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Sachenrecht. ~o 6:1.
der Experte hier nicht einschränken wollte, was er vorher
mit aller wünschbaren Deutlichkeit ausgesprochen hatte.
Richtig verstanden, sagt das Gutachten, dass das Kind
'unter allen Umständen einen Mongolen zum Vater habe.
Ob man es dabei gerade mit jenem S. zu tun hat,
war vom Experten nicht zu entscheiden und konnte
daher von ihm sehr wohl nur als naheliegende Annahme
bezeichnet werden, ohne dass dadurch der Ausschluss
der Vaterschaft des Klägers wieder in Frage gestellt
wurde.
III. SACHENRECHT
DROITS REELS
63. Extra.lt da l'arret da la. IIe Seotion oivUa
du 8 novemDre 1929 dans Ja cause Leemann & Oie
contra Gottlifib.
O0n8titution du gage mobü,ier.
Le rumtissement est vt>lablement opere des que 1& maitrise effec-
tive da la. chose & 13M transferee au,ereancier (consid. 1),
Point n'est besoin qua 1e nantissement soit accompagne d'une
publicite ou d'une manifestation exterieure rendant le gage
reconnaissabla pour tout le monde; i1 sulfit d'un changement
effectif dans la maitrise de 1a. chose. Int~rpretation de la
jurisprudance anMrieure, RO 43 II p. 15 et smv. (consid. 2).
ReStt7M des faits :
Leo Gottlieb, aZurich, a passe avec la maison Flegen-
heimer, a Geneve, un contrat aux termes duquel il a
consenti a Flegenheimer un pret de 100000 fr. Pour
garantir ce pret, la maison Flegenheimer s'est engagee a
remettre a Gottlieb, en nantissement, un lot de marchan-
dises ayant une valeur de 100 000 fr., marchandises qui
pouvaient etre remplacees par d'autres au fur et a meburc
des necessites commerciales et de leur ecoulemollt dans
Sachenrecht. No 63.
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la clientele. Les marchandises en question ont etll effec-
tivement deposees aZurich dans des locaux Ioues par
Gottlieb.
La maison Flegenheimer & Cte a etC dklaree en faillite
dans Ia suite. Gottlieb a produit dans la faillite pour 1e
montant de son pret et a revendique un droit de gage
sur les marchandises se trouvant en ses mains. Il a ete
colloque comme creancier gagiste.
Leemann & Cie, autres creanciers de Flegenheimer & Cte,
ont ouvert action pour demander entre autres qu'il fut
prononce que Gottlieb ne pouvait se prevaloir d'un droit
de gage Sur les marchandises appartenant aux faillis,
en soutenantque le defendeur n'avait jamais eu la pos-
session de l'objet du gage et qu'en tout cas son droit de
gage ne s'etait manifeste par aucun signe reconnaissable
pour les tiers.
Deboutes par les tribunaux de Geneve, Leemann & Cie
ont interjete un recours en reforme qui a ete rejete par le
Tribunal federal.
Extrait des considerants :
2. -
Du moment que Gottlieb est effectivement devenu
creancier de la maison Flegenheimer & Cie et que Ba
creance doit par consequent etre admise en principe a
l'etat de collocation de la faillite, il reste a examiner si
sa creance est garantie par gage ou s'il est au benefice
d'un droit de retention sur les marchandises qui se trou-
vent a Zurich.
Les recourants pretendent tout d'abord. que la consti-
tution du gage n'aurait pas ete valablement operee, parce
que la possession du gage n'aurait jamais ere transferee
a Gottlieb.
Cela n'est pas exact. Conformement au contrat, les
. marchandises ont ere expediees aZurich et deposees dans
les locaux Ioues par Gottlieb et dont celui-ci avait les
clefs. La maison Flegenheimer a donc perdu la maitrise
de ces objets, et Ia possession a passe a Gottlieb. Flegen-
AS 55 II -
1929
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Sachenrecht. N0 63.
heimer & Cie n'avaient plus, apres le transfert, le droit
d'en disposer sans le consentement deGottlieb.
