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39_II_674

BGE 39 II 674

Bundesgericht (BGE) · 1913-10-31 · Français CH
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674

Oberste Zivilgeriehtsinstauz. -

11. i>rozessreehlliche EntscheidunieIl.

115. Arrit de 1& In Section civile du· 31 octobre 1913

dans La caUS8 Brunishols, dem. et rec., contre

l3anque de rZtat de !'ribourg, der, et int.

Art. 68 OJBI: Lorsque la question fondamentale d'un litige

...;.. par. ex. celle de la durt\e des fouctions d'un employä d'une

banque d'Etat -

releve d'une loi ou d'un reglement dont les

prescriptions präsentent le caractere da disposition.s du droit

public eantonal, le Tribunal fMeral est incompetent pour eon-

naltre da la causa.

A. -

Le 1er aout 1898, la Banque da l'Etat de Fri-

bourg a reCju Leon BrunishoJz comme apprenti. Promu au

rang d'employe deox ans plus tard, Brunisholz travailla en

dernier lieu an service des comptes courants debiteurs. En

1.911, son iraitement de '1er employe s'elevait a 2850 fr.,

auxqoels s'ajoutaient 600 fr. comme part aox benetices de la

banqne et 100 fr. poor le rencherissement de la vie.

Le 3 jnin 1907, 1e Directeur de la banqoe ecrivit a Bronis-

holz qoe le Conseil d'administration venait de le confirmer,

eomme employe, pour la periode de 4 ans prevue a l'art. 12

du reglement du 9 mai 1904. n lui rappelait en outre que

les art. 12 a 17 de ce reglement loietaient applicables.

L'art. 14 stipule que la Direction de la banque peut, en tout

temps, operer dans les .services. les permutations qu'elle ju-

ger.ait utiles.

Le 26 juillet 1911, la direction communiqua au personnel

de la banque un ordre du jour portant, entre antres, que

Brunisholz devait passer a partil' du 31 juillet au bureau de

la correspondance. Sur s.a demande Brunisholz fut tOdtefois

maintenu provisoirement a son pos.te. Ensuite il alJa tenir la

eomptabiJite dans la fabrique des condensateurs eleetriques.

Le 2 octobre iI· prit son conge regJementaire et le 19 octobre

il se presenta de nonveau a Ja Banque de l'Etat, mais se re-

fusa i occuper le poste da correspondant qui lui avait ete

attribue. Brunisholz oousiderait que ce pos.te constituait }JOur

Jui une decbeance. La fendemain, 20 octobre, il ne retourna.

pas i la Banqne.

Berufungsverfahren. NO 115.

675

Le Directeur lui ecrivit Je m6me jour qu'il considerait son

attitude comme prouvant son intention de ne plus travailler

dans la banque. Et iI ajoutait: « nous en avons pris acte et

vous avons remplace dans votre emploi. Le solde de votre

traitement est a votre disposition. ..

Le 2 novembre Brunisholz oot une entrevue avec le Direc-

teur qui lui conseilIa d'ecrire une lettre explicative an co:nite

de la banqne. Brunisholz s'executa le 5 novembre, malS sa

lettre fut jugee inconvenante et refnsee par le Directenr. Le

15 novembre Brunisholz obtint un certificat et le 21 novembre

il envoya un memoire au Conseil d'administration sans parIer

de reengagement. Le 28 decembre il ecrivit une nouvelle

lettre au conseil mais reclama.it cette fois, pour c la rupture

intempestive de' sa nomination », le paie~ent de. son tra~te­

ment jusqu'au 25 mai 1915. La banque ~Ul repondlt l~ 23 ~an­

vier 1912 qu'elle ratitiait la mesure pnae par la dtrection!

que, du reste, son reengagem~nt n'avait,.p~ e~ confirme ~

l'expiration de la derniere penode et qu 11 n aV&lt ete occupe

depuis lors qu'a bien plaire.

.

