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Familienrecht. N° 29.
8. Oktober 193-7 fallende Zeit vor den Richter von Olten
gewiesen, wo sie in der Tat selbständigen Wohnsitz behalten
hatte.
3. ~ Diesem Ergebnis versucht die 'Beschwerdeführerin
mit Unrecht einen bundesrechtlichen Begriff der KIagean-
hebung entgegenzuhalten. Wohl anerkennt die Recht-
sprechung, dass eine vom Bundesrecht vorgesehene Klage-
frist gewahrt ist, sofern nur ein allenfalls als Vorverfahren
vorgeschriebener Aussöhnungsversuch binnen der Klage-
frist anbegehrt worden ist (BGE 42 II 102/3). Von um-
fassender bundesrechtlicher Umschreibung des Begriffes
der Klageanhebung lässt sich dabei jedoch nicht sprechen.
Es handelt sich nur darum, der die Rechtshängigkeit be-
gründenden Klageanhebung die Anhebung eines blossen
Vorverfahrens als fristwahrenden Akt gleichzustellen.
Damit wird ein Eingriff in die verschiedenartigen kanto-
nalen Prozessrechte vermieden und dennoch eine möglichst
gleiche Behandlung der Bürger erzielt. Für die Anwendung
von Art. 145 ZGB kann daraus nichts hergeleitet werden.
Darnach ist der Scheidungsrichter nur für die Dauer des
Prozesses zu vorsorglichen Massnahmen zuständig. Das
setzt voraus, dass der Prozess selbst und nicht bloss ein die
Rechtshängigkeit der Klage nicht begründendes Vorver-
fahren angehoben sei. Der abweichenden Auffassung von
EGGER (Komm., zu Art. 145 ZGB N. 3) und ETTER (Die
vorsorglichen Massregeln ..., .S. 22 ff.) kann somit nicht
beigepflichtet werden, zumal im Hinblick auf Prozess-
rechte, welche einen misslungenen Aussöhnungsversuch
nicht nur auf kurze, sondern auf längere Frist oder gar
unbefristet als Grundlage einer Klageeinleitung anerken-
nen.
...................................
Demnach e:rkennt das Burulesge:richt :
Die zivilrechtliehe Beschwerde wird abgewiesen.
Familienrecht. N0 30.
30 • .A.rrit da 181 IIe Section einie du a juin 1938
dans la cause Geiser contre Neuehatei,
Autorite de surveUla.nce en matiere da tutelle.
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Les tiers -mame inMresses a.u sens de I'a.rt. 433 a.l. 3 CC-n'ont
pas qua.lite pour s'opposer a une interdiction ou a l'institution
d'une curatelle.
Resume des taits :
Dame Anna Ummel-Nussbaumer, precedemment dame
Geiser, ayant demande sa mise sous curatelle en vertu
de l'art. 394 ce, l'Autorite tutelaire de La Chaux-de-
Fonds a fait droit·a cette requete, par d6cision du 11 jan-
vier 1938.
Les enfants d'un premier lit, Jean etLouis Geiser, ont
recouru contre l'institution de cette curatelle. lls expo~
saient qu'ils avaient conclu avec dame Uromel un contrat
par lequel le domaine qu'ils possedaient en coromun
avec leur mere leur etait attribue sous rese~e d'un droit
d'habitation en faveur des epoux Ummel; que les enfants
du second lit, Ernest Uromel et dame Calame-Uromel,
pretendaient faire revoquer cet acte; qu'ä. cet effet ils
avaient obtenu de dame Uromel qu'elle demandat a
etre pourvue d'un curateur, celui-ci devant illener le
proces en annulation. Fondant leur qualite pour agir
sur l'art. 420 ce, les recourants faisaient valoir que la
decision attaquee n'etait pas suffisamment motivee, qu'elle
avait ete rendue sansaudition prealable de la requerante,
que les conditions de la curatelle volontaire n'etaient
pas realisees.
Le Tribunal cantonal de Neuchatei, autorite de sur-
veillance en matiere de tutelle, a declare le recours irre-
cevable pour dMaut de qualite des recourants, estimant
que l'interet poursuivi par les enfants Geiser ne fait
pas d'eux des «interesses » au sens de l'art. 420 ce.
Jean et Louis Geiser ont forme un recours de droit
eivil tendant a l'annulation des decisions cantonales.
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Familienrecht. No 30.
Reprenallt les: 1l10yens presentes dans l'instance illf6-
rieure, ils invoquellt en outre, pour justifier de leur
qualite, Ia jurisprudence du Tribunal f6deral COllcemant
le droit des parents de provo quer une interdiction.
