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62_II_331

BGE 62 II 331

Bundesgericht (BGE) · 1936-01-01 · Deutsch CH
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Markenschutz. N° SO.

und des deut~chen Drogistenverbandes bewilligt worden

ist.

4. -

Verstösst demnach die Verwendung des Namens

Botot für die· eigenen Produkte des Beklagten gegen die

im internationalen Register unter Nr. 55900 eingetragene

Wortmarke, so ist sie ihm gemäss Klagebegehren 1 zu

untersagen. Davon wird ohne weiteres auch die Verwen-

dung der bisherigen Etikette mit der Aufschrift Eau dite

Botot betroffen (Klagebegehren 3 und 4), ohne dass zu

untersuchen wäre, ob diese Etikette ausserdem die kom-

binierte Wort- und Bildmarke Nr. 85581 verletzt. Einer

besondem Feststellung im Urteilsdispositiv, dass die vom

Beklagten bisher verwendete Etikette unzulässig sei

(Klagebegehren 2), bedarf es indessen nicht; die Fest-

stellung bildet lediglich das Motiv für das Verbot der

weitem Verwendung der Etikette und gegebenenfalls für

die Urteilspublikation.

Nun hat allerdings der Beklagte sich schon im kantonalen

Verfahren bereit erklärt, den Rechtsbegehren 1, 3 und 4

nachzukommen, «jedoch ohne eine Rechtspflicht seinerseits

oder einen Rechtsanspruch der Klägerinnen anzuerkennen».

Allein mit einer· derart verklausulierten Anerkennung

müssen sich die Klägerinnen nicht begnügen. Die Pflicht

des Beklagten, die klägerische Marke zu respektieren, ist

in Wirklichkeit eine rechtlich gegebene und beruht nicht

bloss auf einem freiwilligen Zugeständnis seinerseits, das

als solches eventuell spä~r nach den Vorschriften des

kantonalen Prozessrechtes wieder anfechtbar wäre; des-

halb haben die Klägerinnen einen bundesrechtllchen An-

spruch darauf, dass ihre Begehren urteilsmässig im Dis-

positiv gutgeheissen werden.

Mit Rücksicht auf die langandauemde Verletzung ihrer

Rechte durch den Beklagten besteht bei den Klägerinnen

auch ein schutzwürdiges Interesse an der Publikation des

Urteilsdispositivs in der Schweizerischen Apotheker- und

in der Schweizerischen Drogistenzeitung (Klagebegehren 6).

Ebenso wäre der Beklagte grundsätzlich zum Ersatze

Markenschutz. No 81.

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des den Klägerinnen durch die Markenrechtsverletzungen

verursachten Schadens verpflichtet (Klagebegehren 5).

Die Klägerinnen haben jedoch vor Bundesgericht darauf

verzichtet für den -

nunmehr eingetretenen -

Fall, dass

die Klage im übrigen geschützt werde.

Demnach erkennt das Bundesgericht :

Die Berufung wird dahin gutgeheissen, dass

a) dem Beklagten verboten wird, seine Produkte unter

der Bezeichnung « Eau de Botot », « Eau dite Botot » oder

unter einer andern den Namen Botot enthaltenden Be-

zeichnung in den Verkehr zu bringen;

b) die Zerstörung aller beim Beklagten liegenden Eti-

ketten angeordnet wird, die die Aufschrift « Eau de Botot »,

« Eau dite Botot» oder eine andere den Namen Botot ent-

haltende Aufschrift trageR;

c) den Klägerinnen das Recht eingeräumt wird, das

Urteilsdispositiv auf Kosten des Beklagten je einmal in

der Schweizerischen Apotheker- und in der Schweizerischen

Drogistenzeitung zu veröffentlichen.

81. Extrait de l'arrit de la Ire BeeUon civile

du 4 novembre 1936 dans Ja cause Hofstetter freres

contre VaUC.Iler.

l\IIarque8 de commerce.

Action en radiation intentee par le titulaire d'une marque figu-

rative contre un concurrent titulaire d'une marque composee

d'un element figuratif et de la raison de commerce. Confusion

possible des deux marques, en raison de.la ressemblance des

elements figuratifs, malgre l'adjonction de la raison. Defaut

de valeur du moyen tire du fait que les commerces s'exploitent

dans deux villes differentes de la Suisse.

