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66_I_205

BGE 66 I 205

Bundesgericht (BGE) · 1940-01-01 · Deutsch CH
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Volltext (verifizierbarer Originaltext)

Vel'waltungs- uud Disziplinal'l'eeht·spflegt>.

dieselbe ordnet.; Dabei kann bei einer kantonalen Auto-

mobilsteuer, die, wie die graubÜIldnerische Verkehrs-

steuer, für einen bestimmten Zeitraum (ein Jahr oder den

Zeitraum, der bei Erwerb der Verkehrsbewilligung noch

nicht verstrichen ist) erhoben wird, nur eine Rückerstat-

tung pro rata temporis in Frage kommen (vgl. im gleichen

Sinne zu Art. 71, Abs. 4, MFG STREBEL Note 5 zu Art.

71, am Ende). Der Betrag, der zu vergüten ist, ergibt

sich dann aus. der Gegenüberstellung des Zeitraumes,

für den die Abgabe entrichtet worden war, und der Dauer

der Requisition. Und zwar erscheint es als richtig, nach

Tagen zu rechnen und keine weiteren Unterschiede zu

machen je nach der Dauer der militärischen Inanspruch-

nahme der requirierten Wagen. Denn Art. 165 MO ordnet

die Befreiung an für die ganze Dauer der militärischen

Inanspruchnahme. Das Begehren der Rekurrentin um

Rückerstattung der vom Kanton Graubünden erhobenen

Verkehrssteuern nach Massgabe der Tage, während denen

die Lastwagen im Jahre 1939 aufgeboten waren, ist

demnach begründet.

4. -

Dagegen kommt eine Rückerstattung nicht in

Frage auf den Gebühren für die Fahrzeugausweise. Aller-

dings sieht Art. 165 MO Befreiungen auch vor:für Gebühren.

Es kann sich dabei aber nach dem Sinn der Bestimmung

nur um Gebühren handeln, die in irgend einer Beziehung

stehen zu dem Zeitraum, während dem das Fahrzeug

requiriert war, und deren Erhebung als unvereinbar

erscheint mit der Verwendung des Fahrzeuges :für mi1i-

tärische Zwecke. Diese Voraussetzung trifft nicht zu bei

der hier in Frage stehenden Gebühr für den Fahrzeug-

ausweis. Sie wird erhoben zu Beginn des Jahres (Art. 5

kIR. VO) bei Ausstellung des Ausweises als Entgelt für

die behördliche Handlung. Sie ist zu bezahlen und bleibt

verfallen, auch wenn später auf die Verwendung des

Fahrzeuges verzichtet wird. Sie hat keine Beziehung zu

der Dauer der Verwendung des Fahrzeuges während des

Jahres. Mit diesem Charakter der Gebühr liesse sich die

Befreiung von kantonalen Abgaben. No 37.

205

Rückerstattung im Hinblick auf eine zeitweise militärische

Verwendung des Fahrzeuges deshalb nicht vereinbaren.

Art. 165 MO kann auf solche Gebühren nicht angewandt

werden.

5. -

Nach den Darlegungen unter Ziff. 3 hievor sind

für 1939 folgende Verkehrssteuerbeträge zurückzuer-

statten:

Gr. 1161 : 121 Tage zu Fr. 1.2289 = Fr. 148.70

»

1162: 125

1832: 96

)

1422 :

1160 :

7

2

).

).

),

»

1.0273

1.0958

2.6849

1.49

abzüglich der bereits geleisteten Zahlung

von ............... .

).

)1

),

128.40

lO5.20

18.80

3 .. -

Fr. 404.lO

» 169.35

Fr. 234.75

Demnach erkennt das Bundesgericht :

Die Klage wird teilweise begründet erklärt in dem

Sinne, dass der Kanton Graubünden verhalten wird, der

Klägerin per Saldo der Verkehrssteuern noch Fr. 234.75

zurückzuerstatten.

Die weitergehenden Begehren werden abgewiesen.

37. Arr~t du 15 novembre 1940

dans la cause Hubseht oontra Vaud, Commission eentrale d'bnp6t.

JjJzon8ration (iBcale des p'l'estations de l'aBsurance militaire (mt. 15

LA1\{ et 18 litt. a JAD).

Le canton ne peut refuser d'operer sur las ressources imposablas

les deductions prevuas par le droit cantonal pour charges de

famille. en pretendant imputer ces deductions sur las presta-

tions de l'assurance militaire franches d'impöt de par le droit

fMerru.

8teuerbefreiung für Leistungen der MilitärverBicherung (Art. 15

Mi1.vers.G. und Art. 18 VDG).