Extmit des motifs:
1. -
Le Tribunal cantonal a ex amine la qualite POUf
agir des recourants au regard de l'art. 420 CC. Mais cette
disposition ne vise que les actes de gestion du tuteur et
le recours contre les decisions prises a ce sujet par l'Auto-
rite tutelaire; c'est ce qui ressort de l'intitule du Cha-
pitre III (De l'offlce des autorites de tutelle, en allemand
« Mitwirkung ») et de sa place dans le titre onzieme consa-
cre a I'administration de la tutelle. On ne saurait dMuire
de l'art. 420le droit pour tout interesse d'attaquer l'inter-
diction elle-meme ou l'institution meme de la curatelle,
bien que ces mesurespuissent etre ordonnoos par la meme
autorite qui se prononce sur les actes de gestion du tuteur
ou du curateur (cf. pour la curatelle l'art. 392 CC et
pour l'interdiction l'art. 373 et les lois eantonales d'in-
troduction). Les recourants ne peuvent, d'autre part,
fonder leur qualite pour agir sur la jurisprudence du
Tribunal federal. Las arrets qu'ils citent concernent le
point de savoir si des tiers peuvent provoquer l'interdietion
ou la mise sous curatelle d'une personne (cf. RO 62 11
268). Or il s'agit iei de decider si des tiers sont recevables
a 8'oppooer aces mesures, meme contre la volonte de la
personne a interdire, et s'ils disposent a cet effet de voies
de recours. Aussi bien l'art. 30 de la loi neuchateloise
d'introduction du CC, dont font etat les recourants, ne
vise-t-il que la premiere hypothese et non la seconde.
Le droit pour un tiers de s'opposer a une interdiction
ou a l'institution d'une curatelle neo pourrait deriver,
par analogie, que de l'art. 433 al. 3 CC qui confere a
tout interesse le droit de demander la mainlevoo d'une
interdiction. Dans l'arret Carisch du 18 mars 1938 (RO
64 11 p. 67), le Tribunal fMeral s'est demande si Ia dispo-
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sition precitOO devait recevoir cette interpretation exten-
sive; il a laisse la question ouverte, se bornant a pr6ciser
qu'on ne pourrait reconnaitre a des tiers Ie droit d'inter-
venir au cours de la procedure d'interdiction que dans
le cas Oll Hs seraient en mesure de justifier d'un inter8t
au sens de l'art. 433 al. 3 CC. Dn nouvel examen de la
question amene Ia Cour a refuser aux tiers cette qualite
dans tous les cas.
Comme Ie releve d6ja l'arret Carisch, l'art. 433 al. 3
CC est une disposition speciale qui ne doit pas s'inter-
preter extensivement. Elle consaere l'intervention excep-
tionnelle de tiers dans le statut personnel d'un individu et
ne saurait donc s'appliquer en dehors du cas qu'elle vise,
celui de la revocation d'une tutelle existante. Le Iegisla-
teur a voulu favoriser la mainlevoo d'une interdiction
qui ne se justifie plus; il n'a sans doute pas eu l'intention
de mettre des obstacles particuliers a l'institution d'une
tutelle ou d'une euratelle, alors surtout que le principal
interesse requiert Iui-meme ces mesures. TI semit contraire
aux interets du pupille de reconnaitre a des tiers, non pas
seulement la faculte de demander ulterieurement Ia main-
Ievoo d'une tutelle en apportant la preuve que celle-ci
n'a plus sa raison d'etre, mais Ie droit de s'opposer, au
cours meme de Ia procedure d'interdiction, voire contre
Ia. volonte de la personne a interdire, a l'organisation
de cette tutelle. Dans le premier cas, la protection du
pupille est tout d'abord assuroo et H est pourvu a ses
interets jusqu'au jugement accordant la mainlevoo; dans
Ie second cas, la protection du pupille serait elle-meme
compromise et les tiers pourraient, fpar leur recours,
empecher pendant un temps assez long !'institution d'un
regime definitif, seules pouvant tout au plus etre prises
les mesures provisoires de l'art. 396 CC. Ce systeme
pourrait entrarner de graves inconvenients, dans le cas
p. ex. Oll la personne a interdire serait appeloo aregier
avec' des parents ou avee des associes des inter8ts com-
muns et Oll cette liquidation ne souffrirait pas de retard.
