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6_I_189

BGE 6 I 189

Bundesgericht (BGE) · 1880-05-29 · Français CH
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188 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.

2. ~enn nun aber ber m:r±. 59 m:bf. 1 ber ~unbeB\)erfaffung

uorfd}reibt, ban ber aufted}tfteI;enbe ~d}uloner für .)Jerfi.\nfid}e

5l(ni~rad}en beim ffiid}ter ieineg ?!Bo~norteB geiud}t iUerben muffe,

jo ift, iUie oie bunbeBred)tHd}e ~ra6iB bereitg meI;rfad} fertge-

fieUt Qat omgL ~rumer-?moref, ©anbbud) I ~. 432; @ntfd)et.

bungen beg ~unbeggerid)teg, amt!. @5ammlung III ~. 447), bag

1:lomi.;i1 beg ~d)ulbnerg im ?momente ber 5l(nQebung beg ffied)tg·

ftreiteg unb beöieI;unggiUeife beg ffied)tBtrie'6eg alg mauge'6enb

~ll '6etrad)ten. 1:lurd) eine f~dter ftattfinbenbe 5l(enberung beg 1:l0~

miöUB fann an ber ßuftdnbigMt ber ®erid}te beB fruQern ?!BoQn'

crteg in ~eöug auf bott bereitg red)tIid} geItenb gemad)te tjcr~

berungen nid)tB meQt geänbert iUerben. ~enn burd) 'Oie m:n~eliung

beg ffied)tgtriebeg iUirb ebenfo tl>ie bure{) bie gerid)tnd)e @inna~

gung einer tjorberung ein ffied)tgnerfaQren gegen ben ~d)ulbner

eingefeitet, beffen tjortfeljung fid) biefer nid}t burd) m:enberung

feine13 1:lomiailg iUiUfürlid) entöieQen fann. ~efiteitet ber ~d}ulb·

ner bie im metreiliung13iUege geHenb gemad)te tjorberung, jo bau

ber @fäubiger 3U gerid)t1id}er @inflagung betfeIben genötI;igt

iUiro, fo erfd)eint ber ~r06eu, fofem nid)t dn mer3td)t auf 'oie

angeQobene metreibung ftattgefunben Qat, ober biefefbe Md} ber

maagebenben rantonalen ®efeljgebung burd) ßeitabfauf fraftIoB

geiUorben tft, lebigIid) aH3 eine tjortfeljung beg angeQobenen ffied}tB~

triebeg unb e13 bleibt baQet für ben ffied}tgftreit bag 1:lomi3U

beg ~d)ulbnerg lIur ßett 'ocr @inleitung ber metreibung

mat3~

gebenb. Sm \.lodiegenoen tjaUe nun fann \.lon einem merkid)te

auf Me angeQobene metreibung ober einem StraftIogiUerben ber.

fefben burd) ßeitabfatlf nid)t Die ffiebe fein unb ber ffiefurrent

ift baf}er \.ler~f1id}tet, fid) im Stanton 2'(~~en3elI S.~ffi~., iUO er

~t1r ßeit ber m:nQcbung beg gted)Hltrtebeg unbeftrittenermaten

1:lomtöil ~atte, of}tte ffiüdnd}t auf bag f~dtere 5l(ufge6en biefeg

l)omtöUg auf ben ~r03en einöulaffen.

1:lemnad) f}at baB ~t1nbeggertd}t

erfannt:

~er gtettlrß iUhb arg unbegrünDet abgeiUiefen.

V. Gerichtsstand des Wohnortes. N° 37.

f89

37. Arret du 29 Mai 1880 dans la cause Trouvot.

Jean-Adolphe Fornachon, a Neuchätel, est creancier de

Jean-J oseph-Paul Trouvot et de sa femme Ida nee I'Ecuyer,

en vertu d'un titre executoire du 28 Novembre 1879, pour la

somme de 14 536 fr. 40 cent., formant le solde d'une creance

hypothecaire en date du 4 Novembre 1876. Cette creanc.e est

garantie par une hypotheque en second rang s~r une vI,gne,

que les epoux Trouvot ont hypothequee en premIer rang a u,n

tiers pour garantie d'une somme de 7000 fr.

