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46_II_157

BGE 46 II 157

Bundesgericht (BGE) · 1920-01-01 · Deutsch CH
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Obligationenrecht. N° 29.

ment dans la conduite du detunt (v. aussi dans ce sens

RO 18 p. 347, 31 II p. 285 et 629, 40 II p. 281, 43 11 p.

187; cf. § 846 BGB). Mais ici, au point de vue de la gra-

vite de la faute, il n'y a aucune comparaison a etablir

contre la culpabilite de l'auteur du dommage qui, par

pur esprit de luere, a pratique une operation eriminelle

que rendait particulierement dangereuse l'etat de gros-

sesse avance de dame R. -

et celle de la victime qui,

dans un moment d'affolement et eonfiante dans l'habi-

lete de la defenderesse, s'est mise entre ses mains.

C'est des 10rs avec raison que l'instanee cantonale a

admis le principe de la responsabilite de la defenderesse.

Quant a la quotite de l'indemnite accordee pour tort

moral en application de l'art. 47 CO, la reduction de sIr.

du chef de l'imprudence relevee a la charge de dame B.

parait excessive d'apres ce qui vient d'etre dit et ne tient

pm. compte suffisamment de la preponderance mani-

feste de la faute de la sage-femme. En outre la Cour a eu

tort de refuser toute indemnite pour dommage materiel.

La demande est, il est vrai, fort peu explicite sur

ce point. Toutefois il resulte du dossier que les 4 enfants

de dame B Haient encore mineurs, >que 3 d'entre eux

tout au moins, ages de 7, 10 et 15 ans, etaient evidem-

ment incapables de gagner eux-memes leur vie, que leur

mere pourvoyait a leur entreiien au moyen des ressources

que lui procurait l'exploitation d'une pension et qu'ainsi

sa mort les a prives de lenr soutien (art. 45 al. 3 CO).

Si I'on considere l'ensemble de ces circonstances, il se

justifie donc d'augmenter sensiblement Ie chiffre de l'in-

demnite allouee par rarret attaque et de la fixer ex requQ

et bano a la somme de 10,000 fr., cette somme portant

interets des le 2 juin 1915.

Par ces moli/s, le TribunaljbJ.eral prononce:

Le recours par voie de jonction est rejete.

Le recours principal est partiellement admis et l'arret

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attaque est refonne dans ce sens que l'indemnite due par la

defenderesse est portee a 10 000 fr. avec interets legaux.

30. Urteil der II. Zivllabtellung vom 2. Juni 1920

i. S. Schweizerische Gasglühlicht-A.-G.

gegen Bothenbach a; Cie.

Zusi~eru~g; einer festen v~m Jahresgewinn unabhängigen

AktIendiVldende durch DrItten. Garantieversprechen oder

Bürgschaft '1 Fälligkeit der Zahlungspflicht des Garanten.

Klausel rebus sie stantibus bei einseitiger Garantie eines be-

stimmten Ertrages a,us einer Unternehmung.

A. -

Die Klägerin ist Eigentümerin von 20 Prioritäts-

aktien a 1000 Fr. der Kommandit-A.-G. Affoltern am Albis

Rothenbach & Oe. Nach § 25 der Statuten dieser Gesell-

schaft erhalten die Prioritätsaktien von zusammen

150,000 Fr. eine Vorzugsdividende von 5% ihres Nomi-

nalwertes, welche durch die Beklagte den Prioritäts-

aktionären garantiert wurde. In Ausführung dieser Sta-

tutenbestimmung hat die Beklagte am 8. Juli 1907 eine

BürgschaftsverpflichtUI}g unterschrieben, in der sie sich

verpflichtete, «jedem einzelnen Inhaber von Prioritäts-

aktien gegenüber für die statutarisch zugesicherte Divi-

dende von 5% des Nominalwertes, also für einenjähr-

lichen Ertrag von 50 Fr. per Aktie, als Solidarbürge und

Selbstzahler zu haften und zwar für solange, bis das

ganze Prioritätsaktienkapital zurückbezahlt sein werde,.

