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50_II_101

BGE 50 II 101

Bundesgericht (BGE) · 1924-01-01 · Deutsch CH
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Familienrecht. N° 19.

fahren II erst damit beginnen zu lassen, weil diese An-

hörung, die dem zu Entmündigenden Gelegenheit geben

soll, sich über das gegen ihn vorliegende Tatsachenmate-

rial auszusprechen, die auch zum Verfahren gehörende

Sammlung dieses Materials bereits voraussetzt. Das

Verfahren nimmt zum mindesten seinen Anfang, wenn

dem zu Entmündigenden vom Waisenamt eröffnet

wird, dass über seine Entmündigung entschieden werden

soll. Eine solche Eröffnung hat hier anlässlich der Ein-

vernahme vom 30. Januar 1922 stattgefunden, wie aus

der protokollierten Erklärung der G., dass sie von einem

Vormund nichts wissen wolle, geschlossen werden muss.

Damit war das Entmündigungsverfahren gegen die G.

an ihrem damaligen Wohnsitz Zürich eingeleitet und die

Zuständigkeit der zürcherischen Behörden zur voll-

, ständigen Durchführung desselben begründet. Durch den

Einstellungsbeschluss des Waisenamtes vom 30. Juni

1922 wurde es nicht geschlossen, sondern bloss einst-

weilen sistiert; die spätere Wiederaufnahme bedeutete

nicht die Einleitung eines neuen Verfahrens.

4. -

Schliesslich steht auch die Ausweisung der G.

aus dem Kanton Zürich der Durchführung des schon

vorher dort eingeleiteten Verfahrens nicht entgegen.

Allerdings bekundet diese Massregel, dass die zürcheri-

schen Behörden die vormundschaftliche Fürsorge über

die zu Entmündigende nicht ausüben wollen. Allein die

Entmündigung und die Fijhrung der Vormundschaft

müssen nicht notwendig örtlich zusammenfallen. Die'

Entmündigung ist auch ausserhalb des Kantons, in

welchem sie ausgesprochen wird, wirksam. Wenn der

Bevormundete mit Zustimmung der Vormundschafts-

behörde seinen Wohnsitz wechselt, so geht die Vormund-

schaft auf die Behörde des neuen Wohnsitzes über

(Art. 377 Abs. 2 ZGB), und dasselbe muss gelten, wenn

er durch Ausweisung zum Verlassen des bisherigen

Wohnsitzes gezwungen wird. Der während des Ent-

mündigungsverfahrens erfolgenden Ausweisung kann

Familienrecht. N° 20.

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keine weitergehende Bedeutung zu kommen. Die aus-

weisende Behörde wird lediglich dafür zu sorg~n. hab:n,

dass der zu Entmündigende in den Rechten, ~e Ihm I~

Entmündigungsverfahren zustehen, durch dIe AusweI-

sung nicht verkürzt wird.

.

..'

Nach dem Gesagten muss über dIe Entmundlgungs-

klage des Bezirksrates materiell, entschieden werden.

Demnach erkennt das Bundesgericht :

Die Beschwerde wird begründet erklärt, das Urteil

des Obergerichts des Kantons Zürich vom 15. Fe~ruar

1923 aufgehoben und die Sache zu neuer EntscheIdung

an das Obergericht zurückgewiesen.

20. Arret 4e la IIe Seotion civile du 18 juin 19a4

dans la cause Chappuis contre Commune de Forel.

Action en contestation tl'etat: l'exercice d'une tellerjlction

est-il soumis a un delai ue prescription et auquel '1

Le 12 mars 1914 a eU~ inscrit sur le registre des nais-

sance de la Commune de Geneve, sur declaration de

Louis-Emile Chappuis, l'enfant Chappuis Emile-Gaston-

Roland comme ne ce jour-la a Geneve, fils legitime de

Chappuis Louis-Emile, de Savigny et Forel, domicilie a

Savigny, et de Julie-Elise nee Cordey sa fernrne.

Apres enquete, les Autorites de la Commune de Fore1

sont arrivees a la conviction que la mere de l'enfant

etait non dame Chappuis, mais sa fille d'un premier

mari~ge. Claire Diserens, et que l'enfant, ainsifausseme?t

inscrit a Geneve comme fils legitime des epoux Chappws,

etait le meme que celui qui, en date du 4 mars 1914, a

ete inscrit a Annemasse sous le nom de Roland Cordet

comme ne dans cette localite le 1 er mars 1914 de pere et

mere inconnus.

