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5_I_66

BGE 5 I 66

Bundesgericht (BGE) · 1879-01-01 · Français CH
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66 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. IV. Abschnitt. Staatsverträge. Marcellin, Departement de l'Isere (Franee), ex-huissier, c-on- damna par contumace le 24 Aouti865 par la Cour d'assises de ce Departement a huit annees de rec1usion pour abus de confiance qua1ifie, est accordee a teneur de l'art. t er chiffre 2i du traite d'extradition entre la Suisse et la France et a la requisition de l'Ambassade de cette derniere puissance en Sui'Sse.

2. Vertrag mit Italien. - Traite avec l'Italie. i8. Arrt~t du 14 Fevrier1879 dans la tattse Boretti. Par note du 26 Decembre i878, 1a Legation d'Italie en Suisse sollicite du Conseil federall'extradition de Gelasio Bo- retti, de San Cresci a Campi (Province de Florence), actuel- lement detenu a Geneve, ou il etait domicilie en qualite de marchand de chapeaux de paille, comme prevenu d'avoir, le 30 Novembre 1874, et dans le but de s'assurer un gain illicite de 500 (r., falsifie un effet de commerce, en mettant en circulation un billet a son propre ordre, apres avoir fal- sifie ou imite sur le dit bill€t la signature de l'acceptant Hector Tirinnanzi, crime prevu et reprime a l'art. 245 du Code penal de la Toscane. Par lettre du 11 janvier 1879, l'avocat Lachenal, a Geneve, informe le President de la ConfMeration que Boretti avait c-onsenti d'abord a l'extradition demandee, mais qu'il n'y avait adMre que par erreur, ensuite de son ignorance de ]a langue francaise, et qu'il eleve maintenant opposition contre la dite extradition. Dans son audition devant le Commissaire de police du 26 Arrondissement de la Republique et canton de Geneve, le 28 du meme mois, Boretti confirme son opposition et de- clare s'en rapporter au memoire presente au Conseil d'Etat de ce canton par son avocat prenomme. Dans cette piece, Boretti allegue que les faits sur lesquels repose l'accusation dirigee contre lui se seraient passes il y a plus de quatre annees; que les dits faits ne sont point suffi- Auslieferungsvertrag mit Italien. N° 18. 67 sam~e,nt de~ailIes p~~r que l'autorite suisse puisse se faire une Idee clalre d.u d~ht re~roche au prevenu; enfin que l'ex- posant est en VOle d obtemr de ses creanciers un retrait de plainte dont la consequence sera l'abandon de l'action pu~ blique et la renonciation a l'extradition demandee. Par office du 4 Fevrier 1879, Je Conseil fMeral soumet Ja demande d'extradition de Boretti au Tribunal federal, a teneur de I'art. 5~ de ]a loi sur l'organisation judiciaire fMe- ral du 27 Juin 1874. Statttant sur ces faits et considerant en droit : t 0 Au nombre des objections soulevees par Boretti contre son extradition, la seule qui pourrait, cas echeant, avoir une portee juridique est celle qui parait consister a evoquer Ia prescription de I'action penale dirigee contre lui. 2° Cette objection est toutefois denuee de fondement. En effet: a~ .L'infraction a la loi penale, a ]a suite de laquelle l'ex- tradItIOn du recourant est recIamee, est celle de faux en ecri- ture dtl commerce ou de banque, prevue a rart. 2, chiffre 80 du traite d'extradition entre Ja Suisse et I'Ita]ie du 22 Juillet 1868, assimilee par rart. 133 du Code pena] du canton de Geneve au faux en ecriture pub]ique et puni par une recltt- sion de ö a 10 ans, qui est une peine criminelle, a teneur de l'art. 8 du dit Code.

b) L'art. 4 du dit traite interdit l'extradition dans le cas seu]ement ou, depuis les (aits imputes, les poursuites ou]a eondamnation, la prescription de I'action on de la peine est acquise d'apres les lois du pays dans lequeJ le prevenu ou le condamne s'est rMugie.

c) Or rart. 637 du Code d'instruction criminelle non abroge par le Code penal de GeniJVe du 2 t Octobre U;74 et ~ar ?onsequent encore en viguenr dans ce canton, statue que I.actIOn .pubJique resuItant d'un crime emportant peine afllic- tIve ou lllfamante, - comme l'est la reclusion, - ne se prescrira qu'apres dix annees revolues, a compter du jour ou le crime aura ete commis, si, dans cet intervalle, il n'a ete fait aucun acte d'instruction ou de poursuite.

