Volltext (verifizierbarer Originaltext)
174
Staatsrecht.
VI. ORGANISA'FION DER BUNDESRECHTSPFLEGE
ORGAL'lISATION JUDICIAIRE FEDER ALE
31. Auet dll 18 oetobre 1940 dans la cause Girard contre
Bmnbert et Pt+sident dll Tribllnal n de Nenehiitel.
Recours de droit public, art. 4 Clf'. Les parties qui conviennent
de faire juger leur differend «souverainement » par UIte seule
juridiction cantonale «sans appel ni relief », se privent de la
faculte de recourir au Tribunal federal pour cause d'arbitraire.
Staatsrechtliche Beschwerde, Art. 4 BV. Die Parteien, welche
vereinbaren, dass ihre Streitigkeit durch eine einzige kantonale
Instanz unter Ausschluss von Appellation und Wiederher-
stellung gegen ein Säumnisurteil entschieden werde, begeben
sich damit des Rechtes, das Bundesgericht mit einer Willkür-
beschwerde anzurufen.
Ricorso di diritto pubblico, art. 4 Clf'. Le parti che pattuiscono
di far decidere la loro controversia ({ sovranamente » da una
sola giurisdizione cantonale,
« senz' appello ne restituzione
in intero contro una sentenza contumaciale» si privano della
facolta d'interporre al Tribunale federale ricorso di diritto
pubblico per violazione dell'art. 4 CF.
Par contrat du 29 avril 1938, Gustave Girard 80 vendn
a Paul Humbert un mobilier. En cas de contestation,
180 competence pour statuer « souverainement», « sans
appel ni relief», appartenait au juge du domicile du
vendeur (art. 8).
Le 14 decembre 1938, l'acheteur assigna le vendeur en
paiement de 600 fr., et par jugement du 21 aout 1940,
le President 'du Tribunal II de Neuchatel condamna le
defendeur a payer au demandeur 180 somme da 450 fr.
avec interet a 5% des le 14 decembre 1938.
Le defendeur 80 forme contre ce jugement un recours
de droit public aupres du Tribunal federal. Il se plaint
d'un deni de justice (art. 4 CF) et conclut a l'annulation
du prononce prasidentiel.
IOonsiderant en droit :
Le recourant observe· que le jugement attaque ne
pouvait etre dMara a la Cour de cassation civile du Canton.
Organisation der Bllndesrechtspflege. No 31.
175
de Neuchatel a cause de 180 stipulation faite dans le contrat
de vente, et il produit un arret de cette Cour qui declare
le pourvoi irrecevable en raison de ladite clause (arret
Girard c. Arnold, du 3 juillet 1939). En consequence, le
recourant croit pouvoir saisir directement le Tribunal
federal.
L'intime voit dans le prononce presidentiel une sen-
tence arbitrale qui, d'apres 180 jurisprudence constante
n'est pas sujette au recours de droit public (RO 31' I
112; 32 I 46).
La clause 8 du contrat n'a toutefois point cette portee.
Les parties ont simplement exclu le recours a une seconde
juridiction cantonale ordinaire; et le juge saisi de 180
demande 80 statue comme juge ordinaire competent du
for du defendeur.
Le recours est en revanche irrecevable pour un autre
motif. Il est de jurisprudence constante que le recours
de droit public pour cause d'arbitraire (art. 4 CF) n'est
recevable qu'apres epuisement des instances cantonales.
Or, de deux choses l'une : Ou bien les parties n'ont
voulu exclure que l'appel et le relief au sens strict de
ces termes, non le pourvoi a 180 Cour de cassation. Alors
le recourant aurait du porter l'affaire devant cette Cour
nonobstant l'arret Girard c. Arnold du 3 juillet 1939,
et recourir ·au besoin ensuite au Tribunal federal. Ou
bien les parties :ont, comme l'admet l'arret Girard c.
Arnold, voulu exclure aussi le recours en cassation. Dans
ce cas, elles se sont ipso facto privees de 180 faculte de
former, pour caused'arbitraire, un recours de droit public.
En effet, on ne saurait admettre que les parties puissent
par leur seule volonM annihiler 180 regle selon laquelle
le recours pour violation de l'art. 4 CF n'est recevable
qu'une fois parcourue 180 derniere instance cantonale. Le
cas de ·180 partie qui renonce par avance a recourir a 180
juridiction cantonale superieure ne differe pas essentielle-
ment du cas Oll elle n'y recourt pas ou y recourt trop
taro. Dans tous ces cas, l'interesse n'a pas suivi une voie
176
\»E'1"wahUll~-
lUhl Disziplinarrechispflc1!f'.
de recours ouverte par la procedure cantonale et ne peut
plus saisir le Tribunal federal.
