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3_I_382

BGE 3 I 382

Bundesgericht (BGE) · 1877-01-01 · Français CH
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382

B. Civilrechtspflege.

~alie, nötl)igenfan~ unter):ßrüfibiafentfcl?eib be~ lia~fer ~il>i1ge"

ticl?te~, aU~3uitleilen, unb an fie einen täl)rficl?en Unterl)a1tung~"

lieitrag \)on 3000 ~r. (breitaufenb ~ranfen) I

I>lerte1jül)rlicl?

borauglieöal){uar, 3u entricl?ten. Ueuer bag (Sei ammtl>ermögen

tft ein Sn\lentar auföunel)men.

65. Am~t du 1er Juin 1877 dans la cause Magnin.

Les epoux J oseph-Sylvere-Ignace Magnin. de Marsens et

Josephine-Aurelie Magnin nee Crausaz sont unis par les liens

du mariage des le 24 A vril1854.

Dans le courant de l'annee 1863, et ensuite de la mesin-

teUigence continuelle qui regnait entre ces epoux, le Conseil

communal de Marsens contraignit, par un deliMre special,

Sylvere Magnin a quitter la mais on conjugale, et a abandon-

ner a sa femme la gestion des biens qu'elle possedait.

La Justice de paix du quatrieme cercle de la Gruyere, nantie

de cette decision par lettre du 23 Septembre 1863, approuva

les agissements du Conseil communal de Marsens en nommant

a la femme Magnin un conseil judiciaire avec le concours

duquel elle a, depuis, seul~ administre sa fortune.

Les epoux Magnin sont demeures separes de fait des ceHe

epoque, sans qu'aucune tentative de rapprochement ait eu

lieu de part ou d'autre.

Par mandat du 5 Aout 1876, depose en mains du President

du Tribunal civil de l'arrondissement de la Gruyere, Sylvere

Magnin, invoquant les articles 43 et suivants de la loi federale

sur l'etat civil et le mariage, 81 et suivants, 90 et suivants

de la loi fribourgeoise sur celte matiere, a conelu a ce que

les liens du mariage qui l'unissent a sa femme soient rompus

par le divorce.

Le 17 Octobre 1876, Sylvere Magnin reitera devant le Tri-

bunal de la Gruyere la demande en divorce formuIee dans son

mandat precite :

Se determinant, Ie dit jour, sur les conelusions du deman-

deur, la femme Magnin declara consentir a la separation de

III. Civilstand und Ehe. N° 65.

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corps et de biens d'avec son mari, tout en protestant contre

une demande en divorce; elle ajouta etre prete toutefois a

consentir au dit divorce, pourvu qu'il soit prononce par mon-

seigneur l'eveque.

Statuant en application des articles 78 de la loi fribour-

geoise du 25 novembre '1875 sur le mariage et le divorce, 46

et 47 de Ia loi federale du 24 Decembre 1874, Ie Tribunal

de la Gruyere pronon!ia la separation de corps entre les epoux

Magnin pour le terme de Jeux ans.

Par exploit du 3 Novembre '1876, Sylvere Magnin interjeta

appel de ce jugement, estimant que le divorce eut du etre

prononce a teneur de l'article 47 precite.

Par arret du 12 Janvier '1877, la Cour d'appel du canton

de Fribourg, confirmant le jugement de premiere instance,

ecarte la demande de divorce et prononce une separation de

deux ans entre Silvere Magnin et sa femme.

C'est coutre ce jugement que Sylvere l\'Iagnin a recouru au

Tribunal federal, aux termes de l'article '29 de la loi sur 1'0r-

ganisation judiciaire federale.

Statuant sur ces faits et considerant en droit :

10 L'artiele 47 de la loi fMcrale sur l'etat civil et le ma-

riage. en autorisant le Tribunaux a prononcer Ia separation

temporaire des epoux, au lieu du divorce, lorsqne le lien

conjug'al est profondement atteint, a manifestement voulu

menager au dits epoux la possibilite d'une reconciliation et les

mettre, pendant ce temps d'epreuve, en position de repren-

dre la vie commune, s'il existe encore quelque chance de

rapprochement. Il sort de la qu'il n'y a pas lieu de statuer

un essai de cette nature dans les cas ou les circonstances de-

montrent son absolue inutilite.

20 La separation de fait des epoux Magnin depuis qnatorze

annees est de nature a faire evanouir tout espoir de rappro-

chement entre eux, et l'inefficacite d'une prolongation de eet

etat de ehoses, en vue d'une reconeiliation possible, re-

suite irresistiblement des declarations concordantes et persis-

tantes des parties. C'est donc a tort que le Tribunal de Ia

Gruvere a dans ces eirconstances de fait, pronofl(~e le re-

.

,

384

B. Civilrechtspflege.

nouvellement d'une experience, dont il devait prevoir avec

certitude l'insucces final.

3° Dans cette position, et en presence de l'invincible eloi-

gnement des epoux Magnin l'un pour l'autre, ainsi que de

leur intention fermement arretee de ne jamais reprendre la

vie commune, le Tribunal federal, faisant usage de la COill-

petence que lui conferent les artieles 29 et 30 de la loi sur

l'organisation judiciaire federale, ne peut se refuser a pro-

noncer un divorce, auquella defenderesse s'oppose d'ailleurs

uniquement par des considerations dont il n'y a pas lieu de

tenir compte en presence du texte precis de la loi.

