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462 A. Sta.a.tsrechtliche Entscheidungen. TI. Abschnitt. Bundesgesetze.
fd}tuerbe lieim ~unbe~gerid}tc.
~ic tuiebcr~onen i~r beim .$Se=
~irfgratl)e gefteffte~ @efud} I inbem in ber mertl)eHung beg ~((=
menbnulleng, tuie er fciteng ber @emeinbcrätl)c Unterid}äd}en
unb ~l'hingen erfolgt lei, eine im,@iberfl'tUd) mit ~rt. 8 ber
urnerfd}cn Stanton~\)etfaffung ftel)enbe ~e\)Oraugung 'oer ~eid}en
Hege.
C.
;!let engere }8e~irtgratl) Uri trug barauf an, bau ~Mut~
renten \)orerft an 'oie huftänbigen urnerfd}en Dlierbe~iirben \)er~
tutelen tuerben.,Bur megrünDung Diefe3 mege~teng füf)rte Der:
feibe an:;!lie merfaffung beg Stantong Uri be~eid}ne in §. 81
Die me~ittggemeinDe alg 'oie .olierfte Snftanö in Storl'.orationg=
fad}en un'o räume il>r
'oa~
~ed)t ein, für 'oie menullung beg
St.or~.orationt'guteg 'oie il)r gutbünfen'oe mertuaftungg.orbnung auf:
öuftellen.
~ad} §§. 84 un'o 85 ibidem fei Der
me~hr3ratl),
'oeffen ~ugfd}uu 'oer engere ~e~irt3ratl) liirbe, bie \).o((15tcl)en'oe
~eI)örbe in meAitt13angelegenl)eiten, unb tuenn fid} Semanb ülier
mefd}lüffe be13 engern meöid13ratf)el! liefd)\1)eren tuo((e, f.o I)alie
er fid} an ben meöhf13ratl) AU tuenben.
Uelierf)aul't müffc, tuo
el! fid} um met1ellung \)on @efellen .ober gar ber merfaffung
I)anbfe, \)orcrft 'ocr rantonale Snftan15en3ug crfd)iil'ft fein, lie\).or
ber ~eturg an 'oie mun'oe13bel>örben geflattet tuerben rönne. ~e=
funenten mögen fid} bal)cr \).orerft an ben mC15hf13ratl) unb e\)cn=
tue((an bie ~egietung unb bcn Eanbrat~ \1)enben, tue1d}e me~
r,ötben Aut ~anbf)aliung ber merfaffung bcrl'ffid}tet feien.
;!lie
IDl.oti\)c beg teturrtrten mefd)luffeg feten fobann berart I bau fie
ber Sl'orrettur beg ~eöidl!ratl)eg unterliegen mÜffen, r.obatb ~e=
futtenten eg \)erlangen, unb niefelben erft Durd} 'oie liqitt13rätl)=
lid}e ~eftätigung Da~ gefelllid)e ~nfef)en erl>aHen.
;!lag munbeggcrid}t öicf)t in @rtuägung:
;!lie ~nfid}t beg engem ~e5ht~ratf)eg \)on Uri, bau ~efd}tuer=
ben ülier merle§ung fantonaler merraffung13beftimmungen nur
gegen lelltinftanAlid}e merrügungen tantonaler mef)örben lieim
munbe3gerid}te angebrad}t tuerben fönnen, ift
~\1)ar fetnegwegg
a((gemein rid)tig. .\ffiof)l aber gef)t Die {onftante ~ra~i3 ber mun=
beßliel)örDen baf)in, bauliei @egenftänben Der innern merttla(tung
etne13 Stantong me;d}\1)et'oen, ttleXd)e fid) le'oigHd) auf ~id}tbead);:
tung tantonaler merfa\funggbeitimmungen be~ief)en, \).orerft bei
Il. Auslieferung von Verbrechern u. Angeschuldigten. N0 79 u. SO. 463
ten öuitän'oigen tantonalen mef)ör'oen anöubringen ieien unD etft
nad) 1)urd)laufen 'ee~ tantonalen SnftanöenAuge~ an Die munbeg,
'be~l\rcen ge~l1gen merben rönnen.
