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69_II_25

BGE 69 II 25

Bundesgericht (BGE) · 1943-01-01 · Français CH
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24, Erbrecht. Tout en reconna.iss~nt que c'est A l'autorite tutelaire, en principe, A fixer 1e montant de la remuneration due au' tuteur en vertu de l'art. 416 ce, le Tribunal cantonal a neanmoins estime qu'il appartenait au juge saisi d'une contestation de la nature de celle dont il s'agit en l'espece de decider ce qui pourrait etre du au tuteur de ce chef. C'est avec raison que le recourant combat cette opinion ; l'art. 416 est formel et ne souffre aucune exception: c'est Al'autorite tutelaire seule qu'il attribue cette compe- tence. Si le defendeur entend reclamer au demandeur le reglement de sa remuneration, il devra par consequent commencer par en faire fixer le montant par l'autorite tutelaire. Toutefois, se borner A le renvoyer A s'adresser A cette autorite, ce serait le priver du droit que lui confere l'art. 120 CO de compenser sa dette avec sa propre creance. Pour eviter cette consequence, il convient donc de sus- pendre momentanement l'exigibilite de la somme de 643 fr. 85 que le Tribunal cantonal lui a allouee A titre de remuneration, jusqu'A ce que rautorite tutelaire se soit prononeee sur ce qui lui est reellement du de ce chef. Mais comme, d'autre part, on ne saurait laisser au defen- de~ le ehoix du moment Oll il saisira l'autorite tutelaire, il importe' egalement de lui fixer un delai dans lequel il sera tenu de formuler sa demande', faute de quoi le present arret deviendra executoire pour le montant total de la creance du demandeur. Suppose que l'autorite tutelaire fixe la remuneration du defendeur A un chiffre inferieur A 643 fr. 85, le demandeur sera naturellement en droit d'exiger immediatement le payement de la difference. III. ERBRECHT DRO:rr DES SUCCESSIONS Vgl. Nr. 9. - Voir n° 9. Obligationenrecht. N0 7. IV.OBLIGATIONENRECHT DROIT DES OBLIGATIONS 26

7. Extra1t da I'anft de I. Ire Seetion elvile du 8 fevrier 1943 dIlns la cause C1avel et Assuranee mutuelle vandolse contre dame Bissegger. Perle de 8otaim. Oapitali8ation de la rente clue a la veuve. La capitalise.tion doit s'operer sur 10. base de la. probabilit6 de vie de celui des epoux pour qui elle etait la. plus faible au jour de l'accident; l'Age, comme tel, n'est pas decisif. V 6f'Borger8Ckaden. KapitaliBientng einer Witwenrente. Der Kapitalisierung ist die Lebenserwartung desjenigen Ehe- gatten zu Grunde zu legen, für den diese zur Zeit des Unfalles die geringere war ; das Alter als solches ist nicht entscheidend. Perdita del B08tegnO. OapitaUzzazione della reruüta doouta' alla waova. La ca.pita.lizzazione deve efiettuarsi in base a.lla. vita. probabile di quel ooniuge pel quale esse. era piu debole i1 giomo del- l'inforturuo ; l'ete. oome tale non e determinante. Las parties sont d'accord de capitaliser la rente. La Cour cantonale, appliquant les tables de Piccard, a pris pour base la probabilite de vie de la femme; les recou- rants relevent que Bisseggar est ne le 31 janvier 1885, la demanderesse le 15 mars de 180 meme annee; ils pra- tendent des lors qu'on doit se fonder sur la probabilite de vie du mari, comme la jurisprudence l'a admis dans les cas Oll le mari est plus äga que sa femme. Les' recourants ont raison, mais il ne s'agit pas tant da savoir - eomme, A la verite, la jurisprudence le laisse entendre (RO 55 II 147, 57 II 299, 64 II 426) - qui, du mari ou de la remme, est le plus äga, mais qui des deux a l'expactative de vie la plus courte. En effet, le service d'una rente devrait dans tous les cas cesser A la mort, soit du soutien, soit de la personne soutenue. La rente doit done etre accordee pour la dUrBe de vie pro- bable du soutien, mais au plus tard jusqu'A la date pre- s11mee de la mort de l'ayant droit. La capitalisation doit. partant, s'operer elle-meme sur la base de la probabilite '

26 Obligationenrecht. No 8. de vie Ja plus faible. i:age, comme tel, n'est pas deoisif, car la femme a, de f8t90n generale, .des clumoos de vie plus gr8.tndes que I'homme: en sorte que, Iegerement plus agee que son mari, l' epouse pourrait encore compter vivre plus longtemps qu'il n'aurait vecu; en ce cas, on s'en tiendra a la probabilite de vie du mari, pourtant plus jeune. En I'espece, les deux epoux eta.ient agas, au moment de l'accident, de 55 ans; la probabilite de vie pour le mari etait de 16,43 ans, pour la femme de 17,93 (Piocard, tables 1 et 2). Il faut dono partir de I'expectative du mari. Sur cette base et au taux usuel de 4 %, la valeur capita- lisee d'une rente mensuelle de 195 fr. 50 represente 26 627 fr. 10 (table 3).