Par ces motifs

Le Tribunal federal

prononce:

1° Les liens du mariage, qui unissentJoseph-Sylvere-Ignace

Magnin, fromager au Chätelard, avec Josephine-Aurelie nee

Crausaz. a Marsens (Fribourg), sont rompus par le divorce.

2° La determination des effets ult6rieurs du divorce, quant

aux biens des epoux, est renvoyee aux Tribunaux civils du

canton de Fribourg, a teneur de l'art. 49 de la loi federale

sur l'etat civil et le mariage.

66. Urt~eH \)J,}m 15. 3uni 1877 in @5ad)en @l)e1eute

3m~of.

A. ~a~ Stantonggerid)t @5d)W~~ etfannte unterm 12. ~flril h. 3.,

im m3efentlid)en in meftätigung he~ uom me5itt~gerid)te @5d)w~!

au~gefäUten Urt~et1g:

1. @~ fei bie @5cljeibung her Zitiganten\)on %iid) unb mett

auf bie ~auer \)on 3We1 3aliten auggef~rJ,}cljen;

2. l)at IDHd)ae1 Smf>of feiner @l)efrau ~om 28. Dftober 1875

an eine iä~did)e ~nmentation \)on 1500 ~r. in bierte1jä~rnd)en

maten (Wo\)on fünf maten ie§t bereit~ nerfallen finb) 3U entriclj~

t en; unb e~ foll berlelbe fÜr rief}ttge @rfüllung bierer mer~~ief}.

tung ber ~rau statl)arina 3ml)of, geb. @5ef}mi'i::iger, auf gegenwär.

tige morfa§ung liin, eineStautton~utfunbe bon 30,000 ~r. auf

III. Civilstand und Ehe. N° 66.

385

feinen Ziegenfcljaften ?UbenfeH~ unb .8ube~ör in ~orfcljaef} mit gc=

fc§licljem .8ingfuÜ ertid)ten laffen, we1clje iebod) weber beräutert

noclj \)erl'fänbet Werben batf, fonbetn beim liiblicljen m3ailenamt

-rolotfef}ac'Q ~intedegt Werben f oll.

3. ~icljael 3ml)of l)at ber

~ralt 3ml)of, geb. @5cljmibiger,

ilire fämmtncljen stleiner unb @5cljmuc'ffacljen, lowie fämmtnclje~

in bie @lie gebracljte mermögen unn 3n\)eniar au~öu~änbigen.

4. ~erfelbe l)at i~r im m3eltern an 3nbentar ~u \)crabfolgen!

1 \)ollftänbig aufgerüftete~ ~ett mit ~ferb~aarmatrab~e, 1 stom·

mobe, 1 ?nacljttifclj \)on %annen~o131 1 runber %ifclj, 1 stleiber~

fcljrant, 4 @5effe1, 1 anftänDiger .8immerf~iegel, {/2 ~u~enb Zein·

tfrcljer, 3 ~n3lige für ~eden, Stiffen unb Sto~fftffen, 1/2 ~u§enb

@5etbietten, I /2 ~u~enD ~anbtücljer unD ~rt)ei %ifcljtücljer.

5. ~ie erft~ unb ~weitinftan~Hef}en stoften trägt jebe ~artei

~m fief} felbft.

B. ~iefeg Uttl)eil 30gen beine ~arteien an bag 5Sunbeggerief}t.

1)et @~emann 3m~of ftelIte bag mege~ren, nau bie gän~1ief}e

@5cljeibung 1 geftü~t auf ~rt. 46 litt. b, e\)entuell ?Urt. 45 beg

l8ltnbeggefe~eg l\om 24. ~e~entber 1874 liber C:tibilftan'o un'o @lie,

iluggef~rod)en unb bet ?Unmentation~beitrag bon 1500 ~r+, ent~

fl'reef}en'o feinen ötonomifcljen mer~änniifen, angemeffen rebu~ht

Werbe.

~er merttetet ber @~efrau 3m~of trug natauf an, bau

1. Die gän6lief}e @5cljeibung, geftü~t auf ?Ur!. 46 litt. a un'o b

beg erwäf)nten munDeggefe~e~f auggei~rl,lcljett,

2. Der Stläger fl~icljtig etflärt werbe,

a. i~r Die im @5uftentationg~?Ubtretung6\)ertrag bom 5. 3annar

1876 be3eicljneten ~a~r~abegegenftiinbe eigent~ümnd) 3u liber·

raffen,

b. ba~ uon i~t öugebrac'Qie mermögen 3utÜc'föuerfiatten unb

c. i~r \)om 28. DUober 1875 an fler Sa~r für bie ~auer

Der %rennung 2500 ~r. menten in \,)iet gleief}en 3a~regraten öu

beöa~len unD arg @5ief}er~eit ~iefür auf gegenwärtige @5a§\)l,ltfte1·

{ung \,)on 500,000 ~r. auf feinen Etegenfcljaften ~!enfel~ unb

.8ugel)ör eine staution bon 50,000 ~r. notartaIifd) fertigen ~u

laffen ober if>r ein eigentf)ümlicljeg sta~ital bon 50,000 ~t. auf

gIeic'Qe Ziegenfd)aften öu erticljten.