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40_II_289

BGE 40 II 289

Bundesgericht (BGE) · 1914-01-01 · Deutsch CH
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Markenschutz. N° 50.

die Unzulässigkeit der angefochtenen Marke gegeben

(vergl. KOHLER, Warenzeichenrecht S. 163 Ziff.2, S. 164

Ziff. 4). Dass der Nachweis wirklicher Verwechslungen

fehlt, tut nichts zur Sache. Der Richter hat bei der

Prüfung, ob eine Verwechslungsgefahr vorliege, vor allem

auf die allgemeine Lebenserfahrung abzustellen (vergl.

den erwähnten Bundesgerichtsentscheid a. a. 0.).

Nach diesen Ausführungen erweist sich die angefoch-

tene Marke als nichtig. Zwar hat die Klägerin nicht

ausdrücklich auf Nichtigerklärung angetragen, aber dieser

Antrag muss als in ihrem Klagebegehren auf Untersagung

der weitern Benützung der Marke und auf Verpflichtung

zur Löschung inbegriffen gelten, was auch heute nicht

mehr bestritten wurde. Die Berufung ist daher abzu-

weisen.

5. - Auch die Anschlussberufung kann nicht geschützt

werden:

Die Klägerin hat keinen gesetzlichen Anspruch gegen-

über der Beklagten darauf, dass diese die Löschung der

nichtigen Marke selbst herbeiführe. Wenn der Art. 34

MSchG bestimmt, dass das Amt die Marke ({ gegen Vor-

weisung» des rechtskräftigen Urteils. lösche, so wird

damit der obsiegende Kläg.er berechtigt erklärt, die

Löschung auf Grund des Urteilstitels als eine zur Voll-

streckung des Urteils gehörende Massnahme zu verlangen;

nicht aber ergibt sich daraus eine Verpflichtung des In-

habers der ungültigen Marke, deren Löschung selbst zu

erwirken. Von keiner Erheblichkeit für diesen Streitpunkt

ist die von der Klägerin aufgeworfene Frage, welcher

Partei die Kosten jener Exekutiol1smassnahme obliegen.

Auch das Begehren um Veröffentlichung des Urteils

rechtfertigt sich nach der Sachlage nicht. Es lässt sich

nicht annehmen, dass die Unklarheit, die der bisherige

Gebrauch der angefochtenen Marke hinsichtlich der

klägerischen Warenzeichen geschaffen haben mochte,

ohne besondere Gegenmassregeln weiterdauere und nicht

schon durch das Verschwinden der nichtigen Marke im

Prozessrecht. N° 51.

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Verkehr und die amtliche Bekanntmachung ihrer Lö-

schung gehoben werde (vergl. BE 33 II S. 671 und 35 11

S. 430).

Der Antrag endlich auf Abänderung des vorinstanz-

lichen Kostel1dispositivs betrifft ausschliesslich die An-

wendung kantonalen Prozessrechtes.

Demnach hat das Bundesgericht

erkannt:

Die Berufung und die Anschlussberufung werden ab-

gewiesen und das angefochtene Urteil des Zivilgerichts

Basel-Stadt wird in allen Teilen bestätigt.

VII. PROZESSRECHT

PROCEDURE

51. Arret de 1a IIe section oivile du a7 mai 1914 dans la cause

Societe du Noble Jeu de cible da St-Kaurice contre CFF.

Demande en reparation du domrnage cause a une Societe de

tir par l'installation d'un depot de locomotives a proximite

de Ia ligne de Ur. -

Procedure d'expropriation. Tribu-

naux ordinaires incompHents.

