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52_II_150

BGE 52 II 150

Bundesgericht (BGE) · 1926-01-01 · Français CH
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150

Prozessrecht. N0 27.

V I. PROZESSRECHT

PROC:EDURE

27. Extrait da l'arret da 1a. IIe Saction civila du 30 ma.rs 1926

dans la cause da Sepibus contre da Sepibus.

Reeours de droit eivil (art. 87 OJF). Pour qu'une decision tran-

chant par voie incidente une question de competence dans

une cause civile puisse etre attaquee par Ja voie du recours

de droi! civil en application de I'art. 87 OJF, il faut que

soi! realisee l'une ou I'autre des hypotheses vi sees audit

article.

Resume des lalls.

Les epoux de Sepibus. originaires de Sion, se sont

separes en 1920. Dame de Sepibus s'est rendue a Paris

dans !'intention, dit-elle d'y gagner sa vie. Son mari

s'est Habli a Vevey. Y ayant fait faillite; il s'est rendu

a Geneve OU un permis d'Hablissement lui fut deIivre

tant pour lui que pour sa femme. Expulse de Geneve en

1923, il est parti pour le Bresil. En decembre 1923, dame

de Sepibus qui Hait restee a Paris a ouvert action

en divorce a Geneve, prHendant que c'est a Geneve

que les epoux avaient eu leur dernier domicile commun

et qu'elle y avait du reste conserve son domicile, n'etant

qu'en residence a Paris. Le mari a decline la competence

des tribunaux genevois.

Le tribunal de premiere instance s'est dec1are compe-

tent, estimant que du moment que le mari ne s'etait

pas cree de domicile depuis son depart de Geneve, sa

femme devait etre reputee avoir conserve son domicile

en cette ville et pouvait des lors se mettre au benefice

de l'art. 144 Ce.

Sur appel du defendeur, la Cour de Justice civile,

estimant que pour pouvoir invoquer l'art. 144 Ce, la

demanderesse aurait du etablir qu'elle avait son domi-

cile a Geneve, ce qui n'etait pas le cas, car s'i! fallait

Prozessrecht. N° 27.

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bien admettre que Mare de Sepibus depuis son expul-

sion ne s'etait pas eree un domieile ailleurs qu'a Geneve,

il n'en etait pas de m~me de la demanderesse qui, au vu

des circonstances de la cause, devait ~tre reputee s'~tre

constitue un domicile separe a Paris, ainsi que l'y auto-

risait d'ailleurs l'art. 25 al. 2 Ce, areforme ce jugement,

declare les tribunaux genevois incompetents pour con-

nattre de la demande et renvoye la demanderesse a

mieux agir.

La demanderesse a forme contre cet arr~t un reeours

de droit civil fonde sur les art. 86 et suiv. OJF. Elle

conclut a ce qu'il plaise au Tribunal federal annuler

ledit arret et declarer les tribunaux genevois competent. ..

pour connaitre de la demande.

Le defendeur a conclu au rejet du recours.

Considerant en droit :

La recourante se meprend sur la portee de l'arret

Huguenin contre dame Pressnell (RO 46 II N0 56)

lorsque, pour justifier de la recevabilite de son pourvoi,

elle croit pouvoir inferer de cet arret que toute decision

tranchant par voie ineidente une question de eompHence

dans une cause civile peut faire l'objet d'un reeours de

droit civil au sens de l'art. 87 OJF (l'art. 86 n'Hant

evidemment pas applicable en l'espece). S'il est vrai

que des decisions de cette nature peuvent etre eventuel-

lement deferees au Tribunal federal par la voie dudit

recours, eneore est-ce sous la reserve -

ce qui ressort

clairement de l'arret invoque -

que [es autres eonditions

du recours de droit civil soient egalement realisees,

autrement dit que les griefs du recourant puissent se

ranger sous l'un ou l'autre des chefs de moyens prevus

arart. 87 OJF. Or tel n'est pas le eas en l'espece. Si la

recourante se plaint de la decision de la Cour de justice

civile, ce n'est pas parce qu'a son avis l'instance cantonale

aurait applique a tort le droit federal au lieu du droit

cantonal ou etranger ou inversement (art. 87 ch. 1) ou

qu'elle aurait mecollnu les dispositions de la loi federale

AS 51 fT -

19'26

11

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Prozessrecht. N° 28.

