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27_I_462

BGE 27 I 462

Bundesgericht (BGE) · 1901-01-01 · Français CH
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462

A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.

m:efumnten nael) ber fanton,tfen

@efe~getiung b(t~ lReel)t auf

merbeiftltnbung niel)t aufommt, reine merIe~ung be~ i1trt. 4 'oe.

?Bunbe~tlerfaffung erbHcten. Übrigen~ \uar })ai tlor 5Beairf:Sgeriel)t

tlon einem m:eel)t~funbigen af~ ~tatgetier aHiftiert. vaß in einer

ber ermä9nten ?Beaie9ungen 'oie etnfel)lägigen fantonalen iSefUm.

mungen, namentlid) ber § 40 cit., aum l}eael)teHe be~ m:efmrenten

unriel)tig angemenbet iuori>en feien, 9at biefer ntel)! barget9an.

?menn er enbliel) geltenb mael)t, e~ fiege eine :Reel)t~ung{etel)geit

barin, baa H}m fein 'termin 3m i1t&gabe feiner i1tntmort einge.

raumt murbe, fo fann auel) in biefem jßunfte ein il.liUtürfiel)er

merfto)3 gegen eine

f:I~e3ielle){5orjel)rtft ber aargauifel)en @efet;.

gebung ober einen allgemeinen ffied)t~fa~ nid)t gefunben merben.

Übrigcnß 9Ctt bel' :Refurrent laut tlorinftcm3Iid)er %eftfteUung an

'ocr med)\mbfung I;\om 20. 6e:ptember 1900 eine elienfaU~ barauf·

9in I;\orbereitete unb in 6d)rift l;\erTaj3te \Unimort tlerIejen. 6d)lie)3.

Uel) mUß bemerft lueroen, baa

ba~ Dbergerid)t fein Urteil auf

eine erneute felbjtanbige jßrüfung aUer i1tnbringen uno 5Bemei~.

antrage be~ V'tefumnten ftü:t;t, beren Un:partetnel)feit unb @rünb~

Uel)feit biefer aUe~ ~ob 30Ut. ~~ läBt fiel) bCß9alb niel)t einjegen,

il.lie 3ai tl)atfäel)Iid) burel) aUfäUig uor 5Be3irf~gerid)t begangene

-(ye9{er beß merfa9renß aur 3eit nod) 6enael)teUigt fein foUte.

:nemnad) 9at baß 5Bunbeßgeriel)t

edannt:

:tler V'tefurß mirb a&gemiefen.

VI. Gerichtsstand. -

Du for.

1. Geriohtsstand des Wohnortes. -

For du domioile.

79. Arret du 6 novembre 190t dans la cattse Brandeis.

Action en repetition, art. 86 LPF.

Par ecriture du 6 aout 1901 U. Brandeis, negociant a

Zurich, a adresse en temps utile un recours de droit public

au Tribunal federal, en faisant valoir, en substance, les con-

siderations de fait et de droit ci-apres:

VI. Gerichtsstand. -

-1. Des Wohnortes. N° 79.

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U. Brandeis, bourgeois de Lengnau et solvable, est etabli

comme negociant a Zurichj il a vendu a E. Bovard-Lauper, ä.

Vevey, des articles de bonneterie pour le montant de 782 fr.

60 c., et les expedia ä. M. E. Bovard-Lauper. La facture

n'ayant pas ete payee ä. l'ecMance, Brandeis poursuivit le dit

Bovard. Ce dernier ne :fit aucune opposition, et Brandeis,

continuant la poursuite, demanda la mise en faillite du debi-

teur. A l'audience du Pnlsident du Tribunal du District da

Vevey, du 5 decembre 1900, Bovard pretendit que c'est sa

femme, dame Emma -Bovard nee Lauper, marchande pu-

blique en dite ville, qui est en realite la debitrice de Bran-

deis, et, pour eviter la faillite, sieur Bovard deposa en main

du predit magistrat~ une somme de 800 fr. a titre de consi-

gnation juridique. Le President, dans ces conditions, decida

de ne pas donner suite a la demande de faillite formee pa.