~ad) biefer ~ra~ig, \)on tuer~
~et ab3uge~en tein l)inreid)enber @tunb \)orliegt, mu~ 'oie \)or-
ltegenbe mefd)tucrbe atler'oing3 a!tl berfriif,lt AlttUctge\1)iefen merben
unb ö\1)ar um fo mef,lr, al~ bex rdurride ~efd)(uu nid}t einmal
1)om mebit1ßratf; Uri felbft, fon'eern lebiglidj bon einem ~ug:
fd)uß begfeIben, bem engem meaitf3rat~e, au3gegangen tft, beffen
?Berfügungen Dermeftätigung be3 gefammten meöirf~ratt;e13 un~
tetIiegen.
;!lemnadj t;at 'eag }Sunbe3gerid)t
ertannt:
~uf bie }Sefd}tuet'oe \1)itb ~ur,Bei! nid}t eingetreten unb ben
mdurrenten überIaffen, fid) \)orerft an 'oie ~uftänbigen mef)ör'een
be~ Stantonß Ud ~u tuen'een.
II. Auslieferung von Verbrechern
und Angeschuldigten.
Extradition de criminels et d'accuses.
80. At'ret du t er Septembre 1877 dans la cause Paletti.
Par requetes en date des 26 J uillet et 3 Aotit 1877, ad res-
sees, la premiere au Tribunal federal, et la seconde au Pre-
si~ent de ce corps, Amedee Poletti expose en resume ce qui
SUlt:
. Le nomme Saager, domicilie a Berne, courtier en grains,
maltz, houblon, etc., etait en relations d'affaires avec Poletti
qui lui accordait des signatures de complaisance et lui aeeeptai~
des trailes en blane et sans indication de somme. A l'echeanee
de ces traites, Saager en transmettait le montant a Poletti qui
payait a presentation a Fribourg son domieile. Une de ees
traites du montant de 4000 fr. fut protestee, et Poletti se
rendit, le 16 Mai 1877, aupres de Saager pour regler cette
affaire. 11 trouva ce dernier chez le sieur BotIstetter, res-
464 A. Staatsrechtliche Ent8cheidtmgen. 11. Abschnitt. Bundesgesetze.
taurateur a Berne, et entoure d'un grand nombre de meu-
niers et autres correspondants qui lui avaient egalement prete
leurs signatures. La Poletti apprit qu'a propos de cette traite
de 4000 rr. qui ne devait etre que de 1000 fr. suivant le dire
de 1a caution Hoffstetter, Saager etait accuse de s'etre rendu
coupable d'un faux, mais que tout s'arrangerait si Poletti
s'engageait a parer la moitie de cette traite par 2000 fr. et
apportait du notaire stipulateur du protet un recepisse faisant
foi de ce payement. Poletti partit aussitöt pour Fribourg et
reviat a Berne porteur du recepisse demande. Les cautions de
Saager, declarant alors a Poletti que des faux avaient Me
commis sur d'autres traites encore que celle de 4000 fr. en
question, et que l'affaire ne pouvait plus s'arranger~ firent
entrer deux gendarmes qui arreterent Poletti et le conduisi-
rent immediatement en prison, Oll il se trouve encore, sous
l'inculpation de complicite aux actes frauduleux commis par
Saager. Le Juge instructeur exige, pour la mise en liberte pro-
visoire du requerant, la somme de 50000 fr. que celui-ci ne peut
payer, vu que la detention preventive qu'il subit a amene sa
faillite. Poletti conclut 10 ci ce qu'il plaise au Tribunal federal
annuler 1e mandat d'arret decerne contre lui et ordonner son
elargissement; 2° a ce que le President du Tribunal fMeral
veuille ordonner par mesure provisionnelle la mise en liberte
du recourant, ou tout au moins dire et prononcer que 1e cau-
tionnement demande pour cette liberte provisoire ne pourra
pas depasser 6000 fr.
