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39_II_177

BGE 39 II 177

Bundesgericht (BGE) · 1913-01-01 · Français CH
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.176 A. Oberste Zivilgerichtsioslanz. -

l. Maleriellrechlliche Euu.eheid.ngen.

nagten, jo IUfe ei fi~ aui ben mten etgibt, aU $hittf &nlafJ

bi~tet. &Uein Mgefe~en bGuon, b\lÜ bet Jtlliget e&enfallß gelUiffe

~let begangen ~at, ift in grunbfliilidjet &ate~ung baMn auis

aug~en, baU au~ bemjenigen ~ltemtetI, beffen l8et~cdten lUa~renb

bet ~~ ntdjt einlUanbftei lUar, ein fftedjt auf :perfönUdjen ?Se~

mit bem obet ben Jtinbem aufte~t, ba ja fonft bie lSeftimmung

bei &tt. 156 &bf. 3,8®lB in ben mefften SdjeibungifäUen

~~Qu:Pt uuanlUenb&ar lUäre. mai lSunbeßgerldjt ~at benn au~

beteiti entjd;ieben (q3ra~ I lnt. 267 *), ba§ fogar im lJaUe bet

~eibung ber ~ge wegen ~ ~ e '& t U dj ß bem fdjulbigen :teil untet

. Umftmtben, b. 9. lUenn bai 3ntereffe bet Jt{nbet ni~t entgegen-

ft~t, 9etabeau bai ~taill~ungitedjt augef:prodjen lUetben fann.

Um fo lUeniget barf))a9et in einem lJaUe IUfe bem uorliegenben,

wo fein ~e&ru~ na~elUiefen tft unb Qudj jonft nadj bet eigenen

marfteUung bei Jtlligeti. nidjti '&ef onbeti grQ\lietenbei \lorgefommen

ift, ber eine ~gegatte nQgeaU \loUftänbig feinei fftedjte~ auf

:pet'~

fönlidjen ?Setfe9r mit feinem Jtinbe beraubt IUetben. ~

_

bie IUeitere 1Jrage betrifft, 0'& ei fi~ unter ben gege'&enen ?Set ..

~äItniffen tt~tfetttge, ba~ bQß .reinb

~Qrt9(1 jeben alUeiten,

obet jeben btitten, obet Uielleidjt nur jeben \lietten Sonntag

bei feiner ~uttet aubringe. unb ob bet entf:predjenbe 1jerlenaufent.

~t auf jä9tlidj ~lUei fIDodjen, obet abet Quf bie S)iilfte ber mauet

bet Sdjulfetien Qnaufeien fet UflU., 10 ~Qt baß lSunbeßgerldjt feinen

~nIQU au einer ?llbdnbe-cung bet \lon bet ?Sorlnftana getroffenen

megeIung.

memnQ~ 9at bai lBunbeigerldjt

etfct nnt:

mie lSetnfung lUirb MgelUiefen unb bai Utteil bet I. &:p:peUQs

nonilammet bei Obetgerldjti bei JtQntoni 3ütidj \)om 19. &:prll

1913 beftlittgt.

• AS S8 11 S. '39 f.

1. Familienredlt. N0 115.

1'77

36. Äl'l'6t 4e la IIe secUon civlle 4u 6 juiu 1918 dans la (:ause

Jorno4, der. et ree., eontre

Ben6-Louis et Jeanne-lUrguerite Guyot,· dem. et int.

Actlon en paternlt6. (ces art. 314 a1. 2,315). Notion de l'inoon-

duite de la mare. -

Valinea 2 de rart. 314 n'est pas applieable.

quand il n'a pas ele prouve que la mare a eu des relations in-

times avee d'autres personnes.

A. -

Demoiselle Jea.nne-Marguerite Guyot, a. Boudevil-

liers, est accouchee, le 12 juin 1912, a. Ja Maternit6 de Neu-

ehAtel, d'un enfant illegitime, Rene-Louis Gnyot. Elle a indi-

qu6 comme elant le pare de son enfant le defendeur et recou-

raut Louis Jornod, mennisier, a Travers, dont elle avait fait

la connaissance, alors qu'elle etait en service dans ee viI-

lage.

Trois mois avant la naissanee environ, soit en mars 1912,

et au cours d'entretiens qni enrent liell entre'le pare de la

demanderesse, Numa-Alexandre Guyot, scieur, a. Boudevil-

liers, et Numa Jornod, pare de Louis Jornod, ce dernier a

reconnu avoir eu des relations intimes avee demoiselle Guyot

et il avait promis de lni venir en aide, tout en refnsant de

l'epouser. Le pare du reeourant offrit m~me ä. ce moment, ä.

titre de transaetion, une somme de 2000 francs, mais retira

ses pro positions dans une lettre datee du 31 mars 1912 et

qn'iI ecrivit au pare de Ia demanderesse; celle·ci etait en

effet encore mineure a ce moment. L'autorite tutelaire du

Val de Ruz a alors nommetuteur de l'enfant le notaireErnest

Guyot, a BoudeviIliers.