Resume des jaits :

Le 5 octobre 1929, Denis Vaucher, commer9ant en

articles de sports a Beme, adepose au Bureau federal de la

propriete intellectuelle, la marque N° 70993 se composant

d'un fanion en forme de triangle allonge toume a droite

et fixe a une hampe traversee en sa partie inferieure par

une barre horizontale.

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Markenschutz. N0 81.

Le 10 decembre 1934, Hofstetter freres, Sociew en nom

collectif, s'occupant de la vente d'articles de sports a

Geneve, ont depose au meme bureau sous le N° 84703 une

marque comprenant les mots « Hofstetter freres Sports»

et un element figuratif, ce dernier consistant egalement en

un fanion tourne a droite mais qui au lieu d'etre triangu-

laire se termine en deux pointes, c'est-a-dire dont l'extre-

mite est decoupee en angle rentrant. La hampe du fanion,

a peu pres verticale est aussi coupee par une barre hori-

zontale qui se prolonge sous le nom Hofstetter.

Vaucher, voyant dans la marque Hofstetter freres une

imitation de la sienne, a ouvert action en radiation de leur

marque.

Hofstetter freresont conclu au deboutement, soutenant

notamment que leur marque se distinguait suffisamment

de celle de Vaucher pour empecher toute confusion;

qu'en effet son element principal etait Ia denomination

verbale et qu'en outre le fanion n'etait pas la reproduction

de celui qui avait ete adopte par le demandeur, et que,les

objets revetus de ces marques etant offerts ades clients

recrutes dans des. regions differentes, aucune confusion

n'etait possible.

Par jugement du 2 juin 1936, la Cour de Justice civile

de Geneve a alloue au demandeur ses conclusions.

Sur recours des defendeurs, le Tribunal federal a confirme

le jugement de la Cour de Justice civile.

Extrait des motifs :

Le Tribunal federal ne peut egalement que se rallier a

l'opinion des premiers juges en ce qni concerne la question

d'imitation. Sans doute, si l'on compare les deux marques

et meme si on les regarde l'une apres l'autre, mais a un

court intervalle, l'impression qu'elles laissent est-elle assez

differente. Mais cette difference ne reside pas tant dans la

forme des fanions, qui constituent les elements figliratifs

des marques, que dans le fait que si l'une n'est composee

que de cet element, l'autre, celle des recourants, comprend

en outre leur raison de commerce. Or cette adjonction n'est

Markenschutz. N° 81.

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pas de nature a exclure toute possibilite de confusion. Gar

il est de fait qu'un signe entre et reste plus facilement

dans la memoire qu'un nom, a moins qu'il ne s'agisse d'un

nom de fantaisie tres special, particulierement frappant

ou ecrit en caracteres originaux, ce qui n'est pas le cas en

l'espece. Gette preponderance de l'image s'impose d'autant

plus dans le cas particulier que la marque de Vaucher a

eM utilisee la premiere et que precisement elle n'est faite

que de l'image. Or si les deux images, les deux fanions, ne

sont pas identiques, elles se ressemblent suffisamment

cependant pour pouvoir etre confondues. Il faut rappeIer

en effet que, en regle generale, un acheteur n'examine pas

la vignette qu'il voit sur le produit qu'on lui ofIre avec assez

d'attention pour qu'elle reste gravee dans sa memoire en

tous ses details. Il en garde un souvenir grossier, et ce ne

sont pas les petites differences existant entre les deux

fanions qui en l'espece empecheront l'acheteur de les con-

fondre. Au contraire, !'impression du triangle que donneront

les deux marques aidera ales confondre, bien qu'il y en ait

un dans l'une et deux dans l'autre. A quoi s'ajoutera

aussi le trait horizontal qui dans la marque Vaucher barre

le pied de la hampe et qu'imite a peu pres la barre horizon-

tale qui souligne en paraphe le mot Hofstetter. En ce qui

concerne les elements figuratifs, le risque de confusion

existe donc et cela suffit porn' interdire l'emploi de Ja mar-

que la plus recente (RO 40 II p. 288; 47 II p. 235).