Der Kanton kann die Vornahme von Familienabziigen, die das

kantonale Recht für steuerpflichtiges Einkommen oder Ver-

206

Verwaltungs- und Disziplinarrecht!pflege.

mögen vorsieht, nicht ~it d~m Hinweis ~r~~ vel:weigem,

dass er die Abzüge auf dIe LeIstungen der ~ditärverslChe~g

anrechne, die von bundesrechtswegen von Jeder Steuer befreIt

sind.

EsonerQ fiscale deUe prestazioni deU'aesicurazione muitare (an. 15

UM e 18 lett. 8. GAD).

Jl cantone non puo rifiutare di dedurre dall'attivo ~:ponib~le. Ie

somme ehe il diritto ca.ntonale prevede per onerl di fmmgha,

adducendo ehe imputa queste somme sulle presta:zioni. delI'as-

sieurazione militare, le quali sono esentuate, m vlrtil deI

diritto federale, da ogni imposta.

A. -

Frederic Hubschi, aneien employe des OFF,

est au benefice de deux pensions : une pension de retraite

des OFF, se montant a 1548 fr. par an, une rente de

l'assurance militaire de 3150 fr. Cette seconde rente est

exempte d'impöt en vertu de l'art. 15 de la loi federale

sur l'assurance militaire_ du 28 juin 1901 (LAM).

Pour l'exereiee fiscal 1940, la Oommission d'impöt du

district d'Aigle a fixe le produit du travail imposable a

1500 fr., montant approximatif de la pension de retraite

des OFF. Elle a d'autre part refuse, en raison de l'exone-

ration dont benefieie deja le pensionne, d'operer sur le

produit du travail imposable les deduetions prevues

par l'art. 25 litt. b de Ia loi d'impöt vaudoise du 24 janvier

1923 (LI) dans la teneur que Iui a donnee la loi du 21 no-

vembre 1938, soit 700 fr. pour le contribuable et 700 fr.

pour sa femme.

Hubsehi a recouru a. la Oommission eentrale d'impöt.

Celle-ci l'a deboute par decision du 2 octobre 1940. Elle

a estime, conformement a. sa propre jurisprudenee, que

le contribuable qui dispose deja. d'un revenu non impo-

sable, depassant le minimum que la Iegislation vaudoise

a voulu soustraire a. l'impöt, ne peut pretendre encore

aux deductions legales sur la partie imposable de son

revenu; Iui refuser ce droit ne comporte aueuneimpo-

sition directe ou indireete de la rente de l'assurance

niilitaire.

B. -

Hubsehi a forme un recours de droit publie tendant

a. l'annulation de cette deeision. Il se plaint d'une appli-

Befreiung von kantonalen Abgaben. No 37.

207

cation arbitraire de l'art. 25 actuel LI ainsi que de

l'art. 15 LAM.

O. -

La Commission centrale d'impöt a conelu au

rejet du recours.

Oonsiderant en droit:

1. -

Le recourant soutient que l'art. 25 LI qui debute

par les mots: « Sont deduits du produit du travail im-

posable» cree sans reserves un droit du eontribuable

aux doouctions prevues par les lettres suivantes, ces

deductions devant diminuer le revenu soumis a I impöt;

l'interpretation des autorites vaudoises n'aurait aucun

fondement dans la loi, mais ajouterait a celle-ci. La

decision attaquee apparait en effet eontraire au texte

elair de la loi. Toutefois la Oommission centrale d'impöt

fait etat, dans sa reponse, de l'art. 19 aetuel (adopte

le 29 mai 1921) de la Oonstitution cantonale, qui ne prevoit

plus simplement que les charges de familIe sont prises

en consideration dans la taxation du produit du travail,

mais que « la loi tiendra compte dans une mesure equitable

du minimum de depenses indispensables et des charges

de familie»; Ia loi d'impöt de 1923, comme celle de 1938,

aurait voulu, dans l'esprit de la disposition nouvelle

(expose des motifs p. 25), exempter le minimum neces-

saire a. l'existence du contribuable; a cet egard, la decision

prise serait justifiee. Mais il est douteux, du point de

vue de l'art. 4 CF, que le fisc vaudois soit en droit, alors

qu'un texte legal precis a donne corps a l'idee consti-

tutionnelle, d'invoquer cette idee pour introduire dans

la loi des distinctions ou des reserves qui lui sont etrangeres.

