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56_I_195

BGE 56 I 195

Bundesgericht (BGE) · 1930-01-01 · Deutsch CH
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Verwaltung_- und Disziplinarrechtspflege.

Art. 2 b MStG von der Militärsteuer enthoben ({ auf Grund

eines Beriohtes vom' 27. Dezember der eidgenössischen

Militärversicherung >). Dieser Bericht der Militärversiche-

rung, auf den sich die Verfügung stützt, lautet aber auf

Abweisung des Steuerbefreiungsgesuches des Rekurrenten,

da der Kausalzusammenhang zwischen dem Untauglich-

keitsgrund und dem Dienst nicht gegeben sei. Die Ver-

fügung muss daher auf einem Irrtum oder Versehen des

Kreiskommandos beruhen. Sie leidet insofern geradezu

an einem Willensmangel, als das Kreiskommando, wie

sich aus der Verfügung ergibt, in Übereinstimmung mit

der Auffassung der Militärversicherung entscheiden wollte.

Diese Verfügung durfte das Kreiskommando zurück-

nehmen. Es entspricht dem zwingenden Charakter des

öffentlichen Rechts und der Natur der öffentlichen Inte-

ressen, dass ein Verwaltungsakt, der dem Gesetze nicht

oder nicht mehr entspricht, nicht unabänderlich ist. Auf

der andern Seite kann es ein Gebot der Rechtssicherheit

sein, dass ein administrativer EntsCheid, der eine Rechts-

lage festgestellt oder begründet hat, nicht nachträglich

wieder in Frage gestellt werde. Ob eine Verfügung von

der Behörde, weil materiell rechtswidrig, zurückgenommen

oder abgeändert werden kann, hängt daher, soweit nicht

positive gesetzliche Bestimmungen vorliegen, was hier nicht

der Fall ist, von einer Abwägung jener beiden sich gegen-

überstehenden Gesichtspunkte ab, dem Postulat der rich-

tigen Durohführung des objektiven Rechts auf der einen

und den Anforderungen der Rechtssicherheit auf der

andern Seite (BuRcKHARDT, Die Organisation der Rechts-

gemeinschaft, S. 61 ff.; FLEINER, Institution des Verwal-

tungsrechts, 8. Auflage, S. 199 ff.). Darnach bestimmt

es sich, sei es für ganze Kategorien von Verwaltungsakten.

sei es für einzelne Akte, ob ein Zurückkommen seitens

der Behörde zulässig ist.

Im vorliegenden Fall handelt es sich nicht um eine

formell rechtskräftige Steuerveranlagung, d. h. die Fest-

stellung einer einmaligen Steuerleistung an das Gemein-

Registersachen. N0 34.

191;

wesen, wobei eine nicht im Gesetz vorgesehene nachträg-

liche Verschärfung kaum angängig wäre (BuRcKHARDT

a. a. O. S. 63; FLEINER a. a. O. S. 201). Man hat es vielmehr

zu tun mit einem Ausspruch über eine Steuerbefreiung,

duroh den ein dauerndes Verhältnis festgestellt wird (der

Rekurrent ist 24 Jahre alt; der Militärsteuer ist man

bis zum 40sten Altersjahr unterworfen). Dass eine solche

dauernde Steuerbefreiung im Widerspruch zum Gesetze

bestehe, widerstreitet den öffentlichen Interessen in viel

höherem Masse als eine zu niedere Steuerveranlagung für

ein einzelnes Jahr. Auf der andern Seite ist nicht ersicht-

lich, dass besondere persönliche Interessen des Rekur-

renten, abgesehen natürlich vom materiellen Interesse in

der Sache selber, duroh den Widerruf der Verfügung ver-

letzt würden. Der Widerruf ist verhältnismässig rasch

erfolgt, im Mai des ersten in Betracht kommenden Steuer-

jahres. Es kommen auch keinerlei Veranstaltungen in

Betracht, die der Rekurrent etwa im Vertrauen auf den

definitiven Charakter der Verfügung unternommen hätte.

Spezielle Gründe, weshalb die Rechtssicherheit die Auf-

rechterhaltung qer Verfügung heischen würde, bestehen

daher nicht.

Gegen die Zulässigkeit des Widerrufes

können Bedenken umsoweniger erhoben werden, als, wie

ausgeführt, die Verfügung auf einem offenbaren Versehen

beruhte.

2. -.

H. REGISTERSACHEN

REGISTRES

34. Arrit de la IIe Section civile du 15 ma.i 1930

dans Ia. cause Duvoisin et Grieshaber contre Conseil d'Etat

du Canton C1e Va.ud.