Le '16 Aout 1879, Trouvot, qui etait domicilü3 a Neuc~atel

depuis le<20 Aout 1873, a manifeste l'inte~tion de !e qUltt~r

en retirant ses papiers du Bureau de la pohce des etrangel s,

ou ils etaient deposes.

,

"

.

Fornachon, apprenant que Trouvot s~ preparaIt a part~r

et avait annonce une vente d'objets moblhers pour le 3 De-

cembre 1879, a, par exploit du <2 dit,. demande, d:u~gence l~

faillite des epoux Trouvot: eet explolt fut notlfie a ceux-Cl

personnellement le meme j~ur.

, .

Il resulte d'une declaratlOn de la mame de Baume-Ies.-

Dames (Doubs) du 6 du meme mois, q?~ Trouvot s'est falt

inscrire sur les listes electorales, mUlllClpales et parlemen-

taires de cette ville.

Le Tribunal civil de Neuchätel, dans son jugement du 16

dit ci-apres mentionne declare que Trouvot a toutefois coo-

tin~c a habiter avec sa' femme, ses enfants et sa belle·mere,

Dame l'Ecuyer, le logement qu'il oc~upait depuis 'plusieu~s

annees dans sa maison aux Sablons, vlIIe de Neuehatei, mal-

son adjugee a Fornachon des le <28 Novembre 1879, et qu.e

Trouvot a quitte ce logement le 9 Decembre seulement, SOlt

postt~rieurement a l'ouverture de la de:mande.

.

Statuant sur la dite demande, le TrIbunal du 1 er arrondIs-

sement siegeant a NeuchjHel a, nO,nobs~ant l'op?~sition, soit

declinaLoire, des epoux Trouvot, declare leur faIlhte dans sa

seance du 16 Decembre 1879, en application de l'art. 4 de la

loi cantonale sur cette matiere.

190 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. l. Abschnitt. Bundesverfassung.

Par acte date de Besanyon le 20 Decembre, Trouvot a re-

couru contre cette sentence aupres de la Cour de cassation ci-

vile deNeuchateI, qui l'a confirmee par am~t du 2~Janvier1880.

C'est contre ces deux jugements que Trouvot recourt au

Tribunal fMeral. Il conclut a ce qu'il lui plaise les declarer

nuls et non avenus, comme rendus par un juge incompetent

et en violation du traite du 15 Juin 1869 entre la Suisse et la

France.

A l'appui de ces conclusions, le recourant faH valoir, en

resume, ce qui suit :

. Trouvot a retire ses papiers et ceux de sa familIe a Neu-

chatel le '16 Aout 1879 et cesse d'y avoir un domicile des

celte date; d'autre part, il a pris domicile en France le

18 Aout 1879 en se faisant inscrire sur les registres electoraux

de Baume-les-Dames, sa ville natale; il a quitte alors Neu-

ch~ltel de sa personne et n'y est plus revenu que pour le fi3-

glement de compte de la creance Fornachon.

L'art. 1 du traite susvise dispose que dans les contestations

en matiere mobiliere et personnelle, civile ou de commerce,

qui s'eleveront soit entre Suisses et Franyais, soit entre Fran-

yais et Suisses, le demandeur sera tenu de poursuivre son ac-

tion devant les juges natureIs du defendeur.

La demande en faillite est une demande principaIe; or elle

a ete introduite a Neuchätel le 2 Decembre 1879, alors que

le defendeur n'y avait plus de domicile des le 16 Aout. Le

Tribunal de Neuchätel Mait des 10rs incompetent p~)Ur s'en

nantir et pOllr statuer.

Dans sa reponse, Fornachon conclut au rejet du recöurs;

il insiste sur le faH qu'il ne suffit pas de retirer de Ia Muni-

cipalite les papiers de legitimation qui doivent y etre deposes

a teneur de Ia loi pour operer un transfert de domicile, le-

quel n'a lieu que par le fait d'une habitation reelle dans un

autre lieu, joint a l'intention d'y fixer son principal etablisse-

ment.