8. Urteil der L Zivilabteilung vom 25. Februar 1943 i. S. Imhol gegen Erben Kfinzle. BRB vom 16. Oktober 1936 über den Verkehr mit landwirt- schaftlichen Grundstücken. Der Zivilrichter ist zuständig. den durch diesen Erlass abgeänder- ten Art. 218 OR auszulegen. Er beurteilt demnach. ob ein in die Sperrfrist fallendes Rechtsgeschäft eine Veräusserung im Sinne dieser Vorschrift darstellt und daher bewilligungs- pflichtig ist. BRB vom 19. Januar 1940 über Massnahmen gegen die Boden- spekulation. tJbei. den zeitlichen Anwendungsbereich dieses Beschlusses ent- scheiden die nach dessen Art. 5 bezeichneten kantonalen Behörden auch für den Richter verbindlich. ACF du 16 octobre 1936 sur le commerce des immeubles agricoles. Le juge civil est competent pour interpreter l'art. 218 CO modifie par l'arr~. TI peut donc examiner si une operation faite pendant le delai d'interdiction est une alienation selon cet article et si. par consequent. savalidiM depend d'une auto- risation. ACF du 19 janvier 1940 instituant des mesures contre la spOOu- lation sur les terres. Les decisions des autoriMs cantonales designees en conformiM de l'art. 5 de l'amM, au sujet de Son appHcation dans le temps, Hent le juge. DCF 16 ottobre 1936 concemente l'alienazione di fondi agricoli. TI giudice civile e competente per interpreta.re !'art. 218 CO moru.- fica.to. da! suddetto decreto. Egli esa~ adunque se un'ope. Obligationenrecht. N0 8. 27 razione fatta durante il termine di divieto sis. un'aliena.zione a norma di quest'articol0 e se, per conseguenza.,la sua. validita soggiaccia ad autorizzazione. DCF 19 gennaio 1940 che istituisce misure contro le speculazioni fondiarie. Sull'app1icazione nel tempo di questo decreto decidono le autorita ca.ntonali designate dall'art. 5 di esso : le loro decisioni sono vinco!a.nti anche pel giudice. Ä. - Der Kläger Imhof verkaufte am 29. Juni 1939 sein landwirtschaftliches Heimwesen dem bisherigen Päch- ter Künzle. Der Kaufpreis betrug Fr. 85,000.- ; Künzle hatte ihn durch überna,hme von Grundpfandschulden im Betrage von Fr. 70,000.- und durch eine Barzahlung von Fr. 15,000.- zu entrichten. Da Imhof das Heim- wesen erst am 31. Dezember 1934 erbweise erworben hatte, fiel der Verkauf in die sechsjährige Sperrfrist im Sinne des Bundesratsbeschlusses vom 16. Oktober 1936 über den Verkehr mit landwirtschaftlichen Grundstücken (BRB 1936) und bedurfte daher der Bewilligung durch die zuständige kantonale Behörde. Das Landwirtschafts- Departement des Kantons Thurgau erteilte diese Bewilli- gung am 5. Juli 1939. Am 13. Juli 1939 vereinbarten Imhof und Künzle als Nachtrag zum Kaufvertrag ein Rückkaufsrecht. Darnach sollte Imhof das Recht haben, das verkaufte Heimwesen auf den 1. Juli 1942 wieder zurückzukaufen, jedoch nur zum Zwecke der Selbstbewirtschaftung, gegen Barvergü- tung der vom Käufer in der Zwischenzeit vorgenommenen Verbesserungen und bei gleichzeitigem Kauf gegen bar des am 1. Juli 1942 vorhandenen lebenden und toten landwirtschaftlichen Inventars. Dieses Rückkaufsrecht wurde im Grundbuch vorgemerkt. In der Folge starb Künzle. Imhof teilte dessen Erben, den heutigen Beklagten, als nunmehrigen Eigentümern des Heimwesens mit, er wolle von seinem Rückkaufsrecht auf den 1. Juli 1942 Gebrauch machen. Als diese das Rückkaufsrecht bestritten, reichte Imhof Klage ein mit dem Begehren, die Erben Künzle seien zu verpflichten, ihm die am 29. Juni 1939 verkauften Grundstücke zu