Le 30 juillet 1914 la Commune de Forel a ouvert action

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Familienrecht. N0 20.

aux epoux Chappuis, a l'enfant Emile-Gaston Chappuis

et a Claire Diserens devant le Tribunal de Lavaux pour

faire prononcer la radiation de l'inscription operee au

registre des naissances de Geneve.

Par jugement du 21 decembre 1916 le Tribunal de

Lavaux s'est declare incompetent, l'action devant, aux

termes de rart. 38 de l'ordonnance federale sur les re-

gistres d'etat civil, etre intentee au siege du bureau de

l'etat civil oul'inscription a radier a eu lieu, soit a Geneve.

Le 4 juin 1917 la Commune de Forel a assigne devant

le Tribunal de premiere instanee de Geneve les epoux

et l'enfant Chappuis et Claire Diserens en eoncluant

a ee que le Tribunal ordonne la radiation de l'inseription

sur le registre des naissances de Geneve et declare que

l'enfant sera inscrit comme fils naturel de Claire Diserens.

Par jugement du 29- oetobre 1918, le Tribunal a de-

dare l'action prescrite. La Cour, par arr~t du 20 mai

1919, a reforme ee jugement et a renvoye la cause aux

premiers juges pour instruction et jugement au fond.

Le 9 fevrier 1923 le Tribunal de premiere instance a

ordonne la radiation de l'inscripton qui constate la nais-

sance a Geneve le 10 mars 1914 d'un enfant Emile-

Gaston-Roland Chappuis -

eIl ajoutant que l'officier

d'etat civil de Geneve devra inscrire en marge de l'acte

annule qu'il s'agit en realite d'un fils naturel de Claire-

Lucie Diserens, ne a Annemasse le 1 er mars 1914.

Par arr~t du 4 avril 1924; la Cour de Justice civile a

confirme cette decision en ce qui concerne la radiation

de l'inscription; par contre elle a juge qu'il n'y avait

pas lieu a l'adjonction proposee par le Tribunal.

L'enfant Emile-Gaston-Roland Chappuis a reeouru

en reforme contre cet arret en concluant au rejet de

la demande. Il soutient que la Commune de Forel n'a

pas qualite pour agir, que l'action est prescrite et que

d'ailleurs elle est mal fondee.

Le 21 mai 1924 le Tribunal federal a declare irrece-

vables, parce que ne contenant pas de conclusions contre

Familienrecht, N° 20.

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le reeourant principal, les recours par voie de jonction

formes par les epoux Chappuis et par Claire Diserens

(aujourd'hui dame Richard).

-

Considirant en droit :

En ce qui concerne la qualite pour agir de la Commune

demanderesse et la recevabilite de l'action en contesta-

tion d'etat qu'elle a intentee, il suffit de se referer aux

considerants de l'arret ren du le 22septembre 1915 par

le Tribunal federal dans une cause semblable (RO 41 II

p.426 et sv.). D'autre part, il resulte des constatations

de fait de l'instance cantonale -

qui ne sont nullement

contraires aux pieces du dossier et lient donc le Tribunal

federal -

que dame Chappuis n'est pas la mere de l'en-

fant inscrit a Geneve le 12 mars 1914, lequel par conse-

quent a faussement ete inscrit comme enfant legitime

des epoux Chappuis. Les conclusions de la demande Hant

ainsi fondees, il reste uniquement areehercher si elles

auraient neanmoins du etre rejetees a raison du moyen

tire de la prescription. Or tel n'est evidemment pas le

cas. Pour soutenir que l'action est prescrite, le recourant

invoque la pretendue analogie qu'elle presente avec

l'action en desaveu et avec les actions en contestation

de la legitimation ou de la reconnaissance que le Code

(art. 253, 262, 305 et 306) soumet a un delai de pres-

cription (ou, plus exactement, de peremption) de trois

mois. Mais l'analogie invoquee n'existe pas. Les trois

actions citees tendent a la contestation . de la paternite,

soit d'une relation de parente dont l'existence ne peut

pas etre prouvee direetement et l'on comprend que le

Code qui a remplace cette preuve impossible par une pre-

somption (presomption que le mari de la mere ou l'au-

teur de la reconnaissance est le pere de l'enfant) ait aussi

limite dans le temps la faculte des interesses de detruire

cette presomption. Lorsqu'au contraire il s'agit, comme

en l'espece, de la maternite, il n'y a pas les memes raisons

de subordonner a l'observation d'un delai tres court,

104

Erbrecht. N<> 21.

