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Obligationenrecht. N° 29.
ment dans la conduite du detunt (v. aussi dans ce sens
RO 18 p. 347, 31 II p. 285 et 629, 40 II p. 281, 43 11 p.
187; cf. § 846 BGB). Mais ici, au point de vue de la gra-
vite de la faute, il n'y a aucune comparaison a etablir
contre la culpabilite de l'auteur du dommage qui, par
pur esprit de luere, a pratique une operation eriminelle
que rendait particulierement dangereuse l'etat de gros-
sesse avance de dame R. -
et celle de la victime qui,
dans un moment d'affolement et eonfiante dans l'habi-
lete de la defenderesse, s'est mise entre ses mains.
C'est des 10rs avec raison que l'instanee cantonale a
admis le principe de la responsabilite de la defenderesse.
Quant a la quotite de l'indemnite accordee pour tort
moral en application de l'art. 47 CO, la reduction de sIr.
du chef de l'imprudence relevee a la charge de dame B.
parait excessive d'apres ce qui vient d'etre dit et ne tient
pm. compte suffisamment de la preponderance mani-
feste de la faute de la sage-femme. En outre la Cour a eu
tort de refuser toute indemnite pour dommage materiel.
La demande est, il est vrai, fort peu explicite sur
ce point. Toutefois il resulte du dossier que les 4 enfants
de dame B Haient encore mineurs, >que 3 d'entre eux
tout au moins, ages de 7, 10 et 15 ans, etaient evidem-
ment incapables de gagner eux-memes leur vie, que leur
mere pourvoyait a leur entreiien au moyen des ressources
que lui procurait l'exploitation d'une pension et qu'ainsi
sa mort les a prives de lenr soutien (art. 45 al. 3 CO).
Si I'on considere l'ensemble de ces circonstances, il se
justifie donc d'augmenter sensiblement Ie chiffre de l'in-
demnite allouee par rarret attaque et de la fixer ex requQ
et bano a la somme de 10,000 fr., cette somme portant
interets des le 2 juin 1915.
Par ces moli/s, le TribunaljbJ.eral prononce:
Le recours par voie de jonction est rejete.
Le recours principal est partiellement admis et l'arret
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attaque est refonne dans ce sens que l'indemnite due par la
defenderesse est portee a 10 000 fr. avec interets legaux.
30. Urteil der II. Zivllabtellung vom 2. Juni 1920
i. S. Schweizerische Gasglühlicht-A.-G.
gegen Bothenbach a; Cie.
Zusi~eru~g; einer festen v~m Jahresgewinn unabhängigen
AktIendiVldende durch DrItten. Garantieversprechen oder
Bürgschaft '1 Fälligkeit der Zahlungspflicht des Garanten.
Klausel rebus sie stantibus bei einseitiger Garantie eines be-
stimmten Ertrages a,us einer Unternehmung.
A. -
Die Klägerin ist Eigentümerin von 20 Prioritäts-
aktien a 1000 Fr. der Kommandit-A.-G. Affoltern am Albis
Rothenbach & Oe. Nach § 25 der Statuten dieser Gesell-
schaft erhalten die Prioritätsaktien von zusammen
150,000 Fr. eine Vorzugsdividende von 5% ihres Nomi-
nalwertes, welche durch die Beklagte den Prioritäts-
aktionären garantiert wurde. In Ausführung dieser Sta-
tutenbestimmung hat die Beklagte am 8. Juli 1907 eine
BürgschaftsverpflichtUI}g unterschrieben, in der sie sich
verpflichtete, «jedem einzelnen Inhaber von Prioritäts-
aktien gegenüber für die statutarisch zugesicherte Divi-
dende von 5% des Nominalwertes, also für einenjähr-
lichen Ertrag von 50 Fr. per Aktie, als Solidarbürge und
Selbstzahler zu haften und zwar für solange, bis das
ganze Prioritätsaktienkapital zurückbezahlt sein werde,.
