opencaselaw.ch

5_I_556

BGE 5 I 556

Bundesgericht (BGE) · 1879-01-01 · Français CH
Source Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

556

B.

CIVILRECHTSP}'LEGE

ADIINISTRA TION DE LA JUSTICE CIVILE

,.

I. Verfahren vor dem Bundesgerichte

in bürgerlichen Rechtsstreitigkeiten.

Procedure a. suivre devant le Tribunal federal

en matiE~re civile.

111. Arrel dtt 5.Decembre 1879 dans la cause des communes

de Biere, Ballens, l'ble, Monlriche1' el Pampigny contre lct

Con{ederation suisse el l'Etat de Vaud.

Par demande deposee le 26 Juillet 1879, les communes

vaudoises de Biere, Ballens, l'Isle, l\fontricher et Pampigny,

exposent ce qui suit:

Lors du rassemblement de brigade qui eut lieu sur terri-

toire vaudois en 1877, et dans une conference a la quelle furent

convoques les delegues des municipalites des communes

instantes, M. le commissaire des guerres cantonal, lieute-

nant-colonel Metraux, les invita a procurer aux officiers non

loges en caserne Je logement chez les particuliers, et prit en

meme temps l'engagement que les communes recevraient pour

ce logement l'indemnite reglementaire de 1 fr. par jour et

par officier.

Ensuite de ceUe promesse, les representants des dites

communes procurerent, chacun sur son territoire, des loge-

ments particuliers qui ont ete utilises dans la proportion

ci-apres pendant Ja duree du cours de repetition susmen-

tionne:

I. Verfahren vor dem Bundesg. in bürgerl. Rechtsstreitigk. N° 111. 55i

Biere

Ballens

L'Isle

Montricher

Pampigny

46 officiers formant un total de 690 jours 690 fr.

52»

»

780

» 780»

48»

»

720

» 720»

52»

»

780

» 780»

51»

»

737

» 737»

Total

Fr. 3707 -

Dans sa leUre adressee aux communes instantes, le 19 Juil-

let 1877, precisant les prestations a leur charge, M. le com-

missaire des guerres dit agir au nom de l'autorite militaire

federale.

Par lettre du 16 Novembre suivant,le meme fonctionnaire

annonce aces communes qu'ellsuite d'une reponse du com-

missariat federal, Jes frais de logement reclames « restaient a

la charge des communes. »

Le 17 Mai 1878, le chef du departement militaire du can-

ton de Vaud confirme ceUe communication.

A la suite d'une demande portee au Conseil d'Etat par les

communes le 9 Juin 1878, il leur fut repondu Je 22 Juillet

suivant par le Prefet du district d'Aubonne que, dans l'opinion

du Conseil d'Etat, cette affaire doit etre reglee directement

entre les communes interessees et le commissaire des guerres

qui a donne les ordre::;.

Fondees sur ces faits, les communes demanderesses ont

conclu, en premiere ligne contre la Confederation, et subsi-

diairement contre l'Etat de Vaud, soi! comme lie par les

contrats passes par un representant de l'administration can-

tonale, soit comme garant direct d'un fonctionnaire qui a

agi dans l'exercice de ses attributions, ace qu'il plaise au

Tribunal prononcer par jugement avec depens qu'il doit leur

etre fait prompt payement, avec interet ä 5

0

/ 0 des la denJande

juridique, de la somme de 3707 fr., representant l'indemnite

convenue de 1 fr. par jour et par officier pour officiers loges

pendant le rassemblement de brigade d'infanterie en 1877.

Dans sa reponse, la Confederation conteste en premiere

ligne la competence du Tribunal federal en l'espece, par 1a

raison qu'il ne s'agit point d'une affaire civile, ni par conse-

558

B. Civilrechtspflege.

quent de pretentions eiviles, mais d'une prestation publique,

qui, ci teneur de Ia Iegisiation federale en vigueur, incombe

aux citoyens et aux communes, et dont l'existence et Ies

limites doivent etre determinees exclusivement par le Conseil

federal, sauf recours ci l'Assemblee federale. La Confederation

conelut subsidiairement, pour Ie eas ou Ie Tribunal federat

se declarerait eompetent, ci ce que cette autorite veuille sus-

pendre l'instruction de cette affaire, afin de permettre au

Conseil federat de soumettre Ia question de competence ä

I'Assemblee federale, ä teneur des art. 85 chiffre 13 de Ia

Constitution federale et56 al. 3 de Ia loi sur l'organisation

judiciaire.