Statuant sur ces faits et considerant en droit :

1

0 Les parties, ainsi que les Tribunaux neuchatelois, ad-

mettent, avec raison, qu'aux termes du traite de 1869 entre

V. Gerichtsstand des Wohnortes. N° 37.

t91

la Suisse et la France, et en particulier a teneur de ses ar-

ticles 6 et 1, le domicile du debiteur est attributif de juridic-

tion en matiere d'ouverture de la faillite et de liquidation d'un

etablissement de commerce et que par consequent est seul

competent le Tribunal dans le for duquel le debiteur a son

domicile. Le sort du recours doit des lors, dans l'espece, de-

pendre de la question de savoir si le recourant Trouvot avait

encore son domicile a Neuchätelle 2 Decembre 1879, date a

laquelJe l'opposant au recours, Fornachon, adepose sa de-

mande de mise en faillite au Tribunal civil de Neuchätel.

20 Il est etabli que Trouvot etait domicilie depuis 1873 aNeu-

chaLel, dans son propre immeuble, ou il exeryait son indus-

trie de monteur de boHes. Le Tribunal federal, en conformite

des principes du droit commun adoptes par le Code civil fran-

yais (art. 102-109) et le Code civil de Neuchatel (art. 53 et

54), a toujours admis qu'il ne suffit pas, pour operer le chan-

gement du domicile, de la seule intention de le transporter

dans un autre lieu, mais qu'il doit s'y ajouter le fait du trans-

fert reel de retablissement. Le reC01Jrant doit donc apporter

la preuve qu'a la predite date du 2 Decembre il avait reelle-

ment transfere son domicile hors de NeuchäteI, a Baume-Ies-

Dames, par exemple. 01' cette preuve fait absolument defaut

dans l'espece.

3° Il est vrai que la maison du recourant a Neuchätel a ete

vendue aux encheres publiques par voie d'execution forcee le

29 Septembre 1879; mais il resulte du dossier que Ia famille

Trouvot, ensuite d'entente avec le creancier Fornachon, a

continue a y demeurer jusqu'au 8 Decembre suivant, et que

la notification de Ia demande de faillile y a ele remise, le 2

dit, en mains du recourant lui·meme. II n'est donc point de-

montre que ce domicile ait ete abandonne avant le 8 Decem-

hre, et, d'autre part, il n'est pas prouve que Trouvot ait jamais

transporte, anterieurement acette date, son etablissement

reel a Baume-les-Dames; il s'en suit que le recourant ne jus-

tifie ni de son intention de se domicilier dans ceUe derniere

localite, ni d'aucun acte tendant a realiser cette intention.

C'est en vain que Trouvot, POUI' etablir qu'en Aout 1879

192 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfussung.

deja il aurait abandonne son domicile de Neuchätel et l'aurait

transfefl~ a Baume-Ies-Dames, invoque : a) le fait d'avoir re ti re

ses papiers a Neuch~ltel le 16 Aout 1879 et b) celui de son

inscription le 18 dit sur le registre electoral de Baume-les-

Dames.

En effet, meme en admettant l'exactitude de cette derniere

date, laquelle ne resulte nullement des pieces produites, il ne

s'en suit point que le recourant ait eu, du fait de cette ins-

cription, son domicile civil dans le dit endroit; la Iegislation

fran!faise distingue au contraire expressement entre le domi-

eile civil et le domicile politique, et Trouvot n'a point offert

et encore inoins apporte la preuve qu'il ait jamais possede a

Baume-les-Dames une habitation et residence, ou un etablis-

sement quelconque. II ressort en revanche du dossier que le

recourant asejourne, a partir du 16 Aout, a Besan!fon, puis a

Paris, dans le but comme il le dit lui-meme, de ebereber une

position lucrative; ce n'est vraisemblablement qu'en attendant

de l'avoir trouvee et de pouvoir s'etablir definitivement ail-

leurs qu'il s'est fait inscrire a Baume-Ies-Dames, son lieu de

naissance. En presence de la seule dec1aration du recourant,

qu'il avait l'intention de fixer son domicile a Baume-Ies-Dames,

et en l'absence de tout acte de sa part corroborant ou reali-

sant cette intention, le recours doit etre ecarte, conformement

a ce qui est dit aux considerants 1 et 2 ci-dessus.

Par ces mo tifs,

Le Tribunal federal

prononce:

Le recours est ecarte comme mal fonde.

VI. Gerichtsstand der belegenen Sache.

For ',de Ia situation de Ia chose.

