (BGE 47 III 81). Wel-
chen Personen eine Steigerungsanzeige zuhanden des
Adressaten zugestellt werden darf, bestimmt sich, da für
solche Anzeigen die Zustellung durch eingeschriebenen
Brief vorgesehen ist (Art. 34 SchKG), nicht ausschliesslich
nach Art. 64 ff. SchKG, sondern es sind alle Personen, die
nach den postalischen Vorschriften zur Entgegennahme
eingeschriebener Sendungen befugt sind, als empfangs-
berechtigt zu betrachten.
Schon die untere Aufsichtsbehörde hat nun festgestellt,
dass sowohl die Mitteilung des Verwertungsbegehrens als
auch die Steigerungsanzeige durch eingeschriebenen Brief
postlagernd Airolo an die Rekurrentin gesandt und dort
abgeholt worden sind. Angesichts dieser Feststellung hätte
die Rekurrentin allen Anlass gehabt, vor der obern ·kan-
tonalen Instanz ge1tend zu machen, die beiden eingeschrie-
benen Briefe seien weder ihr selber noch einer andern
empfangsberechtigten Person ausgehändigt worden, und
hätte sie entsprechende Erhebungen bei der Post bean-
tragen müssen. Da sie nichts derartiges getan hat, ist
davon auSzugehen, die Zustellung der erwähnten Anzeigen
sei ordnungsgemäss erfolgt. Die (mehr als ein Jahr nach
der Steigerung eingereichte) Beschwerde ist also längst
verspätet geführt worden. Zugleich erweist sich übrigens
der ursprüngliche Beschwerdegrund (Nichtanzeige der
Steigerung) als unzutreffend .