I' exercice de l'action tendant a prouver l'existence ou l'in-

existenc.e de ce fai~ materiel. L'application par analogie

du delru de forcluslon de trois mois ne se justifiant donc

en aucune fa~on, l'exception de prescription doit etre

rejetee -

sans qu'il soit d'ailleurs necessaire de decider

si I'action en contestation ou en constatation d'etat est

soumise au delai ordinaire de prescription de 10 ans

(art. 7 CCS, art. 127 CO) ou si elle ne doit pas plutOt etre

declaree imprescriptible (cornme c'est le cas en France et

en Allemagne; cf. PLANIOL, Traite de droit civil 8e M. I

N08 436.et 1401; STAUDINGER, Commentaire, 7e ~t 8e M.:

note 6 zn fine sur § 194 BGB).

Le Tribunal fMeral prononce:

Le recours est rejete et l'arret attaque est confirme.

111. ERBRECHT

DROIT DES SUCCESSIONS

21. AU8~ug aus. dem Orteil der II. mVilabteilung vom 27. Kirs

1924 1. S. Olrich und lIess gegen Dober.

Ausgleichung unter Miterben: Verhältnis von Art. 629 Abs. 1

z~ Art. 626 Abs. 2 ZGB. Nachweis der Begünstigungsab-

sIcht des Erblassers aus der Art und Weise der Zuwendung.

Aus dem Tatbestand ist folgendes hervorzuheben:

Am 22. Januar 1921 starb in Küssnacht Josef Dober

u~ter Hinterlassung eines Vermögens (das Vermögen

semer vorverstorbenen Frau inbegriffen) von 59.801 Fr.

64 Cts., das seinen Kindern, den heutigen Parteien, zufällt.

Der Erblasser hatte schon zu Lebzeiten, am 17. Februar

1909, seine beiden Liegenschaften « Hintere Barbrämen »

und « Bischofswiler Allmeind », erstere dem Sohne Alois,

letztere dem Sohne Wilhelm (der sie später auf Veran-

Erbrecht. N° 21.

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lassung des Vaters seinem Bruder J osef überliess), um den

Preis Non je 15,000 Fr. verkauft mit Einschluss des vor-

handenen Inventars, das auf beide Käufer gleichmässig

verteilt werden sollte. Im vorliegenden . Prozesse der

fünf Kinder des Erblassers besteht Streit über die wechsel-

seitig geltend gemachte Ausgleichungspflicht. Durch

Urteil vom 17. Oktober 1923 hat das Kantonsgericht

Schwyz den Alois Dober für den Mehrwert der Liegen-

schaft « Hintere Barbrämen » (30,000 Fr.). für den Wert

des Inventars (5500 Fr.) und für andere Zuwendungen

ausgleichungspflichtig erklärt und ihn nach. Abzug ge-

wisser Aufwendungen seinerseits verurteilt, 31,100 Fr.

in die Erbschaft einzuwerfen. Mit seiner Berufung ver-

langt Alois Dober ausser der Streichung eines Postens,

dass er sich die Vorempfänge nur bis zur Höhe seines

Erbteils habe anrechnen zu lassen, dass dagegen:'_~

allfällige Mehrbetrag nicht zur Ausgleichung zu bringen

sei.

Aus den Erwägungen:

Die Zuwendungen, für welche die Vorinstanz denBe-

klagten Alois Dober ausgleichungspflichtig erklärt hat,

bestehen im Mehrwert der an ihn übergegangenen väter-

lichen Liegenschaft über den Kaufpreis hinaus,' in

dem in den Kauf gegebenen Inventar, im Erlass der

Zinsen, die er dem Vater vom Kaufpreis schuldete, in

der Überlassung eines Kapitaltitels und im Ertrag des

von ihm vorgenommenen Kahlschlages. Dass alle die-

se Posten, der letzte ausgenommen, gemäss Art. 626

Abs. 2 ZGB an. sich der Ausgleichung unterstehen, ist

unbestritten, und auf eine aus d r ü c k I ich e gegen-

teilige Verfügung des Erblassers vermag AloisDober

sich nicht berufen. Er anerkennt denn auch gnindsätzlich

die Ausgleichungspflicht und verlangt lediglich deren

Beschränkung auf den' Betrag seines Erbteils, also die

Anwendung von Art. 629 Abs. 1 ZGB.

Nach dieser Bestimmung hat ein Erbe den seinen

Erbteil übersteigenden Überschuss der Zuwendungen

AS 50 n -l~i

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