du 25 juin 1891 (art. 87 eh. 2), mais en invoquant unique-

ment une fausse interpretation des art. 23 a 25 et 144

du eode civil. Aussi bien est-il eonstant que la Cour ~e

justiee s'est bornee a l'examen de la q~estion ~e savo~r

si la demanderesse, comme elle le soutlent, etalt fondee

a se mettre au benefice de rart. 144 Ce, et si elle a cru

devoir eiter l'art. 7 lit. 9 de la loi de 1891, ee n'est pas

que la demanderesse eut invoque eette disposition, .mai~

au eontraire pour lui indiquer la voie qu'eUe auralt du

suivre.

Le Tri bunal !ederal prononce :

11 n'est pas entre en matiere sur le reeours.

28. A.uszug a.us dem 'O'rteil der II. Zivi1a.bteUung

vom 29. A.pril 1926 i. S. Piea.rd. gegen lIa.ymann.

Organisation der Bundesrechtspflege Art. 67 Abs. 3 : Unwirk-

samkeit der Berufung mangels Angabe des Streitwertes

bezw. wegen unrichtiger Angabe des Streitwertes .in der

Berufungserklärung, wenn den sonstigen Akten kem A.n-

haltspunkt dafür entnommen werden kann,. ob der StreIt-

wert wenigstens 4000 Fr. betrage oder meht.

.

In seiner Berufungserklärung ist der Kläger zutref-

fend davon ausgegangen, dass sich der Streitwert nach

der Höhe des auf Moos entfallenden Gesellschafts-

liquidationsanteiles bemesse,' der nach seiner eigenen

Angabe die Hälfte des auf die Gruppe Moos-Jung ent-

fallenden Liquidationsanteiles ausmacht. Dagegen hat

der Kläger zu Uurecht die letztere Summe auf 8628 Fr.

65 Cts. plus 1255 Fr. 60 Ct~ = 10,084 Fr. 25 Cts. und

folgerichtig die erstere auf 10,084 Fr. 25 Cts.,,: 2 .

5042 Fr. 12,5 Cts. beziffert. Denn wie der Klager m

seiner Eingabe vom 31. August 1923 an das Oberge:ic~t

selbst bemerkte, sind zur Bestimmung der resp. Llqm-

dationsanteile noch die Liquidationskosten abzuziehen,

von denen die Gruppe Moos-Jung 2/3 zu tragen hat.

Prozessrecht. N° 28.

153

Diese Kosten erschöpfen sich nun nicht etwa in dem

dort angegebenen Betrage von 2810 Fr. 25 Cts. bezw.

für die Gruppe Moos-Jung in 2/3 davon =

1873 Fr.

50 Cts., sondern es sind noch hinzuzureehnen die Kosten

der in Ziff. 2 der Vereinbarung vom 14. Februar 1924

vorgesehenen, wiederum den Parteianwälten übertra-

genen Liquidation der noch nicht liquidierten Aktiven,

über deren Betrag den Akten auch nicht etwa bloss eine

Mutmassung entnommen werden kann. Besteht somit

der Streitgegenstand nicht in einer bestimmten Geld-

summe und stellt insbesondere weder die in der Beru-

fungserklärung angegebene, noch die aus der Beru-

fungserklärung in Verbindung mit der Eingabe vom 31.

August 1923 zu ermittelnde Differenz den Wert des

Streitgegenstandes dar, so musste der Kläger gemäss

Art. 67 Abs. 3 OG in der Berufungserklärung den Streit-

wert angeben. Da er dieser Obliegenheit nicht nachge-

kommen ist, sondern sich darauf beschränkt hat, als

Streitwert einen Betrag namhaft zu machen, welcher

in Wahrheit nicht dem auf Moos entfallenden Liquida-

tionsanteil entspricht und daher nach dem Gesagten

nicht den Streitwert darstellt, und auch nicht etwa

der Fall gegeben ist, dass der Streitgegenstand nach

seiner Natur keiner vermögensrechtlichen Schätzung

unterliegen würde (vgl. BGE 42 II S. 301 f. Erw. 3),

so ist nach ständiger Rechtsprechung auf seine Beru-

fung nicht einzutreten (vgl. z. B. das' oben zitierte Ur-

teil und die Entscheidung des Gesamtgerichts in BGE

51 II S. 346 oben).