ROOOU'I'8 de d'l'oit administ'l'atij: Forme du recours quant aux

oonolusions (oonsid. 1).

196

Verwaltungs- und Disziplinarrechtspflege.

Registre loncier. Annotat·ion du droit d'emption : La promesse de

vente immobiliere n'est pas constitutive d'un droit d'emption

et na saurait donner lieu a l'annotation d'un tel droit au

registre foneier. Art. 959 Ce. (eonsid. 2).

A. -

Le 7 decembre 1929, devant le notaire K.,

a Lausanne, a eM passe, sous le titre de « promesse de

vente et d'aehat », un contrat aux termes duquel Henri

Grieshaber « s'obligeait de vendre» a Auguste Duvoisin,

lequel «s'engageait d'acheter », divers immeubles qui Iui

appartenaient. Il etait convenu que «facte d'achat definitif»

interviendrait «a la requisition du promettant acheteur

d'ici au 24 mars prochain ». Le prix etait fixe a la somme

de 29 500 fr. payable 10rs de la passation de l'acte definitif,

sous deduction d'un acompte de 6500 fr. qui fut verse le

jour meme. L'acte contenait en outre la disposition sui-

vante : « Vu le payement aeompte prementionne ... la

presente promesse de vente et d'achat sera annotee au

registre foneier, les parties comparantes en faisant d'ores

et deja la requisition avec mention de droit d'emption ».

Enfin au pied de l'aete figurait ce qui suit : «Droit a

inserire : Droit d'emption ».

Fonde sur eet acte, le notaire K. a requis, le 14 decembre

1929, l'annotation d'un droit d'emption sur les immeubles

en cause. Le 17 deeembre, Ie eonservateur du registre

foneier de Lausanne Iui a fait savoir que la requisition

avait ete rejetee, «attendu que la promesse de vente ne

peut etre annotee au registre foneier (art. 959 CCS; art. 71

Ord. fed. R. F.) ».

Le notaire K. ayant recouru contre cette decision au

Departement des Finances, celui-ci a rejere ie recours,

estimant en resume que le contrat en question ne consti-

tuait pas une piece justificative suffisante pour I'annota-

tion d'un droit d'emption au registre foneier. Un droit

d'emption ne saurait en effet, ajoutait la deeision, resulter

sans autre d'un tel acte, et les parties n'ont pas precise

leur volonte de creer un droit d'emption.

Cette decision a ete confirmee par Ie Conseil d'Etat du

Canton de Vaud en date du 24 fevrier 1930.

Registersachen. N" :Wo

197

B. -

Agissant en vertu d'une proeuration speciale des

parties interessees, le notaire K.. a adresse au Tribunal

fooeral un recours de droit administratif. Ses moyens

peuvent se resumer comme suit: C'est a tort que les

autorites cantonales ont en visage la requisition comme

tendant a l'annotation d'une promesse de vente et d'achat.

Ce que les parties demandaient, c'est l'annotation d'un

droit d'emption, ainsi qu'il resultait du reste de la clause

finale de l'acte. Elles etaient en droit de le faire, car la

promesse de vente.et d'achat est constitutive par sa nature

meme d'un droit d'emption : Le promettant acheteur a

non seulement l'obligation, mais aussi le droit d'acheter;

son droit est semblable a celui d'un beneficiaire d'un

droit d'emption, et tous deux doivent pouvoir beneficier

de la faculte de conferer un caractere real a leur droiture.

Cette faculte est d'autant plus necessaire en matiere de

promesse de vente, que le promettant est non seulement

lie, mais qu'en fait il versera le plus souvent un acompte

sur le prix. En consequence et sans preciser davantage, les

reeourants eoncluent (< a ce qu'il plaise au Tribunal federal

d'accepter le present reeours ».

Le Conseil d'Etat du Canton de Vaud a conelu au rejet

du recours.

Le Conseil Federal a egalement conclu au rejet du

recours.

Gonsiderant en droit :

1. -

L'art. 13 de la loi federale sur la juridiction admi-

nistrative et disciplinaire du II juin 1928 declare appli-

cables a la procedure du recours de droit administratif

certaines dispositions de la loi sur I'organisation judiciaire

federale relatives au recours de droit public et notamment

l'art. 178 eh. 3 de cette loi. Or, suivant l'interpretatiün

donnee a cet article par la jurisprudence du Tribunal

federal, un recours de droit publie est recevable, encore

qu'il n'enonee pas de eonclusions formelles, si son but

et son objet ressortent clairement des motifs invoques

(cf. RO 47 I p. 321).

