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65_II_238

BGE 65 II 238

Bundesgericht (BGE) · 1939-01-01 · Français CH
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Prozessrecht. N° 51.

Ob diese Dars~llung richtig sei oder diejenige des Be-

klagten, wonac,h seine Ehefrau unterzeichnete, weil er

sich nicht zu Hause befunden habe, als der Hauptschuldner

nach einigen nicht abschliessenden Vorbesprechungen

zur Einholung der Bürgschaftsunterschrift erschienen sei,

kann dahingestellt bleiben. Es genügt, dass eine absicht-

liche Herbeiführung des Formmangels nach der einen

wie der andem Darstellung ausser Betracht fällt.

Fehlte dem Beklagten diese Absicht, so kann ihm auch

nicht eine absichtliche Schädigung des Klägers zur Last

gelegt werden. Dass er die von seiner Ehefrau mit seinem

Namen unterzeichnete Bfugschaftserklärung an den Kläger

abgehen liess, der dadurch zu der irrtümlichen Annahme

verleitet wurde, die Unterschrift stamme von ihm

persönlich, . ändert nichts. Der Beklagte war damals selber

der Ansicht, dass dies der Gültigkeit der Bfugschafts-

verpflichtung keinen Abbruch tue. Damit entfällt auch

eine Haftung des Beklagten auf Grund von Art. 41 Abs.

2 OR, wegen Schadenszufügung in einer gegen die guten

Sitten verstossenden Weise; denn eine derartige Schädi-

gung muss, wie das Gesetz ausdrücklich erklärt und

sich übrigens aus der Natur der Sache ergibt, absichtlich

erfolgen.

Vgl. auch Nr. 54. -

Voir aussi n° 54.

V. PROZESSRECHT

PROcEDURE

li1. AlTet de la IIe Seetion ebne du 12 oetobre 1939

dans la cause Altorler contre Getaz et Altorfer.

La regle prevue par l'art. 8 de la loi fooerale Bur les rapports da

droit civil des citoyens etablis ou en sejour, pour la solution

des conflits de juridiction en matiere de filiation est appli-

Prozessrecht. N° 51.

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cable meme si dans le cas donne les deux Iegislations canto-

nales s'accordent pour attribuer Ia competence au meme juge

(confiit virtuel).

!

Der Gerichtsstand für Streitigkeiten über den Familienstand be-

stimmt sich nach Art. 8 NAG, auch wenn sich im einzelnen

Fall bei Anwendung der Normen der heiden in Frage stehenden

Kantone kein Konflikt ergäbe.

La norma, ehe l'art. 8 delIa legge federale sui rapporti di diritto

civile dei domiciliati e dei dimoranti stabilisce per risolvere i

conflitti di giurisdizione in materia di filiazione, e appIicabile

anche se nel caso concreto le due legislazioni cantonali sono

concordi nell'attribuire la competenza aI medesimo giudice

(conflitto virtuale).

A. -

Henri Altorfer, ressortissant zurichois, domicilie

a Lausanne, a epouse Elisabeth Getaz en 1935. En 1936,

il a demande son divorce et ill'a obtenu par jugement du

Tribunal du district de Lausanne du 28 juin 1937. Moins

de 300 jours aprils la dissolution du mariage, soit le 25 fe-

vrier 1938, Dame Getaz a accouche d'une fille, Gabrielle,

qui a eM inscrite comme enfant legitime des epoux Altorfer.

Altorfer a ouvert action en desaveu a son ex-femmeet

a sa fille -

domicilioos comme Iui a Lausanne -

a la

fois a Lausanne et a Zurich, mais en faisant suspendre le

pro ces zurichois jusqu'a droit connu sur la competence du

juge vaudois.

Dans le proces intente a Lausanne, les defenderesses ont

souleve le declinatoire. Le Tribunal du district de Lau-

sanne s'est declare comp6tent, mais, sur recours des

defenderesses, le Tribunal cantonal a admis le declinatoire

et a renvoye le demandeur a mieux agir, c'est-a-dire a

poursuivre le pro ces introduit aZurich.

B. -

Altorfer a recouru en reforme et pour le cas ou

le recours en reforme serait juge irrecevable, il a simul-

tanement et subsidiairement forme un recours de droit

civil par lequel il a conclu a l'annulation de l'arret du

Tribunal cantonal et a la reconnaissance de la competence

du Tribunal de Lausanne.