Diese Verpflichtung wurde zuhanden sämtlicher Priori-
tätsaktionäre der Spar- und Leihkasse Bern « in Ver-
wahrung gegeben ». Die Gasversorgung Mfoltern erzielte
für das Geschäftsjahr 30. April 1916-17 einen Gewinn von
3978 Fr. 10 Cts. Die Generalversammlung vom 18. Au-
gust 1917 beschloss, ihn auf das folgende Geschäftsjahr
vorzutragen und zugleich die Dividende der Prioritäts-:-
aktionäre zu stunden. Der erzielte Gewinn figuriert denn
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auch in der Gewinn- und Verlustrechnung des folgenden
Jahres als erster Habenposten.
Die Klägerin hat dieser Dividendenstundung am
15. September 1917 ausdrücklich zugestimmt.
Das Geschäftsjahr 1917-18 ergab mit Einrechnung
der Vorträge vom Vorjahre einen Gewinnsaldo von
11,769 Fr. 80 Cts. Die Generalversammlung vom 24. Au-
gust 1918 beschloss von diesem Saldo einen Betrag von
7875 Fr. zu verwenden, um die pro 1916-17 gestundete
Dividende der Prioritätsaktien zuz-üglich 5 % Vorzugs-
zins auszuzahlen und den Rest von 3894 Fr. 80 Cts. auf
neue Rechnung vorzutragen, sowie für die Dividende
der Prioritätsaktien pro 1917-18 Stundung zu erteilen.
Das Geschäftsjahr 1918-19 ergab trotz des Vortrages vom
Vorjahr einen Verlust von 2743 Fr. 31 Cts. Die General-
versammlung vom 5.- September 1919 genehmigte diese
Gewinn- und Verlustrechnung und Bilanz und beschloss,
die Dividende pro 1918-19 wie diejenige pro 1917-18 zu
stunden, « da ihre Auszahlung unter gegenwärtigen Um-
ständen nicht möglich » sei.
B. -Mit ihrer Klage verlangt nun die Klägerin von
der Beklagten, gestützt auf die Dividendengarantie, die
Dividenden pro 1917-18 un .
Le premier wagon a ere expMie le 17 ao11t; Baud l'a
accepre et en a paye le prix. Le second wagon a ete
expMie le 17 decembre et le meme jour Walter. Ernst
& Oe a transmis a Baud la facture de Hoegger. Baud a
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immediatement telegraphie qu'll refusait le wagon. Il a
persiste dans ce refus malgre plusieurs lettres de Hoegger
l'invitant a prendre livraison de la marchandise entre-
posee a Geneve.
Le 11 avril 191,9 Hoegger a ouvert action a Baud en
concluant au paiement du prix du wagon, soit 6962 fr.4O c.
Le defendeur a conclu a liberation et, reconvention-
nellement, a 1000 fr. de dommages-interets. en sonte-
nant que le contrat se trouvait resili.e par la faute du
demandeur qui n'a pas livre a la date convenue.
Devant le Tribunal de Ire instance le demandeur a
declare qu'll tenait le wagon a la disposition du defen-
deur. Celui-ci a ere condamne a en payer le prix. Il a
appele de ce jugement en reprenant ses moyens libera-
toires et en excipant en outre du fait que, suivant ren-
seignements obtenus, le demandeur aurait revendu a un
tiers ä Lausanne le wagon litigieux. Le demandeur a
reconnu I'exactitude de ce fait. mais s'est declare pret
ä livrer un wagon de la meme marchandise moyennant
paiement du prix convenu.
Par arret du 5 mars 1920, la Cour a deboute le deman-
deur de ses conclusions. Elle a juge que le fait d'avoir
vendu les fers du wagon ne priverait pas Hoegger du _
droit de reclamer l'execution du marche -
puisque,
s'agissant de fongibles, il remplit ses obligations en
offrant des fers de meme qualite, -
mais que, d'autre
part, le contrat s'est trouve resilie de plein droit par suite
du defaut de livraison a la date convenue, car, en ma-
tiere de commerce (art. 190 CO), il Y a presomption de
Fixgeschäft des qu'un terme a ete fixe et en respece
le demandeur n'a pas detruit cette presomption.
Le demandeur a recouru en reforme contre cet arret.
Considerant en droit :
En regle generale. pour qu'il y ait I: Fixgeschäft)I,
i} ne suffit pas que le contrat contienne l'indication du
jour auquel rexecution doit avoir lieu; II faut encore