Poletti avance a l'appui de la premiere de ces conclusions
qu'ayant un domicile reel a Fribourg, il ne pouvait, de par
les dispositions des art. 7 et suivants de la loi federale sur les
extraditions du 24 Juillet 1852, etre soumis allX autorites
bernoises sans le consentement du canton de Fribourg et sans
avoir ete appele a s'expliquer lui-meme sur la demande de
son extradition. Le recourant ajoute que ceUe violation d'une
loi feder ale autorise le prevenu a s'en plaindre aupres du
Tribunal federal, charge de par les art. 113 de la Constitlltion
et 59 de la loi sur l'organisation judiciaire de veiller a l'ap-
plication des lois feder ales .
ll. Auslieferung von Verbrechern und Angeschuldigten. N° 80. 465
AppeIe a se prononcer sur les conclusions du recours, le
Conseil executif rle Berne, par office du 18 Aout 1877, Irans-
met au Tribunal federal un rapport, date du 15 dit, du Pro-
cureur general de ce canton: le Conseil executif declare etre
entierement d'accord, soit avee le contenu, soit avec les eon-
clusions de cette piece approuvees par la Chambre d'accusa-
tion du Tribunal supreme qui tendent :
1. A ce qu'il plaise au President du Tribunal federal ne
point entrer en matiere sur la requete de Poletti en liberation
provisoire, et subsidiairement ecarter la dite requete.
2. A ce qu'il pI ai se au Tribunal federal ecarter le recours
de Poletti.
Par nouvelle requete, datee du 17 Aout 1877, Amedee Poletti
coneIut a ce qu'i! plaise au Tribunal federal, vu l'art. 63 de
la loi federale sur l'organisation judiciaire du 27 Juin 1874,
combine avec les art. 199 et suivants de la loi federale provi-
soire sur la procedure du 20 Novembre 1850, dire et pronon-
cer qu'i(y a lieu de surseoir atout acte ulterieur d'instruc-
tion vis-a-vis du recourant et en particulier ä sa mise en
jugement devant la Cour d'assi8es ou devant toute autre auto-
rite bernoise jusqu'ä ce qu'il ait Me statue par le Tribunal
federal sur le bien ou le mal fonde du recours au fond, le
tout a titre de mesure provisionnelle et sans prejudice a la
demande de mesure provisionnelle dejä formuIee.
Invitee ä se prononcer sur cette nouvelle requete, la Cham-
bre d'accusation, par lettre du 23 Aout 1877, dit s'en referer
entieremenf, sur ce point, au rapport du Procureur general
precite, et declare d'ailleurs ne rien vouloir statuer touchant
la mise en accusation de Poletti, avant que le Tribunal federal
ait juge le recours interjete par ce dernier.
Par arrete en date du dit 23 Aout 1877, le President du
Tribunal fMeral, statuant sur les mesures provisionnelles
reclamees, decide de refuser la mise en liberte provisoire
requise par Poletti, attendu, entre autres, que le recours
adresse par le dit Poletti au Tribunal federal contre son ar-
restation du 16 Mai, est date du 28 Juillet suivant, et se
rapporte ainsi ä un etat de fait, dont le maintien consiste
466 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 1I. Abschnitt. Bundesgesetze.
precisement en 1e droit qu'ont les autorites bernoises de con-
server en etat d'arrestation le prevenu jusqu'a ce qu'il 80it
autrement ordonne par le Tribunal federal.
Statuant sur ces faits el considemnt en droit :
10 Le present recours, dont il y a lieu de connaitre actuel-
lement a teneur de l'art. 59 litt. a de la loi sur l'organisation
judiciaire federale, a trait exclusivement a. une preten~ue
violation, au prejudice de Poletti, et ensuite de l'arrestatlOn
dont il a ete l'objet de par les autorites bernoises, des art. 7
et suivants de la loi federale sur rextradition de malfaiteurs
el d'accuses du 24 Juillet 1852.