TI soutient en resume que l'art. 8 de la loi de 1891 sur les

rapports des citoyens etablis ou en sejour n'est applicable

que dans le cas d'un conflit entre les deux tegislations en

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Prozessrecht. N° 51.

presence, ce qui: ne se produit pas en l'espece puisque la

loi zurichoise et 'la 10i vaudoise attribuent l'une et l'autre

la competence au juge du domicile de la partie defende-

resse et que ce domicile est a Lausanne.

Les defenderesses ont conclu au rejet du recours de droit

civil.

GonsüUrant en droit :

1. -

Le recours en reforme est irrecevable, car l'arret

attaque n'est pas un jugement au fond. La pretention liti-

gieuse n'est pas liquidee par Iui; il est simplement juge

que le tribunal vaudois qui en a ete saisi n'est pas compe-

tent pour en eonnaitre.

Cette decision se fondant sur I'art. 8 de la loi de 1891 sur

les rapports de droit civil des citoyens etablis ou en sejour,

que le recourant pretend avoir ete applique a tort, le

recours de droit civil depose a titre subsidiaire est recevable

(art. 87 eh. 2 OJ).

2. -

Pour les matieres qu'elle regit (droit des person-

nes, droit de famille, droit suceessoral), la 10i de 1891 a eu

pour objet de determiner dans les rapports intereantonaux,

d'une part, le droit applicable, d'autre part, la juridiction

competente. O'est ainsi que l'art. 8 dont il s'agit en l'espeee

preserit que la filiation est soumise a la fois a la legislation

(de droit materiel) et a la juridietion du lieu d'origine. Le

droit civil ayant ete unifie (sous d'infimes reserves), il est

clair que cette 10i est devenue sans objet en ce qui concerne

les conflits intercantonaux da droit materiel. S'il en est

de meme en ce qui eoncerne les conflits de juridiction dans

les matieres Oll le code civil institue une regle de for, il n'y

a en revanche aucune raison d'exclure l'application de Ja

loi lorsque le eode civil ne determine pas le juge compe-

tent. C'est aussi bien ce que le Tribunal federal a juge en

jurisprudence constante (v. entre autres R042 II 309,

55 II 323, 60 TI 387 et sv.), et cette jurisprudence doit etre

maintenue.

Quant a savoir s'il faut limiter l'application de la loi et

de la regle posoo a l'art. 8 an cas Oll les deux 10is cantonales

Prozesarecht. N° 51.

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en presence fixent reellement des fors differents et par con-

sequent de l'exclure quand au contraire elles concordent

pour designer le meme juge, le juge du domieile des defen-

deurs par exemple, eomme en l'espeee, ou celui du domi-

eile du demandeur, sous le pretexte qu'il n'y a pas de con-

flit au sens propre du mot, une reponse negative s'impose.

Ainsi que le Tribunal federall'a juge dans l'arret Reimann

contre Reimann du 5 decembre 1929 (RO 55 II 327),

l'art. 8 doit etre tenu pour applicable non pas seulement en

eas de conflits veritables, mais meme en eas de conflits

virtuels, e'est-a-dire de conflits qui peuvent resulter de la

coexistence de deux 10is, lors meme qu'en fait ils ne se pro-

duisent pas, parce que ces lois s'aceordent pour designer

le meme juge. Cette solution est au surplus eonforme aux

principes du droit international. Si un traittS international

pose une regle de for, elle est applicable quand bien meme

les Iegislations internes des deux Etats eontractants

seraient d'aceord pour designer un for different. De meme

la regle de l'art. 59 Const. fed. prevaudrait Bur une regle

eontraire qui serait posee par la legislation concordante de

deux eantons. De meme la regle de l'art. 8 doit l'emporter

en l'espece Bur la regle de la legislation zurichoise et de la

loi vaudoise qui n'ont et ne peuvent avoir qu'une portee

intracantonale.

Les considerations d'ordre pratique qu'invoque le recou-

rant pour combattre cette opinion ne sont certes pas

denues de valeur. Il est de fait qu'en l'espece il pourrait

paraitre plus normal d'attribuer la competenee au juge du

domieile des parties defenderesses. Cependant ce qui

importe surtout, e'est d'avoir une regle precise. Si 1'0n

declare l'art. 8 applicable chaque fois que les parties ne sont

pas domieiliees clans leur eanton d'origine, on sait a quoi

s'en tenir. Il en serait tout autrement si, pour fixer sa

competence, le juge devait d'abord resoudre la question

parfois delieate de savoir si le for prevu par la loi de proce-

dure du canton d'origine est le meme que le for prevu par

la loi de procedure du eanton de domicile de la partie

AS 65 II -

1939

16

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Prozessrecht. N° 52.

defenderesse (Ie MS echeant le meme aussi que le for prevu

par la loi du canton du domicile du demandeur).