68 A. StaatsrechtL Entscheidungen. IV. Abschnitt. Staatsverträge. La prescription ne saurait donc en aucune facon etre in- voquee par Boretti aux termes des lois de Geneve a l'occa- sion de l'infraction dont il est accuse de s'etre ren du cou- pab1e a Florence, le 30 Novembre 1874. 3° Enfin, les diverses conditions requises pour l'applica- tion du traite en question se trouvent remp1ies dans l'espece aussi bien au point de vue de la forme danslaquelle la de- mande est concue qu'a celui de la qualification du d8lit qu'elle vise. Il a ete, en particulier, satisfait a toutes les for- malites exigees par l'art. 9 du traite susvise en cas de de- mande d'extradition. Par ces motifs, Le Tribunal feder al prononce: L'extradition de Gelasio Boretti, age de 44 ans, de San Cresci a Campi, province de Florence (Halie), actuellement detenu a Geniwe, accuse de faux en ecriture de commerce (falsita in cambiale), est accordee a teneur de l'art. 2, chiffre 8° du traite d'extradition entre la Suisse et l'ltalie et a la requi- sition de la Legation de cette derniere puissance en Suisse.

19. Sentenza del 29 marzo 1879 nella causa Crivelli. A) Con sentenza 16 novembre 1877 il Tribunale Correzio- nale di Roma, « ritenuto che dalle querele delle parti lese, dai documenti » in atti e dagli esami testimoniali, nonche dalle parziali }) ammissioni deI giudicabile, risulta provato in genere e » specie che Balsamo Crivelli ha converlito in uso proprio » il valore di una cambiale per lire 1000 datag1i a scontare » dai fratelli De Dominicis Ferdinando e Giuseppe, e che)} il medesimo con raggiri, simulandosi ~Iarchese e bisognoso }) di ristaurari1 un preteso suo casamento in Roma, carpi a)} fido aHa ditta Trevisani una quantita di legname per la) somma di lire 647, che tantosto alienava,)} Auslieferungsvertrag mit Italien. N° 19. 69 dichiara esso Crivelli colpevole di appropriazione indebita e di truffa, e 10 condanna per la prima a due anni di careere, e per la seconda a tre an ni della stessa pena e Lire 200 di multa, da commutarsi come per legge, ai danni verso chi di ragione ed alle spese dei processo. B) Sulla richiesta della Regia Questura di Milano, il Com- missario di Governo in Lugano fa procedere il giorno 29 gen- naio ultimo scorso all'arresto deI sunnominato Cri velli ed erige al tempo stesso analogo processo-yerbale, dal quale appare che I'arrestato oppone alla propria estradizione: 1. 0 « ehe l'am- » montare della truffa 0 appropriazione indebita, che gli » Yiene attribuita, non raggiunge, 0 almenD non oltrepassa » i franchi mille, com'e richiesta dai Trattati in materia di » estradizione; 2° ch'egli intende di far valere a propria)} giustifieazione il fatto della completa sua ignoranza deI)} processo, ecc.; 3° che, infine, il realo di cui 10 si aecusa » non e ne truffa, ne appropriazione indebita, mentre si » tratta semplicemente di cambiali lasciate cadere in protesto }) e non sanate. » C) Instando l'Ambasciata italiana affinehe si accordi ciö malgrado la domandata estradizione, il Dipartimento federale di Giustizia e di Polizia propone di consentire quest'ultima in quanto riguarda l'appropriazione indebita e di rifiutarla invece per la tmffa. La norma direttiva di siffatta proposta eonsiste a dire, ehe se nel primo easo l'importo deI danno accresciuto di quello degl'interessi oltrepassa la cifra dei franchi mille di cui al § 12 deli 'art. 2 deI Trattato d'estra- dizione in querela, nel secondo - all'incontro - detto im- porto non 1a raggiunge in nessun modo. Deliberando in ma- teria, i1 Consiglio federale accorda l'estradizione incondiziona- tamente. D) Venuto a cognizione dell'invito fattosi in conseguenza a1 Governo ticinese, di provvedere ci oe aHa di Iui consegna immediata alle Autorita italiane, Balsamo Antonio Crivelli si rivolge con sua Memoria 1. 0 corrente marzo al Tribunale fe- derale, e contes ta formalmente I'applicabilita, a suo danno, deI Trattato di cui sopra, e ciö per essere entrambi i crediti