AS 56 I -

1930

14

198

VerwaltUl)gS- und Disziplinarrechtspflege.

Si en l'espece les recourants se sont bornes a conclure

a l'admission du recours, sans preciser ce qu'iIs demandent,

il est manües"(;e toutefois qu'ils visent a obtenir l'annota-

tion du droit d'emption qui avait fait l'objet de leur

requisition du 14 decembre. Il se justifie donc d'entrer en

:platiere.

2. -

Au fond, c'est a tort que les recourants pretendent

que le contrat intervenu entre eux le 7 decembre 1929

constituait ou meme impliquait un pacte d'emption. S'i!

est vrai qu'il conferait bien au promettant-acheteur le

droit d'acquerir un jour la proprieM des immeubles en

cause, encore etait-il necessaire pour cela qu'il intervint

un nouveau contrat, soit un contrat de vente proprement

dito TeIle etait bien du reste l'intention des parties, puis-

qu'il etait expressement convenu que

«(l'acte d'achat

definitü interviendrait a la requisition du promettant

vendeur)}. Il s'agissait donc en realite d'un premier con-

trat ou precontrat, dont l'objet etait uniquement de lier

les parties par l'engagement de cooperer ulMrieurement a

la conclusion d'un acte de vente. Or, un tel contrat ne

pouvait ni constituer un pacte d'emption, ~ meme l'im-

pliquer, car le pacte d'emption se caracrerise justement

par le fait qu'il n'est pas necessaire d'un nouveau contrat,

mais au contraire qu'il suffit que celui au benefice duquel

le pacte a ere stipuIe exprime sa volonre de le faire executer

pour obtenir, moyennant la sjmple formalire de l'inscrip-

tion au registre foncier, le transfert de la propriete.

L'art. 959 Cc. ne prevoyant pas la possibilite de faire

annoter un contrat de la nature de celui qui est en cause

en l'espece -

c'est-a-dire un contrat par lequelles parties

s'engagent simplement a conclure ulMrieurement un con-

trat de vente -, mais la limitant au contraire en cette

matiere aux cas de pactes de preemption, d'emption et

de remere, c'est a bon droit que le conservateur duregistre

foneier a refuse de donner suite a la requisition. Le recours

apparait donc comme non fonde.

Le Tribunal f&Ural prononce :

Le recours est rejete.

35. Auazug aus dem. Urteil der n. Zivilabteilung

vom 15. Mai 1980

199

i. S. Xettier gegen meinen nat des ltantons Graubünden.

Grundbuch. Art. 24 Abs. 2 der Grundbuchverordnung.

Jede An m eId u n g

beim Grundbuchamt, d6r nicht in der

Reihenfolge des Tagebuchs durch Eintragung Folge gegeben

wird, ist durch förmlichen A bw eis ung s an ts c hai d zu

erledigen.

.Am dem Tatbestand :

.A. -

Bernhard Mettier kaufte am 21. April 1929 von

Hans Zippert zwei Kuhweidrechte an der Haupteralp.

Der Kaufvertrag wurde gleichen Tages beim Grundbuch-

amt Langwies angemeldet. Hievon durch das Grundbuch-

amt in Kenntnis gesetzt, erklärte die Haupteralpgenossen-

schaft, auf Grund des ihr zustehenden Vorkaufsrechtes in

den Vertrag einzutreten. Mettier bestritt das Vorkaufs-

recht.

Daraufhin unterliess das Grundbuchamt jede

weitere Massnahme.

B: -

Mettier erhob beim Kleinen Rat des Kantons

Graubünden als kantonaler Aufsichtsbehörde über das

Grundbuchwesen Beschwerde mit dem Antrag, das Grund-

buchamt sei zur Eintragung seines mit Zippert abge-

schlossenen Kaufvertrages im Grundprotokollanzuhalten.

Der Kleine Rat wies die Beschwerde ab, indem er davon

ausging, der Verfügung durch das Grundbuchamt vor-

gängig sei von den Parteien ein richterlicher Entscheid

über die Natur der Kuhweidrechte herbeizuführen.

C. -

Diesen Entscheid zog Mettier unter Wiederholung

des vor dem Kleinen Rat gestellten Antrages durch Ver-

waltungsgerichtsbeschwerde an das Bundesgericht weiter.

.A ~U3 den Erwägungen :

Das Grundbuchamt hat gemäss Art. 24 GrV jede An-

meldung entweder im Sinne der Zulassung oder der Ab-

weisung zu erledigen. Eine dritte Möglichkeit gibt es