B. -

A la suite de ces faits, Brunisholz a ouvert action

contra la Banqne de l'Etat de Fribourg devant le Tt!bunal

de la Sarine en concluant ä. ce que la defenderesse SOit con-

damnee a lui payer Ia. somme de 12412 fr., soit son traite-

ment jusqu'au 31 mai 1915, en raison de la rupture intem-

pestive du contrat de louage de services conelu entre les

parties.

.

La defenderesse a conclu a liberation des fing de 111, de-

mande.

Le Tribunal de la Sarine a deboute le demandeul' de ses

conclusions par jug~ment du 13 femer 1913.,

,

Brunisholz stest pourvu contre ce prononce a la Cour d .ap-

pel du canton de Fribourg, la quelle. par arr~t des 28 maI et

2 juin 1913, a ecarte son recours et a confirme le jugement

attaque.

C. -

Contre)'arr6t de la Cour d'appel le demandeur a

interjete en temps utila aupres du Tribunal federal un recours

en reforme en reprenant ses conclusions formuIees devant les

instances eantonales.

676

Oberste Zivilgerichtsinstanz. - n. ProzeSl1'eChtliche Entscheidunren.

Statuant sur ces faits et consUteranl en d,'oit;

La Cour d'appel de Fribourg ayant juga la presente cause

en faisant uniquement application du droit public cantonal,

fe Tribunal oe pourrait entrer en matiere sur le fond du Ii-

tige que si l'instance fribourgoise aurait du, au contraire, se

baser sur Je droit federal, exclusivement on cumulativement

a.vec Ie droit cantonal. La. solution de cette question depand

de celle de savoir si l'engagement du recourant a Ia Banque

de l'Etat de Fribourg releve du droit prive ou du droit

public; en d'autres termes, si Brunisholz etait un employe

commercial soumis aux regles du code des obligations sur le

contrat de travail ou bien s'il ne rev6tait pas plutöt la qua-

tiM d'un fonctionnaire pubJic soumis aux dispositions du droit

public cantonaI.

La Cour d'appel de Fribourg a resolu la question dans ce

dernier sens. Elle a estime que la situation du personnel de

Ia Banque de I'Etat de Fribourg etait celle de fonctionnaires

parce qu'elle etait regIee «par les lois et arrt~tes de droit

public, de teIle talion que la nomination aux dites fonctions

(d'employe de la banque) apparait comme uu acte emanant

de l'autorite executive agissant comme organe de la souve-

rainete de I'Etat» (voir arr6t du Tribunal federal du 4 no-

vembre 1881 dans la cause Lambelet c. Vaud, RO 13 p.534

CODS. 1). La Banque de l'Etat de' Fribourg, instituee par la

loi du 29 decembre 1892, est Ja continuation de Ja Caisse

d'amortissement de la dette publique, fondee en 1867. Or,

comme les membres du personnel da la Cai5se d'amortisse-

ment avaient Ia quaJite de 'fonctionnaires et d'employes

publies, en raison du caractere de retablissement et de son

organisation, " il est admissible de reconnaitrf:l Ia m6me qua-

~ lite non seulement aux directeurs et organes de la Banque

" de I'Etat qui sont nommes directement par Ie pouvoir le-

.. gislatif, mais aussi aux employes nommes par Ie Conseil

» d'administration puisque cet etablissement est organise

-, comme une pure banque d'Etat, qu'il est charge de divers

.. services publies, comme continuateur de la Caisse d'amol'-

.. tissement de la dette publique et qu'il pourrait etre charge

Bernfunrsverfahren NO U5.

.. de services nouveaux et plus etendus (jusqu'a 1'6tre de

.. ceux qui concernent actuellement les receveurs de l'Etat) '.

La Cour d'appel fait an outre remarquer que le personnel de

la Banque de FEtat est nomme par Ie conseil administratif

pour une periode fixee pour tous Iegalement a quatre ans

(art. 12 du reglement du 9 mai 1904) et que, sous ce rap-

port, la situation de ces employes ast identique a celle des

chefs de service et employes du service executif.