Dans sa reponse, l'Etat de Vaud ne contes te pas Ia compe-

tence du Tribunal federal; il eonelut ci liberation des eonelu-

sions prises par les communes demanderesses, et subsidiai-

remen!, pour le cas ou .M. le commissaire des guerres

Me traux, a Lausanne, auquel l'instance a ete denoncee,

prendrait part au proces, a ce qu'il soit prononce que le dit

Metraux doit rembourser ä l'Etat de Vaud toutes les sommes

que celui-ci pourrait etre condamne ci payer en capital,

interets et frais, ainsi que ses propres frais sous modera-

.lion.

Pour le eas ou M. le Iieutenant-eolonel Metraux n'intervien-

drait pas au proees, l'Etat de Vaud requiert que dans le juge-

ment qui interviendra il lui soit, s'il y a lieu, donne aete des

reserves expresses qu'il formule eontre le dit lieutenant-

colonel Metraux aux fins de lui reclamer Ie capital, Ies

interets et les frais que l'Etat pourrait etre condamne ä

payer.

Dans leur replique, les communes demanderesses opposent

d'abord ä l'exception d'incompetenee soulevee par Ia Confe-

deration une surexception basee sur la tardivete de ce moyen

exeeptionnel. Elles estiment que l'art. 92 de la loi ferlerale

sur Ia procedure eivile statuant que « le demandeur a un

)) delai de trois semaines a dater du jour de Ia reception de

)) Ia demande, po ur contester, aupres de l'autorite qui Ia Iui

)) a transmise, la competence du Tribunal federal, » et cette

I. Verfahren vor dem Bundesg. in bürgerl. Rechtsstreitigk. N° 111. 559

prescription n'ayant pas ete observee, l'exception d'ineompe-

tenee doit- etre eeartee eomme tardive.

Pour le eas ou la question d'incompetenee devrait etre

examinee, les dites communes contestent que leur reclama-

tion·constitue une contestation administrative. Aucune loi ni

reglement n'edicte Ia competence du Conseil federal en matiere

de reclamation d'une indemnite de logement convenue avec

un agent superieur de l'administration. La difficulte actuelle

n'a pas ete rangee par la Mgislation federale parmi les cas

.soustraits ci la eompetence du Tribunal federal; le Conseil

federal n'a done pas le droit de s'en nantir en vertu de l'ar-

tiele 102 chiffre 2 de Ia Constitution federale. La replique

coneIn!, au. fond, a l'admission de Ia competenee du Tribunal

federal.

Dans sa duplique, Ia Confederation conelut au rejet de la

surexception et reprend d'ailleurs les conclusions par elles

prises en reponse.

Staluant sur ces {aits el considemnt en droit :

Sur la surexception:

Les communes demanderesses veulent faire ecarter preju-

diciellement, en applicat~on dß' l'art. 92 de Ia proeedure eivile

federale, eomme tardive, l'exception d'incompetence opposee

par Ia Confederation; cette pretention ne saurait etre prise

en consideration. En effet, Ie Tribunal federal a reeonnu a

diverses reprises que les dispositions de eet article, visant un

etat de ehoses passe~ ont cesse d'etre en vigueur en appliea-

tion des art. 2 des dispositions transitoires de Ia Constitution

de 1874 et 64 de Ia loi sur l'organisation judiciaire federale.

(Voir arrets du 2-1 .Mars 1877 en Ia cause Hospice de Prefar-

gier contre NeuchäteI, rec. III, pag. 281 et 282; du 21 De-

eembre 1877 en Ia eause Suisse-Occidentale eontre Confede-

ration, ree. III, pag. 787 et suivantes.) Il y a lieu de se

referer purement et simplement aux considerants des arrets

preeites.

Sur l'exception d'incmnpetence :

L'art. 6 de la loi sur Ia procedure civile federale n'autorise

ä se porter conjointement comme demandeurs ou defendeurs

560

B. CivilreehtspHege.

que les personnes qui ont en commun un droH ou une obliga-

tion, ou dont le droit ou l'obligation depend d'un seul et

meme ade juridique.

Les communes demanderesses ne se trouvent point dans

ces conditions, necessaires a l'introduction d'un debat collectif

devant le Tribunal federa!. Leur action ne se base pas, en

effet, sur une ereanee qu'elles auraient en commun ou soli-

dairement eontre la Confedcration ou l'Etat de Vaud, ni sur

une obligation nee d'un seul aete juridique. Chaeune des dites

eommunes poursuivant, pour ee qui la concerne, le reeou-

vrement d'une somme qu'elle pretend Ini etre due individuel-

lement, la simple addition dans une eonclusion unique de ees

reclamations distinetes, ne saurait donner lieu a un debat eol-

lectif dans le sens de l'art. 6 preeite. Il faut plutot eonsiderer

l'aetion aetuelle comme une reunion de demandes indivi-

duelles dont ehaeune doit etre appreeiee separement.