B. -

Par demande notifiee le 22 juillet 1912, demoiselle

Guyot et Rene-Louis Guyot ont assigne Louis Jornod et son

pare Numa Jornod devant le Tribunal dvil du Val de Ruz

en paiement solidaire par les deux defendeurs d'une somme

de 2000 fr. ä. titre d'indemnite et de reparation morale en

faveur de la demanderesse, et Hs ont coneln, en outre, ä. 1a

eondamnation de Louis Jornod seul ä. payer une pension ali-

mentaire de 60 fr. par mois, a dater du 12 juin 1912, a. son

178 A. Oberste Zivilgerichtsinstanz. _ I. MateriellrechUiehe Ent5ch~idUDgen.

fils Rene-Louis, jusqu'au moment ou il atteindra l'age de

18 ans. Les defendeurs ont concIu au mal fonde de la de-

mande; Numa Jor~od pare a nie avoir jamais pris I'engage-

ment de payer quOl qua ce soit a Ia demanderesse; son fils a,

dans sa reponse, reeonnu a nouveau avoir eu des relations

sexuelles avec la demanderesse, mais a nie que ce tut au

moment d~ Ia eonception de l'enfant; il a pretendu, en outre,

que demoIselle Guyot vivait dans l'inconduite; subsidiaire-

men~, il a conelu ä. la reduction du chiffre de pension pro-

posee.

C. -

Par jugement du 7 avril 1913, le Tribunal cantonal

de Neuchatel a declare la demande mal fondee en ce qui

con~erne Numa Jornod pere; il a, par contre, condamne

Loms Jornod fils a payer a demoiselle Guyot une somme de

30J fr. a titre de dommages-inter~ts en vertu de I'art. 317

CCS et a fixe Ia pension ä. payer a l'enfant a Ia somme de

30 francs par mois et d'avance jusqu'au moment ou il aura

atteint rage de 18 ans. C'est contre ce jugement que Louis

Jornod a recouru en reforme au Tribunal federal par d6cla-

ration du 7 mai 1913.

Statuant sur ces faits et cOn8z'derant en droit:

1. -

Ainsi q~e I'a admis l'instanee cantonale dont les

constata.tions. s~r ce point lient le Tribunal federalla preuve

de relations mtimes entre le recöurant et demoiselle Guyot

au moment de la conception, doit ~tre consideree comme

rapportee. Louis Jornod est ainsi presume ~tre le pere du

demandeur Rene-Louis Guyot, et cette presomption ne peut

~tre renversee que si le recourant etablit des faits qui per-

mettent d'elever des doutes serieux sur sa paternite (CCS

art. 314 a1. 2) ou s'il prouve que la mere vivait dans l'incon-

duite (art. 315).

2 .. -

En ce qui concerne l'application de l'art. 314 al. 2,

le Tribunal. cantonal a admis, et cette constatation lie egale-

ment le TrIbunal federal, que, si la demanderesse ne pouvait

pas ~tre donnee en modele, parce qu'elle recherchait Ja

societe d~s jeunesgens,. qu'elle ne redoutait pas le change-

ment, qmttant son cavaher au sortir d'un bai public pour en

1. Familienrecht. N0 35.

179

accueillir un autre qui l'embrasse et qu'elle embrasse, ces

faits ne prouvent cependant pas qu'elle ait eu, ä un moment

donne, des relations intimes avec une autre personne que le

recourant, et qu'au contraire, les efforts de ce dernier pour

arriver a faire la prenve de ces accusations ont echoue. Dans

ces conditions, le defendeur ne peut se mettre au benefice de

l'exception prevue a l'art. 314, a1. 2 CCS, cette disposition

legale ne devant 6tre envisagee comme applicable que dans

les cas on le defendeur a apporte des preuves positives de

I'existence des relations intimes de la mere de l'enfant avec

un tiers (voir a ce sujet EGGER, Komm. ad art. 31.4 note 3

litt. b). A la verite, un des temoins a pretendu avoir entendu

dire que la demanderesse ne savait pas a qui elle devait

attribuer son enfant, et on tel aveu, si la preuve en etait

rapportee, pourrait sans doute entrainer l'application du texte

precite; tel n'est pas le cas cependant, puisque ce remoin n~

le mettait pas dans la bouche de la demanderesse elle-m6me,

mais disait simplement l'avoir entendurapporter au cours

d'une conversation d'atelier. Le moyen de recours tire de

I'art. 31.4 a1. 2 CCS ne saurait done ~tre admis.