Brandeis, et consigna ces fonds a la Banque cantonale vau-

doise jusqu'ä. droit connu, Bovard ayant d'ailleurs annonce

qu'il allait ouvrir sans delai une action au creancier Bran-

deis. TI n'est pas possible, poursuit le recourant, de voir, sur

Ia devanture du magasin, si c'est le mari ou la femme

Bovard qui exploite le commerce, et au moment de Ia com-

mande, M. Emile Bovard-Lauper etait seul inscrit au registre

du commerce du Canton de Vaud. En presence des recla-

mations de sieur Bovard, Brandeis autorisa ce dernier, par

lettre du 29 janvier 1901, a retirer le depot de 800 fr. sus-

mentionne; le creancier poursuivit alors dame Emma Bovard-

Lauper, qui paya le montant de la facture.

Par exploit du 24 juin 1901, Emile Bovard ouvrit ä. Bran-

deis, devant le Tribunal civil de Vevey, une demande dont

les conclusions portent:

1. Que le demandeur ne doit pas au defendeur et ne lui

a jamais du le montant de la poursuite N° 2927 du 10/11 oe-

tob re 1900.

II. Qu'en consequence 1e demandeur est en droit de 1'e-

peter ce qu'll a paye, soit de retirer le montant du depot da

800 fr. qu'il a effectue le 5 decembre 1900 en main du Pre-

sidellt du Tribunal de Vevey.

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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.

III. Que le defendeur doit supporter les frais du depot et

llu retrait de ce depot, soit les rembourser a l'instant, ainsi

que garder les frais de sa poursuite.

IV. Que le defendeur doit au demandeur

l'inter~t de

800 fr. des le 5 decembre 1900, a 5 % l'an.

V. Que le defendeur est debiteur du demandeur et doit

lui faire prompt paiement, avec interet au 5 % des le 16 avril

1901, de la somme de 50 fr. a titre de dommages-inter~ts.

Par exploit du 1 er aout 1901, Bovard fait assigner Bran-

deis a comparaitre le 21 dit a l'audience du President du

Tribunal de Vevey, pour les operations preliminaires de la

cause. Brandeis protesta contra cette assignatioll, attendu

qu'il s'agit d'une reclamationpersonnelle, et que le defendeur

est domicilie aZurich; le recourant conclut, en invoquant

l'art. 59 de la Constitution federale, a ce qu'il plaise au Tri-

bunal federal ordonner au President du Tribunal de Vevey

d'ecarter, pour cause d'incompetence, l'action du sienr E.

Bovard-Lauper.

Dans sa reponse, Bovard conclut au rejet du recours.

Statuant sur ces faits et considemnt en droit :

1. -

L'opposant au recours pretend que l'action intentee

par lui a Brandeis n'est autre que l'action en repetition

prevue a l'art. 86 LP. disposant qne celui qui a paye une

:somme qu'il ne devait pas, ensuite de poursuites reste es sans

opposition ou d'un jugement prononl.{ant la mainlevee, a le

droit de la repeter dans l'annee par la voie de la procedure

ordinaire, et que l'action est introduite au for de la poursuite

-ou a celui du defendeur, selon le choix du demandeur. Le

sieur Bovard-Lauper en conclut qu'en ouvrant son action a

Vevey, for de la poursuite, il a nanti un juge competent, et

que le recours fonde sur la pretendue violation de l'art. 59

de la Constitution federale -

garantissant pour reclamations

personnelles au debiteur solvable domicilie en Suisse le for

de son domicile, -

doit etre rejete, attendu qu'il ne s'agit

pas dans l'espece d'une action personnelle ordinaire aux

termes de la disposition constitutionnelle precitee.

VI. Gerichtsstand. -

1. Des Wohnortes. No 79.

465

2. -

Cette argumentation apparait toutefois comme de

tout point insoutenable. TI n'est point exact que l'on se trouve

dans l'espece en presence de l'action en repetition instituee

a l'art. 86 LP. susvise : cette action suppose en effet que le

debiteur ait fait un paiement effectif de la somme dont il

feclame la restitution; or la simple consignation en main

du. President du Tribunal de Vevey, effectuee,' de l'aveu

meme de l'opposant au recours, dans le seul hut d'eviter sa

faillite, et « jusqu'a droit connu » seulement, ne se caracte-

ris~ point comme un paiement dans le sens de la loi; pour

qu'Il doive apparaitre comme tel, le dit paiement eut du ~tre

effectue, soit en main du creancier lui-meme soit en main

de l'office des poursuites, lequel, aux termes d~ I'art. 12 LP.,

-est tenu d'accepter les paiements faits pour le compte du

creancier poursuivant et est seul autorise a donner quit-

tance au nom de ce dernier. Le President du Tribunal

.