Peu importe que la maison Flegenheimer ait. assume
l'obligation de payer le loyer des locauX ou les marchan-
dises etaient entrepos6es, et peu importe que les employes,
dont les salaires etaient rembourses a Gottlieb par Flegen-
heimer & Cie, aient eu acres auxdits locaux. Il s'agit la
de circonstances qui n'ont aucune pertinence pour la
question de la possession, puisqu'il est etabli que c'est
Gottlieb, titUlaire du bail, qui disposait des locaux et qui
etait le patron des employes dont il s'agit. Lui seul avait
la maitrise des locaux et lui seUl etait en droit de donner
des ordres aux employes. A suppoSer que Flegenheimer
& Cie eussent eux-memes loU(~ le magasin et engage le
personnel, et qu'ils eusSent eu de cette fa90n une posses-
sion mediate, il n'en faudrait pas moins admettre que
Gottlieb etait ·copossesseur,' puisqu'il etait a meme de
disposer de la chose et de s'opposer aux actes de disposition
de Flegenheimer & C'e. En fait, Gottlieb a usa dece droit
en mars 1927, lorsque Flegenheimer & Cie ont cesse
d'envoyer regulierement les marchandises; il leur a
declare alors qu'aucune marchandjse ne sortirait plus des
locaux jusqu'a ce que la convention ait ete respectee.
;Peu importe egalement que Flegenheimer & Cle aient
au le droit de prelever des marchandises sur le stock
deposea Zurich pour autant 'qu'ils les remplac;aient au
fur et a mesure. Il ne s'agissait en effet que d'un droit
contractuel de changer les marchandises deposees contre
d'autres marchandises de meme valeur. cette facUlte
n'etait nullement inconciliable avec la constitution d'un
gage en faveur de Gottlieb, parce que le gage portait
nonsur des. marchandises determinees, mais sur un stock
de marchandises interchangeables representant une cer-
taine valeur.
Gottlieb n'etait en tout cas pas un simple detenteur
de la chose. pour le compte de Flegenheimer & Cie, . puis-
qu'il avait un droit personnel d'en disposer.
Sachenrecht. N° 63.
301
3. -
Les recourants soutiennent encore que le gage
n'a pas ete valablement constitue, parce que le nantisse-
ment n'aurait pas ete reconnaissable pour des tiers.
Ils partent de l'idee erronee que le nantissement en
vue de la constitution d'un gage mobilier n'est opposable
aux tiers que s'il s'est manifeste specialement par des
signes exterieurs.
Jß droit federal connait un transfert de possession sans
tradition. C'est le cas du constitut possessoire de l'art. 924
ce; mais il n'admet en revanche aue une constitution de
gage roo bilier sans transfert de la maltrise de la chose
(art. 884 a1. 3 CC). Ce n'est que pour le cas du transfert
sans tradition que le legislateur a adicte une· disposition
l)rotegeant le tiers qui n'a pas et6 informe du transfert
da possession. Mais cette disposition n'est pas applicable
a la constitution du gage mobilier, pour laquelle la tra-
dition doit s'effectuer par un transfert effectif d~ la
maitrise de la chose. Certes, la possession du creancier
gagiste doit se marquer d'une fa90n ou d'une autre, sans
quoi 1'0nne pourrait parler d'un veritable transfert de la
maitrise. Elle se marque preeisement par ce transfert, et
Je tiers qui l'ignore ne saurait tirer aucun droit de son·
ignorance, reserve etant faite du cas OU i1 aUl'ait et6
dolosivement induit en erreur.
Il est donc sans pertinence en l'espece, pour Ia validite
de la constitution du gage, que Leemann & Cie aient
ignore que Gottlieb possedait un droit personnel de
maitrise et de disposition Sur les marchandises donnees
en nantissement.
A l'appui de leur these, les recourants invoquent l'arret
rendu dans la cause Faillite Lucerna c. Spörry (RO 43 II
p. 15 et sv.), dans lequel il est dit notamment que la
eondition indispensable POUl' l'acquisition de la possession,
c'est que, lors du transfert de la possession, il se produise,
quant aux eonditions de celle-ci, une modification exte-
rieurement reconnaissable, de teIle sorte que les tiers,
interesses ou non, puissent se rendre compte que c'est le
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Sachenrecht. N° 64.
creancier gagiste et non plus le debiteur qui est posses-
seur.
