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66_I_174

BGE 66 I 174

Bundesgericht (BGE) · 1940-08-21 · Français CH
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174

Staatsrecht.

VI. ORGANISA'FION DER BUNDESRECHTSPFLEGE

ORGAL'lISATION JUDICIAIRE FEDER ALE

31. Auet dll 18 oetobre 1940 dans la cause Girard contre

Bmnbert et Pt+sident dll Tribllnal n de Nenehiitel.

Recours de droit public, art. 4 Clf'. Les parties qui conviennent

de faire juger leur differend «souverainement » par UIte seule

juridiction cantonale «sans appel ni relief », se privent de la

faculte de recourir au Tribunal federal pour cause d'arbitraire.

Staatsrechtliche Beschwerde, Art. 4 BV. Die Parteien, welche

vereinbaren, dass ihre Streitigkeit durch eine einzige kantonale

Instanz unter Ausschluss von Appellation und Wiederher-

stellung gegen ein Säumnisurteil entschieden werde, begeben

sich damit des Rechtes, das Bundesgericht mit einer Willkür-

beschwerde anzurufen.

Ricorso di diritto pubblico, art. 4 Clf'. Le parti che pattuiscono

di far decidere la loro controversia ({ sovranamente » da una

sola giurisdizione cantonale,

« senz' appello ne restituzione

in intero contro una sentenza contumaciale» si privano della

facolta d'interporre al Tribunale federale ricorso di diritto

pubblico per violazione dell'art. 4 CF.

Par contrat du 29 avril 1938, Gustave Girard 80 vendn

a Paul Humbert un mobilier. En cas de contestation,

180 competence pour statuer « souverainement», « sans

appel ni relief», appartenait au juge du domicile du

vendeur (art. 8).

Le 14 decembre 1938, l'acheteur assigna le vendeur en

paiement de 600 fr., et par jugement du 21 aout 1940,

le President 'du Tribunal II de Neuchatel condamna le

defendeur a payer au demandeur 180 somme da 450 fr.

avec interet a 5% des le 14 decembre 1938.

Le defendeur 80 forme contre ce jugement un recours

de droit public aupres du Tribunal federal. Il se plaint

d'un deni de justice (art. 4 CF) et conclut a l'annulation

du prononce prasidentiel.

IOonsiderant en droit :

Le recourant observe· que le jugement attaque ne

pouvait etre dMara a la Cour de cassation civile du Canton.

Organisation der Bllndesrechtspflege. No 31.

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de Neuchatel a cause de 180 stipulation faite dans le contrat

de vente, et il produit un arret de cette Cour qui declare

le pourvoi irrecevable en raison de ladite clause (arret

Girard c. Arnold, du 3 juillet 1939). En consequence, le

recourant croit pouvoir saisir directement le Tribunal

federal.

L'intime voit dans le prononce presidentiel une sen-

tence arbitrale qui, d'apres 180 jurisprudence constante

n'est pas sujette au recours de droit public (RO 31' I

112; 32 I 46).

La clause 8 du contrat n'a toutefois point cette portee.

Les parties ont simplement exclu le recours a une seconde

juridiction cantonale ordinaire; et le juge saisi de 180

demande 80 statue comme juge ordinaire competent du

for du defendeur.

Le recours est en revanche irrecevable pour un autre

motif. Il est de jurisprudence constante que le recours

de droit public pour cause d'arbitraire (art. 4 CF) n'est

recevable qu'apres epuisement des instances cantonales.

Or, de deux choses l'une : Ou bien les parties n'ont

voulu exclure que l'appel et le relief au sens strict de

ces termes, non le pourvoi a 180 Cour de cassation. Alors

le recourant aurait du porter l'affaire devant cette Cour

nonobstant l'arret Girard c. Arnold du 3 juillet 1939,

et recourir ·au besoin ensuite au Tribunal federal. Ou

bien les parties :ont, comme l'admet l'arret Girard c.

Arnold, voulu exclure aussi le recours en cassation. Dans

ce cas, elles se sont ipso facto privees de 180 faculte de

former, pour caused'arbitraire, un recours de droit public.

En effet, on ne saurait admettre que les parties puissent

par leur seule volonM annihiler 180 regle selon laquelle

le recours pour violation de l'art. 4 CF n'est recevable

qu'une fois parcourue 180 derniere instance cantonale. Le

cas de ·180 partie qui renonce par avance a recourir a 180

juridiction cantonale superieure ne differe pas essentielle-

ment du cas Oll elle n'y recourt pas ou y recourt trop

taro. Dans tous ces cas, l'interesse n'a pas suivi une voie

176

\»E'1"wahUll~-

lUhl Disziplinarrechispflc1!f'.

de recours ouverte par la procedure cantonale et ne peut

plus saisir le Tribunal federal.