Les recourants objectent, il est vrai, que leur marque

etant avant tout une marque verbale,. en ce sens que c'est

Ia raison de commerce qui en forme l'eIement essentiel,

il ne peut y avoir de risque serieux de confusion. C'est mal

poser la question : En matiere d'imitation, c'est la. premiere

marque enregistree qui doit servir de base, en sorte que la

questio~ a resoudre est celle de savoir si l'adjonction d'un

texte a une marque purement figurative peut ecarter le

risque de confusion. Or cette question doit etre tranchee

negativement, parce que, comme on l'a deja dit, en general

un texte ne frappe pas autant que le signe auquel il est

ajoute, et specialement lorsque ce texte consiste en une

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Markenschutz. N° 81.

simple raison ~e commerce sans caractere distinctif spe-

cial. L'elementcaracteristique principal reste constitue par

le fanion et l'effet de cette image est tel que l'acheteur qui

voudra s'assurer de l'origine de la marchandise s'enquerra

moins du nom du fabricant ou du vendeur que du signe

dont elle est munie (cf. RO 21 p. 1058 et 39 II p. 357). A

cet egard, l'adjonction du mot « sports», loin d'empecher

la confusion entre les deux maisons, est plutöt de nature a

en augmenter le risque (cf. DuNANT § 195 p. 320).

Peu importe egalement le fait que les parties exploitent

leur commerce dans deux villes differentes, c'est-a-dire le

demandeur a Beme et les recourants a Geneve. Non seule-

ment la protection de la loi federale s'etend atout le terri-

toire suisse, mais il est etabli en l'espece par les documents

produits que la maisQn du demandeur est connue dans

tous les milieux sportifs, de sorte que la confusion des deux

marques peut se faire aussi bien a Geneve qu'a Berne. Peu

importe aussi qu'il s'agisse de marques servant a distinguer

deux commerces plutöt que deux fabriques, car la protec-

tion legale est la meme dans les deux oas.

TI y a lieu de relever eniin deux circonstances qui justi-

fient une certaine rigueur dans l'appreciation de l'imita-

tion, c'est d'une part le fait que les deux marques sont

apposees sur des marchandises de meme genre (cf. RO 52 II

p. 166) et, d'autre part, le fait que les recourants, avant de

faire le choix de leur marque, connaissaient bien celle du

demandeur, puisque I'un d'enx s'est rendu souvent dans

son atelier.

VI. SCHULDBETREffiUNGS- UND KONKURSRECHT

POURSUITE ET FAILLITE

Vgl. Nr. 76. -Voir n° 76.

Vergl. III. Teil Nr. 50 und 51. -

Voir IIle partie

N° 50 et 51.

J. FAMILIENRECHT

DROIT DE LA FAMILLE

82. Urteil der Ir. ZivilabteUung vom 11. Dezember 1938

.

i. S. Menge gegen Schonlau.

A u fl ö s u n g des Güterstandes der G ü t e r ver bin dun g

dur c h Tod; Ermittelung des Vor s chi a g es (Art. 214

ZGB):

.

Wie sind G e seil s c h a f t s s c h u I den eines Ehegatten zu

berücksichtigen? (Erw. 1.)

Für vom Ehemann eingebrachtes verkauftes

. Gut erhält dieser regeImiissig einfach den (Mehr- oder Minder-)

Erlös. (Erw. 2.)

.

A. -Die Parteien sind die Erben der am 21. April 1927

verstorbenen Frau Menge, die Kläger als ihre Nachkom-

men aus erster,geschiedener Ehe mit Louis Schonlau, der

Beldagte als deren Ehemann zweiter, am 6. Februar. 1917

geschloSsenen, kinderlos gebliebenen Ehe, die unter dem

Güterstand der Güterverbindung des schweizerischen ZGB

stand.

-

Bein:l Abschluss dieser Ehe war der Beldagte Eigentümer

einer Ze11ulosefabrik und weiterer Grundstücke in Zell im

badischen WiesentaI. Am 18. Februar 1922 verkaufte er

diesen Grundbesitz für 18,000,000 Papiermark, wovon

500,000 bei der Auflassung und der Rest nach 5 Jah.ren zu

bezahlen waren, sowie 250,000 in 20 vierteljährlichen Raten

zahlbare Schweizerfranken. Die ausstehenden 17,500,000

Papiermark wurden später auf 200,000 Reichsmark auf-

gewertet. In der güterrechtlichen Auseinandersetzung be-

ansprucht der Beklagte, dass ihm für den verkauften

Grundbesitz in Zell dessen Wert zur Zeit der Eheschliessung

vergütet werde, den er 8chliesslich noch. auf 550,000 Gold"'

AB 611 n -

1936

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