38. Utt~eil ~om 5. 3uni 1880 in @5ad}en @rabet.

A. lRetunent, lPeld}er in ~ornad}, Stantong @501ot~urn, nie~

betge{llffen tft, tft @igent~umer einet inmirgfe{ben, stantonß

I

V 1. Gerichtsstand der belegenen Sache. N° 3li

193

maieUanD, gelegenen ßiegenid}aft mit Dllrauf ftef)enDen s;,aufe,

'Oon lUe1d}er ein :rf)eH Iln Die ~itg anftö%t. 3n ben 3a~ten

1873 unD 1874 lPUtDe nun Die ~irg im @emeinDebe~itf mirg,

felben, lUO iie 'oie @renöe blPifd}en ben stantonen mafe1jl:IlDt

unD ~llfeUanD\d}IlTt bilDet, ~on Dieien Stantonen gemeinfd}aftnd}

10nigitt, lUobei 'Oon @5eiten beg Stllntong

~llfeUanbfd}aft in

me~ief)ung auf bie mettf)eifung ber Storrettiongtoften u. 1. lP.

'oag @eie~ über Die @elUüffet. unD bie ~afferbau~onöei 'Oom

9. 3unt 1856 unb Die Datauf lieöugHd}e moUhief)ung~erot'onung

\)om 9. 3uni g1. 3. AUt m:nlPen'oung gebrad}t lPur'oen. 3n m:n~

lUenbung bieie~ @eie~eg routbe 'oie s;,iiqte bet StorreftionMojl:en

auf 'oie uferfd}u~\>f1id}tigen @runbeigent'f)ümet ~etlegt, i)on lPe(..

d}et s;,ü{fte bie ffiegierung \)on mllfeUan'o bem ffietunenten, nad}

merf)äHntB Der Uferlänge feineg @tun'oeigentf)umß, ein Stoften·

betteffniB ~on 7818 lJt. 4 ~tg. Aufd}ieb. ~a in'oej3 ffietuncnt,

ebenio lUie AlPet anbere betr,eiligte @runDeigentf)ümer, m:nerfen"

nung unb meöaf)fung Deg 19m ~ugeld}iebenen Stofienlietreffniffeg

~etlPdgerte, fo rourbe AUt ~eurtr,eHung ber m:ngelegcllr,eit in

SlfnlPenDung beß § 19 beg dUtten ~affetbau:poliöeigele~eg ein

@5d}iebggetid}t

nie'oergefe~t. ffiefUttent, lUeld}cr anfängHd} Die

mieDerfe~ung beg @5d}iebggerid}teg feibft i)et1angt unD ~d} ~or

bemfe1ben einge1affen ~atte, beftritt ~lPar nad}träglid} 'oie Stom~

\>etenb begfelben; baß @5d}ieb~gerid}t erflätte fid) inben 'oUtd:) Ur:::

tr,eil 'Ollm 25. mOi)ember 1878 arß tom:petent nn'o 'Oerurtf)eHte

ben lRetutrenten, 'Dem @5taate mllfcUan'o an stoneftionßfoften

ben metrag 'Oon 6815 lJt. 64 ~tß., bll~lliar in IIc'f)n 'f)1l1biär,r.

Hd}en, un'OetölttMid}en, mit 1. 3uli 1879 beginnenben %etmi·

nen, iOlUie an bie ergllngenen ffied}tMoften einen meirag \)on

471 lJt. 10 ~tg. /iU beba'f)len. @ine jffieitcthief)ung

bCbie~ungg.

roeife m:nfed}tung blei eß Urtr,em~ lPut'oe blPar ~on ben beHage

ten @run'oeigentf)ümeru angefun'oigt, abet nid}t IlUi3gefüf)tt.

B.,BUt @5id}erung ber

~om @5taate maieUllnb gemlld}ten

motid}üffe an stotrettionMoften r,atte befien @5tlllltgtllifa'Oetrollf.

tung beteitg 11m 22. @5e:piembex 187 4

geftü~t Iluf § 46 beg

cHitten ~(tffetbau~oH~eigefe~eg auf 'oie ßiegenfd}llft beg ffiefUt,

nnten in mir15fel'oen in ten ~fanb~totoMien 'oer ~ebirtg\d)teil.iee

rel m:de~r,eim ein

~fan'cred}t für eine unbeftimmte @5umme