Quant a l'argnment tire du texte allemand de I'art. 59

du titre final du code civil suisse et plus particulierement

du mot {(verschiedenes», il n'est pas decisif non plus.

Ce mot peut s'appliquer non pas seulement au cas on les

deux lois cantonales ont un contenu different, mais plus

generalement aussi au cas on les deux lois cantonales

demeurent simultanement en vigueur et peuvent donc

differer et entre elles et du droit federal.

Le Tribunal f6Ural prononce :

Le recours en reforme est irrecevable et le recours de

droit civil est rejete.

52. Entscheid der J. Zivilabtellung vom 3. November 1939

fiber das Interventionsge8Uch der Firmen E. Paillard et Co. A.-G.

und ABgemeine Elektrizitäts-Gcsellsehaft

i. S. N. V. PhiUps G10eilampenfabrieken

gegen Siemens und Halske Aktiengesellsehaft.

Das Recht zur Nebenintervention nach Art. 16 BZP setzt voraus,

dass eine unrichtige EI.1tscheidung des Richtt;rs in de~ St:eit-

sache die eigene materlelle Rechtslage des Drltten beemtrach-

tigen oder gefährden würde.

L'intervention acces80ire n'est admissible,conformement a l'art. 16

POF, que dans les cas Oll un jugement errone sur le droit

litigieux Ieserait ou compromettrait, quant au fond, les propres

droits du tiers.

L'intervento acces8orio e ammissibile, conformemente all'art. 16

POF soltanto nei casi in cui una sentenza errata sulla pretesa

Iitigi~sa ledesse 0 compromettesse, quanto al merito, i diritti

propri deI terzo.

A. -

Die Firma N. V. Philips Gloeilampenfabrieken

in Eindhoven reichte im Mai 1934 gegen die Firma .Kaiser

& Cie A.-G. Bem beim Handelsgericht des Kantons Bem

Klage ein wegen Verletzung ihres Schweizer Patentes

ProzesRrecht. N° 52.

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130580. Die Beklagte beantragte Abweisung der Klage

und erhob Widerklage auf Nichtigerklärung des klägeri-

sehen Patentes.

Die Firma Siemens & Halske Aktiengesellschaft, Berlin,

trat hinsichtlich der Widerklage als Intervenientin auf

Seite der Widerklägerin in den Prozess ein und wurde

als solche vom Handelsgericht zugelassen.

Durch Urteil vom 31. Juli 1939 wies das Handelsgericht

die Klage ab, hiess die Widerklage gut und erklärte das

Patent Nr. 130580 nichtig.

B. -

Gegen dieses Urteil ergriff die Klägerin und Wider-

beklagte die Berufung an das Bundesgericht mit dem

Antrag auf Abweisung der Widerklage und Rückweisung

der Sache an die kantonale Instanz zur Beurteilung der

Klagebegehren.

O. -

Durch gemeinsame Eingabe vom 14. September

1939 an das Bundesgericht stellen die Firmen E. Paillard

& Cie A.-G., Ste. Croix, und Allgemeine Elektrizitäts-

Gesellschaft (A. E. G.), Berlin, gestützt auf Art. 16 BZP

das Gesuch,. sie seien im Prozess auf Seite der Berufungs-

beklagten als Nebenintervenientinnen zuzulassen.

Gegen die Firma Paillard & Cie A.-G. ist vor dem

Appellationsgericht des Kantons Basel-Stadt ebenfalls

eine Klage der heutigen Berufungsklägerin hängig wegen

Verletzung ihres Patentes Nr. 130580, wobei die Firma

Paillard & Cie A.-G. die Einrede der Patentnichtigkeit

erhoben hat.

Die Firma Allgemeine Elektrizitäts-Gesellschaft A.-G.

hat gegen die heutige Berufungsklägerin beim Handels-

gericht des Kantons Zürich Klage auf Nichtigerklärung des

Patentes Nr. 130580 eingeleitet; der Prozess ist ebenfalls

noch im Gange.

D. -

Die Berufungsklägerin beantragt, das Neben-

interventionsgesuch sei abzuweisen, eventuell seien die

sämtlichen Streitgenossen zur Bestellung eines gemein-

samen Vertreters anzuhalten.