Quel que soit ainsi le point de vue auquel on se place,
le recours n'est pas recevable faute d'epuisement des
instances cantonales.
Par ces moti/s, le Tribunal jederal
decla,re le recours irrecevable.
ß. VERWALTUNGS-
UND DISZIPIJNARRECHTSPFLEGE
JURI DICTION ADMINISTRATIVE
ET DISCIPLINAIRE
1. BUNDESRECHTLICHE ABGABEN
CONTRffiUTIONS DE DROIT FEDERAL
32. Urteil vom 13.,Juni 1940
i. S. Krisenabgabeverwaltung des Kantons Dem
gegen Philanthropische (ieseilsehaft « Union ».
Krisenabgabe. 1. Art. 15, Ziff. 3 KrisAB ~mln~t Steuerfreiheit
an für gemeinnützige Einrichtungen. Em HIlfswerk, das ~
Selbsthilfeorganisation eines Verbandes zum Wohle de:r Mit-
glieder organisiert ist und weder nach der Art de!. A~rmgung
der Mittel, noch nach der Abgrenzung des be~~~gten Pe~
sonenkreises das interne Interessenfel~ des Vert:ms .. u~rschrel
tet und nicht Wohltätigkeit eigentlIch gememnutziger Art
ausübt, ist nicht steuerfrei.
....
2. Art. 15. Ziff. 4 KrisAB ordnet Steuerb~fre~ung ~ fur V~rsl
cherungskassen. Unterstützungsfonds, dIe !'me wirtsc~liche
Sicherung in anderer Form als der VersICherung gewähren,
fallen nicht darunter.
Oontribution lederale de crise. 1. L'art. 15 c~. 3 ACC exoner~ les
etablissements d'utiliM publique. La caisse de secours d ~e
~ociation ne peut pretendre a ce privilege lorsqu'elle travadle
Bundearechtliche Abgaben. No 32.
177
pour le bien exclusif des membres et s'en tient au cercle de
ceux-ci par la maniere dont elle se proeure des fonds ou par
le choix des personnes qu'elle af'lsiste, de teIle sorte que son
activita n'est pas a proprement parler d'utilite publique.
2. L'art. 15 eh. 4 ACC exonere les caisses d'assuranee. Les fonds
de seeours qui garantissent une aide pecuniaire sous une autre
forme que celle da l'assurance ne sont pas au banMice de cette
disposition.
Oontribuzione lederale di crisi. 1. L'art. 15 cp. 3 DCC esonera gli
istituti d'utilita pubblica. La cassa di soccorso di un'associa-
zione non pub pretendere di godere di tale privilegio qualora
essa Iavori a vantaggio esclusivo dei membri e non esca dalla
cerchia di questi ultimi sia per quanto riguarda il modo di
procurarsi i mezzi, sia per cib ehe concerne la scelta delle
persone soccorse, cosieehe Ja sua attivita non e, propriamente
parlando, di pubblica utiIita.
2. L'art. 15 cp. 4 DCC esonera le casse di assieUIazione. I fondi
di soceorso ehe garantiscono un aiuto pecuniario sotto altra
forma che quella dell'assicurazione non beneficiano di questo
disposto.
A. -
Die philanthropische Gesellschaft « Union)) mit
Sitz in Pruntrut hat als Ziele : Die Erstrebung und Übung
des Wahren und Guten und die Pflege der Freundschaft
und Solidarität (Art. I d. Reg!.). Die Mitglieder bezahlen
Eintrittsgelder und Jahresbeiträge (Art. 71, 73). Der
Verein besitzt folgende Wohlfahrtseinrichtungen zu Guil-
sten der Mitglieder :
I) die Krankenversicherung,
2) die Sterbeversicherung,
3) die Hilfswerke.
Die beiden Versicherungen werden auf versicherungs-
technischer Grundlage betrieben. Für jede besteht ein
Fonds, für beide zusammen ein Reservefonds.
Für die Hilfswerke bestehen zwei Fonds : der Unheil-
baren- und Invalidenfonds und der Witwen- und Waisen-
fonds. In ihnen sind die verfügbaren Vermögensbestand-
teile der Gesellschaft enthalten. Es werden ihnen die
Überschüsse der Gewinn- und Verlustrechnung überwiesen,
soweit sie nicht zur Aeufnung des Versicherungsreserve-
fonds beallSprucht werden (Art. 99). Aus ihnen werden
Beiträge an bedürftige Mitglieder und Witwen und
Waisen verstorbener Mitglieder ausgerichtet (Art. 53 H.).
AS 66 I -
1940
12