3. -

Le recourant invoque egalement Part. 315 du m~me

code et pretend que l'action en paternit6 doit ~tre rejetee,

parce que demoiselle Guyot vivait dans l'inconduite a l'epoque

de la coneeption. TI y a lieu d'admettre a cet egard, que la

legerete d'allures reprochee a la demanderesse n'est cepen-

dant pas suffisante pOUl' justifier l'application de cette dispo-

sition legale. Le terme d'c: inconduite » du texte franejaisde

l'art. 315 doit au surplus

~tre interprete et compris a la

lumiere du texte allemand correspondant. (unzüchtiger

Lebenswandel), c'est-a-dire comme impliquant des defauts de

conduite repetes et une 16gerete de m . A la verite, le dossier ne

contient pas d'eIements precis et qui permettraient de deci-

der que ce chiffre peut ~tre modifie; et le defendeur lui-

m~me s'est borne ä. prendre a ce sujet une conclusion subsi-

diaire relative a la reduction des reclamations des deman-

deurs, recJamations qui etaient de 60 fr. par mois en ce qui

coneerne la pension. En outre, il est etabli que le pere du

recourant s'etait declare pret ä. lui verser une somme de

2000 fr. pour eviter le present proces; enfin, l'art. 320 CCS

reserve toujours I'eventualite de demander la revision du

jugement, pour le cas Oll sa situation personnelle se modifie:..

rait d'une maniere notable. Dans ces conditions, le Tribunal

federal n'a aucune raison de revoir une decision prise par

l'instanee eantonale relativement ä. des questions et a des

eirconstances qu'elle etait mieux que lui en mesure d'ap-

precier.

Enfin, le Tribunal eantonal, tout en se refusant a allouer a

la demanderesse la reparation morale prevue ä. rart. 318

ces, a condamne Je recourant a lui payer aux termes de

I'art. 317 ch. 1 et 2 une somme de 302 fr.; ce prononee

dont le bien-fonde est evident doit etre ·confirme purement

et simpiement.

Par ces motifs,

Je Tribunal federal

prononce:

Le recours est eearte et le jugement du Tribunal eantonal

du 7 avril 1913 confirme dans son entier.

1. Familienrecht. NO 36.

181

36. Sentenza.12 giupo 1913 della IX-Sezione civile nella caU$a S.,

atlore ed appellante, contro S., convenuta ed appellante.

Oivorzio. -

Grave turbamento delle relazioni eoniugali per colpa

preponderante di uno dei eoniugi. -

Art. 142, 187 e 138 Cr:S. -

L'art. 1.2 CI:S non am mette ehe un matrimonio possa essere

sl"ioIto a richiestadel coniuge preponderantementecolpevole con-

tro la volonla dell'altro, fosse pure 10 ~t 1tO dei rapporti eoniu-

gali deploft!vole e affatto eontrario all'essenza deI matrimonio

ed all'interesse dei figli.

In questa causa la Camera eivile dei Tribunale di Appello

deI Cantone Tieino ebbe a giudicare il24: gennaio 1913 :

TI matrimonio contratto tra A. S. e C. S. nata C. il 5 agosto

1891 e diehiarato seiolto per divorzio ecc. ecCe

Da questa senteoza si appellano in tempo ntile e neUe

forme -di legge la ~onvenuta C. S. nata C., per appellazione

principale, e I'attore A. S., per appellazione adesiva.

Ritenuto in linea di [aUo :

A. -

Dal matrimonio, che le partieontrassero il5 agosto

1891 sono nati 4: figli. A. e maggiorenne. C. ha 19 anni,

Ang. 11 ed E. 7. Sin da priucipio il matrimonio non sorti

esito felice. Ad ambedue i coniugi i testi rimproverano

infedeltä. eoniugale e eolpevoli relazioui da lungo anteriori

aHa fase acuta dei loro dissidi (agosto 1909). Ma men-

tre le accuse contro l'attore sono precise e corroborate

da fatti specifiei, esse sono vaghe ed incerte in eoufronto

della conveouta. L'istaoza cantonale ammette ehe, gia. ante-

riormente all'agosto 1909, Ia convenuta abbia abbando-

nato Ia easa coniugale per reearsi a R. in compagnia di

un

.. amico ». Ma questa constatazione sarebbe contraria

agli atti, se da essa si volesse arguire che la eonvenuta

abbia abbandonato il domicilio eoniugale allo scopo dl eoa~

bitare eon un amante. DaUe deposizlOni testimoniali risulta

invece ehe eio avvenlle in seguito a grave disputa col marito~

il quale, in quest'oecasione, si lascio andare anche a iie di

fatto. La eouvenuta fuggl da easa e riparo a R. dove visitava