11 resulte de cet expose que Jes employes de la Banque

de l'Etat de Fribourg peuvent, a mllints egards, ehe assi-

miIes ades fonctionnaires publies. La question de la duree

de leurs fonetions notammtlnt -

question qui est a Ia base

du present litige -

est regIee d'une maniere uniforme ponl'

tous par un reglement, reposant sur Ia loi du 29 septembre

1892 et sanctionne par le Conseil d'Etat; les dispositions de

cette loi et de ce reglement n'apparaissent donc point comme

des clauses d'un contrat de droit prive concIu entre la

banque et ses employes, mais presentent bien plutöt le carac-

tere de prescriptions de droit public edictees par la banque

comme organe de la souverainete de l'Etat.

Loin de contester que le reglement du 9 mai 1904 lui fut

applicable,le recourant l'a au cont~aire .e~pressemen~ ~nv~­

que, de m~me qu'il a fait etat des dispOSItIons de la 101 IDS~l­

tuant Ia Banque fribourgeoise. Il a soutenu des Je debut (vOir

citation-demande du 12 mars 1912) qu'en vertu de I'art. 12

du reglement « ses fonctions ont eta tacitement confirmees

po ur une periode de quatre ans, contrairement au delai d'un

an prevu a I'art. 342 CO " et n a alIegue qu'il a eM c des-

titue, en violation c de Part. 25 de la loi SOl' la Bauque

combine avec l'art. 15 du reglement ».

Des lors, et etant donne surtout que le recourant lui-m~me

s'est place sur le terrain du reglement de la Banque de

I'Etat on ne saurait reprocher a l'instance c&ntonale d'avoir

appli~ue exclusivement le droit public fribourgeois pour juger

la question fondamentale de savoir si la nomination du re-

courant a ete renouveIee tacitemeut pour quatre ans a l'ex-

piration de Ja periode du 31 mai 1907 an 31 mai 1911.

678

Oberste Zivilgerichtsiostanz. -

11. ProzfSsrechtliche Entscheidungen.

Dans ces coDditions, le Tribunal f6deral n'est pas eompe-

tent poue connaitre da 1a cause.

Pa.r ces motifs,

le Tribunal federal

prononce:

11 n'est pas 'entre en ma.til~re sur Ie recours.

-1-

ZIVILRECHTS PFLEGE

AD}IINISTRATION DE LA JUSTICE CIVILE

I, I

Entscheidungen des Bundesgeriohts als oberster

Zivilgerichtsinstanz.

Arrets rendus par le Tribunal federal oomme

instance supreme en matiere oivile.

I. Materiellrechtliche Entscheidungen. -

Arrets

Bur le fond du droit.

1. Familienrecht. -

Droit de la famille.

116. ~ddf b~r II . .JioU.d.triluUfl ltom 6. ~olt~er 1913

in \5lldjen J:~~m.uu, ~efI. u. ~er.".reI.,

gegen ~ürgedidjt J\nneupJtefle ~" ~f.bf ~üridj,

.reL u. ~er.,~elI.

Unterstützungsptfioht unter Verwandten: 1. DeI' Regress für die 1;01'

dein 1.. Januar 1.91.2 gewährten Unterstützungen l'iehtet sich nach

kantonalem Rilcht. 2. Zur Bl'langung eines erst in zweiter Linie Untet'-

stützungsvfiichtigen bedarf es des Beweises, dass der El'stverpfiichtef.e

(wenn auch wegen schuldhafter Vernachlässigung von El'werbsgelegen-

heUen) nicht leistungsfähig ist; dieser Beweis braucht nicht durch

get'ichtliches Utteil abracht zu wel'dell, 3. Die Unterstützungspfiicht

eines Zweitt'el'pfiichteten ist nur für so lange auszusprechen, als vom

Erstverpfiichteten voraussichtlich nichts l!1'hältliclt sein wird.

A. -

&m 4. %eurunr 1911. ftllru in WCündjen ber jtunft"

mlller

&rt~ur ~eemann, ~ürger l)on,8üridj.

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AS 39 I! -

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45