'

lllstance de jugement et non de poursuite, n'avait aucune

competence pour delivrer valablement la dite quittance, et

pour liberer le debiteur. Le depot, soit consignation de

la somme en question en main du President jusqu'a droit

COllllU, c'est-a-dire jusqu'apres la solution du proces pendant

entre parties, n'autorisait point ce magistrat a satisfaire le

,ereancier.

La jurisprudence du Tribunal de ceans a d'ailleurs re-

connu a diverses reprises qu'un pareil depot ou versement,

m~me effectue a l'office du prepose aux poursuites, ne sau-

rait ~tre considere comme equivalent a un paiement liberant

le debiteur, si la remise de la somme dont il s'agit avait eu

lieu sous une reserve precise (voir am~t du Tribunal federal

dans la cause Rod, Rec. off. XXII, p. 270 et 277).

3. -

Il suit de ce qui precede que le sieur Bovard-

Lauper, opposant au recours, n'ayant pas effectue un paie-

ment dans le sens de l'art. 86 LP., il ne lui etait point loi-

sible d'intenter son action au for exceptionnel de la pour-

'Suite, prevu par cette disposition legale, et que c'est a bon

droit que U. Brandeis, en invoquant le benefice de Part. 59

de la Constitution federale, soutient que, pour la reclamation

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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.

personnelle dont il s'agit, c'est devant le juge de son domi-

cile aZurich qu'il doit etre recherche.

Par ces motifs~

Le Tribunal federal

prononce:

Le reconrs est declare fonde, et l'assignation adressee an

reconrant par le President dn Tribunal de V evey, le 1 er aout

1901, a l'instance de sieur Bovard, est annnIee.

Z. Geriohtsstand des begangenen Vergehens. -

For du deUt.

?Sergt 9'r. 73, 77 unb 78.

L Abtretung von Privatrechten. N° 80.

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Zweiter Abschnitt. -

Deuxieme section.

Bundesgesetze. -

Lois federales.

I. Abtretung von Privatrechten. -

Expropriation.

80. Urtetr b om 27. ~obember 1901

n ~ac'f)en .$Bürgergemeinbe ~(nncr gegen @rau'Mntlen.

Rekurs gegen die Interpretation eines kantonalen Gesetzes betreffend

Beteiligung des Kantons am Ausbau des Schmalspurbahnnetzes;

Beanspnwhung unentgeltlicher Abtretung von Gemeindeland. -

W ill-

kür:liche AuslegUing? -:- Behauptete Vet'letzung von Art. 26 Ziff.3

B.-V. und des Bundesgeset~es betreffendAbt"etung von Privatrechten.

-

Natur der den Gemeinden durch das bet,'effende Gesetz auferlegten

Leistungen.

A. \Um 20 . .Juni 1897 l}ntte

bn~ lSünbner ?Soff einen tl}m

tlom @ronen mate eiul}eUig em\)fol}lenen @efe1$eßent\Uurf 6etreffenll

.$Beteiligung be~ .reantonß am \Uu~6nu beß bünbnerifc'f)en ~c'f)mah

f~ul'6al}mte1$eß mit 9362 gegen 2578 \Stimmen angenommen,

unb geftil1$t ljicrauf \UUt'be baß @efe~ am 1. 3uH 1897 auf biefen

~ag bom 91egierungßrett aW tn .retaft getreten erfliir!. IDanac'f)

fic'f)erte ber .reanton für Me neu au erftellenben .$Bal}nen -

3U.

niic'f)ft \Uaren bte Binten lReic'f)enau 6e3\U' lSonahuo·,3Iana unh

Jtl}ufiß.ü6mngabin tn

Illu~fid)t genommen -

unter gemiffen

ISebtngungen eine erl}e6Iic'f)e lSeteUigung burd) UfJernaljme bon

~Utien cru, \Uo6ei angenommen \Uurbe, baß bie 6mitß 6efte~enbe

unb im lSefi~ eine~ \Sc'f)malf~urne~e~ befinblic'f)e @efellfc'f)aft bel'