20 Les articles invoques ne sont touteJois point applicables
en l'espece. Ils ne se rapportent, en effet, qu'aux cas ou l'au-
torite de justice ou de police competente d'un canton a trans-
mis a un autre canton le signalement d'un malfaiteur ou d'un
prevenu, afin qu'il soit poursuivi, et non a ceux ou un Canton,
faisant usage de son droit de souverainete, arrete et a deja
incarcere sur son propre territoire un individu inculpe d'elre
l'auteur ou le complice d'un delit de droit commun. On ne
saurait astreindre aux conditions et garanties dont la loi a
voulu entourer une extradition une simple arrestation regu-
lierement executee dans un interet de repression penale, sur
le territoire et par les autorites du canton ou le delit a ete
commis, sans qu'il ait eie allegue que cette arrestation ait ete
precedee et obtenue par des manreuvres de la police destinees
a attirer le prevenu hors des frontieres de son canton.
30 Or il resulte avec evidence des pieces du dossier que
l'arrestation de Poletti a Berne a ete motivee et justifiee par
de graves soupeons de complicite a divers faux et manreu-
vres frauduleuses perpetres sur territoire bernois. On ne peut
done attribuer a cet acte de la PrMecture de Berne, qui a eu
pour but et pour effet de s'assurer directement de la personne
du prevenu, la consequenee d'avoir viole les pri~eipes de la
loi fMerale sur l'extradition, lesquels ne sont premsement ap-
plicables qu'aux eas ou l'aeeuse ne se trouve point en,mains
de l'auforite du for du delit. Les griefs articules par le reeou-
rant so nt done denues de fondement.
III. Bau und Betrieb von Eisenbahnen. N° 81.
Par ees motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Le reeours est ecarte comme mal fonde.
In. Bau und Betrieb von Eisenbahnen.
467
Etablissement et exploitation des eh emins de fer.
81. Urtl)eil l)om 13. Suli 1877 in @)an,en
ber In, weiöerifn,en ~entrania~n.
A.
:Ilie
~enttaIoal)ngefellin,aft be~~t bei ber luaernifn,en
~t~tion :Ilagmerfe((en 3wei Eanbabfd)nitte, He
~war mit bem
~brtgen 3ur mal)nanfage nötl)igen moben· auf bem @!~ro.'pria"
ttongwege erworoen Worben pnb, lebon, wegen eineg 3wifn,en
benfelben unb bem @)tatiöng.'pIa~e Iiegenben mJaffergrabeng big:
~er ~u mal)nöwec'fen nin,t benuJ,jt Werben fonnteu.
Sn ~olge
Eogfaufg l)on mJaffenen,ten tann ieben, ber GJralien uunmel)r
auggefü((t unb 'oie merliinbung jener beiten ~arcellen mit 'oem
@)tationg.'plaJ,je l)ergeftent werben.
~uf ber Dftlette biefer ~at::
c~((en unb an biefelben anfiotenb liegt eine lmatte, wefd)e ftül)er
emem ~in,arb Stronenberg gel)örte, feitl)er aber in hag @igen:
tl)um beg @)tatiengl)orftanbeg lmarfurt übergegangen fein foll
unb innörbl.lftHd)er ~id)tung eine ~ug" unb,8ufal)rt auf bie
Eangnau~:Ilagmerfe((enftraäe l)at.
~uf biefer lmatte, unb ~war
unmittelbar an ter GJren~e ber @)tation :Ilagmerfe((en rell'. ber
lleiben genannten ~arce((en, enteHete lmarfurt in jüngfter,8eit
ein GJebäube unb 'oa bie ~enttallial)n fid) weigerte, bemfel6en
für biefeg Sjaug eine,8ufal)rt auf bie aur @)talion fül)renbe,
AltJifd)en biefem Sjaug unb bem @)tationggebäube liefinblid)e
@)ttai3e ein3urliumen, fo gelangte er an ben GJemeinbtatl) :Ilag,
merfellen mit bem megel)ren, eg möd)te bie @ifenlia~ngefe((fd)aft
auf bem @~.'pl'{l~riation~wege öm ~6tretung be~ öU einer iOld)en
ßUfal)rt lleni\t~igten m{lben~ angel)aIten Werben. :Iler GJemeinb:
raU} :Ilagmeriellen entf~rad) bielem megel)ren burd) mefd)lufi l)om