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32_II_168

BGE 32 II 168

Bundesgericht (BGE) · 1906-01-01 · Français CH
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A. Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster ZiviJgerichtsinstanz.

@efamt~reife~ \)orM;alten

~at, unb bau er im Stonfurfe ld

.re1iufer~ ~aniot~ mit jener Stauf6eUe au !8erIuft gefommen tft,.

ber .reauf~rei~ fomit nr d} t \)oUftlinbig abbeaa~lt ttlorben tft.

~ei biefer e5ad)Iage fann fid) bie ~efIngte nid)t barnuf berufen,.

baü "in ben

bcreit~ geJeifteten

Ba~lungen be3ttl. tn bem ~rIö~

ber megenjd)aftßfteigerung bel' .reauWrei~ für bie WlobHien gnn3-

ober bod) teilttletfe inbegriffen unb biefer .renuf:prei~ ba~er a(ß gan~

ober bod) teHttleife be5\t~H 3u betrad)ten" fei. ~enn einerjeit0 ift

eß unrid)tig, baß bel'

.reauf~reiß für bie WlobHien in ben

ge~

{eifteten st ei I aa9{ungen ga n 3 in6egriffen lei (baß @egenteH ergibt

fid) gerabe aUß bel' ~lnfe~ung ein~ ~aufd)aI:preifeß für WCobiHen

unb 3mmo6ilien), unb anberfeit~ genügte eben nad) bem tIaren

'ffiortlaute beß iBertrageß eine teHttleife sttIgung beß seauWreifeß.

nid)t, um ben Übergang be~ ~gent1tmß an WCobHien ober \lud).

nur an einem steil berfeI6en ~erbei6ufü9ren. ~tefe WCo6ilien

fin~

fomit flimtHd) im ~igentum b~ .relligerß unb ~erufungß6eflagten

\)er6Heben.

~emnad) 9at baß ~unb~gerid)t

edannt:

~ie ~erufung ttlirb abgettliefen unb baß Urteil b~ ~tp~eUa::;

tionß: unb seaffationß9cfeß beß .reantonß ~ern \)om 3. 9(o\)cmber

1905 beftätigt.

25. Arret du l7 mars 1906, dans la Muse Baur, deI. et ree.,.

eontre Office des Faillites da Geneve, dem. et int.

.Action revocatoire. -

Legitimation passive. Art. 200 LP.-

Art. 5188 eod. Erreur du texte fran puisqu'elle est intervenue dans

l'acte pour s'engager aux memes prestations que son mari;

du reste Fran C&S Oll il y aurait de Ia part de ce tiers connivence parfaite,

c'est-a-dire dessein premedite de dissimuler un acte, mais il

a admis Ia possibillte de I:action revocatoire meme lorsque

l'intention du debiteur etait simplement reconnaissable pour

ce tiers. En effet, le texte allemand porte c: in der dem an-

dern Teile erkennbaren Absicht >, et le texte italien: c: con

l'intenzione, riconoscibile dall'altra parte . ... >, ce qui ne

-correspond absolument pas a l'expression fran Le tiers contractant sera, le plus souvent, peut-etre,

un creancier, mais tel ne sera pas toujours le cas, preuve en

soit la presente espece; en outre, ainsi que le Tribunal fe-

deral l'a juge d'une falion constante, le demandeur ä l'acUon

revoeatoire n'a pas a prouver la eonnivence entre le debiteur

et son eo-contractallt, mais uniquement que celui-ci pouvait

prevoir, avee l'attention dictee par les circonstances, et sans

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A. Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.

negligence, que l'acte dont il s'agissait aurait pour conse-

quence naturelle de favoriser certains creanciers au detri-

ment des autres (Trib. fed., 25 avril1901, Garcin c. Borel-

Monti, RO Mit. spIe .(p. 127 consid. 5 *. -

26 mars 1904

Bosshard et Keller c. Masse Kägi, ibid. edit. spIe 7 p. 13i

consid. 5 et loe. eit. **).

5. -

C'est ä. bon droit que les instances cantonales ont.

admis que les recourants pouvaient reconnaitre que l'inten-

tion de leur pere etait de favoriser certains creanciers. Cela:

decoule en effet des faits suivants : L'acte de vente de I'Hotel

Terminus prevoit expressement que certaines dettes de Fran-

Qois Baur, enumerees dans une liste yannexee, seront payees

sur ]e prix de vente, les autres restant ä. la charge du ven-

deur; cette distinction deja, entre les creanciers du ven-

deur, devait eveiller l'attention des acheteurs. -

Ce fait

prend d'autant plus d'importance que le paiement du surplus

du prix de vente a, d'apres 1'acte, ete effectue hors de Ia vue

des notaires et que ceux-ci ont tenu a degager leur respon-

sabilite; il aurait ete facile aux recourants de donner des

explications a ce sujet s'ils avaient juge avantageux de le

faire. -

Les acheteurs etant les enfants du vendeur, Hs de-

vaient etre au courant de Ia situation de leur pere; Hs pou-

vaient d'ailleurs facilement se rendre compte de cette situa-

tion et le pourquoi de cet acte de vente; s'ils ne 1'ont pas

fait, cette negligence leur est imputable. -

Enfin, le proche

degre de parente peut jusqu'a un certain point faire presumer

Ia connivence (conf. Jaeger, Commentaire LP ad 288, 3° et

arret du 6 avril 1895, Sunner c. Masse Sunner, RO 21

p. 670 consid. 4 in fine, 20 mars 1896, Ghilione C. Regie

federale des alcools 22 p. 216). -

En consequence le pro-

nonce des instances cantonales sur ce point ne peut etre

que confirme.

Les conditions de l'art. 288 LP etant aequises, c'est a bon

droit que les conclusions de Ia demande ont ete admises.

6. -

Les recourants ont encore offert de prouver que Ia

connivence n'a pas existe, mais, ainsi qu'on 1'a vu ci-dessus"

* Ed. gen. 27 II No 32 p. 284 et suiv.

** Ed. gen. 30 II No 22 p. i64 et suiv.

(Anm. d. Red. f. Publ.)

VI. Schuldbetreibung und Konkurs. No ~6.

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cette preuve serait inefficiante, etant donne qu'elle n'est pas

de nature a etablir qu'ils n'auraient pas pu, avec l'atteution

dictee par les circonstances, se rendre compte que !'intention

de Fran on

18,559 ~r. 50 ~t6. j el>entuell ttlolle bie merufung6inftana bll6-

Ouantitattl) be6 l)om mefIagten au lieaal)lenben

(5~abenerfll~e6-

na~ ri~terli~em @rmeifen feftfe~en.

c . .sn ber l)eutigen merl)anblung l)auen ber mertreter be6

stlligerß ®utl)etf3ung unb ber mertreter be6 mefIagten ~6ttleifung

ber merufung beantragt.

~aß munbe6gert~t aiel)t in @rttl li gun 9 :

1. ~em Urtei(ber morinftana Hegt im ttlefentUd)en fo{genber

'tatlieftllnb au ®runbe:

.sm $tonfurfe über

~nbrea6 :turini l)atte Ilm 4. .sanuar

190j eine erite

megenf~aft6ftetgerung ftattgefunben, ttlo6ei bie

2tegenf~aft 3um lRofengaTten in .3ürt~ V bem .safoli lniel)ergelt

in .3ug aum ~reife l>on 58,050

~r. ougef~{agen ttlorben ttlltr.

SOa 91iel)ergeIt ben stauf ni~t 9ieH, ttlurbe am 5. unlira eine