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De plus, le droit d'opposition qui appartiendrait aux
tiers se heurterait a des difficultes d'ordre pratique. Le
prononce d'interdiction n'est en general communique
qu'a l'interdit; il ne l'est en tout cas pas a tous les « inte-
resses ». Ceux-ci ne seraient donc pas en mesure d'ob-
server le delai de recours. On ne saurait Admettre que
celui-ci ne coure que des la publication (art. 375 CC),
car a ce moment la decision est passee en force; elle ue
peut faire l'objet que d'une action en mainlevoo.
Las recourants n'ont par consequent pas quaJiM pour
s'opposer a la mise sous curatelle de leur mere.
2. -
•..•••..•...•..••........•.......••.....••.
Par ces moti/s, le Tribunal /6Mral
rejette le recours.
31. trrteU der II. ZivilabteUung vom. 7. Juli 1938
i. K. Sommer gegen Sommer.
Gerichtsstand für die Scheidungsklage:
Ist eine Scheidungsklage zuständigen Orts gemäss Art. 144 ZGB,
hängig, so ist der damit befasste Richter kraft Bundesrechts
auch für Scheidungsbegehren des andern Ehegatten ausschliess-
lieh zuständig. Ergänzung des Art. 144 ZGB durch den bundes-
rechtlichen Gerichtsstand des Sachz:usammenhanges mit der
früher hängig gewordenen Scheidungsklage des Prozessgegners.
Verfechtung mit zivilrechtlicher Beschwerde gemäss Art. 87
Ziff. 3 OG.
Der Eintritt der Rechtshängigkeit einer' jeden Scheidungsklage
bestimmt sich nach dem kantonalen Prozessrecht, dem sie
unterworfen ist.
Die mit richterlicher Bewilligung getrennt von dem in
Basel verbliebenen Ehemann in· Zürich lebende Ehefrau
erwirkte im Juli 1937 beim Friedensrichteramt Zürich IV
die Abhaltung eines Aussöhnungsversuches über ein Schei-
dungsbegehren, der fruchtlos verlief. Im September 1937
reichte der Ehemann seinerseits in Basel, wo die Klag-
anhebung nicht durch einen vorausgegangenen Aussöh-
nungsversuch bedingt ist, Scheidungsklage ein, die der
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Frau am 20. September zugestellt wurde, wogegen am
22. September die. Frau die vom Friedensrichter nach
Ablauf der Sperrfrist von acht Wochen ausgestellte Wei-
sung beim Bezirksgericht Zürich einreichte (§ 254 in Ver-
bindung mit § 121 der zürcherischen ZPO). Gegenüber
der Klage des Mannes erhob sie die Einrede der Rechts-
hängigkeit, mit der Begründung, sie habe als erste in mass-
gebender Weise Klage angehoben durch Anrufung des
Aussöhnungsrichters.
Die Basler Gerichte, das Appellationsgericht mit Ent-
scheid vom 12. April 1938, haben dieProzesseinrede ver-
worfen. Mit zivi1rechtlicher Beschwerde an das Bundes-
gericht hält die Beklagte an der Einrede fest.
Das Bundesgericht zieht in Erwägung :
Die Beschwerde stützt sich als zivilrechtliche auf Art. 87
Ziff. 1 und 3 OG (Anwendung kantonalen statt eidge-
nössischen Rechts; Verletzung von Gerichtsstandsbe-
stimmungen des eidgenössischen Rechts). Die von den
kantonalen Gerichten vorweg beurteilte Vorfrage betraf
die Anwendung der in Art. 144 ZGB enthaltenen Gerichts-
standsbestimmung. Demgemäss ist die Beschwerde an
das . Bundesgericht in erster Linie eine Gerichtsstands-
beschwerde .. Allerdings ist . nicht streitig, dass jede Partei
selbständigen Wohnsitz, der Ehemann in Basel, die Ehe-
frau in Zürich,.und damit einen selbständigen Scheidungs-
gerichtsstand beim Richter des eigenen Wohnortes hat.
Und ebensowenig ist den Parteien entgangen, dass der
eine Gerichtsstand wegen des unlösbaren Sachzusammen-
hanges der beidseitigen Scheidungsbegehren entfällt, wenn
und solange der andere Gerichtsstand durch eine Klage
des andern Ehegatten wirksam in Anspruch genommen
ist. Sie streiten nur darüber, ob die von der Beschwerde-
führerin in Zürich unternommenen prozessualen Schritte
bereits eine solche ausschliessliche Zuständigkeit begrün-
det hätten. Trotzdem kennzeichnet sich die Einrede der
Beklagten nicht als blosse Einrede der Rechtshängigkeit,