La demanderesse est proprietaire, a proximite de la gare

de Saint-Maurice, d'un immeuble sur lequel elle a ius-

talle un stand et une ligne de tir. En 1902, 10rs de l'agran-

dissement de la gare de Saint-Maurice elle est intervenue

dans l'enquete et a fait la declaration de droits suivante :

({ L~ plan d'extension de la gare prevoyant la construc-

tion d'une rotonde-depOt a proximite du stand .....

et cette constrnction devant porter un grand prejudice

soit au bätiment soit a la ligne de tir, la Socieie vous prie

de prendre note de ses reserves au sujet du tort et dom-

mage causes. Elle reserve tous ses droits et moyens quant

a !'indemnite et a la reparation du prejudice qu'elle aura

2!Ki

Prozessrecht. N° 51.

a rldamer. » La Commission d'estimation a donne acte

de ses resprves a la Socie1e « pour valoir ce qUt de droit.

seI on ce qu'il en adviendra par les proje-ts des CFF. »

En 1910 la Societe a ouvert action aux CFF en con-

cluant au paiement de 27 168 fr. 50, subsidiairement de

10 000 fr. Elle pretend que depuis l'installation de la

rotonde des locomotives a proximite immediate de la ligne

de tir, celle-ci est devenu inutilisable a cause de la fumee

des loeomotives. Elle invoque r art. 684 CCS et la loi

federale du 23 decembre 1872 sur l'etablissement des

chemins de fer.

Les CFF sans contester la competenee' des tribunaux

ordinaires, ont eonclu a liberation. Confirmant le juge-

ment de premiere instanee le Tribunal cantonal a eearte

les conclusions de la demande par le motif que le fait

invoque ne eonstitue pas un exees au sens de I' art. 684

CCS.

La Societe a reeouru en reforme en reprenant ses con~

clusions et en demandant subsidiairement, pour le cas

ou le Tribunal federal estimerait applicable la procedure

d'expropriation, qu'il renvoie la cause a la Commission

federale d'estimation qui prononcera en meme temps sur

les frais.

Statuant sur ces faits et considerant

en droit:

Ainsi que le Tribunal federall'a decide en jurisprudence

constante (RO 31 I p. 694-695, 36 I p. 627 et notamment

arret du 14 mai 1914 dans la cause Hibbert et eonsorts

c. CFF), les demandes tendant a 1a reparation d'un dom-

mage qui est la eonsequence necessaire ou du moins diffici-

lement evitable de la construction ou de l'exploitation

d'une entreprise au benefice du droit d'expropriation

en vertu de la loi federale du 1 er mai 1850 doivent etre

presentees suivant les formes de la procedure d'expropria-

tion et ce sont ~es commissions d'estimation qui sont com-

petentes pour statuer a leur sujet. Peu importe qu'il ne

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s'agisse pas d'une expropriation au sens striet ~u mot,

mais bien de la constitution d'une sorte de servltude .de

droit public en vertu de laquelle l'entrepriseest soustrrute

aux obligations resultant du droit de voisinage:. dans

run comme dans l'autre cas on a a faire a une attemte a

la propriete privee et la procedure d'expropriation qui

est prevue a l'egard, non seulement dutransfert de

droits, mais aussi de ({ toute limitation ou' restrietion de

droits » (art. 1 a1. 2) est applicable. n en serait nature~e­

ment autrement si le domrnage n'Hait pas en relation

avec les necessites de l'entreprise publique; dans ce cas

les rapports entre les parties releveraient du droit ~rive

et les Tribunaux ordinaires seraient competents. MaIS en

l'espece il est manifeste que le prejudic~ dont. se. plaint

la demanderesse est la consequence de I explOItatIOn des

CFF et la recourante doit donc etre renvoyee a faire

valoir ses droits dans la procedure d'expropriation. Par

contre le Tribunal federal ne saurait saisir directement

de la cause la commission d'estimation ainsi que le de-

mande la recourante ä titre subsidiaire; c'est a elle qu'il

appartient d'entamer la procedure qu'elle aurait du adop-

ter des le debut. Enfin, le fait que les CFF n'ont pas con-

teste la competence des tribunaux ordinaires est indiffe-

rent, l'incompetence ratione materiae de ces trib~naux

ne pouvant pas etre couverte par i'accord des partles.

Par ces motifs.

le Tribunal federal

prononce:

Il n'est pas entre en matiere sur le recours.

AS .w 11 -

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