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36_II_151

BGE 36 II 151

Bundesgericht (BGE) · 1910-01-01 · Français CH
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Oberste Zivilgerichtsinstanz. -

11. Prozessrechtliebe Entscheidungen.

@egen biefeß Urteil (laben nunme(lr bie ~ef(agten bie ~erufung

uub ber $träger bie mnfd)luf3berufung an baß

~unbe0gerid)t er<

griffen, jene mit bem mntragc auf I)(bitleifung ber $trage, biefer

mit bem mutrage, bie @;ntfd)iibigung für entgangenen @citltnn

bon 240 tyr. auf 4200 tyr. uub bie @efamtentfd)äbiguug auf

10,750 tyr. au er(lö(len.

2. -

muf oie ~erufung unb bamit aud) auf bie mnfd)Iuf3<

berufung fann nid)t eingetreten itlerben, ba feiuc mcrre~uug bon

~unbe0red)t in tyrage fte(lt. ilaut bem mrt. 231 D~ gilt für

$taufberträge über 2iegenfd)aften baß fantona{e lRed)t, unb biefe

~eftimmung ift nad) feftfte(lenber lRecf,ltfpred)ung ba(lin aU~3ulegen,

baß barunter aud) ba0 $tauf\,lor\,lcrfl'red)en unb bte aUß feiner

m.id)t(laltuug entfte(lenben 6d)abenerfa~anfl'rüd)e faUen. Um fold)e

mnfj)rüd)e (lanbeIt eß fid) aber ~ier. @;in ßitleifel barüber ift

(löd)ftenß foitlett mögHd), alß Oie $tlageforberung aud) auf bie

m.ebenabrebe

geftü~t itlirb, baß ber $träger mit ber mU0fü(lrung

ber

~auten betraut itlerben foUe, bie auf bem öU berfaufenben

@runbftMe au erftellen feien. iliegt nun aber aud) ~ier eine mrt

merfj)red)en 3um mbfd)luf3 eincß ?illert< ober :vtenftbertrageß \,lor,

für baß an fid) baß D~ gUt, fo fällt bod) tn ~etrad)t, bafl btefe0

merfj)red)en feinen felbftänbigen mertrag bilbet, f onheru mit bem

iliegenfd)aftßfauf\,lerfpred)en im 3ufammen~ang fte~t unb bon iljm

ab(längig tft. :ver mnfl'rud) beß $tläger.0 auf @;rftellung ber frag<

lid)en ~auten l}at red)tlicf,l unb itlirtfd)aftlid) ben

~(larafter einc0

5teileß ber für bte mbtretung beß 2anbeß ~ugefid)erten @egenleiftung.

Unb bei ber ftreitigen 6d)abenerfat;forberung itlcgen ber m.td)t<

ljaltung bcß $taufß unb ber JEeritleigerung biefer @egcnleiftung

ljanbelt eß fid), foitleit babet aud) auf bie m.id)terfüllung icncß mn~

fl'rud)e0 abgefteUt itlirb, um einen blOßen tyaftor für bie ~e~

meffung biefer ein9ettrtc9en

immobHtamd)tHd)en

6d)abenerfil~<

forberung, itlä(lrenb eß nuf ben,3n9alt unh bie ?illirfung be~ ?neben·

cmfj)rud)eß fclbft, wofür fremd) baß DlR maflgebenb wäre, ntd)t

.anfommt. :vaß gefamte

lRed)tßbet9ä(tni~ 3itlifd)en ben

~adeteu

unterliegt aIfo in allen ~e3ie(lungen, in benen eß ftreitig ift, bem

fantonalen lRed) t; -

erfannt:

muf bie ~erufung itlirb nid)t eingetreten.

Berufungsverfahren. N° 23.

23. Arret du 25 fevrier 1910, dans la cause

Degiez, def. et rec., contre IIoirs Loisea.u, dem. et int.

151

Defaut de la valeur litigieuse exigee pour le recours en

reforme .(art. 59 al. 1 OJF). Demande principale et demande

reconvenhonnelle (art. 60 al.2 OJF). Pour determiner la va-

leur litigieuse, les pretentions opposees dont la compensation

est demandee n'entrent en ligne de compte que pour leur diffe-

rence.

Vu les conclusions des parties, a savoir:

a) celle de Ia demande introduite le 26 juin 1909 devant

iJ.e !ribunal civil du district du Val du Travers, par les hoirs

LOlseau tendant a ce qu'il plaise au Tribunal:

Condamner Louis Degiez a payer aux hoirs Loiseau Ia

-flomme de 1036 fr., plus inter8ts selon droit et 1 fr. 50 pour

eommandement de payer;

b) celle de la reponse et demande reconventionnelle noti-

,fie~ par le defendeur le 10 juillet 1909, tendant a ce qu'il

plalse au Tribunal:

1. Declarer la demande mal fondee en toutes ses conclu-

sions et bien fondees celles de la demande reconventionnelle.

2. C?ndamner lesholrs Loiseau a payer, a titre de dom-

:.lllages-mterAts, la -somme de 2700 fr. ou ce que justice con-

naitra, avec inter8ts au 5 % des le 28 aout 1908.