Or, aueune de ees pretentions n'atteint la somme de

3000 fr. L'art. 27 de la loi sur l'organisation judieiaire ne

soumettant a Ia eonnaissanee du Tribunal federalles diffe-

rends de droit civil entre des eorporations d'une part, et la

Confederation ou des eantons d'autre part, que lorsque la

valeur du litige est superieure a 3000 fr., il en resulte que

ce Tribunal n'a point eompetenee pour se nantir des deman-

des des cinq eommunes sus-indiquees.

Dans cette situation il n'y a pas lieu d'examiner l'exeeption

d'ineompetence opposee par le Conseil federal et tiree de Ia

nature administrative du litige.

Par ees motifs,

Le Tribunal federal

prononee:

Il n'est pas entre en matiere sur la demande introduite

par les communes de Biere, Ballens, l'Isle, Montrieher et

Pampigny.

I. Verfahren vor dem Bundesg. in hiirgerl. Rechtsstreitigk. N° 112. 56t

112. Utt~eH bom 28. ~obembet 1879 in eJa~ett

mofl ge gen m ofl.

A. lJuref) Urt~eU beS m:mtSgetief)teS 3ntetfafen bom 16. ~f:::

tobet 1878 wutbe auf strage beS @~emanneS mofl beffen @~e

mit ?anlla geb. Simmermann gericl}t1ief) gefd,ieben. @egen biefd

Udtjeil ergriff ijmu mou bie m:v~effation an bag betnifef)e :8'6et~

getid)t, weIef)eS ba~le1be am 23. ?auguft 1879 ba~in abänberte,

bau bie $arteien auf ~wei 3a~te ~u stifef) unb mettgettennt

wutben. lJiefeS Urtt;eH wurbe bom $täfibenten beS ~betgetief)·

te~ fofort .BffentUd) betfünbet.

B. mut @ingabe bom 19./20. :8ftober b. 3. fuef)te nun starr

moU beim munbe~gerief)te bafÜr naef), bau er in metteff bel'

eJäumniu, gegen ba~ Uttt;eH beg ~betgerief)teS \10m 23. ~guft

1879 ted)tlseitig bie ~eitet3iet;ung an baS munbeggetief)t ~u et:::

miren, wiebet in ben borigen eJtanb eingefe§t werben möef)te.

SUt megtÜnbung biefeS @efuef)eg füt;rte er im ~efentlief)en an:

~uS ~etbtuu über fein unglüCfjeHgeß et;elief)eß ~er~ärtniu t;abe

er fief) fef)on bOt ?ant;ebung beS eJef)eiliungS~to~effeS inS ?aug"

lanb begeben, fei jeboef) mit feinen @itetn unb feinem ?anwalte

noef) !ängere Seit in meration geblieben, biS er enbHef) gat nief)tg

me~t bon fief) t;abe ~i5ten laffen. @tft ben memiit;ungen feineg

~atetS fei eS gelungen, feinen ?aufent~alt ausfinbig ~u. mad)en

unb it;m bon bem Urt~eHe beS ~bergerid)teS stenntnifj ~u geben,

jeboef) erft 3U einet Seit, alS me~r arg 20 stage feit bet ?aug·

fäffung unb ~erfünbung jeneS Urt~ei!S berffoffen gewefen. @t

fe~e fief) beut;alb genöt~igt, gemäu § 70 bet eibg. a:"$.,~. baS

meget;ten um ~iebereinfe§ung in ben borigen eJtanb aU fterren,

inbem er bet;au~te, bas bie in biefet ®efe§egbejUmmung be3eief):::

ueten morauSfeljungen ~utreffen. lJenn

a. t;abe er bon bem Udt;eHe beg bernifef)en ~bergerief)teS erft

am 12. ~ftober 1879 stenntniu ert;aHen, -

unb

b. t;aben bet in ijmge ftct;enben ~riftberfäumnifl un\lerfd)ul.

bete ~inberniffe 3u ®runbe gelegen, inbem eS feinen @1tern

unb feinem ?anlUaHe wegen feiner, beS $etenten, unbetannten

?abwefeut;eit unmögüef) gewefen fei, .it;m Mn bet ~odabung