Diese Verpflichtung wurde zuhanden sämtlicher Priori-

tätsaktionäre der Spar- und Leihkasse Bern « in Ver-

wahrung gegeben ». Die Gasversorgung Mfoltern erzielte

für das Geschäftsjahr 30. April 1916-17 einen Gewinn von

3978 Fr. 10 Cts. Die Generalversammlung vom 18. Au-

gust 1917 beschloss, ihn auf das folgende Geschäftsjahr

vorzutragen und zugleich die Dividende der Prioritäts-:-

aktionäre zu stunden. Der erzielte Gewinn figuriert denn

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Obligationenrecht N° 30.

auch in der Gewinn- und Verlustrechnung des folgenden

Jahres als erster Habenposten.

Die Klägerin hat dieser Dividendenstundung am

15. September 1917 ausdrücklich zugestimmt.

Das Geschäftsjahr 1917-18 ergab mit Einrechnung

der Vorträge vom Vorjahre einen Gewinnsaldo von

11,769 Fr. 80 Cts. Die Generalversammlung vom 24. Au-

gust 1918 beschloss von diesem Saldo einen Betrag von

7875 Fr. zu verwenden, um die pro 1916-17 gestundete

Dividende der Prioritätsaktien zuz-üglich 5 % Vorzugs-

zins auszuzahlen und den Rest von 3894 Fr. 80 Cts. auf

neue Rechnung vorzutragen, sowie für die Dividende

der Prioritätsaktien pro 1917-18 Stundung zu erteilen.

Das Geschäftsjahr 1918-19 ergab trotz des Vortrages vom

Vorjahr einen Verlust von 2743 Fr. 31 Cts. Die General-

versammlung vom 5.- September 1919 genehmigte diese

Gewinn- und Verlustrechnung und Bilanz und beschloss,

die Dividende pro 1918-19 wie diejenige pro 1917-18 zu

stunden, « da ihre Auszahlung unter gegenwärtigen Um-

ständen nicht möglich » sei.

B. -Mit ihrer Klage verlangt nun die Klägerin von

der Beklagten, gestützt auf die Dividendengarantie, die

Dividenden pro 1917-18 un .

Le premier wagon a ere expMie le 17 ao11t; Baud l'a

accepre et en a paye le prix. Le second wagon a ete

expMie le 17 decembre et le meme jour Walter. Ernst

& Oe a transmis a Baud la facture de Hoegger. Baud a

Obligationenrecht. N- 31.

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immediatement telegraphie qu'll refusait le wagon. Il a

persiste dans ce refus malgre plusieurs lettres de Hoegger

l'invitant a prendre livraison de la marchandise entre-

posee a Geneve.

Le 11 avril 191,9 Hoegger a ouvert action a Baud en

concluant au paiement du prix du wagon, soit 6962 fr.4O c.

Le defendeur a conclu a liberation et, reconvention-

nellement, a 1000 fr. de dommages-interets. en sonte-

nant que le contrat se trouvait resili.e par la faute du

demandeur qui n'a pas livre a la date convenue.

Devant le Tribunal de Ire instance le demandeur a

declare qu'll tenait le wagon a la disposition du defen-

deur. Celui-ci a ere condamne a en payer le prix. Il a

appele de ce jugement en reprenant ses moyens libera-

toires et en excipant en outre du fait que, suivant ren-

seignements obtenus, le demandeur aurait revendu a un

tiers ä Lausanne le wagon litigieux. Le demandeur a

reconnu I'exactitude de ce fait. mais s'est declare pret

ä livrer un wagon de la meme marchandise moyennant

paiement du prix convenu.

Par arret du 5 mars 1920, la Cour a deboute le deman-

deur de ses conclusions. Elle a juge que le fait d'avoir

vendu les fers du wagon ne priverait pas Hoegger du _

droit de reclamer l'execution du marche -

puisque,

s'agissant de fongibles, il remplit ses obligations en

offrant des fers de meme qualite, -

mais que, d'autre

part, le contrat s'est trouve resilie de plein droit par suite

du defaut de livraison a la date convenue, car, en ma-

tiere de commerce (art. 190 CO), il Y a presomption de

Fixgeschäft des qu'un terme a ete fixe et en respece

le demandeur n'a pas detruit cette presomption.

Le demandeur a recouru en reforme contre cet arret.

Considerant en droit :

En regle generale. pour qu'il y ait I: Fixgeschäft)I,

i} ne suffit pas que le contrat contienne l'indication du

jour auquel rexecution doit avoir lieu; II faut encore