, 3 .. Donner acte aux hoirs Loiseau que Degiez reconnait

devOlr, sous reserve de ce qui precMe, le loyer echu par

1000 fr. en date du 23 avril 1908, avec inter~ts dus.

4. Ordonner Iacompensation; -

Atlendu que Ia demande principale tend au paiement de

Ja. somme de 1036 fr., et que Ie montant de Ia demande re-

'Conventionnelle est reconnue jusqu'a concurrence de 1000 fr.,

(lt que la compensation des deux reclamations est demandee'

que la condamnation du defendeur ne peut des lors porte;

tout au plus que sur la somme de 1000 fr. et celle du de-

:mandeur surceUe de 1700 fr.;

lii2

Oberste Zivilgerichtsinstanz. '- 11. ProzessrechUiche Entscheidungen.

qu'aux termes de Part. 60 aI. 2 OJF le montant de Ia de-

mande reconventionnelle n'est pas additionne avee eelui de-

1a demande principate; ~

Vu rarr~t rendu pu le TribumU federal dans 18. cause,

portant sur Ia meme question~ Fuchs c. Rüttimann (RO 33:

11 pag. 534) et auquel, vu l'identite du point en litige, it

suffit de renvoyer purement et siniplement; ~

AÜenduque des 10rs la limite de la eömpeterice du Tribu-

nal de ceans n'est pas atteinte, et que celui-ci ne saurait

entrer en matiere sur le recours; -

Le Tribunal federal

prononce:

TI n'est pas entre en matiere sur le recours.

24. .A.rr6t d11 4 mars 1910, dans la eause

Francillon 84 Oie., dem; et rec.; contre Levy-Schwob et Weill;.

def. et int.

Defaut des requisits de l'art. 66 OJF (cause dans la~

quelle le droit federal n'a pas ete applique et n'est pas;

applicable).Le droit cantonal regissant,d'une maniere gene-

rttle, les eontrats relatifs aux droits reels sur les immeubles et.

les vent.es d'immeubIes (art. 10 et 231 CO). il s'applique aussi

au contrat par lequel le promettant-acquereur d'un im-

meuble cede ä. un tiers des droits decouiant de la pro-

messe de vente (partieulierement en ee qui eoncerne I'obliga-

tion de garantie du eMant).

En date des 101' et 3 mars 1905 Charles Levy-Schwob"

Henri Weill et Levy et Wyler se sont rendus promettants-

acquereurs pour le prix de 2250UO fr. des immeubles, sis a.

la Place du Pont a Lausanne, propriete de la Societe coope-

rative de consommation. Par eontrat du 9 mai 1905 Charles-

Levy et Henri Weill ont cede a EHe Desarzens soit a ses.

nommables « tous les droits et charges qu'ils ont sur la So-

chSte co operative de consommation»; la cession etait con-

Berufungsverfahren. N° 24.

153:

sentie sur Ia base d'un prix global de 250000 fr. Cette ces-

sion a eu lieu sans l'assentiment de Levy et Wyler. Ceux~ei

ont convenu le 12 aout avee Elie Desarzens que les immeu-

blesseraient vendus aux encheres. Lors de cette vente, Hs,

ont ete adjuges pour 300000 fr. a EHe Desarzens qui a de-

signe pour ses nommables la Societe Francillon & Cie. Le

24 aout racte definitif de vente a ete concln entre Ia Societe

co operative et Francillon & Cie avec l'assentiment de Ch.

Levy, de Henri Weill et de Levy et Wyler. La prix d'achat,.

de 225000 fr., a ete paye par la Societe demanderesse qui

a paye de plus 25000 fr. a Levy et Wyler, et 12500 fr.

(plus 195 fr. 05 d'interets) a Charles Levy et Henri Weill,

et qui en outre adepose 12500 fr. a la Banqne d'Escompte

et de Depots.

Un proces s'est engage entre Charles Levy et Renri Weill,

d'une part, et Levyet Wyler, d'antre part, pour fixer le mon-

tant de leur participation a l'achat des immeubles. Levy et

Wyler pretendaient avoir droit ehacnn a un quart, tandis,

que, d'apres Ch. Levy et Henri Weill, leur part n'etait que

d'un tiers entre les deux. Le proces a ete trancM en faveur

de Levy et Wyler qui ont, en consequenee, tOlleM les

12 500 fr. deposes.

Francillon & Cie ont ouvert action aCharIes Levy et a

Henri Weill en paiement de 8862 fr. 03, cette somme reprec

sentant les '% de 12500 fr. soit 8333 fr. 33 plus un compte

d'interets. Cette demande se fonde sur le fait que par l'acte

du 9 mai 1905 les defendeurs ont cede a Ia demanderesse

leurs droits sur les 'l'/3 des immeubles sur Ia base du prix

global de 250000 fr., alors qu'ils n'etaient promettants-acque-

reurs que pour Ia moitie. Elle leur reclame des lors le rem-

boursement de la difference qu'elle a du payer pour Ia part

(1/6) qui, contrairement a ce qu'affirmaient les defendeurs,.

ne leur appartenait pas.

Par jugement du 25 janvier 1910, la Cour civile a ecarte

les conclusions de Ia demande, par le motif que les defen-

deurs n'ont pas assume la pretendue garantie de l'etendue

de leurs droits et qu'en outre la demanderesse leur ayant