Certes, il peut paraitre en Boi equitable que l'exemption

du minimum indispensable n'ait pas lieu deux fois pour

une categorie de contribuables, une premiere fois en

vertu du droit fooeral, une seeonde en vertu de la Iegis-

lation eantonale. Mais il s'agit precisement de savoir si

cette situation priviIegiee ne decoule pas, dans le eas

particulier, de l'exemption fiseale instituee par la loi sur

Verwaltungs- uud Di~zil.lin"rl'eehtspflege_

ra:,;surance militaire. C'est sur ce terrain qu'il faut se

placer pour juger du lll~rite du recours.

2. -

De hit, le recourant pretend que 1a decision

attaquee viole rart.. 1;; LAM, en ce qu'elle aboutit, du

moillS pour 1400 fr., a imposer une pension franche d'impöt.

Il ne se plaint a cet egard que d'arbitraire, mais en n~alite,

sans invoquer l'art. 2 Disp. trans. CF, il argue de la force

derogatoire du droit federal; ce moyen est en effet tou-

jours contenu dans le grief d'arbitraire lorsque le recourant

soutient que le droit cantonal a eM applique sans egard

au droit federal, et, dans ce cas, le Tribunal fMeral exerce

librement son pouvoir de contröle (RO 42 I 342, 58 I

367). Il s'agit d'ailleurs en l'espece d'un cas d'application

special du principe de l'art. 2 Disp. trans. CF, a savoir

de l'exemption ou de la limitation, prevues par le droit

federal, de contributions cantonales. Ce cas est vise par

l'art. 18 litt. a de la loi federale sur la juridiction admi-

nistrative et disciplinaire (JAD). Le Tribunal federal

connait en instance unique des contestations de cette

nature, et, en vertu de l'art. 21 de la meme loi, il n'est

pas lie par les moyens que les parties ont fait valoir.

Le present recours peut etre assimile a une demande

selon art. 17 ss JAD, car il eonclut a l'annulation de la

taxation cantonale pour violation du droit fMeral; c'est

la le veritable chef de recours. Rien ne s'oppose a ce que

la Cour de droit publie, statuant comme Chambre de

droit administratif, evoque l'affaire sous cet angle (cf.

art. 3 eh. 12 et art. 8 Reglement du Tribunal).

L'art. 15 LAM dispose que les prestations de l'assuranee

militaire ne peuvent faire l'objet d'aucune imposition.

Si elles consistent en une rente, elles ne peuvent. etre

imposees comme produit du travail; si elles consistent

en un capitaI, elles eehappent a l'impöt qui frappe la

fortune et son revenu (RO 63 I 201). Le fisc vaudois

n'a pas impose directement la rente versee au recourant

par l'assurance militaire, mais il en a tenu compte en

n'operant pas les deductions legales sur le produit du

Befreiung von kantonalen Abgaben. No 37.

209

travail. Il a de la sorte reserve au recourant, en ce qui

concerne ses ressources soumises a l'impöt, un traitement

moins favorable qu'aux autres contribuables. 01' l'exemp-

tion fiscale instituee par le Iegislateur fMeral s'oppose

a ce que, d'une maniere ou d'une autre, les cantons pren-

nent en consideration dans le calcul de l'impöt les pres-

tations de l'assurance militaire. C'est ainsi qu'en cas de

rachat d'une rente, la jurisprudence soustrait a l'impöt

non seulement le capital verse, sous sa forme initiale,

mais d'une fatton generale, la valeur gue ce capitaI repre-

sente dans le patrimoine du contribuable, a savoir aussi

bien l'augmentation d'actif provenant de l'acquisition

de certains biens que la diminution du passif resultant

du paiement de dettes. Imposer cet accroissement de

la fortune nette reviendrait a frapper Ia prestation franche

d'impöt (arret precite). En l'espece, le procede critique

constitue aussi une imposition deguisee. Les dMuctions

legales sont refusees sur le produit du travail imposable

parce qu'elles sont censees faites sur la rente de l'assurance

militaire. L'exoneration cantonale est ainsi imputee sur

un revenu non impo8able de par le droit fMeraI, ce qui

non seulement est contraire aux termes de l'art. 25 LI

vaudoise, mais equivaut a une imposition de ce revenu.

En effet, suppose que la rente militaire soit egale aux

deductions prescrites par le droit cantonal, qu'elle soit

p. ex. ici de 1400 fr., l'impöt perc;u sera le meme, qu'on

ajoute cette rente au produit du travailimposableet qu'on

opere les deductions sur le revenu total, ou qu'on ne fasse

pas rentrer la rente dans la taxation mais qu'on ne deduise

rien de la partie imposee du revenu. La seule difference

est qu'ici l'imposition est indirecte, tandis que la elle

est directe; mais, sous l'une ou l'autre forme, elle se

heurte a l'art. 15 LAM. En refusant la deduction de

1400 fr. sur la pension versee au recourant par les CFF,

le fisc vaudois traite comme matiere imposable, a con-

currence dudit montant, la. rente versee par l'assurance

militaire.