Quel que soit ainsi le point de vue auquel on se place,

le recours n'est pas recevable faute d'epuisement des

instances cantonales.

Par ces moti/s, le Tribunal jederal

decla,re le recours irrecevable.

ß. VERWALTUNGS-

UND DISZIPIJNARRECHTSPFLEGE

JURI DICTION ADMINISTRATIVE

ET DISCIPLINAIRE

1. BUNDESRECHTLICHE ABGABEN

CONTRffiUTIONS DE DROIT FEDERAL

32. Urteil vom 13.,Juni 1940

i. S. Krisenabgabeverwaltung des Kantons Dem

gegen Philanthropische (ieseilsehaft « Union ».

Krisenabgabe. 1. Art. 15, Ziff. 3 KrisAB ~mln~t Steuerfreiheit

an für gemeinnützige Einrichtungen. Em HIlfswerk, das ~

Selbsthilfeorganisation eines Verbandes zum Wohle de:r Mit-

glieder organisiert ist und weder nach der Art de!. A~rmgung

der Mittel, noch nach der Abgrenzung des be~~~gten Pe~­

sonenkreises das interne Interessenfel~ des Vert:ms .. u~rschrel­

tet und nicht Wohltätigkeit eigentlIch gememnutziger Art

ausübt, ist nicht steuerfrei.

....

2. Art. 15. Ziff. 4 KrisAB ordnet Steuerb~fre~ung ~ fur V~rsl­

cherungskassen. Unterstützungsfonds, dIe !'me wirtsc~liche

Sicherung in anderer Form als der VersICherung gewähren,

fallen nicht darunter.

Oontribution lederale de crise. 1. L'art. 15 c~. 3 ACC exoner~ les

etablissements d'utiliM publique. La caisse de secours d ~e

~ociation ne peut pretendre a ce privilege lorsqu'elle travadle

Bundearechtliche Abgaben. No 32.

177

pour le bien exclusif des membres et s'en tient au cercle de

ceux-ci par la maniere dont elle se proeure des fonds ou par

le choix des personnes qu'elle af'lsiste, de teIle sorte que son

activita n'est pas a proprement parler d'utilite publique.

2. L'art. 15 eh. 4 ACC exonere les caisses d'assuranee. Les fonds

de seeours qui garantissent une aide pecuniaire sous une autre

forme que celle da l'assurance ne sont pas au banMice de cette

disposition.

Oontribuzione lederale di crisi. 1. L'art. 15 cp. 3 DCC esonera gli

istituti d'utilita pubblica. La cassa di soccorso di un'associa-

zione non pub pretendere di godere di tale privilegio qualora

essa Iavori a vantaggio esclusivo dei membri e non esca dalla

cerchia di questi ultimi sia per quanto riguarda il modo di

procurarsi i mezzi, sia per cib ehe concerne la scelta delle

persone soccorse, cosieehe Ja sua attivita non e, propriamente

parlando, di pubblica utiIita.

2. L'art. 15 cp. 4 DCC esonera le casse di assieUIazione. I fondi

di soceorso ehe garantiscono un aiuto pecuniario sotto altra

forma che quella dell'assicurazione non beneficiano di questo

disposto.

A. -

Die philanthropische Gesellschaft « Union)) mit

Sitz in Pruntrut hat als Ziele : Die Erstrebung und Übung

des Wahren und Guten und die Pflege der Freundschaft

und Solidarität (Art. I d. Reg!.). Die Mitglieder bezahlen

Eintrittsgelder und Jahresbeiträge (Art. 71, 73). Der

Verein besitzt folgende Wohlfahrtseinrichtungen zu Guil-

sten der Mitglieder :

I) die Krankenversicherung,

2) die Sterbeversicherung,

3) die Hilfswerke.

Die beiden Versicherungen werden auf versicherungs-

technischer Grundlage betrieben. Für jede besteht ein

Fonds, für beide zusammen ein Reservefonds.

Für die Hilfswerke bestehen zwei Fonds : der Unheil-

baren- und Invalidenfonds und der Witwen- und Waisen-

fonds. In ihnen sind die verfügbaren Vermögensbestand-

teile der Gesellschaft enthalten. Es werden ihnen die

Überschüsse der Gewinn- und Verlustrechnung überwiesen,

soweit sie nicht zur Aeufnung des Versicherungsreserve-

fonds beallSprucht werden (Art. 99). Aus ihnen werden

Beiträge an bedürftige Mitglieder und Witwen und

Waisen verstorbener Mitglieder ausgerichtet (Art. 53 H.).

AS 66 I -

1940

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