Mais le Tribunal federal n'a pas entendu poser par la
'en principe que toute constitution de gage mobilier doit
etre accompagnee d'une sorte de publicite ou d'une mani-
festation exterieure rendant le gage reconnaissable pour
tout le monde. Ainsi qu'il resulte a l'evidence du contexte
de l'arret, il a voulu dire uniquement que le transfert de
possession ne pouvait consister dans un simple acte de
volonte des parties, mais qu'il fallait que cet acte de volonte
se traduisit d'une maniEJre ou d'une autre par un fait
exterieur, manifestant, pour ceux qui en ont connaissance,
un changement dans la maitrise effective de la chose.
Celui qui ignore les circonstances de fait du transfert de
possession ne peut evidemment pas s'en prevaloir pour
pretendre que la constitution du gage ne lui;·nrait pas
opposable, parce qu'elle n'aurait pas ete rendue sl1ffisam-
ment publique.
Si l'on voulait se rallier a l'opinion des recourallts, il ne
pourrait plus etre question d'admettre, comme on l'a fait
jusqu'ici en jurisprudence, que la simple remise au crean-
eier gagiste de la clef des locaux Oll se trouve l'objet du
gage suffit au transfert valable de la possession.
.
64. Urteil der 11. Zivilabteilung vom 29. November 1929
i. S. Grimm gegen Itonkursmasse NU.
Die Eigen tnmi:! Ü bertl'agung an beweglichen 8i.l.chell
setzt voraus:
1. (gleichzeitiges) Eilligsein der Kont,rahenten über den Eig(>l1-
tumsübergang (Erw. 1),
2. ein giiltiges Rechtsgrundgeschäft (Erw. 2).
A. --- .1. Näf, Automechaniker in MÜllchwilen, ver-
kaufte am 13. Mai 1927 sein Wohnhaus mit Werkiltatt.
Imd Ladenlokal um M,OOO Fr. an den in Bern wohnenden
Sachenrecht. N0 64.
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Kläger, der sofort eine Anzahlung von 4000 Fr. leistete.
Dem Vertrag sind folgende Klauseln zu entnehmen:
«16,000 Fr. werden vom Käufer an bar bezahlt bei
der Grundbucheintragung dieses Vertrages, welche bis
spätestens Ende Juni 1927 zu erfolgen hat. Der Antritt
der gekauften Liegenschaft mit den bisherigen Rechten
und Beschwerden findet mitl. Juli 1927 statt.
Mitverkauft und in der Kaufsumme inbegriffen sind
sämtliche vorhandene Maschinen mit Werkzeug .... und
die Ladeneinrichtung samt Korpus.
Mit dem Kaufsantritt übernimmt der Käufer sämtliche
noch vorhandene Pneus, Benzin- und Oelvorräte, sowie
das ganze Warenlager zu Tagespreisen. Am Tage der
Fertigung dieses Vertrages ist der Betrag für das Waren-
lager mitte1st Inhaberschuldbrief.. .. auf das Kaufsobjekt
sicherzustellen mit den Verzinsungs- und Rückzahlungs-
bedingungen wie folgt ....)
Der Kläger zog schon ungefähr eine Woche vor dem
vorgesehenen Zeitpunkt in das gekaufte Haus ein, worauf
sofort mit der gemeinsamen Inventarisierung des Waren-
lagers begonnen wurde, ohne sie jedoch zu Ende zu führen.
Denn schon am 30. J~ liess der Kläger dem Näf eröffnen,
dass er den Vertrag als wegen absichtlicher Täuschung
für ihn unverbindlich nicht halte, und verlangte er die
geleistete Anzahlung zurück. Infolgedessen unterblieb die
Grundbucheintragung. Dagegen hob Näf für den in-
zwischen fällig gewordenen Teil des Kaufpreises von
16,000 Fr. Betreibung an und verlangte gegenüber dem
Rechtsvorschlag provisorische RechtsöfInung und erhielt
sie auch, wogegen der Kläger Aberkennungsklage an-
strengte. Mittlerweile wurde am 29. August der Konkurs
über Näf eröffnet. Auf Verlangen des Konkurs- bezw.
Betreibungsamtes wurden am 9. September die sämt-
lichen verkauften Fahrnisgegenstände in der erwähnten
Betreibung gepfändet. Wenig später zog der Kläger
wiederum von Münchwilen weg. Seine Aberkennungs-
klage wurde am 25. April 1928 vom Bezirksgericht MÜllch-