AS 66 I -

19<1O

14

210

Strafrecht.

Par ces moti/s, le Tribunal /ed&al prononce :

Le recours est admis et la decision attaquoo est annuIoo.

En consequence, la d6duction de 1400 fr. pour charges

de familie sera operoo sur le produit du travail du recourant.

IV. VERFAHREN.

PROcEDURE

Vgl. Nr. 34. -

Voir n° 34.

C. STRAFRECHT

nROIT PENAL

J. BUNDESSTRAFRECHT

CODE PENAL FEDERAL

38. Urteß des Kassationshofs vom 3. lunJ 1940

i. S. Steiner gegen Zfirieb, Staatsanwaltschaft.

Fahrlässige Gefährdung der Sicherheit des Strassenbahnverkehrs,

BStrR Art. 67 Abs. 2.

An die Sorgfaltspßicht des Personals dürfen nicht praktisch fast

undurchführbare Anforderungen gestellt werden.

Atteinte portee par negligence a. Ia. seeurite des tramways, CPF

art. 67 a1. 2.

Las exigences, quant au soin que le personnel doit apporter a

l'accomplissement de son travaiI. ne doivent pas etre teIles

qu'iI soit presque impossible d'y satisfaire en pratique.

Messa. in pericolo della sicurezza. delle tranvie (m. 67 cp. 2 CPF).

Per quanto riguarda. la cura con cui il personale deve compiere

iI suo Ia.voro, non si debbono porre esigenze ehe praticamente

e quasi impossibiIe soddisfare.

A. -

Der Beschwerdeführer Steiner, Tramkondukteur,

bediente am 2. August 1939 den zweiten Anhängewagen

Bundesstrafrecht. No 38.

2Jl

eines Tramzuges, der abends gegen 19 Uhr beim Landes-

ausstellungseingang Enge anlangte. Damit das Aus- und

Einsteigen rascher vor sich gehen könne, öffnete Steiner

auch die Absperrstange auf der linken Seite der hintern

Plattform, wie dies damals wegen des starken Verkehrs

an jener Endstation üblich war. Steiner stieg ebenfalls

aus, um die Routentafel zu wenden. Als er wieder einstieg,

war der Wagen einschliesslich der hintern Plattform voll

besetzt. Durch einen Blick stellte Steiner fest, dass die

Absperrstange auf der linken Seite v9rgelegt. war. Da die

Stangen nicht nur von den Kondukteuren, sondern daneben

auch vom Kontrollpersonal bedient wurden, das an jener

Endstation beständig zugegen war, nahm Steiner an,

ein Kontrolleur habe die Stange vorgelegt, und gab das

Abfahrtssignal, ohne sich vorerst zu vergewissern, ob die

Stange richtig eingeklinkt sei. Dies war nicht der Fall.

Die Stange, die nur aufgelegt war, gab infolge eines starken

Ruckes· bei der ersten Kurve nach, so dass der 78 Jahre

alte Fahrgast Julius Schneider, welcher der Türe zu-

nächst stand, auf die Strasse stürzte. Hiebei erlitt er

schwere Verletzungen, denen er nach 3 Tagen erlag.

B. -

Wegen dieses Unfalls wurde gegen Steiner die

Anklage der fahrlässigen erheblichen Gefahrdung der

Sicherheit des Strassenbahnverkehrs im Sinne von· Art.

67 Abs. 2 BStrR erhoben.

C. -

Das Bezirksgericht Zürich sprach Steiner frei mit

der Begründung, er habe nach den Umständen anneh-

men dürfen, dass ein Kontrolleur die Stange vorgelegt

habe; es könne ihm daher nicht als Verschulden ange~

rechnet werden, wenn er sich nicht vergewissert habe',

ob die Stange richtig eingeklinkt sei.

D. -

Das Obergericht Zürich dagegen sprach Steiner

des eingeklagten Deliktes schuldig und· verurteilte ihn zu

einer Gefängnisstrafe von 4 Wochen, bedingt erlassen

auf 3 Jahre. Nach der Auffassung des Obergerichtes

hätte der Angeklagte daran,denken sollen, dass möglicher-

weise nicht ein Kontrolleur, sondern ein Fahrgast die